Saint-Junien

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Saint-Junien
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Saint-Junien
Blason
Saint-Junien
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Rochechouart
Canton Saint-Junien-Est et Saint-Junien-Ouest
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Vienne-Glane
Maire
Mandat
Pierre Allard
2014-2020
Code postal 87200
Code commune 87154
Démographie
Gentilé Saint-Juniauds
Population
municipale
11 506 hab. (2011)
Densité 202 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 14″ N 0° 54′ 04″ E / 45.8872222222, 0.90111111111145° 53′ 14″ Nord 0° 54′ 04″ Est / 45.8872222222, 0.901111111111  
Altitude Min. 157 m – Max. 317 m
Superficie 56,82 km2
Localisation

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Saint-Junien

Saint-Junien (en occitan : Sent Junian, prononcé Sèn Junio) est une commune du centre-ouest de la France située dans le département de la Haute-Vienne, en région Limousin. Chef-lieu de canton, elle est bordée par la Vienne quand celle-ci, au pied des monts de Blond, sort de son parcours tortueux et du Massif central.

Avec 11 506 habitants au dernier recensement de 2011, c'est la deuxième ville du département par la population, après Limoges et la cinquième ville de la région, alors qu'elle n'est même pas sous-préfecture, ce statut ayant été attribué aux villes voisines de Rochechouart à 9 km au sud, et de Bellac à 30 km au nord-est, pourtant toutes deux peuplées de 4 000 habitants environ.

Cité de tradition industrielle, la ville est célèbre par ses ostensions, processions cultuelles très populaires, ses papeteries, ses mégisseries et ses ganteries. La ganterie se développe dès le Moyen Âge et acquiert au XVe siècle une grande renommée. Aujourd'hui, une centaine d'ouvriers et trois fabriques produisent annuellement près de 1 500 000 paires de gants, dont plus du quart est exporté.

Saint-Junien est en outre l'une des six villes-portes du parc naturel régional Périgord-Limousin.

Ses habitants sont appelés les Saint-Juniauds.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Junien en Haute-Vienne.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans l'Ouest du département de la Haute-Vienne, à 30 km à l'ouest de Limoges, 33 km au sud-ouest de Bellac, 27 km au sud-est de Confolens, 72 km au nord-est d'Angoulême et 10 km au nord-est de Rochechouart. Elle est directement limitrophe du département de la Charente.

Saint-Junien est ville fleurie (trois fleurs).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Junien
Saulgond
(Charente)
Brigueuil
(Charente)
Étagnac
(Charente)
Saint-Junien Saint-Brice-sur-Vienne
Saillat-sur-Vienne Chaillac-sur-Vienne Saint-Martin-de-Jussac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 5 682 hectares ; l'altitude varie entre 157 et 317 mètres[1]. La commune se trouve dans l'emprise du cratère de la météorite de Rochechouart.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Elle est bordée au sud par la Vienne, dans laquelle se jette la Glane à l'ouest de la ville. Au nord, la commune est délimitée par le Goire.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Saint-Junien est située sur la RN 141 (Saintes-Angoulême-Limoges-Aubusson-Clermont-Ferrand). L'accès se fait par l'sortie de Bellac-St-Junien.

La ville est également établie sur un axe nord-est/sud-ouest, représenté par la RD 675 (Bellac-Rochechouart-Nontron-Périgueux).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 6 036, alors qu'il était de 5 515 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 92,0 % étaient des résidences principales, 4,7 % des résidences secondaires et 3,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 68,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 31,8 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants, était de 58,0 %, en légère hausse par rapport à 1999 (55,0 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) qui était de 20,7 % en 1999 n'était plus que de 17,9 en 2009 %, leur nombre ayant baissé : 995 contre 1019[a 3].

Noms de rues[modifier | modifier le code]

Saint-Junien est une ville de forte tradition communiste, marquée par la municipalité de Roland Mazoin (maire de 1965 à 2001), désormais dirigée par Pierre Allard, membre de l'Alternative Démocratie Socialisme (parti localement implanté né d'une scission avec le PCF). Cette particularité est en grande partie héritée de l'importance du secteur industriel ouvrier de la ganterie en particulier aux XIXe et XXe siècles, à l'instar de Limoges.

Le contexte historique et politique de la commune est la cause de bon nombre d'odonymes particuliers. Ainsi, on trouvera à Saint-Junien entre autres :

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Dès l’an 500, un ascète d’origine hongroise, saint Amand, choisit un gîte sur la rive droite de la Vienne, non loin de son confluent avec la Glane, dans une région appelée Comodoliacum. L’évêque de Limoges Rorice Ier lui offre une humble cellule. C’est alors que Junien, originaire du Nord, fils d’un comte de Cambrai, baptisé par saint Rémi de Reims, quitta sa famille à l’âge de 15 ans et devint un disciple de Saint Amand. Il frappa à la porte de l’ermite, mais celui-ci ne lui répondit pas. La nuit, Junien fut épargné par la neige qui tombait. Il vécut en ermite et après la mort de son maître, vécut à l’emplacement de l’actuelle collégiale. Durant sa vie, il est dit qu'il accomplit quatre grands miracles. Il débarrassa la région d’un dragon qui dévorait bêtes et humains, en le chassant à l’aide d’une croix. Il délivra les Poitevins du feu intérieur qui les brûlait grâce à de l’eau d’une source. Il jeta le démon dans un gouffre, en faisant le signe de croix. Et Junien chassa le démon du neveu de l’évêque de Limoges, Rorice, qui en 540 devenu lui-même évêque (Rorice II) présida ses obsèques. L’évêque fit élever un oratoire à sa mémoire, puis une église desservie par des chanoines réguliers de Saint-Augustin. Saint Junien est invoqué pour la guérison des aveugles et des paralytiques.

Salle des fêtes de Saint-Junien.
Collégiale St Junien.
Façade de la collégiale St Junien.
Centre hospitalier.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 593, Grégoire de Tours est frappé par l’importance du pèlerinage sur le tombeau du saint. Une telle affluence provoque rapidement la naissance d’une agglomération autour de l’abbaye construite en l’honneur du saint. Mais le monastère est détruit par les Normands en 866. Après une tentative de restauration autour de l'an 900, l’abbaye vivote jusqu’à sa sécularisation par Sylvestre II en l’an 1000. Les chanoines ne résidant plus dans l’abbaye, ils contribuent à la renaissance de la ville par la construction de leurs habitations. Un prévôt, saint Israël, entreprend de rebâtir l’église, et ses successeurs poursuivent son œuvre jusqu’à sa consécration en 1100. À la fin du XIIIe siècle, à la suite de troubles et d’incursions armées, la cité est entourée de hautes murailles percées de quatre portes principales. Au XVe siècle, outre l’église qui est le seul monument encore existant de nos jours, l’ensemble collégial comprend cloître, pressoir, granges, psallette du Chapitre (école de musique), ensemble épiscopal du Seigneur Évêque (logis, chapelle, prison, salle de justice) et le cimetière.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795, sous le nom de Junien-la-Montagne.

Activité industrielle[modifier | modifier le code]

Article connexe : Ganterie de Saint-Junien.

Située au centre d’une région d’élevage et ainsi favorisée par une abondance de matière première telle que peaux de chevreaux et d’agneaux, Saint-Junien bénéficie, en matière de tannage, des qualités exceptionnelles des eaux de la Vienne. Dès le XIe siècle, des maîtres artisans coupaient des gants dans des peaux qu’ils avaient eux-mêmes tannées. Au XVe siècle, la ganterie atteint une grande renommée. Vers 1872, l’apparition des premières machines à coudre et de la « Main de Fer » bouleversent les procédés de fabrication. L’apogée de la mégisserie et de la ganterie se situe en 1927 : quarante fabriques et plus d’un millier d’ouvrières et d’ouvriers travaillent au renom du gant de Saint-Junien. Actuellement, le prestige de certaines maisons, fournisseurs de grandes marques telles que Jacques Fath, Christian Dior, Hermès, Lanvin, Cacharel et d’autres, explique la place qu’occupent les gants de peau de la cité représentant 45 % de la production française (soit plus de 480 000 paires par an).

Saint-Junien s’est affirmée aussi comme un lieu privilégié pour la production de papier. Au XVIIe siècle, se comptaient cinq moulins et l’apparition des machines à papier vers 1835 favorisa l’implantation de nombreuses papeteries. Les matières premières telles que la paille et ensuite le bois, abondant en Limousin, ont permis un rapide développement de cette industrie et de ses dérivés : l’impression, l’emballage, le cartonnage.

Le XIXe siècle va rester comme le siècle de la prospérité économique de la ville, qui possède alors seize ganteries, treize mégisseries, huit papeteries et cinq tanneries[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1904 1919 Auguste Merle    
1919 1940 Joseph Lasvergnas SFIO puis PCF suite au congrès de Tours (1920)  
1944 1965 Martial Pascaud PCF  
1965 2001 Roland Mazoin PCF puis ADS Conseiller général du Canton de Saint-Junien-Est (1967-2004)
2001 en cours Pierre Allard[4] ADS Conseiller général Canton de Saint-Junien-Ouest depuis 2001

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Saint-Junien est la deuxième ville du département par la population, loin devant sa voisine Rochechouart, pourtant sous-préfecture. On note ces dernières années un accroissement démographique important, puisque les niveaux records de 1901 et 1968 ont été dépassés. Elle est l'une des villes les plus attractives du Limousin.

Saint-Junien est au centre de l'aire urbaine de Saint-Junien.

En 2011, la commune comptait 11 506 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 416 5 934 5 395 5 737 5 895 5 705 5 467 5 899 5 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 994 6 795 7 288 7 442 8 221 8 092 8 479 9 376 9 674
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
11 432 11 400 11 379 10 042 10 087 10 123 10 375 10 645 10 618
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
11 132 11 298 11 271 10 805 10 604 10 666 11 605 11 506 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (32,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,6 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,3 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,9 %, 15 à 29 ans = 16,6 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 27,9 %) ;
  • 53,3 % de femmes (0 à 14 ans = 12,9 %, 15 à 29 ans = 14,2 %, 30 à 44 ans = 17,5 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 36,9 %).
Pyramide des âges de Saint-Junien en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
2,1 
11,6 
75 à 89 ans
16,2 
15,6 
60 à 74 ans
18,6 
20,9 
45 à 59 ans
18,5 
18,6 
30 à 44 ans
17,5 
16,6 
15 à 29 ans
14,2 
15,9 
0 à 14 ans
12,9 
Pyramide des âges du département de la Haute-Vienne en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,4 
75 à 89 ans
12,1 
14,8 
60 à 74 ans
15,4 
21,8 
45 à 59 ans
20,9 
19,6 
30 à 44 ans
18,5 
18,6 
15 à 29 ans
17,1 
16,3 
0 à 14 ans
14,2 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ostensions limousines.

Des « ostensions » célèbrent tous les sept ans la mémoire des fondateurs de la cité, Junien et Amand. À cette occasion, leurs reliques sont exposées et une cérémonie se déroule : de somptueux décors sont sortis, la rue principale est couverte de feuillages en souvenir de la forêt de Comodoliac. Des groupes de statues figurent les principaux évènements de la vie des fondateurs de la cité. Le dimanche, après la grand’messe du matin, 1 500 personnes costumées représentant l’histoire des saints depuis 2 000 ans défilent solennellement à travers la ville. À l'instar des animations de Noël, les Ostentions, qui intéressent toujours l'Église, ont aujourd'hui dépassé leur cadre cultuel originel et font désormais partie du patrimoine historique, social et laïc de la ville, et de ses habitants.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

  • Centre hospitalier de Saint-Junien[9]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 938 €, ce qui plaçait Saint-Junien au 25 000e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[12].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 6 745 personnes, parmi lesquelles on comptait 72,4 % d'actifs dont 63,9 % ayant un emploi et 8,5 % de chômeurs[a 4].

On comptait 5 848 emplois dans la zone d'emploi, contre 5 159 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 4 327, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 135,1 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre plus d'un emploi par habitant actif[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Saint-Junien comptait 973 établissements : 88 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 90 dans l'industrie, 86 dans la construction, 575 dans le commerce-transports-services divers et 134 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 78 entreprises ont été créées à Saint-Junien[a 7], dont 45 par des autoentrepreneurs[a 8].

Secteur industriel[modifier | modifier le code]

Ganterie de Saint-Junien : Ganterie Agnelle, Ganterie Georges Morand.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Porte d'entrée dans le Limousin à partir de la façade atlantique, Saint-Junien est aussi ville-porte du parc naturel régional Périgord-Limousin. Encadrée par la Charente limousine à l'ouest, les monts de Blond au nord et le début du plateau du Limousin au sud, la ville est une base de départ pour nombre d'excursions caractéristiques du tourisme vert.

Le patrimoine architectural, historique et surtout industriel est depuis le début du XXIe siècle activement mis en valeur, comme en témoignent la réfection du site Corot et l'inauguration d'une réplique du chalet du peintre Jean-Baptiste Corot, ou encore la mise en place d'une politique de mise en valeur du passé ouvrier gantier de la cité, par la création d'une Cité du cuir qui doit ouvrir prochainement[13]. En effet, depuis 2004, un comité de pilotage a été mis en place par la mairie de Saint-Junien pour mener une réflexion quant à la création d'une Cité du cuir[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Saint-Amand (XIIe siècle).
  • Chapelle Notre-Dame-du-Pont : ce petit édifice de style flamboyant se situe sur les bords de la Vienne à côté du pont Notre-Dame. Elle doit son origine à la découverte d'une statue de la Vierge Marie en ces lieux. Louis XI, de passage dans la région, donna des subsides afin de construire une chapelle monumentale dans laquelle on plaça l'objet de la dévotion populaire mais aussi royale.
  • Chapelle du cimetière (XIIIe siècle).
  • Collégiale Saint-Junien[15] (XIe au XIVe siècle) : son origine remonte au VIIe siècle, lorsque l'évêque de Limoges, Rorice II, fit construire un oratoire sur le tombeau de l'ermite Junien. Un collège de chanoines fut installé afin d'assurer le culte de Junien. La nef et le transept de ce monument de style roman limousin datent de la fin du XIe siècle ; il a été complété à la fin du XIIe siècle par la façade ; le chevet carré, d'aspect sévère, est du XIIIe siècle. Le clocher central, écroulé en 1922, a été reconstruit. Les principales curiosités à découvrir dans cette collégiale sont le tombeau de saint Junien en calcaire (XIIe siècle), la fresque de la nef représentant les vingt-quatre vieillards de l'Apocalypse (XIIe siècle) et la chapelle Saint-Martial (XIIIe siècle). Elle est classée monument historique depuis la première liste des monuments historiques de 1840.
  • Pont Sainte-Élisabeth (XIIe siècle).
  • Pont Notre-Dame (XIIIe siècle) et sa chapelle (XVe siècle).
  • Château du Châtelard (XVIIIe siècle). Un ancien château occupait ce site stratégique dominant la vallée de la Glane (site inscrit). Propriété avant 1348 de la famille de Saint-Amand, à laquelle appartenait Eudes de Saint-Amand, Maréchal du Royaume de Jérusalem, 8e Grand-Maître des Templiers (de 1171 jusqu'au 19 octobre 1179), décédé en captivité à Damas, prisonnier de Saladin. Le château passa par la suite dans les familles de Montvallier puis de Magnac. Le cardinal, évêque de Paris, Aimeric de Magnac y est né vers 1335 (mort à Avignon le 20 mars 1385, enterré dans la cathédrale Notre-Dame de Paris). Son neveu Hugues de Magnac, évêque de Saint-Flour (bâtisseur de l'actuelle cathédrale) puis évêque de Limoges, naquit également dans ce château. Il mourut à Limoges le 4 novembre 1412. Il fut enterré à l'abbaye Saint-Martial à Limoges. Le château est actuellement la propriété de la ville de Saint-Junien. Aimeric de Magnac fut l'auteur du projet de transformer le diocèse de Paris en archidiocèse au détriment de Sens. Ce projet n'aboutit pas de son vivant, mais du temps de son successeur.
  • le site Corot, nom donné à une partie encaissée des berges de la Glane où le peintre Jean-Baptiste Corot eut l'habitude de venir peindre dans les années 1850. Le site est également classé ZNIEFF.

Langue et culture régionales[modifier | modifier le code]

Saint-Junien se trouve, comme le reste de la Haute-Vienne, dans la zone culturelle occitane. La langue d'oc, présente dans la toponymie de la ville et dans la vie de nombre de ses habitants, se retrouve aussi dans la vie culturelle.

Après la Première Guerre mondiale se forme un groupe folklorique de chanteurs et de danseurs appelé « La noce villageoise » de Saint-Junien. Le 29 avril 1941, à l'issue d'un patronage dont l'abbé Ortiz est responsable, le groupe folklorique des Velhadors (les veilleurs en occitan) voit le jour. Dès 1943, il appartient au Félibrige en devenant l'école félibréenne Jean-Teillet. En 1985, Saint-Junien accueille la fête de sainte Estelle, fête du félibigre, où l'étoile à sept branches représente les sept grandes régions de l'Occitanie (dont le Limousin). Actuellement, les activités des Velhadors tournent autour des danses traditionnelles, de la musique, des chants et du théâtre, pour faire vivre les traditions limousines et la langue d'oc. Chaque année, les Velhadors montent un nouveau spectacle. Au printemps 2006, il s'agissait du Miracle des Ardents, qui a remporté selon la presse un vif succès.

Sain-Junien travaille également à la reconnaissance de la spécificité régionale. Ainsi, le nouveau centre aquatique a reçu un nom en oc : l'Aiga Bluia (l'eau bleue). Le pays de Saint-Junien a défini un plan pour la mise en place d'une signalisation bilingue. Plusieurs communes, dont Saint-Junien, en sont déjà équipées. Il existe également, depuis les années 1980, des parcours de promenade dans la ville fléchés en occitan.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Heraldique blason ville fr Saint Junien.svg

Les armoiries de Saint-Junien se blasonnent ainsi :

D'azur, à un lion d'or couronné, armé et lampassé de gueules.
(Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]