Mouvement républicain et citoyen
| Mouvement républicain et citoyen | |
Logo officiel |
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| Présentation | |
|---|---|
| Président | Jean-Luc Laurent |
| Fondation | 25 - 26 janvier 2003 |
| Siège | 3, avenue de Corbera 75012 Paris |
| Président d'honneur | Jean-Pierre Chevènement |
| 1re vice-présidente | Marie-Françoise Bechtel |
| 2e vice-président | Christian Hutin |
| 3e vice-présidente | Catherine Coutard |
| Président du Conseil National | Georges Sarre |
| Adhérents | 4 000 (2012) |
| Idéologie | Républicanisme, Socialisme démocratique, Souverainisme, Patriotisme |
| Couleurs | Rouge, bleu |
| Site web | www.mrc-france.org |
| Présidents de groupe | |
| Sénat | Jacques Mézard (PRG) |
| Assemblée | Bruno Le Roux (PS) |
| Parlement européen | - |
| Représentation | |
| Députés |
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| Sénateurs |
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| Députés européens |
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Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) est un parti politique français de gauche républicaine fondé en 2003, qui prend la suite du Mouvement des citoyens et avant lui du Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste. De 2002 à 2004, il fait partie du Pôle républicain. Le parti prône un protectionnisme modéré ainsi qu'un fort étatisme.
Sommaire |
Historique[modifier]
En janvier 1991, Jean-Pierre Chevènement démissionne de son poste de ministre de la Défense pour manifester son opposition à l'engagement français au côté des troupes américaines au Koweït, pourtant décidé par François Mitterrand. Le Mouvement des citoyens (MDC) est créé l'année suivante, prenant le relai de Socialisme et République, et avant lui du CERES (aile gauche du Parti socialiste). A nouveau en désaccord avec le PS sur la question du Traité de Maastricht, le MDC fait scission pour devenir un parti politique indépendant au début de l'année 1993.
À l'occasion de l'élection présidentielle de 2002, où Jean-Pierre Chevènement, candidat du Pôle républicain, a obtenu 5,33 % des voix, le Mouvement des citoyens se transforma en Pôle républicain. Après l'échec de celui-ci aux élections législatives (il n'obtient aucun élu, contre 7 élus sortant pour le MDC), des dissidents fondent l'AGR.
Les 25 et 26 janvier 2003 se tient le congrès fondateur du Mouvement républicain et citoyen. Il regroupe majoritairement des anciens membres du MDC, dont son président d'honneur, Jean-Pierre Chevènement, son premier secrétaire, Jean-Luc Laurent et son porte-parole, Georges Sarre. Le Pôle républicain subsiste alors en tant que confédération composée à parité de membres du MRC et de représentants des autres composantes (gaullistes de l'UGFR, radicaux de l'URR...).
En juin 2003, quatre secrétaires nationaux du MRC, dont Éric Coquerel et l'ancien juge Éric Halphen, décident à leur tour de démissionner et fondent le MARS dissident, qui se rapprochera du PCF et de l'AGR. En juin 2004, des militants ayant appelé à voter PCF aux européennes sont exclus.
Lors du congrès de Paris XXe, au gymnase de la Bidassoa en novembre 2004, le MRC réaffirme sa volonté d'agir en faveur d'une refondation républicaine de la Gauche ; il élit comme Premier secrétaire l'ancien ministre Georges Sarre à 69 % des voix, et se donne les moyens d'une action militante dans la campagne pour le non au traité constitutionnel européen, victorieux le 29 mai 2005.
Lors du congrès de Paris XIe, gymnase Japy, en avril 2006, le MRC se prononce en faveur d'un candidat de rassemblement de la gauche qui puisse donner une suite au non du 29 mai 2005 (voir Comité d'initiative pour un rassemblement antilibéral : élection présidentielle de 2007). Si un tel rassemblement n'aboutissait pas, Jean-Pierre Chevènement se présenterait, soutenu par le MRC.
Les instances du MRC ont décidé à 84 % le 10 décembre 2006 de ne pas présenter la candidature de Jean-Pierre Chevènement et soutenir Ségolène Royal dès le premier tour. L’accord électoral prévoit que 10 circonscriptions sont réservées à des candidats MRC, qui sont également soutenus par le PS et que six places de suppléants de candidats socialistes sont réservées au MRC. Dans une soixantaine de circonscriptions, le MRC a présenté ses propres candidats à côté des candidats présentés ou soutenus par le PS (40). Il obtient finalement un seul siège, celui de Christian Hutin dans le Nord qui s'inscrit au groupe Socialiste, radical, citoyen.
Le 22 juin 2008, Jean-Pierre Chevènement prend la tête de la présidence effective du MRC lors du congrès de Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), avec l'appui de 167 voix sur 178 votants. M. Chevènement a à cette occasion fait part de son ambition de se présenter aux élections sénatoriales de septembre de la même année. Il a aussi lancé un appel au PS et au PCF pour la fondation d'un grand parti de la gauche, dont le leader serait le candidat unique de la gauche de gouvernement à l'élection présidentielle de 2012[1].
Lors des élections sénatoriales, le MRC gagne un sénateur, Jean-Pierre Chevènement remportant le siège du Territoire de Belfort dans le cadre d'une triangulaire l'opposant au candidat socialiste PS Yves Ackermann et à l'UMP le 21 septembre 2008[2]. Fin novembre, le sénateur de la Loire-Atlantique François Autain quitte le MRC pour rejoindre le Parti de gauche, réduisant les effectifs sénatoriaux du parti à un et mettant un point final à son groupe commun avec le Parti communiste, le CRC.
En 2009, en l'absence d'un « accord avec l'ensemble des forces de gauche » sur les européennes et après des négociations infructueuses avec le Parti socialiste et le Front de gauche, le MRC décide de renoncer à participer à ces élections, préférant préparer « les échéances qui viennent et plus particulièrement celles de 2012 »[3]. Cette consigne n'est pas suivie par l'ensemble du MRC, plusieurs fédérations et responsables du parti décidant de rejoindre le Front de gauche, la plupart du temps dans le cadre de la nouvelle organisation « République et Socialisme »[4]. Le 14 mai, Jean-Pierre Chevènement annonce dans un communiqué de presse que le MRC appellera officiellement à voter blanc ou nul[5].
Lors des élections régionales de mars 2010, le MRC passe un accord avec le PS et obtient 19 élus.
Le 9 novembre 2010, deux conseillers régionaux MRC d'Île-de-France ont annoncé rejoindre Europe Écologie : Guillaume Vuilletet et Éric Chevaillier[6]. Cela porte à 5 le nombre d'élus MRC au Conseil régional d'Ile-de-France.
Le 9 mars 2012, le MRC conclu avec le PS un "contrat de législature" qui "fonde leur alliance pour 2012"[7].
Les 15 et 16 décembre, lors de son 6e congrès, le MRC reconduit Jean-Luc Laurent en tant que président et lance une convention nationale sur la question européenne en 2013 pour préparer les élections européennes de 2014. Elle sera précédée de conventions locales, ouvertes « aux autres partis de gauche, aux associations, au monde du travail, aux entrepreneurs, à ceux qui réfléchissent à l'avenir de l'Europe »[8].
La direction nationale du MRC[modifier]
| Secrétariat national exécutif du MRC | |
|---|---|
| Président | Jean-Luc Laurent |
| Président d'honneur | Jean-Pierre Chevènement |
| Première vice-présidente (Relations européennes et internationales) | Marie-Françoise Bechtel |
| Deuxième vice-président (Monde du travail et questions sociales) | Christian Hutin |
| Troisième vice-présidente (Relations extérieures) | Catherine Coutard |
| Président du Conseil national | Georges Sarre |
| Trésorier | Christophe Benavides |
| Secrétaire à la Culture | Olivier Amiel |
| Secrétaire à la Communication internet, aux Réseaux sociaux et Relations presse | David Bouderballa |
| Secrétaire à la Protection Sociale | Jeanne Chevalier |
| Secrétaire à la Réforme Fiscale | Jean-Pierre Cossin |
| Secrétaire à la Politique Industrielle | Thierry Cotelle |
| Secrétaire aux Campagnes et aux Actions militantes | Adeline Crépin |
| Secrétaire aux Élections | Bastien Faudot |
| Secrétaire à l'Éducation | Estelle Folest |
| Secrétaire à l'Université d'été et à la Communication | Julien Landfried |
| Secrétaire aux Questions économiques | Yves Le Henaf |
| Secrétaire aux Fédérations et Comités | Eric Martin |
| Secrétaire aux Questions économiques | Bruno Moschetto |
| Secrétaire au Développement Durable | Christophe Mouton |
| Secrétaire à la Citoyenneté et la Laïcité | Claude Nicolet |
| Secrétaire à l'Énergie | Gérard Pierre |
| Secrétaire à l'Égalité femmes-hommes | Nathalie Pilhes |
| Secrétaire à la Santé | Ladislas Polski |
| Secrétaire au Projet et aux Prises de position du parti | Patrick Quinqueton |
| Secrétaire à l'État et à la réforme territoriale | Martine Souvignet |
| Secrétaire à la Jeunesse | Mehdi Yalaoui |
| Secrétariat national élargi | |
|---|---|
| Pascal Blanchetier | |
| Pierre Dubreuil | |
| Aimée Gourdol | |
| Cédric Mattews | |
| Christine Meyer | |
| Jean-Marc Miguet | |
| Eléonore Perrier | |
| Josette Robert | |
| Maurice Schwartz | |
| Dominique Vial | |
| Michel Vignal | |
Déclaration de principes[modifier]
Le Mouvement républicain et citoyen se présente comme étant fondé sur le rassemblement des citoyens qui veulent œuvrer en tous domaines à l'accomplissement de la République.
Il affirme que la souveraineté du peuple est l'outil de la liberté et la condition du plein exercice de la citoyenneté et veut promouvoir l'indépendance de la nation — qu'il juge être le cadre naturel de la démocratie —, la résistance à l'hégémonie libérale et œuvrer pour un monde multipolaire refusant la loi des empires.
Le MRC se revendique des principes républicains de liberté, de laïcité, d'égalité des droits et des chances (qui suppose la lutte contre les discriminations, ainsi qu'une réorientation républicaine de l'école publique, par opposition au pédagogisme revendiqué par certains autres partis de gauche), de justice sociale et de fraternité (qui implique la notion connexe de civisme), notamment tels qu'inscrits dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et dans le préambule de la Constitution de 1946.
Le MRC milite également pour une Confédération européenne ("Europe des nations" à géométrie variable), remplaçant l'Union européenne qu'il juge être le relais de la mondialisation libérale. Cette Confédération européenne serait ouverte aux pays de l'Est, en particulier à la Russie, et agirait par le codéveloppement pour lutter contre la pauvreté et pour la justice, notamment dans les pays du sud (projet d'Union méditerranéenne). Le MRC réclame une dévaluation compétitive de l'Euro ainsi qu'une révision des statuts de la Banque centrale européenne. Il envisage comme "plan B" (selon ses propres termes) une mutation de l'Euro de monnaie unique en monnaie commune. Seulement en cas d'éclatement de la zone euro, il préconise le retrait de la France de celle-ci.
Mouvement de jeunesse[modifier]
Les jeunes du parti sont regroupés dans un mouvement appelé de 2003 à 2006, jeunesses citoyennes[9], puis, après quelques années d'interruption, dans une nouvelle organisation, créée en 2009 sous le nom de Les jeunes du MRC.
Élus[modifier]
- 3 députés, Christian Hutin, Marie-Françoise Bechtel, Jean-Luc Laurent
- 1 sénateur, Jean-Pierre Chevènement (groupe RDSE)
- 19 conseillers régionaux
- 8 conseillers généraux
- des maires (Celoux, Le Kremlin-Bicêtre, Belfort, Saint-Pol-sur-Mer, Coudekerque-Branche, Séné, Pont-du-Château, Bengy-sur-Craon, Méry-sur-Oise, Bavilliers, Offemont, Rougemont-le-Château, Sermamagny, Leuville-sur-Orge, Souchez, …)
Notes et références[modifier]
- AFP, Plébiscité par son parti, Chevènement veut refonder la gauche
- Jean-Pierre Chevènement se voit en "Vauban de la gauche" au Sénat, 9 septembre 2008. Consulté le 14 septembre 2008
- Élections européennes : la position du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, Résolution adoptée par le conseil national du Mouvement républicain et citoyen, dimanche 22 mars 2009.
- www.frontdegauche.eu, Appel de « République et socialisme »
- Élections européennes : le MRC pour un vote blanc ou nul sur le blog de Jean-Pierre Chevènement
- http://www.leparisien.fr/vienne-en-arthies-95510/guillaume-vuilletet-rejoint-europe-ecologie-10-11-2010-1143500.php
- Contrat de législature PS/MRC, Le Figaro, 9 mars 2012.
- Discours de Jean-Luc Laurent au congrès du MRC, 16 décembre 2012.
- http://www.blogg.org/blog-14787-billet-111642.html