Marmande

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Marmande
Une rue du centre historique
Une rue du centre historique
Blason de Marmande
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
(sous-préfecture)
Arrondissement Marmande
(chef-lieu)
Canton Marmande-Est
Marmande-Ouest
Intercommunalité Val de Garonne Agglomération
Maire
Mandat
Daniel Benquet
2014-2020
Code postal 47200
Code commune 47157
Démographie
Gentilé Marmandais
Population
municipale
18 218 hab. (2011)
Densité 404 hab./km2
Population
aire urbaine
34 893 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 36″ N 0° 09′ 42″ E / 44.509973, 0.16170544° 30′ 36″ Nord 0° 09′ 42″ Est / 44.509973, 0.161705  
Altitude Min. 12 m – Max. 132 m
Superficie 45,06 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Marmande (prononcé [maʁ.ˈmãn.ə ] localement et [maʁ.ˈmɑ̃ ] en « français standard »), dont le nom occitan est Marmanda, est une commune du sud-ouest de la France, sous-préfecture et chef-lieu de canton du département de Lot-et-Garonne (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Marmandais et les Marmandaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Département de Lot-et-Garonne - Arrondissement de Marmande.PNG

Marmande est une ville de la moyenne Garonne, située entre Agen et Bordeaux sur la rive droite du fleuve en Lot-et-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marmande
Beaupuy Mauvezin-sur-Gupie Escassefort
Gaujac
Sainte-Bazeille
Marmande Virazeil
Montpouillan Fourques-sur-Garonne Saint-Pardoux-du-Breuil

Distance des grandes villes françaises[modifier | modifier le code]

L'orientation et la localisation de Marmande par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant

Ville Agen Toulouse Bordeaux Périgueux Montpellier Marseille Nantes Lyon Nice Paris
Distance (Orientation) 64 km (E) 142 km (S-E) 71 km (N-O) 107 km (N) 312 km (S-E) 438 km (S-E) 331 km (N) 392 km (NE) 573 km (E) 512 km (N-NE)
source : estimation par [2]

Topographie[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Accès par SNCF Gare de Marmande

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Aérodrome de Marmande - Virazeil

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La commune de Marmande possède un réseau de transport urbain « Evalys » exploité par Keolis.

Voir article : Transports en commun de Marmande

Toponymie[modifier | modifier le code]

Marmande est mentionnée en 1242 sous la forme Myremande[1], puis Mirmanda en 1254[2] ou Marmanda en 1254, Mermande en 1467[3].

Il s'agirait d'un ancien terme signifiant « ville, maison fortifié »[4] que l'on retrouverait par ailleurs dans la toponymie du sud de la France, comme dans Mirmande (Drôme, Mirmanda XIIe siècle) et Marmande (Vienne, Vellèches, Mirmanda en 1061). Ce peut être aussi le nom de personne germanique Mirmanda pris absolument[5].

Le mot mirande (et le toponyme Mirande, Gers) serait issu par dissimilation du [m] de l'ancien terme mirmande[6]. Cependant, le toponyme Mirande peut être également une transposition en 1281 du nom de lieu espagnol Miranda[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien castrum romain, Marmande entre dans l'histoire en 1182 avec la charte qui lui fut accordée par Richard Coeur de Lion, fils d'Aliénor d'Aquitaine.

Lorsque le prince Louis, fils de Philippe Auguste, prend part à la croisade contre les Albigeois (1219), son armée rejoint celle du légat pontifical Arnaud Amaury devant Marmande. La ville est prise et, après un conseil au cours duquel les vainqueurs décident du sort de ses habitants, les villageois - hommes, femmes, vieillards ou enfants - sont passés au fil de l'épée[8].

En avril 1462, le roi Louis XI confirma leurs droits par les lettres patentes, afin que la ville accroisse[9].

En septembre 1561, le couvent des Cordeliers est incendié par les protestants[10].

Quelques documents photographiques sur des évènements entre les deux guerres

Les crues de la Garonne Contrairement à Agen et à d’autres villes en amont, les villes du Marmandais sont à l’abri des inondations car elles occupent la terrasse non inondable qui domine le fleuve. En revanche, la plaine est affectée par des inondations qui menacent les villages et les fermes qui s’y localisent. Des mattes, digues de terre, canalisent les crues et protégent plus ou moins bien les zones habitées. De la fin de la Première Guerre mondiale jusqu’au début de la seconde, de nombreuses crues ont affecté le Marmandais. Il est vrai que cette zone est concernée par des volumes d’eau considérables en raison de l’addition des apports de la Garonne et de ses affluents, dont le Lot émissaire important de la rive droite qui débouche dans la Garonne un peu en amont de Marmande. Dans la succession des inondations au rythme de la pluviosité inégale selon les hivers, la crue de 1930 apparaît comme la plus mémorable. Non en raison des hauteurs d’eau atteintes dans le Marmandais, mais parce que la violence du courant a fait céder les digues, élargissant considérablement l’onde de crue, laquelle provoqua des dégâts considérables, notamment à Couthures-sur-Garonne.

Scènes de la vie à Marmande et dans le Marmandais (1919-1938) Résidant à Marmande, Jean Charrié a pris plusieurs clichés illustrant quelques moments particuliers de la vie locale entre 1919 et 1938. Le 17 août 1919, Jean Charrié photographie l’arc de triomphe en l’honneur du 20e régiment de Ligne de retour du front de la Première Guerre mondiale. Ce Régiment était en casernement à Montauban, Marmande et Casteljaloux. Sur l’arc de triomphe, il est écrit « Honneurs à nos soldats triomphants / Gloire au 20e ». La largeur de l’avenue fait penser aux boulevards. En décembre 1920, la neige recouvre la chaussée et le toit de la cathédrale. Une femme balaie le devant de la porte ; d’autres s’avancent précautionneusement sur la route. Au printemps 1923, ce même cloître accueille les fidèles pour une grande cérémonie religieuse, à l’occasion des communions solennelles, assortie d’une grande procession. Outre les communiants au premier plan, on distingue le clergé au centre et tout autour la masse imposante des paroissiens, certains se protégeant des rayons du soleil avec un parapluie. Jean Charrié est venu photographier en février 1938 les travaux en cours sur la route de Pont-de-Bayle. C’est ainsi qu’on dénomme l’endroit ou la route de Marmande à Tonneins franchit le ruisseau le Trec. Pour le recalibrage du lit du ruisseau, les ouvriers disposaient d’une pelle mécanique. Nul doute que l’usage d’un outillage très performant et nouveau pour l’époque a suscité l’admiration de l’ingénieur et son souci de garder trace de l’événement.

La rupture du pont suspendu de la Garonne en 1930 a rendu difficile les communications entre la ville de Marmande et les communes de la rive gauche de la Garonne. Plusieurs photos assez exceptionnelles relatent l’accident et les travaux qui suivirent en 1932. Ce pont est toujours en service, même si un pont plus récent a été construit en aval en relation avec la nouvelle déviation qui permet de contourner la ville.

La commune de Marmande a été fusionnée par arrêté préfectoral le 2 octobre 1972 avec la commune de Mauvezin-sur-Gupie. Elles ont défusionné le 20 janvier 2003.

6 De l'Aiguillon à Marmande.jpg
7 De Marmande à Saint-Macaire.jpg

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Marmande Blason De gueules aux quatre tours d'argent, maçonnées de sable, posées en croix et confrontées par leurs pieds, entre lesquels est posée une croix potencée aussi d'argent, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.
Détails Les quatre tours du blason correspondent aux quatre premières portes de la ville. Le chef de France a été ajouté en 1414 par Charles VI grâce à sa fidélité[11].
Officiel, présent sur le site internet de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de 1977 à aujourd'hui[12]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1983 Gérard Guillot UDF Conseiller général du canton de Marmande-Est (1973-1985)
mars 1983 mars 2014 Gérard Gouzes PS Ancien Député, président de Val de Garonne Agglomération (-2014), avocat
mars 2014 en cours Daniel Benquet UMP Médecin
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Marmande ayant fusionné avec la commune de Mauvezin-sur-Gupie entre 1972 et 2003, des écarts statistiques peuvent exister pour les recensements de 1975, 1982, 1990 et 1999.

En 2011, la commune comptait 18 218 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 792 6 043 6 544 6 925 7 345 7 527 7 805 8 150 8 336
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 368 8 661 8 564 8 513 8 961 9 857 9 891 10 341 9 888
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 873 9 748 9 832 9 148 9 555 9 683 10 481 12 101 12 368
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
13 542 15 559 16 911 16 953 17 568 17 199 17 317 18 218 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


  • L'année où il y avait le plus d'habitants est 2009 : il y avait 18 476 habitants.
  • L'année où il y en avait le moins est 1793 : il y avait 5 792 habitants.
  • Avant la Première Guerre mondiale, il y avait 9 832 habitants, or maintenant, il y en a 18 476. Donc il y a 8 644 habitants de plus maintenant.

Elle est au 481e rang français en termes de population. Le revenu moyen par ménage y est de 16 482 €/an.

Économie et Industries[modifier | modifier le code]

  • Lisi-Creuzet, sous-traitant aéronautique pour EADS et Airbus, 700 emplois.
  • CSA-Creuzet, pièces pour l'aéronautique, 45 salariés.
  • MGP Asquini, fabricant de pièces pour l'industrie aéronautique, 100 emplois.
  • Antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Lot-et-Garonne.
  • Pilkington, verres spéciaux.
  • Transport urbain : réseau EVALYS (3 lignes, exploitant Kéolis)
  • Gare SNCF Gare de Marmande
  • Compagnie des jus de Marmande, fabrique de jus de fruits et légumes fournissant la marque Pampryl (groupe Orangina Schweppes)
  • ST Dalfour S.A.S, société agroalimentaire, 100 emplois, spécialisée dans la fabrication de confiture 100 % issue de fruits et autres produits naturels et biologiques.
  • Pom' de terre Plus
  • Ets Espiet (Groupe Gascogne).
  • Lactarium
  • Centres commerciaux Leclerc et Hyper Casino, supermarché Carrefour market.Leclerc drive, Casino drive
  • Renaut AMC Marmande, GGA Peugeot, Active Auto Marmande Citröen, Audi et volkswagen, AUTOMOBILES PUJOL,

Agriculture[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le jardin de Notre-Dame de Marmande

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Le festival Garorock (qui a attiré 60 000 personnes en 2012[réf. nécessaire]), ainsi que pour son Festival lyrique international : Nuits Lyriques et voix du Monde en Marmandais.
  • Le Grass Track international de Marmande y est organisé tous les ans le 13 juillet, c'est une manche du Championnat du monde Grass Track qui attire plusieurs milliers de spectateurs.
  • Une fête de la tomate est organisée dans l'été, celle-ci s'étale sur un week-end, c'est l'occasion pour les touristes de goûter les fameuses tomates de Marmande et toutes ses déclinaisons.
  • Nuits Lyriques et Voix du Monde en Marmandais, organisé par le Festival Lyrique de Marmande, composé d'un concours international de chant et clôturé par la représentation d'un opéra au théâtre Comoedia.
  • Salon du chocolat - se déroule chaque année à Marmande.
  • Marmande plage (depuis juillet 2011)
  • Les Casetas Marmandaises (depuis juillet 2013)
  • "URBANCE" Un Festival des Cultures Urbaines est organisé depuis 3 ans.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École Jean-Jaurès
  • École Lolya
  • École Édouard-Herriot
  • Collège de la Cité Scolaire
  • Collège Jean-Moulin
  • Collège Notre-Dame de la Salle (Privé)
  • Lycée Notre-Dame de la Compassion (Privé)
  • Lycée Val de Garonne
  • Lycée professionnel

Sports[modifier | modifier le code]

Marmande est une ville sportive.

Les équipements sportifs sont le Stade Dartiailh (rugby et athlétisme), le Stade Michelon (football), la piste de grass track et la piste de speedway, le terrain de golf, une salle polyvalente, un skate-park et beaucoup de pistes et chemins destinés aux randonneurs.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6)
  3. Ernest Nègre, op. cit.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  5. Ernest Nègre, op. cit.
  6. Nouvelle revue d'onomastique, 1993, p. 140. (lire en ligne)
  7. Ernest Nègre, op. cit. (lire en ligne)
  8. Le bûcher de Montségur - Zoé Oldenbourg, p287
  9. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=441, Lettres patentes de Louis XI, avril 1462 (1461 avant Pâques)
  10. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 226
  11. GASO - Banque du blason - 47157
  12. Source: http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=8259
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. Jacques Gardelles - Aquitaine gothique - pp. 195-201 - Picard - Paris - 1992 - ISBN 2-7084-0421-0
  16. Comité des Parcs et Jardins de France : Jardin du cloître de Notre-Dame de Garonne
  17. Comité des Parcs et Jardins de France : Jardins de Beauchamp
  18. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.