Urrugne

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Urrugne
La mairie d’Urrugne
La mairie d’Urrugne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Hendaye
Intercommunalité Agglomération Sud Pays Basque
Maire
Mandat
Odile de Coral
2014-2020
Code postal 64122, 64700
Code commune 64545
Démographie
Gentilé Urruñar
Population
municipale
8 946 hab. (2011)
Densité 177 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 47″ N 1° 41′ 56″ O / 43.3631, -1.698943° 21′ 47″ Nord 1° 41′ 56″ Ouest / 43.3631, -1.6989  
Altitude Min. 0 m – Max. 880 m
Superficie 50,57 km2
Localisation

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Urrugne est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Urruñar[1].

Erlaïtza, la corniche basque
La Bidassoa au quartier Béhobie
L'église Saint-Vincent
Linteau sculpté

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine au cœur d'un vaste territoire s'étendant des contreforts de la chaine des Pyrénées (la Rhune, le Xoldoko Gaïna, le mont du Calvaire) jusqu'au littoral déchiqueté retombant dans le golfe de Gascogne en de fantastiques falaises verticales.

Urrugne fait partie de la province basque du Labourd.

Accès[modifier | modifier le code]

Urrugne est desservie par la RD810 (anciennement route nationale 10) entre Ciboure et Hendaye. Elle est également traversée par l'autoroute A63 qui relie Pessac à Hendaye (échangeur de Biriatou). Urrugne dispose d'une aire de repos et d'une sortie (numéro 2) sur le territoire de la commune qui dessert également, via des bretelles, Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et Hendaye-Plage. Urrugne est traversée par la ligne de chemin de fer qui relie Paris à Irun et est située entre les gares de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure et d'Hendaye.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par l'Untxin, fleuve côtier qui se jette dans la baie de Saint-Jean-de-Luz (et par un tributaire de celui-ci, l'Arolako erreka, alimenté lui-même sur la commune par l'Anduretako erreka), ainsi que par la Bidassoa et un affluent de la Nivelle, l'Ibardingo erreka et par un tributaire de ce dernier, l'Insolako erreka.
Le Larrungo erreka, tributaire de l'Insolako erreka arrose également la commune.

Quartiers[modifier | modifier le code]

La mairie d'Urrugne découpe[Quand ?] la commune en sept quartiers :

  • Socoa / Corniche ;
  • Bourg ;
  • Kechiloa / Choucoutoun ;
  • Croix des Bouquets / Route d'Espagne ;
  • Béhobie ;
  • Mendichoko ;
  • Olhette / Helboure.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Le col d'Ibardin, une partie du quartier de Socoa (Zokoa) (43° 23′ 28″ N 1° 41′ 16″ O / 43.39105, -1.68768) et le hameau frontalier de Béhobie (43° 20′ 46″ N 1° 45′ 45″ O / 43.34625, -1.76261) dépendent administrativement d'Urrugne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Urrugne apparaît[3] sous les formes Sanctus-Vincentius de Urruina, villa Urrungia et Orroina (respectivement vers 1140, XIIe siècle et 1235, cartulaire de Bayonne[4]), Orroigna (1249), Urruyne (1342, rôles gascons), Urrunhe (1511, collection Duchesne volume CV, feuillet 287[5]), Urruinhe (1519, archives de l'Empire, J 867, no 10), Urruigne (1552, titres du Labourd[6]), Ourogne (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins) et Orogne (Carte des Pays Basques de France et d'Espagne).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Urruña[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Urrugne était la seule paroisse entre Nivelle et Bidassoa, et le seigneur d'Urtubie en avait la jurisdiction spirituelle et temporelle[8]. Ciboure obtint son autonomie religieuse en 1555 et se détacha de l'église matrice. Hendaye fit de même en 1598.
La maison d'Urtubie devint une vicomté en 1654. Ses possessions s'étendaient sur une partie des terres, moulins, métairies, maisons, vignes et bois des communes d'Urrugne, Saint-Jean-de-Luz (Fagosse), Olhette, Béhobie, Socoa et Ciboure[9].
Paul Raymond[3] note qu'Urrugne fut en 1790 le chef-lieu d'un canton comprenant Biriatou, Hendaye et Urrugne, et dépendant du district d'Ustaritz.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or au lion de gueules tenant dans sa patte dextre, un dard péri en barre la pointe en haut et du même, parti d'azur à une fleur de lys d'or[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires d'Urrugne
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1940 Bernard de Coral FR Député
1947 1965 Bernard de Coral   conseiller général
1965 1977 René Soubelet    
1977 2002 Daniel Poulou RPR conseiller général
2002 2008 Léon Marin DVD  
2008 en cours Odile de Coral DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Urrugne fait partie de dix structures intercommunales[11] :

  • l'agglomération Sud Pays Basque ;
  • le SIVU des écoles maternelles et primaires de Ciboure et d'Urrugne ;
  • le SIVU Errebi ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'aménagement de la basse vallée de l'Untxin et de voirie de Ciboure et Urrugne ;
  • le syndicat intercommunal des collèges d'enseignement secondaire de Saint-Jean-de-Luz ;
  • le syndicat intercommunal des écoles de Joncaux et de Béhobie ;
  • le syndicat intercommunal du centre de secours de Saint-Jean-de-Luz ;
  • le syndicat intercommunal pour l'élimination des déchets de la côte basque sud ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Urrugne accueille le siège de l'agglomération Sud Pays Basque ainsi que ceux du syndicat intercommunal d'aménagement de la basse vallée de l'Untxin et de voirie de Ciboure et Urrugne d'une part, et du syndicat intercommunal pour l'élimination des déchets de la côte basque sud d'autre part.

La commune fait partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Urrugne est jumelée avec:

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 946 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 134 2 090 2 444 1 892 3 067 3 478 3 630 3 633 3 685
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 578 3 566 3 810 3 390 3 629 3 710 3 831 3 819 3 666
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 003 3 048 3 348 3 360 3 739 3 786 3 577 3 514 3 879
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 922 4 245 4 571 4 894 6 098 7 043 7 668 7 759 8 946
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

Des carrières de gypse ont permis la production de plâtre[15]. Aujourd'hui la commune partage son activité entre l'agriculture, les conserveries et le tourisme. Elle fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Urrugne est le labourdin.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La redoute[16] dite Louis XIV fut utilisée pendant la guerre franco-espagnole de 1793-1795 ;
  • La redoute de Bortuste[17], fut utilisée par le maréchal Soult en 1813, face à l'armée britannique, tout comme la redoute dite de la Bayonnette[18] et la redoute dite des Émigrés[19];
  • Le château d'Urtubie[20] date des XIV, XVI et XVIIe siècles. Il recèle des tentures[21],[22] inscrites à l'inventaire du ministère de la Culture ;
  • La villa Mendichka[23], au lieu-dit Goyeix, est inscrite aux monuments historiques ;

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Vincent-de-Xaintes[24] XIe siècle. Elle recèle un bénitier[25] et une chaire à prêcher[26] inscrits à l'inventaire du ministère de la Culture ;
  • Ensemble formé par la chapelle de Notre-Dame de Sokorri, le chemin de foi de Marie et le cimetière période épidémie de peste (nord). La chapelle fait partie des sanctuaires mariaux de France ;
  • Chapelle du Mont Calvaire, ancien ermitage (sud) ;
  • Chapelle saint Michel Garicoïts au quartier Olhette (est) ;
  • Église Saint-François-Xabier (quartier Socoa) ;
  • Église Saint-Jacques-le-Majeur[27] (quartier Béhobie). On y trouve un lustre[28] en cuivre inscrit à l'inventaire du ministère de la Culture ;
  • Oratoires et croix disséminés dans la montagne et le piémont.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

enseignement

La commune dispose de trois écoles primaires publiques (écoles du bourg, d'Olhette et de Socoa), de deux écoles primaires privées (écoles de l'Immaculée-Conception et Saint-François-Xavier) et d'une ikastola (école basque).

Clubs et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

rugby

L'association sportive Urruñarrak évolue en championnat de France de 3e division fédérale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Urrugne.
Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Décès à Urrugne.
nées au XIXe siècle
  • La famille Dongaïtz - De leur vrai nom Sorzabal, Joseph, Jean-Baptiste, Léon et Isidore sont nés à Urrugne (ferme Dongaitzenea) à la fin du XIXe siècle et ont marqué l'histoire de la pelote basque ;
  • Fiodor Alexandrovitch, prince de Russie, né le 23 décembre 1898 à Saint-Pétersbourg (Russie), mort le 30 novembre 1968 à Ascain, est inhumé dans le cimetière d'Urrugne;
  • Nandor Vagh Weinmann, est un peintre hongrois né le 3 octobre 1897 à Budapest (Hongrie). Il décède en 1979 à Urrugne. Une rue d'Urrugne porte son nom.
nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Urrugne
  3. a et b Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or, feuillets 8 et 29 - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  6. Titres du Labourd - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  8. Archives communales de Ciboure, BB2, année 1615, citées par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2001, 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 322
  9. Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2001, 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 322 à 327
  10. Guy Ascarat
  11. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  12. Annuaire des villes jumelées
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  15. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 22
  16. « Notice no PA64000015 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice no PA00084576 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Notice no PA00084569 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Notice no PA00084568 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Notice no PA00084538 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Notice sur les tentures du château d'Urtubie », base Palissy, ministère français de la Culture
  22. « Notice no PM64000885 », base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « Notice no PA00125269 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Notice no PA00084539 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Notice sur le bénitier de l'église Saint-Vincent-de-Xaintes », base Palissy, ministère français de la Culture
  26. « Notice sur la chaire à prêcher de l'église Saint-Vincent-de-Xaintes », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Jacques-le-Majeur
  28. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le lustre de l'église de Béhobie
  29. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]