Style Second Empire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
L’Opéra Garnier est l'exemple type du style Second Empire en architecture.
La Bourse de Bruxelles est un autre exemple typique du style Second Empire.

Le style Second Empire dit aussi style Napoléon III est né en France sous le Second Empire, le règne de Napoléon III. Il connaît un grand succès auprès de la bourgeoisie entre les années 1860 et les années 1880.

Caractéristiques générales[modifier | modifier le code]

L'empereur Napoléon a la volonté d'être entouré d'une cour fastueuse. Il essaye de renouer avec la pompe du premier Empire et il tente par ses commandes de donner de l'essor à l'industrie française. Mais l'évolution des arts décoratifs tiennent plus à l'impératrice Eugénie qu'à l'empereur.

Elle est très attirée par les styles du passé, en particulier par le style Louis XVI. Elle accorde une place importante dans ses appartements aux meubles de Marie-Antoinette ou inspirée par cette dernière. Les ébénistes ne se contente pas d'aller puiser leur inspiration dans ce style, mais également dans tous les autres.

Par contre ce qui est typique du style Second Empire est la somptuosité et la polychromie. On aime la richesse qui se voit. C'est l'art du clinquant. On ne se soucie pas de la véracité de la copie, il n'y a pas d'imitation pure et simple. On ne retient que le plus ostentatoire et le plus éclatant.

Un exemple privé du style second Empire : la façade de l'immeuble du 51/51bis rue de Miromesnil (Paris VIIIe).

C'est le cas par exemple en ce qui concerne le néo-gothique. On a du Moyen-Age une vision tellement romanesque que le désir d'historicité est totalement absent. Viollet-Leduc est le chef de file de cette école du gothique qui, malgré sa volonté, est bien revu et corrigé.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le boulevard Haussmann est un exemple typique des travaux haussmanniens, dans laquelle le style Second Empire est appliqué à l'urbanisme.

L'opéra de Paris, l'opéra Garnier, peut être considéré comme l'apogée du style Napoléon III : il s'agit d'éclectisme, mais seulement à partir du classicisme dans ses différentes phases, de la Renaissance au néoclassicisme.

Meubles[modifier | modifier le code]

On cherche l'inspiration dans les grands classiques de l'ébénisterie française. Les artisans fabriquent à tour de bras et à bas prix des faux Riesener, de faux Boulle. La galvanoplastie permet la multiplication des faux bronzes. Le papier mâché donne l'illusion de la laque (il fournit pour les bourses les plus modestes des meubles brillants). Sur un fond noir se dégagent des gros bouquets de fleurs peints dans de vifs coloris.

Ces bois sombres sont en harmonie avec les étoffes riches (le rouge et le doré) viennent réchauffer les intérieurs. Ils sont souvent incrustés de matières précieuses, nacre ou écaille ce qui accentue l'aspect tape-à-l'oeil.

De nouveaux meubles apparaissent : le pouf, la boudeuse (genre de divan), le fauteuil crapaud, entièrement recouvert de tissus de sorte que le bois n'apparait pas et souvent capitonné.

Expansion[modifier | modifier le code]

Né en France, ce style se développe dans d'autres pays européens, mais sous d'autres appellations : il s'apparente ainsi au style victorien en Royaume-Uni et dans ses colonies.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]