Parthenay

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Parthenay
La citadelle de Parthenay
La citadelle de Parthenay
Blason de Parthenay
Blason
Parthenay
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Parthenay
(sous-préfecture)
Canton Parthenay
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Parthenay
Maire
Mandat
Xavier Argenton
2014-2020
Code postal 79200
Code commune 79202
Démographie
Gentilé Parthenaisiens, Parthenaisiennes
Population
municipale
10 390 hab. (2011)
Densité 913 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 38′ 55″ N 0° 14′ 52″ O / 46.64861, -0.247694 ()46° 38′ 55″ Nord 0° 14′ 52″ Ouest / 46.64861, -0.247694 ()  
Altitude Min. 114 m – Max. 184 m
Superficie 11,38 km2
Localisation

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Parthenay est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Poitou-Charentes.

Ses habitants s'appellent les Parthenaisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Parthenay est située (par la route) de 30 à 40 minutes des villes de Thouars, Niort, Bressuire. Les grandes agglomérations les plus proches sont Poitiers, Angers, et La Rochelle.

Parthenay est considérée comme la capitale de la Gâtine poitevine, pays bocager, qui occupe le tiers central du département des Deux-Sèvres.

Le site de Parthenay se trouve dans une boucle du Thouet, la ville médiévale étant bâtie sur l’éperon qui offre un bon site défensif[1].

La citadelle, ouverte par la porte fortifiée Saint-Jacques et toujours enceinte de ses remparts, occupe un éperon rocheux qui domine cette rivière. Il demeure également de nombreux vestiges de l'enceinte extérieure et l'une de ses portes (la porte Saint-Jacques) est toujours debout. En contrebas des remparts se trouve une prairie inondable, la Prée.

Plus en aval, une partie du cours d'eau a été aménagé pour abriter une base de loisirs.

La ville du Moyen Âge et des temps modernes comprenait la citadelle, le quartier de la Vau Saint-Jacques (ou basse ville), le plateau Saint-Laurent (actuelles rues piétonnes et commerçantes), ainsi que quelques faubourgs à chaque porte de ville (Saint-Paul, Saint-Jacques, Sépulcre, Marchioux, Bourg Belais) et enfin le bourg de Parthenay-le-Vieux, longtemps isolé du reste de l'agglomération.

L'urbanisation a repris fin XIXe siècle d'abord dans le quartier de la gare.

Après guerre, la construction de lotissements à l'ouest de la ville a permis de relier le bourg de Parthenay-le-Vieux.

Dans les années 1970, une zone d'aménagement concerté s'est développée de part et d'autre de la rocade est, ouverte à cette époque, avec implantation d'un hypermarché et du nouvel hôpital.

Ce n'est qu'en 2003 qu'a été ouverte la rocade ouest. La ville compte relativement peu de résidences collectives. La campagne est très proche. L'agglomération dispose de zones industrielles et commerciales, une nouvelle zone vient d'ailleurs d'ouvrir en 2008 à proximité du centre commercial Leclerc, une ZI route de Bressuire (sur la commune de Châtillon-sur-Thouet qui touche Parthenay) et route de Poitiers. Un hypermarché est établi à proximité immédiate du centre-ville, à l'emplacement de l'ancienne caserne Allard, ce qui constitue une particularité de l'urbanisme local.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Faubourg Saint-Jacques
Faubourg Saint-Paul

Le nom de Partenay apparaît au début du XIe siècle et désigne alors peut-être l'actuel village de Parthenay-le-Vieux[réf. nécessaire]. Il n'y a pas trace d'importantes occupations humaines antérieures au Moyen Âge et il est probable que Parthenay soit né en même temps que son château, un peu avant 1012[2].

La première dynastie de seigneurs locaux est dite des « Parthenay L'archevêque » car elle s'enorgueillissait d'avoir un ancêtre archevêque de Bordeaux. Ces seigneurs, vassaux des comtes de Poitiers, deviennent au XIe siècle de puissants barons, contrôlant la Gâtine par la fondation de châteaux, d’églises et le contrôle des bourgs[2]. Ils s’allient aux comtes d’Anjou, l’ennemi de leur suzerain[2], ce qui leur permit de se révolter souvent contre leurs suzerains les comtes de Poitiers, puis contre les rois de France ou d’Angleterre.

Dans la seconde moitié du XIe siècle, les comtes-ducs de Poitiers concèdent des franchises aux bourgs qui entourent Parthenay : Saint-Pierre et Saint-Paul (abandon des droits seigneuriaux et du droit de service armé)[3].

C'est à Parthenay que se déroula la rencontre entre saint Bernard et le duc d'Aquitaine Guillaume X qui reconnaissait alors un antipape et finit par se convertir.

La cité devient un lieu de passage d'une route secondaire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui rejoignait la via Turonensis plus au sud, après être passée par Niort. C'est pour cette raison que la porte fortifiée du nord est appelée porte Saint-Jacques, et bénéficie d’un traitement prestigieux. La principale artère de la ville au Moyen Âge était la rue de la Vau Saint-Jacques (on y trouve toujours un ensemble de maisons à pans de bois de la fin du Moyen Âge) qui menait à la porte de la citadelle, entrée de la deuxième enceinte fortifiée. Au bout de cet éperon rocheux dominant le Thouet se trouvait le château des seigneurs de Parthenay.

En 1202, le baron de Parthenay apporte son soutien à Jean sans Terre dans sa lutte contre le roi de France, Philippe Auguste[2]. Le roi d’Angleterre verse d’importantes aides à son allié pour qu’il renforce les fortifications de ses châteaux[2]. Mais cela n’empêche pas la prise de la ville en 1207 par Philippe Auguste[4],[2].

En 1214, l’armée anglaise se rassemble à Parthenay avant d’entrer en campagne contre le roi de France ; et après la défaite de Jean sans Terre à la bataille de Bouvines, c’est encore à Parthenay que la trêve est signée entre l’Anglais et le Français[5]. Les barons de Parthenay continuent de recevoir des subsides des rois d’Angleterre[5]. Et en 1242, le roi d’Angleterre fournit brièvement une garnison à son allié[5].

Près d’un siècle plus tard, les subventions du roi d’Angleterre reprennent au début de la guerre de Cent Ans, et les travaux effectués à ce moment permettent à la place forte de résister victorieusement pendant quatre mois au siège du dauphin (titre) Charles (1419)[1].

Le connétable de France, Arthur de Richemont, reçoit la seigneurie de Parthenay en 1427. La population de la ville est très rapidement hostile au nouveau gouverneur, qui fait renforcer les défenses du château côté ville[1]. Il adapte également les fortifications de la ville à l’artillerie par l’édification d’un boulevard d'artillerie[1].

Les fortifications de la ville sont démantelées par les bosons du roi de France en 1465[1].

Dunois est chargé de renforcer les fortifications de la ville en 1480, mais se range du côté des princes révoltés lors de la guerre folle[1] : le 30 mars 1486[réf. nécessaire], la ville est prise par l’armée royale et ses fortifications de la ville démantelées[1]. La comtesse de Dunois obtient cependant en 1492 de pouvoir les reconstruire en les modernisant avec des tours d’artillerie[6] : les travaux durent jusqu’en 1523[1].

Sous l'Ancien Régime, la petite ville compta de nombreuses paroisses : Sainte-Croix, Notre-Dame-de-la-Couldre (dans l'enceinte de la Citadelle), Saint-Laurent, Saint-Jean, Saint-Jacques, Saint-Paul, Saint-Pierre de Parthenay-le-Vieux (créée au début du XIIe siècle par les casadéens[7]), et le Sépulcre. Il faut aussi ajouter le couvent des Cordeliers, la Maison-Dieu et la Maladrerie. Des faubourgs s'édifièrent autour de ces établissements religieux.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres de religion, la ville est assiégée et incendiée en 1562 et 1568[1].

Les ducs de La Meilleraye, cousins de Richelieu, furent seigneurs de Parthenay aux XVIIe siècle. L'un d'entre eux refonda l'hôpital de Parthenay et résida dans son château de la Meilleraye (commune de Beaulieu-sous-Parthenay). Le château, abandonné, sert alors de carrière de pierres[1].

À la Révolution, Parthenay faillit être choisi comme chef-lieu du département des Deux-Sèvres mais ce privilège revint finalement à Niort. Bleus et blancs se disputèrent le contrôle de la ville qui prit cependant le parti des Républicains.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

L’économie locale est dominée dans les temps anciens par le textile, le travail du cuir (tanneries du faubourg Saint-Paul) et le commerce des bestiaux (marché important le mercredi). À la fin du XIXe siècle, la production de faïences est reconnue. Un pôle d’industries mécaniques s’établit par la suite dans la sous-préfecture.

La ville était également desservie par deux lignes de chemin de fer secondaire des Tramways des Deux-Sèvres, dont on voit ici la gare, avenue Victor-Hugo vers 1906.

Au XIXe siècle, des modifications urbanistiques importantes ont lieu : terrassements à l’emplacement de ce qui reste du Château (mêmes si deux tours restent debout), démolitions de portes fortifiées et d’une partie des remparts, aménagement de la place principale dite du Drapeau. Construction d’un nouveau quartier autour de la gare, arrivée du chemin de fer un peu tardivement en 1882, mais qui va permettre le développement de l’industrie familiale (briqueterie Ayrault, pâtes Panzani, négoce de bétails, travail du bois, agro-alimentaire, acier…). Les livraisons et les expéditions par le rail sont importantes jusque dans les années 1970 la ville étant reliée à Nantes via Cholet et Bressuire, Angers via Saumur et Thouars, La Rochelle via Niort et enfin Poitiers.

La région accueille en mai et juin 1940 les recrues de la 2e division polonaise de chasseurs. L'état-major est situé à Parthenay et le camps de base est à Airvault. Cette unité (16 000 hommes environ) participa sous commandement opérationnel français aux combats de juin 1940 et finit internée en Suisse où elle s'était réfugiée.

De nos jours, l’activité ferroviaire de Parthenay est quasiment inexistante sans ligne voyageurs depuis le début des années 1980 et avec quelques rares trains de fret sur la seule ligne encore en état : Niort-Thouars que des passionnés tentent d’ailleurs de faire revivre dans une perspective de liaison Nord-Sud et d’autoroute ferroviaire, cette ligne étant un tronçon de l'ancienne ligne Paris / Bordeaux par le rail via Saumur et Saintes.

La ville accueillit l’École normale des instituteurs du département où enseigna notamment Ernest Pérochon, futur prix Goncourt, école qui fut transférée à Niort et remplacée par un collège dans les années 1970.

Depuis 1945, l’extension urbaine continue et la ville se dotent d’équipements et d’infrastructures (Palais des Congrès, base de loisirs, piscines, déménagements du Champ de foire puis de l’hôpital, campus des métiers, rocade de contournement). Capitale du petit pays de Gâtine, la ville souffre de la crise industrielle et du vieillissement de la population de son pays rural. De nombreuses places commerciales sont à l'abandon. Le vieux centre souffre également du développement important de la ZAC des Loges en périphérie sur laquelle sont implantées autour d’un hypermarché une dizaine d'enseignes.

Elle se lance cependant dans l’innovation technologique et l’administration électronique, projets financés à l’origine par des programmes européens. Elle cherche aussi à préserver et valoriser son riche patrimoine historique et monumental.

Article détaillé : Seigneurs de Parthenay.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Burelé d'argent et d'azur, à la bande de gueules brochant sur le tout
Commentaires : Ces armes étaient celles des seigneurs de Parthenay.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Robert Bigot    
1953 1954 Clovis Macouin   résistant, conseiller général, député
1954 1965 Guy Marchand    
1965 1979 Armand Jubien PS  
1979 2001 Michel Hervé PS  
2001 En cours Xavier Argenton[8] DVD puis NC avocat, conseiller régional

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 390 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 855 3 213 3 527 4 027 4 024 4 288 4 781 4 921 5 046
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 685 5 057 4 844 4 778 5 091 6 305 6 646 7 297 6 915
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 509 7 155 7 544 6 582 6 830 7 175 7 367 7 947 8 350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
9 616 11 334 12 728 11 395 10 809 10 466 10 494 10 390 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


L'agglomération de Parthenay qui comprend les communes de Le Tallud, Pompaire et Châtillon-sur-Thouet compte 18 237 habitants en 2008[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Sous l’Ancien Régime, la cité a abrité une production artisanale de draps, rue de la Vau Saint-Jacques. Un ensemble de tanneries s'installe à Parthenay aux XVIIIe-XIXe siècles, notamment dans le quartier Saint-Paul, avant de disparaître au XXe siècle. La filature Blot-Bardet, sur le site de Pompairain en bordure du Thouet, est le principal établissement industriel du XIXe siècle. Deux principaux pôles d'activités se développent par la suite : l'agro-alimentaire (présence d'un important marché aux bestiaux, d'un centre régional d'abattage, de la société des engrais Aubrun, ...) et la métallurgie-mécanique (Ateliers de la Chaînette, Safmatic, SOVAM-Etalmobil, ...). Autres entreprises remarquables : la briqueterie Ayrault (ou ERO) aujourd'hui disparue, la société de BTP Esmery (actuellement M'RY), l'ancienne ébénisterie Dargenton, etc. Enfin, il ne faut pas oublier que le premier établissement de M. Panzani se trouvait à Parthenay.

Une annexe de la Chambre de commerce et d'industrie des Deux-Sèvres est installée à Parthenay.

La race de bœufs dite parthenaise est très connue et après un certain déclin depuis l'apparition des tracteurs qui rendaient inutiles les animaux de trait connaît un regain d'intérêt depuis une vingtaine d'années comme race à viande.

Ville numérique[modifier | modifier le code]

La municipalité de Parthenay s’est lancée très tôt dans l’aventure des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de communication) (Ville numérique). Initié par le maire Michel Hervé, le projet « Ville numérisée » avait pour objectif l’appropriation par les citoyens des NTIC et le développement de services publics en ligne.

Dès 1996, la ville est sélectionnée pour participer aux programmes pilotes européens « Mind » et « Metasa » (en 1998, le projet « Imagine » prendra le relais). Le district de Parthenay devient son propre fournisseur d’accès : les acteurs locaux voient leurs premiers sites internet hébergés gratuitement. La ville crée un site internet : l’« intownet ». Un serveur de messagerie expérimental est installé pour les citoyens : le BBS (Bulletin Board System). Chaque citoyen dispose d’une adresse de messagerie hébergée par la collectivité.

Pour faciliter l’apprentissage de ces nouvelles technologies, un premier « espace numérisé » (ordinateurs accessibles gratuitement) avec des ateliers de formation est créé. D'autres espaces ouvriront ensuite sur le territoire du district. Une opération « 1000 micros » (achat groupé par la ville de 1000 ordinateurs afin d’en abaisser le coût d’achat pour les citoyens et acteurs locaux) est lancée en 1997. Les établissements scolaires sont progressivement équipés. Des partenariats sont noués avec des industriels, notamment Microsoft.

La ville organise ou participe à de nombreuses manifestations d’études ou de promotion des NTIC (Declic, Netday, rencontres Démocratie et réseaux multimédia, Devnet, etc.). Des chercheurs en sciences sociales se sont intéressés à l’expérience parthenaisienne. La démarche de la municipalité de l’époque était en effet très liée au concept de « démocratie participative ». Les premiers services interactifs (formulaire de demande d’état-civil par exemple) sont alors proposés aux citoyens.

Les nouveaux projets, plus modestes, initiés en partenariat avec l’État (en l’occurrence l’Agence pour le développement de l’administration électronique puis la Direction générale de la modernisation de l’État), concernent le développement de l’administration électronique et des téléprocédures (projets Carte de vie quotidienne, Hélios, Actes-Contrôle de légalité électronique, Adeline, etc.).

Héritage de cette dizaine d'années d’immersion dans les NTIC, la ville dispose d’un important portail internet et a reçu la première en 2001, et sans interruption depuis, le label « Ville Internet @@@@@ », soit la récompense maximale reconnue en France en termes de densité de services en ligne[12],[13].

Dans le cadre des orientations 2007-2010, des réunions publiques sont organisées autour d’un titre : « Imaginons ensemble la ville web de demain ».

Médias[modifier | modifier le code]

Deux rédactions de presse écrite régionale : le Courrier de l'Ouest et La Nouvelle République du Centre-Ouest.

Une radio locale : Radio Gatine 88.6

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont fortifié Saint-Jacques
Cavalcade de la Pentecôte

Monuments[modifier | modifier le code]

Le pays de Parthenay est classé pays d'art et d'histoire. L'association Atemporelle propose dans ce cadre des visites guidées, cycles de conférences, animations pédagogiques, etc.

Parthenay possède encore des restes de son vieux château. Sont encore visibles : la tour de la Poudrière, la tour d'Harcourt, la bastille de Richemont et le boulevard d’artillerie.

Il reste encore de nombreux vestiges de l'enceinte médiévale (parties nord et ouest[1]). L’enceinte, construite en granit, était double au Moyen Âge à l’ouest et à l’est de la ville (on a même parlé de « Carcassonne de l'Ouest »)[15]. Les dimensions de l’enceinte varient considérablement selon les secteurs : 0,80 m à l’ouest, entre 2,2 et 3 mètres au nord et à l’est, et jusqu’à 6 mètres pour le boulevard d'artillerie, au nord-est[16]. L’ensemble était flanqué de trente tours semi-circulaires. L’une d’elle, rue Niquet, a une forme d’amande[17].

La ville possédait quatre portes : Souvaing au sud, du Marchioux au sud-est, du Bourg-Belais à l’est et, élément le plus remarquable et symbole de la cité, le pont fortifié « Porte Saint-Jacques », au nord[18]. Celle-ci est construite au XIIe siècle avec l’enceinte originale. Elle est renforcée dans la première moitié du XIVe siècle, au début de la guerre de Cent Ans[19]. Son apparence est bouleversée par l’ajout, au début du XVIe siècle, des deux tours en amande[20]. À la même époque, la salle intérieure est refaite[21], les armoiries des financeurs de la réfection sont sculptées sur la porte[18]. Cette campagne de construction est justifiée par la volonté des financeurs d’afficher leur puissance[22]. Enfin, le couronnement et l’ouverture sont refaits au XIXe siècle[18]. Les portes Marchioux et du Bourg-Belais étaient plus simples et défendues par une bastille[19]. Il existait en outre 17 poternes[18]. Une autre porte dite « de la Citadelle », est elle aussi défendue par un châtelet[19] ; elle porte l'Horloge de la ville.

Le quartier de la Citadelle possédait son enceinte particulière, et renfermait les bâtiments essentiels de la ville : halles et églises principales, à proximité du château[23].

On comptait à Parthenay de nombreuses églises paroissiales : Sainte-Croix, Saint-Laurent (encore en activité), Saint-Jacques, Saint-Paul, Saint-Pierre de Parthenay-le-Vieux, Notre-Dame-de-la-Couldre (transformées, désaffectées), Saint-Sépulcre, Saint-Jean (disparues). On peut citer aussi les chapelles du Rosaire et de l'ancien couvent des Cordeliers, ainsi que sur la commune voisine de Châtillon-sur-Thouet l'église Sainte-Catherine de la Maison-Dieu.

L'église de Notre-Dame-de-la-Couldre possède un portail roman particulièrement remarquable.

La rue de la Vau Saint-Jacques présente encore un ensemble de maisons à pans de bois, de style médiéval. Plusieurs animations de l'Association de sauvegarde du quartier de la Vau Saint-Jacques mettent en valeur ce patrimoine : « De caves en jardins » (lors des Journées du Patrimoine), le marché médiéval, etc.

Parthenay dispose également de la Maison des Cultures de Pays, près de la Porte Saint-Jacques. On y trouve l'association UPCP (« Union pour la culture populaire en Poitou-Charentes-Vendée »)-Métive qui promeut les chants, musiques et danses traditionnelles de la région (organisation du festival « De bouche à oreille »). Elle s'occupe aussi de recueillir toute la tradition orale des pays de l'Ouest grâce au CERDO (Centre d'études, de recherches et de documentation sur l'oralité), dans une perspective de conservation du patrimoine ethnologique. La Maison des Cultures de Pays abrite aussi le Musée municipal Georges-Turpin (collection de faïences « de Parthenay », maquettes de la ville, etc.).

Festivals[modifier | modifier le code]

Se déroulent à Parthenay des festivals :

  • Festival « De bouche à oreille » organisé par Métive (nouvelles musiques traditionnelles)
  • Festival des Jeux (aussi appelé FLIP pour Festival Ludique International de Parthenay)
  • Festival « Ah? dans la rue » organisé par l'association Ah?(théâtre et théâtre de rue)

Autre événement populaire : les « Fêtes de Pentecôte » avec la « Cavalcade » et la « Foire-exposition ».

La ville possède quelques équipements culturels : la médiathèque, l'École d'arts plastiques (avec un Espace Culture Multimédia), l’école de musique Georges-Migot, le Palais des congrès (avec une salle de théâtre), la maison du Patrimoine (salle d'exposition du patrimoine ; Archives municipales), l'Espace public numérisé Armand-Jubien (ordinateurs en accès libre, centre de formation informatique des citoyens), le logis Férolle, et la salle Diff’art : lieu municipal de 450 places consacré aux musiques actuelles et géré actuellement par l'association Trastaroots. Inaugurée en 1988, elle a su s'imposer dans le paysage culturel régional, de nombreux artistes de renommée nationale et/ou internationale s'y sont produits.

Panzani, la première marque de pâtes en France, a été créée à l'origine dans un entrepôt face à la gare de Parthenay par Jean Panzani (1911-2003) et sa femme.

Festival des Jeux[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne aussi les animations culturelles, Parthenay accueille le FLIP (Festival ludique international de Parthenay), appelé également plus simplement le Festival des Jeux. Ce festival dure douze jours en plein air en été, d'un mercredi au dimanche, une semaine et demie plus tard, et deux jours en week-end en espace couvert à la fin novembre.

Le FLIP est un des plus grands festivals de jeux dans le monde et le plus important en France.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

  • Georges Bernage, « Parthenay, cité médiévale 1012-1427 », dans Moyen Âge, n° 28, mai-juin 2002, p. 24-43.
  • Georges Bernage, « La cité de Parthenay (1427-1491) », dans Moyen Âge, n° 29, juillet-août 2002, p. 12-26.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Maria Cavaillès, Marie-Pierre Baudry, « L’enceinte urbaine de Parthenay », in Gilles Blieck, Philippe Contamine, Nicolas Faucherre... [et al.], Les enceintes urbaines, XIIIe-XVe siècles. Paris, édition du CTHS, 1999. ISBN 2-7355-0378-X, p. 18
  2. a, b, c, d, e et f Cavaillès, Baudry, op. cit., p. 16
  3. Robert Favreau (historien), « Naissance des communes en Poitou, Aunis, Saintonge et Angoumois », in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 152
  4. Robert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand,‎ 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6, lire en ligne), p 176
  5. a, b et c Cavaillès, Baudry, op. cit., p. 17
  6. Cavaillès, Baudry, op. cit., p. 31
  7. Élisabeth Carpentier et Georges Pon, « Le récit de la fondation de l’abbaye de Montierneuf de Poitiers par Guillaume VIII : la chronique clunisienne du moine Martin », in Cahiers de civilisation médiévale, Xe-XIIe siècles, Centre d'études supérieures de civilisation médiévale, no  51, 2008, janvier-mars, p 38
  8. [1], consulté le 6 avril 2014
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. Unité urbaine de Parthenay sur le site de l'Insee, consulté le 16 avril 2012.
  12. http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,2097213,00.htm
  13. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
  14. http://www.poitou-charentes.culture.gouv.fr/sri/pi79/Pages/page_activites.html
  15. Cavaillès, Baudry, op. cit., p. 19-20
  16. Cavaillès, Baudry, op. cit., p. 20
  17. Cavaillès, Baudry, op. cit., p. 21
  18. a, b, c et d Cavaillès, Baudry, op. cit., p. 22
  19. a, b et c Cavaillès, Baudry, op. cit., p. 24
  20. Cavaillès, Baudry, op. cit., p. 22-23
  21. Cavaillès, Baudry, op. cit., p. 23
  22. Cavaillès, Baudry, op. cit., p. 26
  23. Cavaillès, Baudry, op. cit., p. 19