Université de Bordeaux

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne l’université créée en 1441, et disparue entre 1793 et 1896, puis entre 1970 et 2013. Voir aussi Université Bordeaux Montaigne (créée en 1971), Université Bordeaux-I (1970-2013), Université Bordeaux-II (1970-2013) et Université Bordeaux-IV (1995-2013).
Pour le regroupement régional issu du PRES « Université de Bordeaux » entre 2007 et 2013, voir Communauté d'universités et établissements d'Aquitaine.

Université de Bordeaux
Image illustrative de l'article Université de Bordeaux
Informations
Fondation 1441
1896
2014[1]
Dissolution 1793
1968
Type Université publique (EPSCP)
Régime linguistique latin, puis français
Localisation
Ville Bordeaux
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Campus Domaine universitaire de Talence Pessac Gradignan
Pôle universitaire des sciences de gestion de Bordeaux
Carreire, place de la Victoire
Agen, site universitaire de Périgueux
Direction
Président Manuel Tunon de Lara
Chiffres clés
Enseignants-chercheurs 2924[2]
Étudiants 50000[2]
Divers
Affiliation Communauté d'universités et établissements d'Aquitaine
Site web www.u-bordeaux.fr/

L’université de Bordeaux compte près de 50 000 étudiants et 3 000 enseignants-chercheurs dans les domaines des sciences humaines et sociales, des sciences de la vie, des sciences de la santé et des sciences et technologies. C’est une des trois universités de la région Aquitaine. Elle est implantée à Bordeaux ou dans sa banlieue (notamment au domaine universitaire de Talence Pessac Gradignan), à Agen et à Périgueux.

Son statut actuel date du 1er janvier 2014, mais son origine remonte au Moyen-Âge.

Historique[modifier | modifier le code]

L'université sous l'ancien régime[modifier | modifier le code]

Le sceau de l’université de Bordeaux entre 1441 et 1793.

En 1441, la ville de Bordeaux qui était à l'époque sous mouvance anglaise, ce qui créait un obstacle aux « escholier » pour pouvoir se rendre à l'université de Paris, désira créer sa propre université. À la demande de l’archevêque de Bordeaux, le pape Eugène IV crée un studium generale (théologie, droit, médecine et arts) sous l’autorité de Pey Berland. Après la guerre de Cent Ans, l’Aquitaine revient à la France et l’université passe peu à peu sous le contrôle du pouvoir royal[3]. Mal équipé et sans traditions, cet organisme n’eut qu’un faible rayonnement[4]. Nombre d’étudiants bordelais allaient, comme Michel de Montaigne, suivre les cours de l’Université de Toulouse ou de Montpellier[5]. En réaction à l’insuffisance du collège des arts de l’université, la Jurade crée le Collège de Guyenne en 1553[6].

François de Foix fonde une chaire de mathématiques en 1591.

L’université ne connaît pas de développement lors de la Renaissance, et en 1709, Laplace écrit au contrôleur général des finances : « Le Collège des lois de Bordeaux est entièrement désert et abandonné par la négligence des professeurs du droit à y faire leur devoir »[7]. L’opposition entre le collège des Jésuites et l’université ne cesse de s’accroître jusqu’à la suppression de la Compagnie de Jésus[8]. À partir de 1713, l’académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux constitue le pôle savant et artistique de la ville[9].

En 1793, la Convention supprime les universités. L’école centrale de Bordeaux, qui la remplace est inaugurée le 4 mai 1796 dans les bâtiments du collège de Guyenne[10].

L'université au XIXe siècle et XXe siècle[modifier | modifier le code]

Empires et Restauration[modifier | modifier le code]

Les facultés sont rouvertes par Napoléon, elles constituent la partie de l’enseignement supérieur dans l’Université de France (grande administration de l’éducation). Durant la monarchie de Juillet, de nombreuses facultés sont ouvertes, mais elles se contentent d’assurer la collation des grades. Le 31 octobre 1815, dix-sept facultés des lettres, dont celles de Bordeaux, sont supprimées[11].

La faculté de théologie, inaugurée en 1808, n’a d’abord que trois chaires. Il fallut attendre 1847 pour qu’elle recouvre les six chaires qu’elle avait avant la Révolution. À partir de 1839, elle est installée dans les mêmes locaux que les facultés de lettres et de sciences. Les cours sont interrompus entre 1848 et 1853. Le cardinal Donnet s’est employé à faire venir des professeurs compétents. La faculté est supprimée en 1855[12].

Le 23 janvier 1838, le conseil municipal de Bordeaux accepte la proposition de Salvandy de créer à Bordeaux des facultés des sciences et des lettres. L’ordonnance du 24 août 1838 rétablit la faculté des lettres et créé celle des sciences. La faculté des lettres est dotées de cinq chaires : philosophie, histoire, littérature ancienne, littérature françaises et, ce qui constitue une innovation, littérature étrangère ; celle des sciences, de six chaires : mathématiques pures, astronomie et mathématique rationnelle, physiques, chimie, zoologie et physiologie animale, botanique, minéralogie et géologie. Les deux facultés sont inaugurés le 16 novembre 1839, installées dans une annexe de l’hôtel de ville. Malgré des professeurs de renom comme Francisque Michel, l’activité scientifique de ses facultés est assez faible[13].

La médecine est enseignée à l’École de médecine et de pharmacie de Bordeaux, fondée par la loi du 26 mars 1829[14].

Troisième République[modifier | modifier le code]

Fermée depuis 1793, la faculté de droit est rouverte en 1870. Elle s’installe à proximité de la Cathédrale Saint-André de Bordeaux en 1873. Fernand Faure enseigne l’économie libérale et Léon Duguit le droit international[15].

L’école de médecine est transformée en faculté de médecine et de pharmacie par la loi du 10 décembre 1874 et le décret du 16 juin 1878[16]. Elle s’installe en 1888 place d’Aquitaine (actuellement place de la Victoire) dans un bâtiment construit par Jean-Louis Pascal (1876-1888, 1902-1922[17]). Les travaux des professeurs de la faculté ont une grande notoriété (Eugène Azam et Albert Pitres sur l’hypnotisme, Xavier Arnozan sur la dermathologie, Jean-Alban Bergonié sur la cancérologie)[16].

Le 13 mai 1879 et le 20 juillet 1880, le conseil municipal adopte le projet de l’architecte Charles Durant visant à transférer les facultés sur le terrain du lycée du couvent des Feuillants, lui-même déplacé au collège des jésuites. Les travaux commencés à la fin 1880 sont terminés au printemps 1885. Le nouveau bâtiment, situé cours Pasteur, est attribué aux facultés le 16 janvier 1886[18]. En 1877, des maîtrises de conférences et de nouvelles chaires sont créées. Le premier titulaire de la chaire d’astronomie physique, Georges Rayet fonde l’observatoire de Bordeaux à Floirac en 1878. Il est rattaché à l’université le 1er janvier 1900. Un professeur de chimie, Ulysse Gayon fonde l’école de chimie en 1891 pour soutenir l’agriculture et le commerce bordelais[19].

La loi du 18 juillet 1896, due à un ancien professeur de la faculté des lettres de Bordeaux, Louis Liard, constitue l’université de Bordeaux avec ses quatre facultés : lettres, droit, sciences, médecine et pharmacie[18]. Les facultés se développement et de nouvelles chaires sont ouvertes. La faculté des lettres compte onze chaires au début du XXe siècle, dont celle d’histoire de Bordeaux et du Sud-Ouest de la France ouvert en 1891 avec l’enseignement de Camille Jullian[20]. Émile Durkheim enseigne la sociologie entre 1887 et 1902[21].

Au début du XXe siècle, l’université compte quelques milliers d’étudiants et se situe au quatrième rang des universités française. En août 1914, lors de la Première Guerre mondiale, les bâtiments universitaires sont réquisitionnés par le Gouvernement replié à Bordeaux[22]. Pendant l’entre-deux-guerres, les effectifs augmentent d’un peu moins de 50 %, l’université de Bordeaux a des liens particuliers avec l’Outre-Mer et ses facultés organisent le baccalauréat pour le Maroc, le Sénégal[23]. Avec la Seconde Guerre mondiale, les locaux abritent à nouveau le Gouvernement. Puis pendant l’Occupation, les bâtiments sont utilisés par les allemands, les étudiants sont menacés par le STO et le régime de Vichy révoque certains professeurs[24].

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Après-guerre[modifier | modifier le code]

Au milieu du XXe siècle, l’université compte 8 000 étudiants, ce qui la situe au deuxième rang des universités françaises derrière Paris. Ils sont répartis entre les facultés de droit (29 %), médecine (28 %), lettres (23 %) et sciences (15 %). Au début des années 1960 les effectifs d’étudiants sont à 13 000 et à la veille de 1968 25 000, le nombre d’enseignants augmente lui aussi de manière spectaculaire. De plus la parité de sexe est atteinte en 1968, alors qu’on comptait en 1945 deux fois plus de filles que de garçons chez les étudiants. Face à ces transformations, les locaux deviennent trop petits et la plupart des facultés déménagent vers un nouveau campus : le domaine universitaire de Talence Pessac Gradignan (sciences en 1960, droit en 1966-67, lettres en 1971). Dans le même temps des annexes s’installent à Pau mais aussi au Maghreb. C’est dans ce contexte qu’éclatent les évènements de mai 68. À Bordeaux, les facultés sont occupées, la faculté de lettres est le pôle majeur de la contestation, elle sera occupée jusqu’au 17 juin[25].

En 1948 fut créé l’Institut d'études politiques de Bordeaux (devenu indépendant en 1969). Suivirent l’institut d’économie régionale du sud-ouest et l’Institut d'administration des entreprises

En 1958, les centres hospitaliers universitaires sont créés[26], et en 1976, la faculté de médecine déménage à proximité de celui-ci, suivi par la pharmacie de 1992 à 2002[27].

Trois puis quatre universités (1970-2013)[modifier | modifier le code]

La loi d’orientation de l’enseignement supérieur du 12 novembre 1968, dite « loi Edgar Faure » supprime les facultés et réorganise les universités qui sont désormais administrées par des instances élues. Entre 1968 et 1970, l’université de Bordeaux éclate en trois nouvelles universités : Bordeaux-I (sciences, droit, sciences sociales et politiques, sciences économiques et de gestion), Bordeaux-II (médecine, pharmacie) et Bordeaux-III (lettres)[28],[29],[30].

En 1995, l’université Bordeaux-IV (droit, sciences sociales et politiques, sciences économiques et de gestion) est créée après la partition de l’université de Bordeaux-I (qui ne garde que les sciences)[31].

Trois de ces établissements se dotent de nom d’usage en référence à des célébrités bordelaises : Victor Segalen pour Bordeaux-II, Michel de Montaigne pour Bordeaux-III et Montesquieu pour Bordeaux-IV.

En 2000, Bordeaux-I compte 10 722 étudiants, Bordeaux-II 15 175, Bordeaux-III 14 847 et Bordeaux-IV 12 681[32] soit un total de 53 425 étudiants.

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Création de l'université actuelle (2014)[modifier | modifier le code]

Après la loi de programme pour la recherche de 2006, le PRES « Université de Bordeaux » est créé pour fédérer les universités et d’autres établissements d’enseignement supérieur bordelais[33]. Le PRES remporte des appels nationaux à financements comme le Plan campus en 2008[34] et des Initiatives d'excellence.

L’idée de fusionner les établissements est évoquée à partir de 2008[35]. Néanmoins l’université Bordeaux-III[36] puis les deux instituts se retirent du projet[37].

Ainsi, après l’université de Strasbourg en 2009, celles d’Aix-Marseille et de Lorraine en 2012 ; l’université de Bordeaux est recréée le 1er janvier 2014 après la fusion des universités Bordeaux-I, Bordeaux-II et Bordeaux-IV[1].

À la suite de la loi relative à l'enseignement supérieur et à la recherche de 2013, le PRES « Université de Bordeaux » devient la communauté d'universités et établissements d'Aquitaine[1] ; comme son nouveau nom l’indique, son périmètre géographique est élargi. Le plan Campus, le portage des initiatives d’excellence, la coordination des services offerts aux étudiants et de la politique documentaire sont désormais assurés par l’université de Bordeaux.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le président de l’université, élu pour quatre ans, assure la direction de l’université. Il est assisté d’un bureau. Il préside le conseil d’administration et le conseil académique[38].

Au niveau intermédiaire, l’université de Bordeaux se compose de collèges de formation et de départements de recherche[38]. Alors que traditionnellement les universités étaient organisées avec, d’une part les unités de formation et de recherche (UFR) et d’autre part les « instituts et écoles », la modification du code de l'éducation par la loi relative à l'enseignement supérieur et à la recherche de 2013 a introduit une certaine souplesse dans la structuration des établissements[39].

L’université comprend des services généraux et des services communs[38].

L’institut d'études politiques de Bordeaux[40], l’institut polytechnique de Bordeaux[41] et l’école supérieure des technologies industrielles avancées[42] sont des établissements autonomes mais « rattachés » à l’université de Bordeaux.

L’université de Bordeaux fait partie de la communauté d'universités et établissements d'Aquitaine (Comue)[1], permettant, sur la base d'un projet partagé, la coordination des offres de formation et de la stratégie de recherche et de transfert. Sur cette base, un seul contrat d’établissement est conclu entre la Comue et le ministère[43].

La fondation Bordeaux Université a pour membres fondateurs les membres de cette communauté[44].

Collèges de formation[modifier | modifier le code]

Les collèges regroupent des composantes de formation internes (UFR, écoles, instituts, unités ou départements de formation)[38].

Collèges et composantes de formation internes[38]
Droit, science politique, économie, gestion Sciences de la santé Sciences et technologies Sciences de l’Homme
  • UFR de Sciences médicales
  • UFR de Sciences Pharmaceutiques
  • UFR des Sciences Odontologiques
  • Institut de Santé Publique, d'Épidémiologie et de Développement)
  • Institut du thermalisme
  • UF Sciences chimiques
  • UF Mathématiques et interactions
  • UF Informatique
  • UF Physique
  • UF Sciences de l’ingénieur
  • UF des Sciences de la terre et environnement
  • Département Licence
  • Département des langues, lettres et communication
  • UF d’Anthropologie
  • UF de Psychologie
  • UF des Sciences de l’éducation
  • UF des Sciences et techniques des activités physiques et sportives
  • UF de Sociologie
  • Département des langues et cultures
Instituts universitaires de technologie et départements[38]
IUT de Bordeaux IUT de Bordeaux Montesquieu IUT de Périgeux
  • Département gestion administrative et commerciale
  • Département qualité logistique industrielle et organisation
  • Département génie mécanique et productique
  • Département génie électrique et informatique industrielle
  • Département hygiène, sécurité et environnement
  • Département informatique
  • Département mesures physiques
  • Département science et génie des matériaux
  • Département génie civil
  • Département carrières juridiques
  • Département gestion des entreprises et administrations
  • Département gestion logistique et transport
  • Département techniques de commercialisation
  • Département carrières sociales
  • Département génie biologique
  • Département génie chimique
  • Département techniques de commercialisation

L’école supérieure du professorat et de l'éducation de l’académie de Bordeaux (qui a succédé à l’école normale et à l’institut universitaire de formation des maîtres) est une composante de l’université. Ce rattachement est provisoire car l’école doit a terme être rattaché à la Comue Aquitaine[38],[45],[46]. Elle dispense un enseignement dans le cadre du master MEEF (Sciences pour les métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation) et se décline en huit spécialités d’enseignement, accessibles en formation initiale ou continue. Les 1200 étudiants en master sont répartis sur les six sites de formation implantés dans chaque département de l’académie. Le siège de l'ESPE d'Aquitaine est situé à Mérignac.

Enfin l’institut de la Vigne et du Vin est une composante, assimilée à une UFR, qui a pour missions de favoriser les échanges entre toutes les disciplines concourant au développement de la connaissance dans le domaine de la vigne et du vin, il coordonne et promeut l’offre de formation, la recherche, l’attractivité internationale ainsi que la valorisation de ses différentes activités[38],[47].

Départements de recherche[modifier | modifier le code]

Les départements de recherche regroupent des unités de recherche (équipes d’accueil et unités mixtes de recherche)[38].

Départements de recherche de l’université[38]
Sciences et technologies Sciences de la vie et de la santé Sciences humaines et sociales
27 unités de recherche dont 46 unités de recherche dont
  • 9 UMR CNRS
  • 14 UMR INSERM
  • 4 UMR INRA
16 unités de recherche dont
  • 4 UMR CNRS

Implantations[modifier | modifier le code]

Domaine universitaire de Talence Pessac Gradignan[modifier | modifier le code]

Le campus de Talence, dédié aux sciences, est construit par René Coulon entre 1955 et 1961. La place disponible à l’époque a permis de faire éclater l’implantation des constructions, en spécialisant les bâtiments pour chaque discipline ; le cadre naturel est préservé et des plages d’extensions ont été prévues. Ainsi le campus actuel montre des constructions de différents époques, les précautions prises dans les années 1950 étant bien justifiées[48]. À Pessac, le campus de droit et de sciences économiques a été construit entre 1965 et 1967[49]. En 2008, le PRES université de Bordeaux a été retenu parmi les six premiers projets du Plan campus. Grâce à cette opération et à d’autres sources de financement, le domaine universitaire commence une importante restructuration[34].

Autres sites dans l'agglomération bordelaise[modifier | modifier le code]

L’université est aussi installé dans le centre de Bordeaux, à la place de la Victoire, où ont lieu les formations en sciences de l’Homme, d’Odontologie et en Sciences et Modélisation. Le site de Carreire, situé à proximité de l’hôpital Pellegrin, l’un des trois groupes hospitaliers formant le CHU de Bordeaux, accueille les formations de biologie, de médecine et de pharmacie. Ce campus a été construit entre 1967 et 1970[50].

Des bâtiment ont été construits plus récemment comme le pôle universitaire des sciences de gestion dans le quartier de la Bastide, où se trouvent l’Institut d'administration des entreprises et des départements de l’IUT[51].

L’université est aussi installée dans l’agglomération : à Mérignac (institut de maintenance aéronautique),à Floirac (Observatoire de Bordeaux), sur le domaine de la Grande Ferrade à Villenave d'Ornon (institut des Sciences de la Vigne et du Vin).

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Autres sites dans la région Aquitaine[modifier | modifier le code]

L’université dispose également de campus à Agen (sciences et droit)[52] et à Périgueux (droit et IUT)[53]. Des antennes délocalisée se trouvent à Arcachon (station marine), aux Eyzies (centre d’anthropologie et de préhistoire), à Dax (institut du thermalisme), sur le site de l'INRA et le campus de la Nive, à Bayonne, (IUP Sport, Management et Gestion des Entreprises, dans les locaux de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour).

Enseignement et recherche[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à l'université[modifier | modifier le code]

  • Doyens de la faculté de lettres : Desèze (1809) - Rabanis (1838) - Dabas (1851) - Roux (1875) - Espinas (1887) - Stapfer (1890) - Radet (1899) - Dresch (1919) - Cirot (1922)[54] - ...
  • Doyens de la faculté de sciences : Geoffroy Saint-Hilaire (1838) - de Collegno (1839) - Abria (1845) - Lespiault (1886) - Rayet (1893) - Brunel (1896) - Gayon (1900) - Padé (1905) - Picart (1908) - Fallot (1918) - Cousin (1924) - Dupont (1930)[55] - ...
  • Doyens de la faculté de droit : Amédée Couraud (du 10 février 1871 au 20 février 1886) - Gabriel Baudry-Lacantinerie (du 26 février 1886 au 1er novembre 1903) - Henri Monnier (du 16 novembre 1903 à avril 1919) - Léon Duguit (du 23 avril 1909 au 18 décembre 1928) - Georges Ferron (du 17 janvier 1929 à septembre 1935) - André Ferradou (d'octobre 1935 à septembre 1940)[56] - Roger Bonnard (du 28 septembre 1940 au 18 janvier 1944) - Henri Vizioz (du 20 janvier 1944 au 1er aout 1948) - Robert Poplawski (du 12 janvier 1949 au 8 aout 1953) - André Garrigou-Lagrange (du 22 septembre 1953 au 19 octobre 1962) - Joseph Lajugie (du 19 octobre 1962 au 1er juillet 1968)
  • Présidents de l’université : Manuel Tunon de Lara (depuis janvier 2014)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Décret no 2013-805 du 3 septembre 2013 portant création de l’Université de Bordeaux
  2. a et b « Chiffres clés », sur www.u-bordeaux.fr,‎ 5 mars 2014 (consulté le 2 novembre 2014)
  3. « L’université d’hier et d’aujourd’hui », sur www.u-bordeaux3.fr
  4. Boutruche 1966, p 185
  5. Boutruche 1966, Les professeurs et les étudiants bordelais en France et à l’étranger pp 187-188
  6. Boutruche 1966, Le collège de Guyenne pp 188-190
  7. Boutruche 1966, L’Université pp 408-409
  8. Pariset 1968, Une université mal adaptée pp 65-66
  9. Pariset 1968, Origine de l’Académie pp 77-78
  10. Pariset 1968, L’école centrale p 518
  11. Desgraves et Dupeux 1969, L’enseignement supérieur pp 467-468
  12. Desgraves et Dupeux 1969, La Faculté de Théologie pp 467-468
  13. Desgraves et Dupeux 1969, Fondation des Facultés des Lettres et des Sciences pp 468-469
  14. Desgraves et Dupeux 1969, L’enseignement de la médecine pp 470-471
  15. Desgraves et Dupeux 1969, La Faculté de droit pp 475-476
  16. a et b Desgraves et Dupeux 1969, La Faculté de Médecine et de Pharmacie pp 478-480
  17. Anne-Richard Bazire, Jean-Louis Pascal et la création de la salle des périodiques de la Bibliothèque nationale (1883-1936), Livraison d'histoire d'architecture, n°1, 2001, pp. 105-125 [lire en ligne]
  18. a et b Desgraves et Dupeux 1969, L’enseignement supérieur sous la IIIe République pp 471-472
  19. Desgraves et Dupeux 1969, La Faculté des Sciences pp 476-478
  20. Desgraves et Dupeux 1969, Essor de la faculté des lettres p 472
  21. Desgraves et Dupeux 1969, Emile Durkheim à Bordeaux p 475
  22. Lachaise, 1896-1918, une université parmi les toutes premières en France
  23. Lachaise, 1919-1939, le relatif déclein de l'université
  24. Lachaise, 1939-1945, l’université dans la guerre
  25. Lachaise, 1945-1968, Le temps des bouleversements
  26. Ordonnance no 58-1373 du 30 décembre 1958 relative à la création de centres hospitaliers et universitaires, à la réforme de l'enseignement médical et au développement de la recherche médicale
  27. « Historique de l'UFR de Pharmacie », sur www.pharmacie.u-bordeaux2.fr
  28. Lachaise, Depuis 1968, les mutations de l’éducation et du monde
  29. Décret no 70-1174 du 17 décembre 1970 portant érection en établissements publics à caractères scientifique et culturel d’universités et centres universitaires
  30. Décret du 23 décembre 1970 portant érection d’universités et instituts nationaux polytechniques en établissements publics à caractère scientifique et culturel
  31. Décret no 95-675 du 9 mai 1995 portant création d’universités dans l’académie de Bordeaux
  32. [PDF]Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale (ISBN 2-11-092136-6, lire en ligne), p. 161
  33. Décret no 2007-383 du 21 mars 2007 portant création de l’établissement public de coopération scientifique « Université de Bordeaux »
  34. a et b Fabienne Guimont, « Opération Campus : le PRES de Bordeaux joue gagnant », sur www.letudiant.fr/educpros,‎ 12 décembre 2008
  35. Colette Goinere, « Pierre Singaravelou (président de l'université Bordeaux 3 et du PRES) : «Nous devons laisser de côté nos ego» », sur www.educpros.fr,‎ 25 juin 2008
  36. Camille Stromboni, « Patrice Brun, président de l'université Bordeaux 3 : "En cas de fusion, le risque pour notre université de SHS est plus que grand, il est mécanique" », sur www.letudiant.fr/educpros,‎ 14 janvier 2011
  37. Frédéric Dessort, « Nouvelle université de Bordeaux : le projet de fusion contrarié », sur www.letudiant.fr/educpros,‎ 14 janvier 2013
  38. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j [PDF]« Statuts de l’université de Bordeaux », sur www.u-bordeaux.fr,‎ 9 octobre 2014
  39. Article L713-1 du code de l’éducation
  40. Article D719-190 du code de l’éducation
  41. Décret no 2009-329 du 25 mars 2009 créant l'Institut polytechnique de Bordeaux
  42. Décret no 2005-1654 du 26 décembre 2005 portant rattachement de l'Ecole supérieure des technologies industrielles avancées aux universités Bordeaux-I et Pau
  43. Article L718-2 du code de l’éducation
  44. [PDF]« Statuts de la fondation Bordeaux Université »
  45. [PDF]« Statuts ESPE d’Aquitaine »,‎ 3 juin 2014
  46. Arrêté du 30 août 2013 portant création et accréditation de l'école supérieure du professorat et de l'éducation de l'académie de Bordeaux au sein de l'université Bordeaux-IV
  47. [PDF]« Statuts de l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin »
  48. Franck Delorme, « Faculté des sciences de Bordeaux, René-André Coulon architecte », In Situ,‎ 23 novembre 2011 (lire en ligne)
  49. « Université > L'université de Bordeaux > Histoire et patrimoine > Pessac », sur www.u-bordeaux.fr,‎ 6 janvier 2014
  50. « Université > L'université de Bordeaux > Histoire et patrimoine > Bordeaux Carreire »
  51. « Université > L’université de Bordeaux > Campus > La Bastide », sur http://www.u-bordeaux.fr
  52. « Université > L’université de Bordeaux > Campus > Le centre universitaire d'Agen », sur http://www.u-bordeaux.fr
  53. « Université > L’université de Bordeaux > Campus > Le campus Périgord », sur http://www.u-bordeaux.fr
  54. Annuaire 1935, p. 306
  55. Annuaire 1935, p. 250
  56. Annuaire 1935, p. 82

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Annuaire officiel de l’université de Bordeaux, Bordeaux,‎ 1935, 378 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Robert Boutruche (dir.), Bordeaux de 1453 à 1715, Bordeaux,‎ 1966, 562 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • François-Georges Pariset (dir.), Bordeaux au XVIIIe siècle, Bordeaux,‎ 1968, 724 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Louis Desgraves (dir.) et Georges Dupeux (dir.), Bordeaux au XIXe siècle, Bordeaux,‎ 1969, 560 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
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