Gradignan
| Gradignan | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Aquitaine | |
| Département | Gironde | |
| Arrondissement | Bordeaux | |
| Canton | Gradignan | |
| Intercommunalité | Communauté urbaine de Bordeaux | |
| Maire Mandat |
Michel Labardin 2008-2014 |
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| Code postal | 33170 | |
| Code commune | 33192 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Gradignanais | |
| Population municipale |
23 063 hab. (2010) | |
| Densité | 1 462 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 10 m — Max. 51 m | |
| Superficie | 15,77 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ville-gradignan.fr | |
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Gradignan (Gradinhan en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).
Ses habitants sont appelés les Gradignanais[1].
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Au Moyen Âge, la cité a connu une certaine notoriété, dont témoignent encore le prieuré de Cayac, les vestiges du Castéra et de la motte Saint-Albe. En 1152, quand le roi d'Angleterre devint, par son mariage, duc d'Aquitaine, le château d'Ornon, dit Le Castéra, situé sur la paroisse de Gradignan, était, semble-t-il, le chef-lieu de la comtau d'Ornon, vaste territoire situé au sud de la Garonne. La comtau d'Ornon était un territoire appartenant directement au roi d'Angleterre, alors duc d'Aquitaine. Le terme gascon de « comtau » a souvent été traduit par le français « comté », mais il s'agit d'une erreur : il s'agissait en fait d'un domaine comtal du duc d'Aquitaine qui était également comte de Bordeaux et non d'un comté. Les seigneurs d'Ornon ne possédaient qu'une partie de cette comtau.
Le château d'Ornon fut ravagé en 1405 par le comte d'Armagnac, vassal du Roi de France. Cette période médiévale coïncide avec celle des pèlerinages de Saint-Jacques-de-Compostelle. À la sortie de Gradignan, sur la grande route de Bayonne, le Prieuré de Cayac a permis à des milliers de pèlerins de se reposer avant d'aborder les terribles Landes, « pays désolé où l'on manque de tout ».
On observe depuis le Moyen Âge une similitude de réactions entre Bordeaux et Gradignan face aux grands événements politiques, notamment la Fronde, les révolutions de 1789, 1830 et 1848 : méfiants à l'égard du pouvoir centralisateur parisien, les notables et hommes d'affaires étaient plus préoccupés par leurs intérêts économiques que par les grands débats politiques. Quant aux gens plus modestes, leur seul souci était d'avoir un travail et des moyens de subsistance suffisants. Des liens nombreux unissaient en effet Gradignan à la capitale girondine. Il était de tradition, pour les Gradignanais, de vendre leur lait et leurs légumes à la ville si proche, ainsi que d'entretenir le linge des Bordelais. De même, de nombreux négociants bordelais possédaient des propriétés viticoles à Gradignan, faisant ainsi vivre journaliers et tonneliers.
Jusque vers 1950, Gradignan a été un simple village vivant des ressources de ses terres et de sa rivière, l'Eau Bourde. Longtemps restée à la traîne par un manque criant d'infrastructures, la commune s'est équipée tous azimuts, à partir de 1952, sous le mandat de Bernard Roumégoux : elle est devenue une ville de plus de 20 000 habitants tout en ayant conservé son aspect verdoyant.
La création du premier salon spécialisé du livre au format poche appelé Lire en Poche, date de 2005 à partir des études d'opportunité et de réalisation de Jean-Luc Furette, professeur à Bordeaux III (I.U.T. métiers du livre). Le maire Michel Labardin souhaitait accompagner la naissance de la médiathèque avec une initiative concrète, récurrente,innovante de proximité. Lire en Poche (premier week-end d'octobre) inscrit désormais la ville dans le calendrier des manifestations littéraires reconnus par les professionnels des métiers du livre. La fréquentation de quelques 18 000 personnes lors de la 7e édition souligne le succès populaire de cette manifestation.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Gradignan se blasonnent ainsi : Parti, au premier d'argent à la fasce ondée d'azur accompagnée de trois coquilles de sable, au second d'or à la tour de gueules ouverte et ajourée du champ, maçonnée de sable, le tout sommé d'un chef de gueules chargé d'un léopard d'or armé et lampassé d'azur[2].
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Politique et administration [modifier]
Liste des maires [modifier]
Politique locale [modifier]
La commune de Gradignan est le chef-lieu du canton de Gradignan, représenté par le conseiller général Anne-Marie Keiser (PS), ce canton est intégré à la septième circonscription de la Gironde représentée par le député Alain Rousset (PS).
Jumelages [modifier]
La commune entretient des accords de coopération[4] avec :
Pfungstadt (Allemagne) depuis 1996
Figueira da foz (Portugal) depuis 1992
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 23 063 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Enseignement [modifier]
La commune relève de l’Académie de Bordeaux.
| Écoles maternelles | Écoles primaires | Collèges | Lycée | Supérieur |
|---|---|---|---|---|
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Patrimoine [modifier]
Châteaux [modifier]
- Château Poumey
Les origines du château remontent à 1784 mais la bâtisse actuelle est construite en 1860 par une famille de négociants anglais, installée à Bordeaux. En 1945, de nouveaux propriétaires font l'acquisition du vignoble, le renouvellent et c'est ainsi que le cru Poumey remporte de nombreuses récompenses. En 1987, le château est mis en vente. Beaucoup de promoteurs immobiliers le désirent mais la commune le rachète dans le but de préserver un patrimoine historique. Elle le réhabilite entièrement, étend la surface d'exploitation en terroir de Graves. Depuis 1994, la municipalité a choisi de confier l'exploitation au château Pape Clément situé sur la même appellation d'origine contrôlée Pessac-Léognan. Aujourd'hui Poumey (13 ha) produit un cru rouge et un cru exceptionnel nommé « La Sérénité ». En 2010, 13996 bouteilles de vin ont été produites à partir des 4 parcelles situées à Poumey, Ornon, Bragues et Sabatey (appartenant à la commune).
- Château de l'Ermitage
Vestiges de l'ancien hospice devenu prieuré de Cayac, établi sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et mentionné dès 1234 ; il dépendait de l'abbaye Sainte-Croix de Bordeaux et a été inscrit monument historique en 1937 et 1987[7]. Les augustins de Bordeaux (clercs réguliers) possédaient à cet endroit une maison de maître, un chai et un cuvier. Vendu en 1791 aux enchères à un négociant, la maison est reconstruite. Sous le Second Empire, en 1866, la maison est remplacée par le château actuel. Domaine viticole n'ayant pas la qualité des autres domaines de la commune, le château est revendu plusieurs fois jusqu'en 1945. Racheté par la commune après la Seconde Guerre mondiale, le château abrite la mairie jusqu'en 1986. Seuls les mariages y sont aujourd'hui célébrés.
- Château d'Ornon
Construit au XIXe siècle, le château a pris le nom éponyme du lieu sur lequel il se trouve mais n'a aucun lien avec l'ancien château du comté d'Ornon. Un long corps de logis sans étage est encadré par deux pavillons. Les toitures en ardoise sont hautes. Les baies sont entourées de chambranle uni sauf la porte d'entrée dont le chambranle est mouluré. Autrefois domaine viticole, le château possédait des vignobles.
- Château de Mandavit
Ancien château du Gay, il tient son nom de Raymond Mandavit, négociant de Bordeaux, maire de la commune de 1795 à 1800 et propriétaire du domaine. Le château est cependant antérieur à cette date. La façade principale montre une certaine recherche dans la disposition des fenêtres : les trois travées centrales sont très rapprochées, alors que les deux autres sont décalées vers les extrémités. Des oculus ovales éclairent l'étage, celui du milieu est en position verticale, les autres en position horizontale. Il abrite aujourd'hui l'école municipale de musique municipale.
- Château de Malartic
Construit au XVIIIe siècle, il est d'une architecture beaucoup plus simple que les autres châteaux de la commune. Au départ bâtisse rectangulaire à un étage, complétée par deux ailes plus basses, il est ensuite agrémenté de deux tourelles. L'absence de décor extérieur et l'existence de nombreuses dépendances, qui autrefois fermaient presque complètement la cour, confirmaient son aspect d'une demeure de domaine agricole. Rien ne signalait le rang ou la fortune de son propriétaire.
- Château Lestonat
C'est en 1549 qu'est construite la première demeure par Arnaud de Lestonnac, marchand à Bordeaux. Mais le style du château actuel, différent, permet de dater l'édifice du début du XVIIe siècle. Des dépendances anciennes il ne reste qu'un pavillon. La chapelle a été construite au XIXe siècle.
- Château Montgaillard
Il existait en 1813 une maison de plaisance mais celle-ci fut totalement reconstruite sur un plan différent avant 1846. Le logis est composé d'un corps central sans étage et de deux gros pavillons carrés plus élevés qui l'encadrent. Les ornementations (pilastres, balustrades, guirlandes) sont un bon exemple du néo-classicisme tardif en Bordelais. Dès 1846, les jardins ont été très aménagés. Le bâtiment est aujourd'hui transformé en logements.
- Château Moulerens
Un plan de 1777 fait mention du château Moulerens qui fut par la suite considérablement modifié. Propriété d'une vieille famille bordelaise les Buhan pendant près de cent ans le domaine de 57 hectares comprenait vers 1850, vingt hectares plantés de vignes. Il produisait un excellent vin rouge appelé cru Monblanc, dont la production très élevée arrivait juste derrière celle de Laurenzane, et un excellent vin blanc le Clos d'Or. Depuis 1946, le domaine est géré par l'association « les Coqs Rouges », les vignes ont été remplacées par des espaces verts et des terrains de sport.
- Château Lahouneau
Il existait déjà à la fin du XVIIIe siècle. Son propriétaire était en 1770 le sieur Yauge, négociant bordelais dont la correspondance nous apprend qu'il venait dîner le dimanche à Lahouneau avec ses amis. Un plan de l'époque nous indique que le bâtiment et ses dépendances étaient entourés d'un grand jardin, de bois et de vignes.
- Château La Burthe
Construit par la famille Cochez, au XIXe siècle, sur une terre du château voisin qui appartenait à la grand-mère de François Mauriac, et qu'elle vendit aux Cochez, une famille alliée aux Écomard, aux Maupassant-Bartelemy. Le château est devenu un centre pour handicapés.
- Château Barthez
Les propriétaires du domaine sont connus depuis le milieu du XVIe siècle. La bâtisse, relativement modeste a été achetée en 1791 par Pierre Barthez qui la garda jusqu'à sa mort en 1832. Il est probable que le corps de bâtiment principal date de la fin du XVIIIe siècle, mais le gros pavillon qui le complète a été ajouté fin XIXéme.
- Château de Tauzia
Construit à la fin du XVIIIe siècle par l'architecte du grand théâtre de Bordeaux, Victor Louis ; il a été classé monument historique en 1965[8].
Patrimoine historique et architectural [modifier]
La motte Saint-Albe [modifier]
Vestiges d'un ancien château fort médiéval (motte féodale de Saint Albe) et d'un ancien donjon (ruines du Castéra), la motte Saint-Albe se présente sous la forme d'un tertre entouré d'un fossé. Nées au Xe siècle dans une époque troublée de contestations du pouvoir royal et de luttes entre seigneurs, les mottes défensives se sont multipliées sur le territoire.
Le château à motte et à basse-cour comprenait un tertre artificiel et un grand enclos appelé basse-cour. Ils étaient séparés par une fosse enjambée par un pont-levis. La motte était surmontée d'un donjon à l'origine en bois puis en pierre, et où résidait le seigneur. Dans la basse-cour se trouvaient les étables, les écuries, les ateliers, les fours. Des bâtiments abritaient aussi les hommes d'armes du seigneur, les forgerons, les armuriers et les agents d'exploitation du domaine. Pour certains historiens, il ne semble pas impossible que ce château ait été la demeure des premiers comtes d'Ornon. La motte pouvait avoir 100m de diamètre et 20m de haut.
Le Lavoir Saint Albe [modifier]
Le lavoir Saint-Albe date du XVIIIe siècle et provient de la propriété Sarrazin, qui comprenait le château Lafitte aujourd'hui disparu. Il a été racheté par la commune pour être installé dans le nouveau parc Saint-Albe. Original par sa forme ronde, le lavoir rappelle le rôle important des lavandières à Gradignan au XVIIIe siècle.
Le moulin d'Ornon [modifier]
Au confluent de l'Eau Bourde et du ruisseau du Pontet, il a servi de moulin à farine jusqu'au début du XIXe siècle avant de pulvériser du silex (1860) et de fabriquer des tapis (1878). Fin du XIXe siècle un nouveau système de vannes est réalisé permettant de conserver un niveau d'eau important, même pendant la saison estivale. Début XXe siècle et pendant une vingtaine d'années, il servira à l’élevage des truites. En 1981 une expérimentation d'élevage d’écrevisses (environ 1300) s'y tiendra. Il abrite à présent des activités associatives.
Le moulin de Mongaillard [modifier]
Moulin à farine pendant des siècles, il cesse son activité au XVIIIe siècle sans doute par défaut d'entretien, pour la reprendre de 1844 à la fin du XIXe siècle. Durant la première moitié du XXe siècle, le moulin sert à broyer les fèves de cacao puis de 1936 à 1939, on l'utilise pour fabriquer des pains de glace. En 1983, la commune en fait l'acquisition. Il est également utilisé de nos jours pour des activités associatives.
Le moulin du Moulineau [modifier]
À l'origine le moulin faisait partie du domaine de Laurenzane (mairie actuelle). Par l'action d'une pompe et d'une canalisation il emmenait l'eau au château. Le moulin servit à la mouture des grains, abrita une scierie mécanique (1886), et une fabrique de cannes et de mâts de parapluies dont les baleines étaient en bois. Il fut aussi le siège d'une blanchisserie mécanique. Il est actuellement une annexe technique de la Maison de la Nature.
Le moulin de Cazeaux [modifier]
Moulin à farine jusqu'à la fin du XIXe siècle, il fut de 1903 à 1955 le centre d'une importante tannerie employant jusqu'à 150 ouvriers et fabriquant des chaussures, des courroies, des harnais et des fouets. De 1957 à 1976 l'entreprise des Tricots St Joseph mondialement connue s'y installe. Plus de 600 ouvrières travaillent alors sur le site. Aujourd'hui les bâtiments abritent les Espaces Loisirs Rencontres de la ville.
Le Prieuré de Cayac [modifier]
Le domaine de Laurenzane [modifier]
Au XVIIe siècle, maison noble plus que château, le domaine de Laurenzane est devenu au XIXe siècle la propriété la plus importante de la commune : 100 hectares d'un seul tenant dont 20 hectares de parcs, 20 hectares de vignes, une vacherie modèle, de nombreux pâturages, un moulin. La façade côté parc est harmonieuse et d'une ampleur impressionnante. L'intérieur de la demeure faisait état d'un grand souci de confort et d'un goût pour le faste. Les dépendances étaient nombreuses et la production de vins rouges et blancs importante.
Le parc planté d'arbres exceptionnels aux essences variées venant de divers endroits du globe, comporte des bassins, des petits ponts et des grottes. Au XVIIIe siècle, on y trouvait même une orangerie. Ce parc d'agrément a été façonné à l'image du château pour montrer la richesse du domaine. À l'opposé, le parc du Moulineau où étaient implantées les activités du domaine, autour du moulin et de la vacherie, était constitué d'une végétation spontanée. Détruit par un incendie en 1986, le château de Laurenzane a été reconstruit en style néo classique et abrite aujourd'hui les services de la mairie.
Attribuée à Gustave Eiffel, la serre aurait été offerte par Napoléon III à Armand Couraud, propriétaire du château Malleret à Cadaujac. Suite à la division du domaine en 1979, elle est vouée à la démolition. Le maire de Gradignan l'achète pour le compte de la commune. La serre est démontée et numérotée pierre par pierre, fer après fer. Pendant un an, les services techniques municipaux vont restaurer la structure et reconstituer les détails manquants. La serre propose aujourd'hui des expositions temporaires.
La tour Chappe ou télégraphe de Chappe [modifier]
Il existe aussi dans l'enceinte de l'Institut national des jeunes sourds (INJS), un exemplaire d'une tour du télégraphe à bras, dit télégraphe de Chappe. Située sur la ligne de transmission vers Bayonne, elle permettait le relais des informations en provenance de Bordeaux, et de la capitale. Bâtie en 1823 et rénovée en 1990, elle peut être visitée tous les ans lors des journées du patrimoine. Haute de 10,70m, la tour a été construite en 1823 à l'occasion de la guerre de succession d'Espagne. Louis XVIII qui a levé une armée de 100 000 hommes pour venir en aide à Ferdinand VII, veut des nouvelles rapides du conflit et des mouvements de troupes. Il va donc utiliser le télégraphe optique inventé par l'abbé Chappe (1763-1805) et faire construire 110 postes relais entre Paris et Bayonne.
Le principe identique dans toutes les stations, repose sur un mécanisme articulé. Au sommet d'une poutre était fixée un bras relativement long et pouvant pivoter (le régulateur), lui même équipé à chacune de ses extrémités de deux bras plus courts également pivotants (les indicateurs). Un système de filins permettait de bouger l'ensemble et de créer différentes figures géométriques. Sous le mécanisme, dans une salle de travail, le stationnaire observait à la longue-vue la tour voisine distante de 10 à 25 km, relayait les messages observés en actionnant le mécanisme et consignait les signaux transmis dans un registre. Le message écrit était codé par le directeur en début de ligne. Pour cela il utilisait un livre de codes télégraphiques. Les figures fonctionnaient deux par deux, la première renvoyait au numéro de la page et la deuxième au numéro de la ligne. Ainsi les stationnaires ne pouvaient pas savoir le contenu du message transmis. Ce système permettait de transmettre un message en 3h30 alors qu'il fallait 5 à 6 jours avec des chevaux de poste. Seul inconvénient, la nuit ou le mauvais temps rendait impossible toute transmission.
La poterie [modifier]
Des trois fours qui existaient au siècle dernier à Gradignan, deux sont encore conservés: celui visible à l’extérieur de la poterie et un autre à l'intérieur. Ils ont été construits entre 1841 et 1855. Leur curieuse forme de bouteille n'est pas exclusive à Gradignan puisqu'on la retrouve aussi à Sèvres dès 1765 et en Angleterre. Cette forme particulière favorisait une meilleure répartition de la chaleur, par une cuisson sur deux niveaux. À l'origine, on y fabriquait des tuiles, puis très vite des pots à résine en raison du développement de la forêt des Landes au cours du Second Empire. Des poteries de ménages brutes ou vernies y sont ensuite produites. La Seconde Guerre mondiale a porté un coup fatal à la poterie à cause du manque de matières premières et de l'évolution de la demande. Au début des années 50, la poterie ferme ses portes. Rachetée en 1982 par la commune, elle accueille aujourd'hui l'association « terre d'art et d'argile »
Parcs et espaces verts [modifier]
- Gradignan possède plus de vingt parcs et espaces verts. On peut citer Mandavit, Parc René Canivenc ou Montgaillard. Plus de 400 hectares d'espaces boisés sont recensés, dont 203 hectares répartis en 20 parcs communaux, soit plus de 115m² d'espaces verts publics par habitant (contre 20m² en moyenne pour l'ensemble de la communauté urbaine de Bordeaux).
- La Maison de la Nature
Ancienne vacherie du château de Laurenzane, le bâtiment est attesté sans doute pour un autre usage au XVIIIe siècle. En 1851, il devient une vacherie modèle. À partir de 1914, le bâtiment sert de fabrique de canne et de mâts de parapluie. Laissé à l'abandon il est racheté par la commune au début des années 80 afin d'abriter l'administration du parc. Il se transforme en vivarium au rez de chaussée et en salle d'activité à l'étage.
Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[9].
Culture [modifier]
L'écomusée de la vigne et du vin [modifier]
L'écomusée de la vigne et du vin, situé au cœur du parc du Sabatey (15 ha) présente une exposition des outils utilisés entre 1850 et 1950 ainsi qu'un vignoble communal classé AOC Pessac-Léognan. Il s'agit d'un musée à toucher, à sentir et à goûter où petits et grands s'amuseront à découvrir les marques du travail de l'homme imprimées sur les outils des vignerons.
Le musée Georges de Sonneville [modifier]
Située dans un des lieux emblématiques de la Ville de Gradignan, le prieuré de Cayac, une exposition des œuvres de celui qui reste le grand peintre des « années folles » à Bordeaux, créateur du Salon des indépendants, Georges de Sonneville. C'est le prétexte à la découverte de l'évolution de l'art au XXe siècle, d'un point de vue pédagogique à travers différentes expositions.
La médiathèque [modifier]
La médiathèque, lieu de culture, d'enrichissement de la connaissance et d'animation autour du livre, de l'image et du son. «Forme ouverte de la bibliothèque traditionnelle», la médiathèque s'inscrit dans la modernité, par son architecture, par son principe de libre accès aux documents et surtout parce qu'elle s'adapte aux évolutions technologiques : informatisation,introduction des technologies de l'information et de la communication, nouveaux supports : son, musique, vidéo, multimédia.
Le théâtre des Quatre Saisons [modifier]
Avec une capacité d'accueil de 400 places, cette salle est un véritable auditorium tout en bois, qui peut se transformer grâce à une double configuration de la scène, en espace théâtral.
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
- « Lire en poche », rendez vous national annuel des livres de poche, premier salon spécialisé sur le petit format du livre papier, créé en 2005 à partir des études d'opportunité et de réalisation de Jean-Luc Furette (professeur à Bordeaux III/ IUT Métiers du Livre).
- « Poches voyageurs », action annuelle récurrente de pollinisation des livres au format poche dans des lieux utiles familiers publics et privés des Gradignanais, en partenariat avec les éditeurs des collections de poche fiction et non-fiction.
Galerie [modifier]
- Galerie photos de Gradignan
Voies de communication et transports [modifier]
Rocade [modifier]
Sorties
16 Gradignan-Centre
17 Gradignan-Malartic
Transports en commun [modifier]
Réseau TBC [modifier]
- Réseau -Bus-
| Liane | 8 | Hôpital Pellegrin ⇔ Gradignan-Malartic | |
| Liane | 10 | Bouliac-Centre Commercial ⇔ Gradignan-Beausoleil | |
| Ligne | 21 | Peixotto ⇔ Gradignan-Stade Ornon | |
| Corol | 36 | Gare de Pessac ⇔ Bègles Terres Neuves | |
| Nuit | 58 | jeudi à samedi | Bordeaux-Pont St Jean ⇔ Gradignan-Village 6-IUT |
| Ligne | 86 | Gradignan-Lycée des Graves ⇔ Gradignan-Malartic ou Stade Ornon |
Réseau Trans Gironde [modifier]
| 505 | Peixotto ⇔ Le Barp-Bourg ou -Laser Megajoules ou Belin-Béliet-Belin |
Personnalités liées à la commune [modifier]
- François Mauriac a vécu quelque temps à Gradignan dans une grande maison qui avait appartenu à sa grand-mère. Puis, l'ancienne propriété des seigneurs de Lange a été morcelée à partir des années cinquante et remplacée par le lotissement de Lange-Prairie (1960).
- Bertrand Cantat, chanteur du groupe Noir Désir.[réf. nécessaire]
- Boris Diaw, joueur de basket-ball, a habité à Gradignan, et a fréquenté l´école Martinon et le collège Fontaines de Monjous
- Denise de Sonneville-Bordes (1919-2008), préhistorienne, fille de Georges de Sonneville, est morte à Gradignan.
- Le chanteur d'opérette Marcel Merkès et Paulette Merval[réf. nécessaire]
- le philosophe Edgar Morin
- Jean Vautrin, réalisateur, écrivain
- Jean-luc Furette, directeur commercial de l'entreprise indépendante gradignanaise SOBODI, diffuseur/distributeur d'éditions. Il a, à la demande de la mairie, conçu, réalisé et structuré Lire en Poche à partir de 2005, manifestation annuelle spécialisée autour des petits formats du livre papier.
- Lætitia Colombani, réalisatrice, actrice et scénariste française, née en 1976
- le Baron Michel De Junca (1922-2011) a passé son enfance ici, il vécut au chateau Barthez et mourut à Gradignan.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Francine Musquère et Jean-Michel Mure, Gradignan : de la vigne à la ville, Bordeaux, Aubéron, 1995, 143 p. (ISBN 9782908650273) (OCLC 40714562)
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel de la commune
- Résultats du recensement de la population de Gradignan sur le site de l'INSEE, consulté le 19 décembre 2011.
- Gradignan sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 19 décembre 2011.
- Gradignan sur le site de l'Institut géographique national
- Lire en Poche
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Nom des habitants de Gradignan sur habitants.fr, consulté le 19 décembre 2011.
- GASO - Banque du blason - 33192
- Commune de Gradignan sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 19 décembre 2011.
- Jumelage(s) de Gradignan, sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du Ministère des Affaires étrangères. Consulté le 19 janvier 2013
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Inscription du prieuré de Cayac, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Classement du château de Tauzia, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
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|---|---|---|---|
| Le Bouscat via Bordeaux, Prieuré de Cayac (18 km à pied) |
|
Le Barp via Peyon (Saucats), (27 km à pied) |
