Saint-Junien

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Saint-Junien

Hôtel de ville
Hôtel de ville

Saint-Junien#Blasonnement
Détail

logo
Administration
Pays France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Rochechouart
Canton Saint-Junien-Est et Saint-Junien-Ouest
(chef-lieu)
Code Insee abr. 87154
Code postal 87200
Maire
Mandat en cours
Pierre Allard
2001-2012
Intercommunalité Communauté de communes Vienne-Glane
Démographie
Population 11 605 hab. (2006)
Densité 204 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
45° 53′ 14″ Nord
         0° 54′ 04″ Est
/ 45.8872222222, 0.901111111111
Altitudes mini. 157 m — maxi. 317 m
Superficie 56,82 km²

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Voir la carte administrative

Saint-Junien, (Sent Junian en occitan), est une ville du centre-ouest de la France, chef-lieu de canton du département de la Haute-Vienne, sur la Vienne. C'est la 2e ville du département par la population, après Limoges.

Sommaire

[modifier] Géographie

La ville se trouve dans l'emprise du cratère de la météorite de Rochechouart.

Elle se situe à l'ouest du département de la Haute-Vienne, à 30 km à l'ouest de Limoges, 33 km au sud-ouest de Bellac, 27 km au sud-est de Confolens, 72 km au nord-est d'Angoulême et 10 km au nord-est de Rochechouart.

Elle est bordée au sud par la Vienne, dans laquelle se jette la Glane à l'ouest de la ville.

Saint-Junien est ville fleurie Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg

[modifier] Accès

Saint-Junien est située sur la RN 141 (Saintes-Angoulême-Limoges-Aubusson-Clermont-Ferrand). L'accès se fait par l'sortie  de Bellac-St-Junien.

La ville est également établie sur un axe nord-est/sud-ouest, représenté par la RD 675 (Bellac-Rochechouart-Nontron-Périgueux).

[modifier] Histoire

[modifier] Origines

Dès l’an 500, un ascète d’origine hongroise, saint Amand, choisit un gîte sur la rive droite de la Vienne, non loin de son confluent avec la Glane, dans une région appelée Comodoliacum. L’évêque de Limoges Rorice Ier lui offre une humble cellule. C’est alors que Junien originaire du Nord, fils d’un comte de Cambrai, baptisé par saint Rémi de Reims quitta sa famille, à l’âge de 15 ans et devint un disciple de Saint Amand. Il frappa à la porte de l’ermite, mais celui-ci ne lui répondit pas. La nuit, Junien fut épargné par la neige qui tombait. Il vécut en ermite et après la mort de son maître, vécut à l’emplacement de l’actuelle collégiale. Durant sa vie, il est dit qu'il accomplit quatre grands miracles. Il débarrassa la région d’un dragon qui dévorait bêtes et humains, en le chassant à l’aide d’une croix. Il délivra les Poitevins du feu intérieur qui les brûlait grâce à de l’eau d’une source. Il jeta le démon dans un gouffre, en faisant le signe de croix. Et Junien chassa le démon du neveu de l’évêque de Limoges, Rorice qui en 540 devenu lui-même évêque (Rorice II) présida ses obsèques. L’évêque fit élever un oratoire à sa mémoire, puis une église desservie par des chanoines réguliers de Saint-Augustin. Saint Junien est invoqué pour la guérison des aveugles et des paralytiques.

Salle des fêtes de Saint-Junien
Collégiale St Junien
Façade de la collégiale St Junien
Centre hospitalier

[modifier] Moyen-Âge

En 593, Grégoire de Tours est frappé par l’importance du pèlerinage sur le tombeau du saint. Une telle affluence provoque rapidement la naissance d’une agglomération autour de l’abbaye construite en l’honneur du saint. Mais le monastère est détruit par les Normands en 866. Après une tentative de restauration autour de l'an 900, l’abbaye vivote jusqu’à sa sécularisation par Sylvestre II en l’an 1000. Les chanoines ne résidant plus dans l’abbaye, ils contribuent à la renaissance de la ville par la construction de leurs habitations. Un prévôt, saint Israël, entreprend de rebâtir l’église, et ses successeurs poursuivent son œuvre jusqu’à sa consécration en 1100. À la fin du XIIIe siècle, à la suite de troubles et d’incursions armées, la cité est entourée de hautes murailles percées de quatre portes principales. Au XVe siècle, outre l’église qui est le seul monument encore existant de nos jours, l’ensemble collégial comprend cloître, pressoir, granges, psallette du Chapitre (école de musique), ensemble épiscopal du Seigneur Évêque (logis, chapelle, prison, salle de justice) et le cimetière.

[modifier] Activité industrielle

Située au centre d’une région d’élevage et ainsi favorisée par une abondance de matière première telle que peaux de chevreaux et d’agneaux, Saint-Junien bénéficie, en matière de tannage, des qualités exceptionnelles des eaux de la Vienne. Dès le XIe siècle, des maîtres artisans coupaient des gants dans des peaux qu’ils avaient eux-mêmes tannées. Au XVe siècle, la ganterie atteint une grande renommée. Vers 1872, l’apparition des premières machines à coudre et de la « Main de Fer » bouleversent les procédés de fabrication. L’apogée de la mégisserie et de la ganterie se situe en 1927 : quarante fabriques et plus d’un millier d’ouvrières et d’ouvriers travaillent au renom du gant de Saint-Junien. Actuellement, le prestige de certaines maisons, fournisseurs de grands couturiers tels que Jacques Fath, Christian Dior, Hermès, Lanvin, Cacharel et d’autres, explique la place qu’occupent les gants de peau de la cité représentant 45 % de la production française (soit plus de 480 000 paires par an).

Saint-Junien s’est affirmée aussi comme un lieu privilégié pour la production de papier. Au XVIIe siècle, se comptaient cinq moulins et l’apparition des machines à papier vers 1835 favorisa l’implantation de nombreuses papeteries. Les matières premières telles que la paille et ensuite le bois, abondant en Limousin, ont permis un rapide développement de cette industrie et des ses dérivés : l’impression, l’emballage, le cartonnage.

Le XIXe siècle va rester comme le siècle de la prospérité économique de la ville, qui possède alors seize ganteries, treize mégisseries, huit papeteries et cinq tanneries[1].

[modifier] Les ostensions

Article détaillé : Ostensions limousines.

Des « ostensions » célèbrent tous les sept ans la mémoire de saint Junien et de saint Amand. À cette occasion, leurs reliques sont exposées et une cérémonie se déroule : de somptueux décors sont sortis, la rue principale est couverte de feuillages en souvenir de la forêt de Comodoliac. Des groupes de statues figurent les principaux évènements de la vie des saints fondateurs de la cité. Le dimanche, après la grand’messe du matin, 1 500 personnes costumées représentant l’histoire des saints depuis 2 000 ans défilent solennellement à travers la ville.

[modifier] Noms de rues

Saint-Junien est une ville de forte tradition communiste, marquée par la municipalité de Roland Mazoin (maire de 1965 à 2001), désormais dirigée par Pierre Allard, membre de l'Alternative Démocratie Socialisme (parti localement implanté né d'une scission avec le PCF). Cette particularité est en grande partie héritée de l'importance du secteur industriel ouvrier de laganterie en particulier aux XIXe et XXe siècles, à l'instar de Limoges.

Le contexte historique et politique de la commune est la cause de bon nombre d'odonymes particuliers. Ainsi, on trouvera à Saint-Junien entre autres :

Saint-Junien possède même des noms faisant directement référence au régime soviétique (avenue Youri Gagarine), et, fait vraisemblablement unique au début du XXIe siècle, a sa place Lénine !

[modifier] Héraldique

Selon d'Hozier, la ville porte : d'azur à un lion d'or couronné et lampassé de gueules.

[modifier] Langue et culture régionales

Saint-Junien se trouve, comme le reste de la Haute-Vienne, dans la zone culturelle occitane. La langue d'oc, présente dans la toponymie de la ville et dans la vie de nombre de ses habitants, se retrouve aussi dans la vie culturelle.

Après la Première Guerre mondiale se forme un groupe folklorique de chanteurs et de danseurs appelé « La noce villageoise » de Saint-Junien. Le 29 avril 1941, à l'issue d'un patronage dont l'abbé Ortiz est responsable, le groupe folklorique des Velhadors (les veilleurs en occitan) voit le jour. Dès 1943, il appartient au Félibrige en devenant l'école félibréenne Jean-Teillet. En 1985, Saint-Junien accueille la fête de sainte Estelle, fête du félibigre, où l'étoile à sept branches représente les sept grandes régions de l'Occitanie (dont le Limousin). Actuellement, les activités des Velhadors tournent autour des danses traditionnelles, de la musique, des chants et du théâtre, pour faire vivre les traditions limousines et la langue d'oc. Chaque année, les Velhadors montent un nouveau spectacle. Au printemps 2006, il s'agissait du Miracle des Ardents, qui a remporté selon la presse un vif succès.

Sain-Junien travaille également à la reconnaissance de la spécificité régionale. Ainsi, le nouveau centre aquatique a reçu un nom en oc : l'Aiga Bluia (l'eau bleue). Le pays de Saint-Junien a défini un plan pour la mise en place d'une signalisation bilingue. Plusieurs communes en sont déjà équipées, Saint-Junien devant l'être bientôt. Il existait déjà, depuis les années 1980, des parcours de promenade fléchés en occitan.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1904 1919 Auguste Merle
1965 2001 Roland Mazoin PCF puis ADS-CAP
mars 2001 Pierre Allard ADS-CAP
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Joseph Lasvergnas 1919-1940 SFIO (1919) puis PCF (1920) suite au congres de Tours

Martial Pascaud 1944-1965 PCF

[modifier] Démographie

Saint-Junien est la 2e ville du département par la population, loin devant sa voisine Rochechouart, pourtant sous-préfecture. On note ces dernières années un accroissement démographique important.

Évolution démographique
(Source : INSEE[2])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
11 132 11 298 11 271 10 805 10 604 10 666 11 605
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Économie

[modifier] Équipements et services

[modifier] Enseignement

[modifier] Santé

[modifier] Activités culturelles et sportives

- Association musicale : Banda de Saint-Junien [3]

[modifier] Clubs sportifs

  • Association Sportive Saint-Junien [4]. L'ASSJ Rugby évolue en Fédérale 3 en 2008-2009 et a obtenu sa montée pour la Fédérale 2 pour la saison 2009-2010.

[modifier] Monuments historiques

  • Abbaye de Saint-Amand (XIIe siècle).
  • Chapelle Notre-Dame-du-Pont : ce petit édifice de style flamboyant se situe sur les bords de la Vienne à côté du pont Notre-Dame. Elle doit son origine à la découverte d'une statue de la Vierge Marie en ces lieux. Louis XI, de passage dans la région, donna des subsides afin de construite une chapelle monumentale dans laquelle on plaça l'obejet de la dévotion populaire mais aussi royale.
  • Chapelle du cimetière (XIIIe siècle).
  • Collégiale Saint-Junien (XIe au XIVe siècle) : son origine remonte au VIIe siècle, lorsque l'évêque de Limoges, Rorice II, fit construire un oratoire sur le tombeau de l'ermite Junien. Un collège de chanoines fut installé afin d'assurer le culte de Junien. L'édifice actuel est le fruit de constructions successives s'étalant du XIe siècle pour certaines parties de la nef jusqu'au XIVe siècle pour le chevet. La tour de la croisée du transept qui s'effondra dans les années 1920 fut reconstruire à l'identique. Les principales curiosités à découvrir dans cette collégiale sont le tombeau de saint Junien en calcaire (XIIe siècle), la fresque de la nef représentant les vingt-quatre vieillards de l'Apocalypse (XIIe siècle) et la chapelle Saint-Martial (XIIIe siècle).
  • Pont Sainte-Élisabeth (XIIe siècle).
  • Pont Notre-Dame (XIIIe siècle).
  • Château du Châtelard 18ème siécle .Un ancien Château occupait ce site stratégique dominant la vallée de la Glane (site inscrit) .Propriété avant 1348 de la famille de Saint-Amand ,à laquelle appartenait Eudes de Saint-Amand, Maréchal du Royaume de Jérusalem, 8éme Grand-Maitre des Templiers 1171-19 octobre 1179 ,décédé en captivité à DAMAS, prisonnier de Saladin .Le Château passa par la suite dans les familles de Montvallier puis de Magnac .Le cardinal,évêque de Paris ,Aimeric de Magnac y est né vers 1335 (mort à Avignon le 20/03/1385, enterré dans la cathédrale N.D.de Paris). Son neveu Hugues de Magnac évêque de Saint-Flour (bâtisseur de l'actuelle cathédrale) puis évêque de Limoges, naquit également dans ce château.Il mourut à Limoges le 4/11/1412.Il fut enterré à l'abbaye Saint-Martial à Limoges .Le château est actuellement la propriété de la ville de Saint-Junien .Aimeric de Magnac fut l'auteur du projet de transformer le diocèse de Paris en archidiocèse au détriment de Sens .Ce projet n'aboutit pas de son vivant,mais du temps de son successeur .

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Jumelages

[modifier] Blasonnement

Blason : D'azur, à un lion d'or couronné, armé et lampassé de gueules.
(Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884)

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Atelier patrimoine du lycée Paul-Eluard de Saint-Junien
  2. Saint-Junien sur le site de l'Insee
  3. Banda de Saint-Junien
  4. Site officiel des 30 sections associatives de la ville de Saint-Junien.

[modifier] Liens externes



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