Agonac
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| Agonac | |
|---|---|
L'église Saint-Martin |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Aquitaine |
| Département | Dordogne |
| Arrondissement | Périgueux |
| Canton | Brantôme |
| Code commune | 24002 |
| Code postal | 24460 |
| Maire Mandat en cours |
Jean-Claude Brouillaud 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération périgourdine |
| Démographie | |
| Population | 1 637 hab. (2009) |
| Densité | 44 hab./km2 |
| Gentilé | Agonacois(es) |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 110 m — maxi. 224 m |
| Superficie | 37,22 km2 |
Agonac (en occitan Agonac[1]) est une commune française située dans le département de la Dordogne et la région Aquitaine.
Sommaire |
[modifier] Géographie
La commune d'Agonac s'étend sur les deux versants de la vallée de la Beauronne, un ruisseau affluent de l'Isle.
Sur la commune, le sol est principalement recouvert de sables, d'argiles ou de graviers pléistocènes alors que les hauteurs au nord et au sud-est sont composées de calcaires du Crétacé[2]. L'altitude minimale, 110 mètres, se situe au sud-ouest, près du hameau Bosquely, là où la Beauronne quitte le territoire communal pour entrer sur celui de Château-l'Évêque. Le point culminant, 224 mètres, se trouve au nord du bourg, à l'ouest du lieu-dit Gerveries.
Traversé par la Beauronne, le bourg d'Agonac est situé, en distances orthodromiques, onze kilomètres au sud-est de Brantôme et douze kilomètres au nord de Périgueux, au croisement des routes départementales 3, 3E7, 69 et 106. Il est également desservi par la ligne de chemin de fer Limoges - Périgueux. Ce bourg du Périgord blanc est situé au milieu d'une région de collines où abondent les noyers et les chênes truffiers.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Histoire
Aux lieux-dits "Borie-Vieille" et "Les Cadagnes", des fouilles ont attesté une occupation de la région dès les temps préhistoriques.
Au XIe siècle, l'évêque Frotaire de Gourdon choisit une colline d'accès difficile dominant la vallée pour y édifier l'une des quatre forteresses qui devaient protéger la région contre les invasions normandes.
Au Moyen Âge, Agonac était une ville close protégée par des remparts et à laquelle on accédait par quatre passages : la porte De Ripagay, la porte Palenchart, la porte Foscheyrencha et au nord-est, la seule encore existante, la porte Salseyron[3].
Le village est identifié sous le nom d'Agonat sur la carte de Cassini, représentant la France entre 1756 et 1789.
Dans la nuit du 13 au 14 juin 2007, des orages particulièrement violents accompagnés de pluies diluviennes ont entraîné une crue subite de la Beauronne. Une quarantaine de maisons ont été sinistrées à Agonac. Ces maisons ont été construites en fond de vallée de la Beauronne à partir des années 1980, là où il y avait avant des pâtures régulièrement inondées.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1870 | 1886 | Adolphe Barbut | - | Négociant |
| 1886 | décembre 1886 | Pierre Picot | - | Adjoint faisant fonctions de maire |
| décembre 1886 | octobre 1913 | Élie Simonet | - | Propriétaire |
| octobre 1913 | mai 1929 | Louis Roux[4] | - | Propriétaire |
| mai 1929 | mai 1935 | Gabriel Simonnet | - | Propriétaire |
| mai 1935 | 1944 | Gaston Thibault | - | Propriétaire cultivateur |
| octobre 1944 | décembre 1951 | Camille Barbut | - | Ingénieur négociant |
| décembre 1951 | mars 1959 | Gaston Thibault | - | Propriétaire cultivateur |
| mars 1959 | mars 1977 | Paul Mordiconi | - | Notaire |
| mars 1977 | mars 1983 | Jean Demoures | - | - |
| mars 1983 | mars 1989 | Daniel Couder | - | - |
| mars 1989 | en cours (réélu en mars 2008) | Jean-Claude Brouillaud | SE | Cadre retraité |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
Le 27 décembre 2001, la commune adhère à la communauté de communes des Villages truffiers des portes de Périgueux. Cette intercommunalité étant dissoute au 31 décembre 2011, Agonac rejoint la communauté d'agglomération périgourdine le 1er janvier 2012[5].
[modifier] Jumelages
Almunia de San Juan (Espagne) depuis 1984
[modifier] Démographie
À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Agonac, cela correspond à 2004, 2009, etc[6]. Les autres dates de « recensements » (2006, etc.) sont des estimations légales.
[modifier] Économie
Au recensement de 1999, la population active totale (actifs + chômeurs) d'Agonac s'élève à 636 personnes[11]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 84 %, ce qui place la commune au-dessus de la moyenne nationale (82,2 %). On y dénombre 69 chômeurs (10,8 % de la population, taux inférieur à la moyenne nationale 12,9 %). En tout et pour tout, la population comprend 43,8 % d'actifs, 21 % de retraités, 22,5 % de jeunes scolarisés et 12,7 % d'autres personnes sans activité[11].
Par rapport aux moyennes nationales, le pourcentage de retraités est un peu plus important sur la commune (2,8 % de plus) et le pourcentage de jeunes scolarisés est, à l'inverse, légèrement inférieur (2,5 % en moins).
En 2004[12], la population active totale représente 716 personnes, soit 46,1 % de la population. Le nombre de chômeurs s'est abaissé (52) et le taux de chômage ne représente plus que 7,3 %.
[modifier] Lieux et monuments
- Le château d'Agonac, XIXe siècle. Fondé en 980 et rebâti à diverses époques
- Le manoir d'Agonac, limite XVIIIe , XIXe siècle
- Le logis de l'Hospice, XVIIe siècle, propriété privée
- La chartreuse du Pouliquet, XIXe siècle, propriété privée
- Le château de Gourjou et sa chapelle, propriété privée
- L'église Saint Martin[13], XIIe et XIIIe siècles et rénovée fin XIXe siècle, classée monument historique depuis 1900[14]. Le gros clocher carré et les contreforts qui l'épaulent sont postérieurs aux dévastations causées par les protestants lors des guerres de religion[réf. nécessaire].
-
Un enfeu sur le mur extérieur sud-est de l'église
- La chapelle Notre-Dame, XIXe siècle
- La porte Salseyron, XIVe siècle, qui protégeait l'entrée nord du bourg au Moyen Âge
- Le vieux bourg
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Michel Chadeuil, écrivain occitan, est né en 1947 à Agonac
[modifier] Notes et références
- Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne
- Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, p. 19, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5)
- Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, p. 12, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 978-2-87901-221-6)
- De 1915 à début 1919, les fonctions de maire ont été assurées par un conseiller municipal, Jean Barbut, pour cause de mobilisation simultanée du maire Louis Roux et de son adjoint Jean-Louis du Repaire
- Arrêté préfectoral no 111720 du 28 décembre 2011 (Recueil des actes administratifs de l'État en Dordogne - décembre 2011, p. 19) sur le site de la Préfecture de la Dordogne
- Calendrier de recensement sur Insee. Consulté le 14 janvier 2011
- Recensements de la population de 2004 à 2007 sur Insee. Consulté le 14 janvier 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 14 janvier 2011
- Populations légales 2009 des communes du département sur Insee. Consulté le 3 janvier 2012.
- Évolution et structure de la population sur Insee. Consulté le 3 janvier 2012.
- Données INSEE compulsées par le journal du Net- Emploi à Agonac
- INSEE Enquête annuelle de recensement 2004
- Laurence Cabrero-Ravel, L'église Saint-Martin d'Agonac, pp. 95-104, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
- Église Saint-Martin, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consultée le 17 mai 2011.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Dordogne (département)
- Gare d'Agonac
- Périgord
- Liste des communes de la Dordogne
- Liste des châteaux et demeures de la Dordogne