Blanquefort (Gironde)
| Blanquefort | ||
L'église du village de Caychac |
||
Blason |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Aquitaine | |
| Département | Gironde | |
| Arrondissement | Bordeaux | |
| Canton | Blanquefort | |
| Intercommunalité | communauté urbaine de Bordeaux | |
| Maire Mandat |
Véronique Ferreira 2012-2014 |
|
| Code postal | 33290 | |
| Code commune | 33056 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Blanquefortais | |
| Population municipale |
14 779 hab. (2010) | |
| Densité | 438 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 39 m | |
| Superficie | 33,72 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Blanquefort (Blancahòrt en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).
Ses habitants sont appelés les Blanquefortais[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine qui compte 3 372 hectares mais une large partie est inconstructible. En effet, la moitié orientale, proche de la Garonne et de la rivière Jalle de Blanquefort est formée d'anciens marais. Ceux-ci ont été asséchés à partir du XVIIe siècle par des Hollandais mais ils demeurent encore zones inondables. Cette partie de la commune sert donc de prés pour un peu de bétail. Une carrière d'extraction de graves y est installée ; elle a creusé le second plus vaste plan d'eau de la banlieue bordelaise.
La moitié orientale de la commune se partage entre de vastes bois, notamment celui de Tanaïs, la viticulture, et les zones habitées. Les châteaux viticoles constituent encore aujourd'hui une activité importante de la ville et contribuent à la structure du paysage. Le château Dillon a ainsi été intégré dans un lycée agro-viticole en 1923.
Après une croissance rapide durant les décennies 1970 et 1980, la population de la ville semble stagner même si elle reste jeune. Les établissements scolaires sont d'ailleurs nombreux, tant publics que privés. La croissance démographique a poussé la ville à se doter d'infrastructures socio-culturelles comme le centre des Colonnes, à la fois médiathèque et cinéma. Il illustre l'urbanisation du centre-ville avec des ensembles collectifs de moyenne importance, tandis que dans le reste de la commune domine un habitat pavillonnaire individuel structuré en lotissements à voies curvilignes qui sont caractéristiques des banlieues des classes moyennes.
Les espaces verts ont une importance particulière aussi dans la ville qui cherche à maintenir un aspect campagnard. Le Parc de Majolan a été construit à la fin du XIXe siècle dans le goût romantique. Autour d'un vaste plan d'eau, de grottes et de ruines artificielles, le parc est l'un des lieux de promenade prisé des habitants de l'agglomération bordelaise.
Accès par la Rocade : sortie
06 Bruges-Blanquefort-ZI Campilleau
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Les premières traces d'occupation remontent à l'époque proto-historique. À l'âge du bronze (1500 avant J.-C.) existaient des habitats près de la rivière qui borde la commune au sud, la Jalle de Blanquefort. Des céramiques ont été retrouvées le long de la rivière et sur le site de la forteresse médiévale.
Le même site est occupé à l'époque romaine puisque des tegulae (tuiles romaines) et des monnaies y ont été mises au jour lors de fouilles. Le bâtiment, dont il ne reste d'autres traces, était probablement un poste de garde ou un péage car situé sur la voie romaine reliant Burdigala (Bordeaux) à Noviomagus dans le Médoc.
Le village existe déjà au Haut Moyen Âge, comme l'atteste la présence de sarcophages mérovingiens dans les soubassements de l'église. De plus, le bâtiment cultuel a été dédié à Saint-Martin, évangélisateur de la Gaule, ce qui laisse imaginer une origine lointaine.
Au milieu du XIe siècle, des seigneurs s'établissent et édifient un premier château de pierre, de style roman. Il succède vraisemblablement à un donjon primitif en bois. Le château est construit sur la route de Bordeaux au Médoc, axe stratégique sur lequel le seigneur perçoit des droits de passage. Établi au milieu de marais, l'édifice blanc - car construit en pierres calcaires - marque les esprits à un époque où même les églises sont encore en bois. Il donne son nom à la ville : Blanquefort est le blanca fortis, c'est-à-dire le « fort blanc ».
Au XIIIe siècle, le château devient la propriété du roi d'Angleterre Édouard Ier, qui est aussi duc d'Aquitaine. Le château est cédé peu après à la puissante famille de Durfort qui conserve la forteresse jusqu'à la Révolution française. Au début du XIVe siècle, les Durfort sont la plus puissante famille de Guyenne et ils représentent le roi en son absence. Blanquefort est leur principale possession. La seigneurie comprend alors un tiers du Médoc, atteint l'océan Atlantique et le bassin d'Arcachon.
Le petit château est alors agrandi pour devenir une forteresse royale anglaise chargée de défendre Bordeaux contre une attaque du roi de France. Blanquefort devient un lieu stratégique de la guerre de Cent Ans. Une enceinte en pierres est construite ; le donjon est agrandi par l'adjonction de six grosses tours.
Parallèlement, d'autres châteaux plus modestes apparaissent sur l'actuelle commune, comme à Breillan ou Terrefort. Une chapelle est construite plus au nord, dans le village de Caychac.
En 1453, après la victoire française de Castillon, la forteresse est prise, avant que Bordeaux ne tombe. C'est la fin de la guerre de Cent Ans. Pendant quelques années, le château devient forteresse royale française, possession de Louis XI. Puis l'un de ses lieutenants, Antoine de Chabannes, obtient la forteresse qu'il adapte à l'artillerie à feu et embellit de décors gothiques. Les Durfort récupèrent Blanquefort peu après.
La forteresse perdra progressivement son intérêt stratégique. Incendiée au XVIIe siècle, elle est abandonnée et sert même de carrière de pierres durant la Révolution.
Au XVIIe siècle, le village de Blanquefort connaît un nouvel essor avec la construction du château Dillon, du nom d'une famille de nobles irlandais venus s'installer ici. Un domaine viticole se développe, notamment autour du domaine de Breillan, acquis au XVIIIe siècle par deux autres familles irlandaises. Le château du Dehez illustre bien, avec son plan de villa romaine, le goût du siècle pour les châteaux de campagne. Le magnifique château de Fongravey a été construit par l'architecte Victor Louis, qui a également édifié le Grand Théâtre de Bordeaux, pour le consul de Hambourg Daniel Kristof Meyer.
On en voit ici une rame photographiée avant la Première Guerre mondiale
La commune est secouée par la Révolution. Elle connaît la particularité d'avoir eu comme premier maire révolutionnaire Pierre Thadé Saincric, qui était le curé de la paroisse; par la suite il se maria et devint notaire. La viticulture connaît son apogée au XIXe siècle où des domaines comme Dulamon, Le Dehez ou Dillon changent de mains. L'activité emploie alors la majorité d'une population qui atteint environ 2 000 habitants en 1900. Près de la Garonne, dans la palus se trouve alors pendant une courte période le principal élevage de sangsues de Bordeaux car les animaux étaient alors utilisés en médecine.
Blanquefort connaît une rapide croissance à partir des années 1960. La commune intègre la Communauté urbaine de Bordeaux à sa création en 1968. Une immense zone industrielle voit le jour où s'implante bientôt une usine du constructeur automobile Ford. Elle devient vite la plus grosse entreprise privée de la région Aquitaine avec plus de 4 000 salariés. La commune connaît alors un développement lié à l'agglomération bordelaise, en s'intégrant parfaitement dans la banlieue de la ville.
Héraldique [modifier]
|
Les armes de Blanquefort (Gironde) se blasonnent ainsi : D'azur à l'enceinte fortifiée de quatre tours d'argent, ouverte de sable, en perspective fuyante, sommée d'un donjon de six grosses tours aussi d'argent, le tout ajouré et maçonné aussi de sable, sur une mer d'azur ondée d'argent, semée de touffes de roseaux de sable, ledit donjon accosté de deux fleurs de lys d'or, au chef cousu de gueules chargé d'un léopard aussi d'or armé et lampassé du champ. |
Galerie [modifier]
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 14 779 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Ford Aquitaine industries, Getrag Ford transmissions, Castel frères, Bardinet, Labso chimie fine, Simply Market, Aqmo, transport naval, France sécurité, First Aquitaine industries et CESI
Projet Ecoparc: Site de référence pour l’économie durable, piloté par la ville de Blanquefort, avec le soutien de la CUB, du conseil général de la Gironde et du conseil régional d'Aquitaine. Le projet favorise à la fois un développement économique et une démarche de qualité environnementale autour d’un parc dédié aux éco-industries et éco-activités.
Lieux et monuments [modifier]
- Château Dillon, construit à la fin du XVIIe et au tout début du XVIIIe siècles (avec des remaniements au XIXe siècle). Inscrit monument historique[5] le 5 décembre 1984. Il abrite aujourd'hui le lycée viticole de Blanquefort.
- Parc de Majolan.
Patrimoine environnemental [modifier]
Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué quatre fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[6].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Le château Breillan a été habité par la famille Eyquem, des cousins de Michel de Montaigne.
- Au début du XIXe siècle, le baron Portal (politicien, sous Napoléon) a séjourné à Blanquefort dans son domaine de Breillan.
- Édouard de Woodstock, prince de Galles, fils aîné du roi d’Angleterre Edouard III (nommé le Prince Noir) serait passé à Blanquefort.
- Daniel Christophe Meyer consul de la république de Hambourg à Bordeaux possédait le domaine de Fongravey sur lequel il fit édifier une belle demeure.
- Friedrich Hölderlin poète allemand romantique, extrêmement connu dans son pays, enseigna aux enfants du consul Daniel Christophe Meyer à Fongravey.
- Le président au Parlement Jean-Baptiste Mercier Dupaty possédait à la veille de la révolution le château et domaine du Dehez où est né un de ses fils Emmanuel poète et auteur dramatique (1775-1781) membre de l'Académie française.
- Élysée Aviragnet, né le 30 juillet 1828 à Port-Louis (Ile Maurice) et mort en 1908 à Lewisburg (Pennsylvanie), où il a été directeur de la Bucknell School of Music. Avec sa famille, il a été propriétaire du château du Grand Clapeau à Blanquefort (village de Caychac).
- Philippe Poutou, ouvrier à l'usine First-Ford de la ville, candidat du NPA à l'élection présidentielle de 2012
Culture [modifier]
La vie culturelle est structurée par de nombreuses associations regroupées autour de l'A.B.C., Maison de la Jeunesse et de la culture et de E.S.B., l'Entente sportive blanquefortaise. L'E.S.B. propose à ses 4 000 licenciés plus d'une vingtaine de disciplines sportives.
La saison culturelle est marquée par deux festivals de théâtre qui se déroulent sur le domaine de Fongravey. Le premier, « L'Échappée Belle » donne la part belle au théâtre de rue grâce à la venue de nombreuses troupes professionnelles; ces troupes viennent de France et d'Europe. Le festival a lieu chaque année début juin pendant une semaine à l'initiative de l'ELAC-Les Colonnes qui programme par ailleurs tout au long de l'année une trentaine de spectacles et gère le cinéma. Le second festival, « Gueule d'Amateur »[7] propose fin septembre des spectacles de troupes de théâtre amateur venues principalement de Gironde. Ce festival est organisé par le « Théâtre Expression » l'une des troupes que compte la commune. Le Carnaval à la mi-mars est un temps fort très populaire avec son traditionnel défilé de chars et la crémation de M. Carnaval. Mi-mai les jongleurs s'expriment lors de leur convention : Jubil'à jongle.
La musique bénéficie de la présence de l'école de musique et de danse « Henri Sauguet » qui propose une trentaine de disciplines. La ville compte aussi des chorales telle « La Villanelle » et de très nombreux groupes de musique rock amplifiées tels « Les Pellos ». Mi-mai se tient le festival Culture-Rock à Fongravey. Le clou de l'année musicale est la fête de la musique.
La commune a mis en place également une radio locale, RIG (90.7 FM).
Transports en Commun [modifier]
Réseau TBC [modifier]
- Réseau -Bus-
À partir du 22 février 2010
| Liane | 6 | Palais de Justice ⇔ Blanquefort-Caychac Bourg | |
| Ligne | 29 | Quinconces ⇔ Eysines-Lycée Charles Péguy ou Blanquefort-Ecoparc | |
| Corol | 37 | Saint-Aubin-de-Médoc-Lycée Sud-Médoc ⇔ Les Aubiers | |
| Ligne | 56 | Express | Palais de Justice ⇔ Parempuyre-Lisière du Vignoble |
| Flexo | 57 | Parempuyre (Soirée) | Les Aubiers ⇔ Parempuyre-Route de Bordeaux puis desserte de Parempuyre en soirée |
| Ligne | 77 | Blanquefort-Lycée du Bâtiment ⇔ Parempuyre-Lisière du Vignoble | |
| Ligne | 78 | Eysines-Centre ⇔ Blanquefort-Lycée Jean Monnet |
Réseau Trans Gironde [modifier]
| 704 | Place Ravezies-Le Bouscat ⇔ Arsac-Bourg | |
| 705 | Place Ravezies-Le Bouscat ou Pauillac-Hôtel de Ville ⇔ Pauillac-Le Pouyalet ou Saint-Estephe-Insup ou Cissac-Medoc-CAT Villambis | |
| 706 | Place Ravezies-Le Bouscat ⇔ Macau -Place de L'Europe |
Train [modifier]
- La gare de Blanquefort est desservie par la ligne du Médoc.
Notes et références [modifier]
- Nom des habitants des communes françaises sur habitants.fr, consulté le 8 novembre 2011.
- Commune de Blanquefort sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 9 novembre 2011.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00083146, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
- Site du festival Gueule d'Amateur
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site de la ville
- Résultats du recensement de la population de Blanquefort sur le site de l'INSEE, consulté le 8 novembre 2011.
- Blanquefort sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 8 novembre 2011.
- Blanquefort sur le site de l'Institut géographique national
- Plan de la zone industrielle de Blanquefort
- Le patrimoine historique de Blanquefort
- Découverte de Blanquefort par ses cartes postales anciennes
