Salariat

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Le salariat est un mode d'organisation du travail qui repose sur la fourniture d’une prestation par une personne, contre rémunération et sous lien de subordination juridique avec un employeur.

L'employeur peut être individuel ou collectif (entreprise ou État).

L'existence d'un lien de subordination juridique est un critère déterminant du salariat. Il s'agit là d'une question de fait et non de forme. À titre d'exemple, on peut donc ne pas être salarié malgré un contrat de travail signé et/ou la réception d'une feuille de paie, ou au contraire être salarié malgré l'absence de tout contrat de travail écrit.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Ce système, issu principalement de la révolution industrielle, est majoritaire dans toutes les variantes du capitalisme. En France, il concerne 24 355 000 de personnes en 2008 pour 26 766 000 actifs occupés, soit 91 % des actifs. Les 2 411 000 emplois restants sont ceux des entrepreneurs individuels et des professions libérales[1].

On note dans l'ensemble des sociétés une tendance lourde de croissance du « taux de salarisation » , entendu comme le rapport du nombre de salariés au nombre total des personnes actives. Ainsi en France ce taux passe de 63% dans les années 1956 à 85% dans les années 1990, et à 91% dans les années 2000.

Parallèlement, les effets de la « mensualisation » ont fait que des formes de rémunération plus claires et plus objectives ont contribué à rendre plus attractif ce statut.

Histoire du salariat[modifier | modifier le code]

D'après l'économiste Philippe Villemus, "bien que très ancien dans l'histoire du travail de l'homme, le salariat ne s'est vraiment développé qu'à partir de la fin du XVIII siècle, avec la naissance du capitalisme industriel"[2]. C'est le déclin de la féodalité, à partir du XV siècle, qui a permis aux hommes de commencer à pouvoir disposer de leur propre force de travail.

Le salariat dans la théorie économique[modifier | modifier le code]

Analyse marxiste[modifier | modifier le code]

Selon Karl Marx, le salariat est au cœur du système d'exploitation capitaliste car le salarié - réduit à une force de travail marchandisée (travail vivant) - est soumis à la dictature de l'entreprise et du capital (travail mort) sans pouvoir décider de l'usage de la plus-value créée par son travail. Une partie de la richesse qu'il a créée est volée au salarié.

Analyse libérale[modifier | modifier le code]

Pour l'économie capitaliste, le salarié est un sujet de droit qui exerce des choix. Son salaire est déterminé par l'équilibre entre l'offre et la demande.

Analyse anarchiste[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Esclavage salarié.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. source : INSEE 2008, http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=99&ref_id=CMRSOS03139
  2. Philippe Villemus, Le patron, le footballeur et le smicard, editions-dialogues.fr, 2011.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Villemus, Le patron, le footballeur et le smicard. Quelle est la juste valeur du travail?, editions-dialogues.fr, 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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