Gradignan

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Gradignan
Château de l'Ermitage.
Château de l'Ermitage.
Blason de Gradignan
Blason
Gradignan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Gradignan
Intercommunalité Communauté urbaine de Bordeaux
Maire
Mandat
Michel Labardin
2014-2020
Code postal 33170
Code commune 33192
Démographie
Gentilé Gradignanais
Population
municipale
23 355 hab. (2011)
Densité 1 481 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 46′ 21″ N 0° 36′ 56″ O / 44.7725, -0.615555555556 ()44° 46′ 21″ Nord 0° 36′ 56″ Ouest / 44.7725, -0.615555555556 ()  
Altitude Min. 10 m – Max. 51 m
Superficie 15,77 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-gradignan.fr

Gradignan (Gradinhan en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Gradignanais[1] et les Gradignanaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gradignan
Pessac Talence
Canéjan Gradignan Villenave-d'Ornon
Léognan

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la cité a connu une certaine notoriété, dont témoignent encore le prieuré de Cayac, les vestiges du Castéra et de la motte Saint-Albe. En 1152, quand le roi d'Angleterre devint, par son mariage, duc d'Aquitaine, le château d'Ornon, dit Le Castéra, situé sur la paroisse de Gradignan, était, semble-t-il, le chef-lieu de la comtau d'Ornon, vaste territoire situé au sud de la Garonne. La comtau d'Ornon était un territoire appartenant directement au roi d'Angleterre, alors duc d'Aquitaine. Le terme gascon de « comtau » a souvent été traduit par le français « comté », mais il s'agit d'une erreur : il s'agissait en fait d'un domaine comtal du duc d'Aquitaine qui était également comte de Bordeaux et non d'un comté. Les seigneurs d'Ornon ne possédaient qu'une partie de cette comtau.

Le château d'Ornon fut ravagé en 1405 par le comte d'Armagnac, vassal du Roi de France. Cette période médiévale coïncide avec celle des pèlerinages de Saint-Jacques-de-Compostelle. À la sortie de Gradignan, sur la grande route de Bayonne, le Prieuré de Cayac a permis à des milliers de pèlerins de se reposer avant d'aborder les terribles Landes, « pays désolé où l'on manque de tout ».

On observe depuis le Moyen Âge une similitude de réactions entre Bordeaux et Gradignan face aux grands événements politiques, notamment la Fronde, les révolutions de 1789, 1830 et 1848 : méfiants à l'égard du pouvoir centralisateur parisien, les notables et hommes d'affaires étaient plus préoccupés par leurs intérêts économiques que par les grands débats politiques. Quant aux gens plus modestes, leur seul souci était d'avoir un travail et des moyens de subsistance suffisants. Des liens nombreux unissaient en effet Gradignan à la capitale girondine. Il était de tradition, pour les Gradignanais, de vendre leur lait et leurs légumes à la ville si proche, ainsi que d'entretenir le linge des Bordelais. De même, de nombreux négociants bordelais possédaient des propriétés viticoles à Gradignan, faisant ainsi vivre journaliers et tonneliers.

Jusque vers 1950, Gradignan a été un simple village vivant des ressources de ses terres et de sa rivière, l'Eau Bourde. Longtemps restée à la traîne par un manque criant d'infrastructures, la commune s'est équipée tous azimuts, à partir de 1952, sous le mandat de Bernard Roumégoux : elle est devenue une ville de plus de 20 000 habitants tout en ayant conservé son aspect verdoyant.

En 1967, est construite, sur le territoire communal, une maison d'arrêt pouvant accueillir environ 400 détenus[2].

La création du premier salon spécialisé du livre au format poche appelé Lire en Poche, date de 2005 à partir des études d'opportunité et de réalisation de Jean-Luc Furette, professeur à Bordeaux III (I.U.T. métiers du livre). Le maire Michel Labardin souhaitait accompagner la naissance de la médiathèque avec une initiative concrète, récurrente, innovante de proximité. Lire en Poche (premier week-end d'octobre) inscrit désormais la ville dans le calendrier des manifestations littéraires reconnus par les professionnels des métiers du livre. La fréquentation de quelques 18 000 personnes lors de la 7e édition souligne le succès populaire de cette manifestation.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Gradignan se blasonnent ainsi :

Parti, au premier d'argent à la fasce ondée d'azur accompagnée de trois coquilles de sable, au second d'or à la tour de gueules ouverte et ajourée du champ, maçonnée de sable, le tout sommé d'un chef de gueules chargé d'un léopard d'or armé et lampassé d'azur[3].

Création Pierre Joubert, 1986.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2003 en cours Michel Labardin[4] Sans étiquette  
1977 janvier 2003 René Canivenc Divers droite  
1952 1977 Bernard Roumégoux Divers droite  
1945 1952 Fernand Villemin   medecin

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune de Gradignan est le chef-lieu du canton de Gradignan, représenté par le conseiller général Anne-Marie Keiser (PS), ce canton est intégré à la septième circonscription de la Gironde représentée par le député Alain Rousset (PS).

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune entretient des accords de coopération[5] avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 23 355 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 860 1 382 1 461 1 487 1 630 1 643 1 727 1 843 1 867
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 834 1 989 2 079 2 269 2 377 2 453 2 672 2 727 2 818
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 853 2 945 2 895 2 982 3 180 3 314 3 418 5 213 4 807
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
6 803 10 402 18 691 21 441 21 727 22 193 22 988 23 355 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune relève de l’Académie de Bordeaux.

Liste des établissements scolaires
Écoles maternelles Écoles primaires Collèges Lycée Supérieur
  • Ermitage
  • La Clairière
  • Lange
  • Saint-Géry
  • Les Tourelles
  • Malartic
  • Le Pin Franc
  • Saint-Exupéry
  • Lange
  • Saint-Géry
  • Martinon
  • Malartic
  • Le Pin Franc
  • Collège Fontaines de Monjous
  • Collège Alfred-Mauguin
  • Lycée des Graves

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Châteaux[modifier | modifier le code]

Château de Poumey
  • Château de Poumey

Les origines du château remontent à 1784 mais la bâtisse actuelle est construite en 1860 par une famille de négociants anglais, installée à Bordeaux. En 1945, de nouveaux propriétaires font l'acquisition du vignoble, le renouvellent et c'est ainsi que le cru Poumey remporte de nombreuses récompenses. En 1987, le château est mis en vente. Beaucoup de promoteurs immobiliers le désirent mais la commune le rachète dans le but de préserver un patrimoine historique. Elle le réhabilite entièrement, étend la surface d'exploitation en terroir de Graves. Depuis 1994, la municipalité a choisi de confier l'exploitation au château Pape Clément situé sur la même appellation d'origine contrôlée Pessac-Léognan. Aujourd'hui Poumey (13 ha) produit un cru rouge et un cru exceptionnel nommé « La Sérénité ». En 2010, 13996 bouteilles de vin ont été produites à partir des 4 parcelles situées à Poumey, Ornon, Bragues et Sabatey (appartenant à la commune).

  • Château de l'Ermitage
Château de l'Ermitage

Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Vestiges de l'ancien hospice devenu prieuré de Cayac, établi sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et mentionné dès 1234 ; il dépendait de l'abbaye Sainte-Croix de Bordeaux et a été inscrit monument historique en 1937 et 1987[8]. Les augustins de Bordeaux (clercs réguliers) possédaient à cet endroit une maison de maître, un chai et un cuvier. Vendu en 1791 aux enchères à un négociant, la maison est reconstruite. Sous le Second Empire, en 1866, la maison est remplacée par le château actuel. Domaine viticole n'ayant pas la qualité des autres domaines de la commune, le château est revendu plusieurs fois jusqu'en 1945. Racheté par la commune après la Seconde Guerre mondiale, le château abrite la mairie jusqu'en 1986. Seuls les mariages y sont aujourd'hui célébrés.

  • Château d'Ornon

Construit au XIXe siècle, le château a pris le nom éponyme du lieu sur lequel il se trouve mais n'a aucun lien avec l'ancien château du comté d'Ornon. Un long corps de logis sans étage est encadré par deux pavillons. Les toitures en ardoise sont hautes. Les baies sont entourées de chambranle uni sauf la porte d'entrée dont le chambranle est mouluré. Autrefois domaine viticole, le château possédait des vignobles.

  • Château de Mandavit

Ancien château du Gay, il tient son nom de Raymond Mandavit, négociant de Bordeaux, maire de la commune de 1795 à 1800 et propriétaire du domaine. Le château est cependant antérieur à cette date. La façade principale montre une certaine recherche dans la disposition des fenêtres : les trois travées centrales sont très rapprochées, alors que les deux autres sont décalées vers les extrémités. Des oculus ovales éclairent l'étage, celui du milieu est en position verticale, les autres en position horizontale. Il abrite aujourd'hui l'école municipale de musique municipale.

  • Château de Malartic

Construit au XVIIIe siècle, il est d'une architecture beaucoup plus simple que les autres châteaux de la commune. Au départ bâtisse rectangulaire à un étage, complétée par deux ailes plus basses, il est ensuite agrémenté de deux tourelles. L'absence de décor extérieur et l'existence de nombreuses dépendances, qui autrefois fermaient presque complètement la cour, confirmaient son aspect d'une demeure de domaine agricole. Rien ne signalait le rang ou la fortune de son propriétaire.

  • Château Lestonat

C'est en 1549 qu'est construite la première demeure par Arnaud de Lestonnac, marchand à Bordeaux. Mais le style du château actuel, différent, permet de dater l'édifice du début du XVIIe siècle. Des dépendances anciennes il ne reste qu'un pavillon. La chapelle a été construite au XIXe siècle.

  • Château Montgaillard

Il existait en 1813 une maison de plaisance mais celle-ci fut totalement reconstruite sur un plan différent avant 1846. Le logis est composé d'un corps central sans étage et de deux gros pavillons carrés plus élevés qui l'encadrent. Les ornementations (pilastres, balustrades, guirlandes) sont un bon exemple du néo-classicisme tardif en Bordelais. Dès 1846, les jardins ont été très aménagés. Le bâtiment est aujourd'hui transformé en logements.

  • Château Moulerens

Un plan de 1777 fait mention du château Moulerens qui fut par la suite considérablement modifié. Propriété d'une vieille famille bordelaise les Buhan pendant près de cent ans le domaine de 57 hectares comprenait vers 1850, vingt hectares plantés de vignes. Il produisait un excellent vin rouge appelé cru Monblanc, dont la production très élevée arrivait juste derrière celle de Laurenzane, et un excellent vin blanc le Clos d'Or. Depuis 1946, le domaine est géré par l'association « les Coqs Rouges », les vignes ont été remplacées par des espaces verts et des terrains de sport.

  • Château Lahouneau

Il existait déjà à la fin du XVIIIe siècle. Son propriétaire était en 1770 le sieur Yauge, négociant bordelais dont la correspondance nous apprend qu'il venait dîner le dimanche à Lahouneau avec ses amis. Un plan de l'époque nous indique que le bâtiment et ses dépendances étaient entourés d'un grand jardin, de bois et de vignes.

  • Château La Burthe

Construit par la famille Cochez, au XIXe siècle, sur une terre du château voisin qui appartenait à la grand-mère de François Mauriac, et qu'elle vendit aux Cochez, une famille alliée aux Écomard, aux Maupassant-Bartelemy. Le château est devenu un centre pour handicapés.

  • Château Barthez

Les propriétaires du domaine sont connus depuis le milieu du XVIe siècle. La bâtisse, relativement modeste a été achetée en 1791 par Pierre Barthez qui la garda jusqu'à sa mort en 1832. Il est probable que le corps de bâtiment principal date de la fin du XVIIIe siècle, mais le gros pavillon qui le complète a été ajouté fin XIXe siècle.

Château Tauzia
  • Château Tauzia

Construit à la fin du XVIIIe siècle par l'architecte du grand théâtre de Bordeaux, Victor Louis ; il a été classé monument historique en 1965[9].

Patrimoine historique et architectural[modifier | modifier le code]

La motte Saint-Albe[modifier | modifier le code]

Vestiges d'un ancien château fort médiéval (motte féodale de Saint Albe) et d'un ancien donjon (ruines du Castéra), la motte Saint-Albe se présente sous la forme d'un tertre entouré d'un fossé. Nées au Xe siècle dans une époque troublée de contestations du pouvoir royal et de luttes entre seigneurs, les mottes défensives se sont multipliées sur le territoire.

Le château à motte et à basse-cour comprenait un tertre artificiel et un grand enclos appelé basse-cour. Ils étaient séparés par une fosse enjambée par un pont-levis. La motte était surmontée d'un donjon à l'origine en bois puis en pierre, et où résidait le seigneur. Dans la basse-cour se trouvaient les étables, les écuries, les ateliers, les fours. Des bâtiments abritaient aussi les hommes d'armes du seigneur, les forgerons, les armuriers et les agents d'exploitation du domaine. Pour certains historiens, il ne semble pas impossible que ce château ait été la demeure des premiers comtes d'Ornon. La motte pouvait avoir 100 m de diamètre et 20 m de haut.

Le Lavoir Saint Albe[modifier | modifier le code]

Le lavoir Saint-Albe date du XVIIIe siècle et provient de la propriété Sarrazin, qui comprenait le château Lafitte aujourd'hui disparu. Il a été racheté par la commune pour être installé dans le nouveau parc Saint-Albe. Original par sa forme ronde, le lavoir rappelle le rôle important des lavandières à Gradignan au XVIIIe siècle.

Le moulin d'Ornon[modifier | modifier le code]

Au confluent de l'Eau Bourde et du ruisseau du Pontet, il a servi de moulin à farine jusqu'au début du XIXe siècle avant de pulvériser du silex (1860) et de fabriquer des tapis (1878). Fin du XIXe siècle un nouveau système de vannes est réalisé permettant de conserver un niveau d'eau important, même pendant la saison estivale. Début XXe siècle et pendant une vingtaine d'années, il servira à l’élevage des truites. En 1981 une expérimentation d'élevage d’écrevisses (environ 1300) s'y tiendra. Il abrite à présent des activités associatives.

Le moulin de Mongaillard[modifier | modifier le code]

Moulin à farine pendant des siècles, il cesse son activité au XVIIIe siècle sans doute par défaut d'entretien, pour la reprendre de 1844 à la fin du XIXe siècle. Durant la première moitié du XXe siècle, le moulin sert à broyer les fèves de cacao puis de 1936 à 1939, on l'utilise pour fabriquer des pains de glace. En 1983, la commune en fait l'acquisition. Il est également utilisé de nos jours pour des activités associatives.

Le moulin du Moulineau[modifier | modifier le code]

À l'origine le moulin faisait partie du domaine de Laurenzane (mairie actuelle). Par l'action d'une pompe et d'une canalisation il emmenait l'eau au château. Le moulin servit à la mouture des grains, abrita une scierie mécanique (1886), et une fabrique de cannes et de mâts de parapluies dont les baleines étaient en bois. Il fut aussi le siège d'une blanchisserie mécanique. Il est actuellement une annexe technique de la Maison de la Nature.

Le moulin de Cazeaux[modifier | modifier le code]

Moulin à farine jusqu'à la fin du XIXe siècle, il fut de 1903 à 1955 le centre d'une importante tannerie employant jusqu'à 150 ouvriers et fabriquant des chaussures, des courroies, des harnais et des fouets. De 1957 à 1976 l'entreprise des Tricots St Joseph mondialement connue s'y installe. Plus de 600 ouvrières travaillent alors sur le site. Aujourd'hui les bâtiments abritent les Espaces Loisirs Rencontres de la ville.

Le Prieuré de Cayac[modifier | modifier le code]

Il constitue une étape de la voie de Tours du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les restes du prieuré sont inscrits aux monuments historiques le 17 septembre 1937, l'ensemble formé par l'église prieurale et le bâtiment accolé au bas-côté sud sont inscrits le 22 décembre 1987.

Le domaine de Laurenzane[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Laurenzane.

Au XVIIe siècle, maison noble plus que château, le domaine de Laurenzane est devenu au XIXe siècle la propriété la plus importante de la commune : 100 hectares d'un seul tenant dont 20 hectares de parcs, 20 hectares de vignes, une vacherie modèle, de nombreux pâturages, un moulin. La façade côté parc est harmonieuse et d'une ampleur impressionnante. L'intérieur de la demeure faisait état d'un grand souci de confort et d'un goût pour le faste. Les dépendances étaient nombreuses et la production de vins rouges et blancs importante.

Le parc planté d'arbres exceptionnels aux essences variées venant de divers endroits du globe, comporte des bassins, des petits ponts et des grottes. Au XVIIIe siècle, on y trouvait même une orangerie. Ce parc d'agrément a été façonné à l'image du château pour montrer la richesse du domaine. À l'opposé, le parc du Moulineau où étaient implantées les activités du domaine, autour du moulin et de la vacherie, était constitué d'une végétation spontanée. Détruit par un incendie en 1986, le château de Laurenzane a été reconstruit en style néo classique et abrite aujourd'hui les services de la mairie.

Attribuée à Gustave Eiffel, la serre aurait été offerte par Napoléon III à Armand Couraud, propriétaire du château Malleret à Cadaujac. À la suite de la division du domaine en 1979, elle est vouée à la démolition. Le maire de Gradignan l'achète pour le compte de la commune. La serre est démontée et numérotée pierre par pierre, fer après fer. Pendant un an, les services techniques municipaux vont restaurer la structure et reconstituer les détails manquants. La serre propose aujourd'hui des expositions temporaires.

La tour Chappe ou télégraphe de Chappe[modifier | modifier le code]

Télégraphe Chappe - Gradignan.jpg

Il existe aussi dans l'enceinte de l'Institut national des jeunes sourds (INJS), un exemplaire d'une tour du télégraphe à bras, dit télégraphe de Chappe. Située sur la ligne de transmission vers Bayonne, elle permettait le relais des informations en provenance de Bordeaux, et de la capitale. Bâtie en 1823 et rénovée en 1990, elle peut être visitée tous les ans lors des journées du patrimoine. Haute de 10,70 m, la tour a été construite en 1823 à l'occasion de la guerre de succession d'Espagne. Louis XVIII qui a levé une armée de 100 000 hommes pour venir en aide à Ferdinand VII, veut des nouvelles rapides du conflit et des mouvements de troupes. Il va donc utiliser le télégraphe optique inventé par l'abbé Chappe (1763-1805) et faire construire 110 postes relais entre Paris et Bayonne.

Le principe identique dans toutes les stations, repose sur un mécanisme articulé. Au sommet d'une poutre était fixée un bras relativement long et pouvant pivoter (le régulateur), lui-même équipé à chacune de ses extrémités de deux bras plus courts également pivotants (les indicateurs). Un système de filins permettait de bouger l'ensemble et de créer différentes figures géométriques. Sous le mécanisme, dans une salle de travail, le stationnaire observait à la longue-vue la tour voisine distante de 10 à 25 km, relayait les messages observés en actionnant le mécanisme et consignait les signaux transmis dans un registre. Le message écrit était codé par le directeur en début de ligne. Pour cela il utilisait un livre de codes télégraphiques. Les figures fonctionnaient deux par deux, la première renvoyait au numéro de la page et la deuxième au numéro de la ligne. Ainsi les stationnaires ne pouvaient pas savoir le contenu du message transmis. Ce système permettait de transmettre un message en 3h30 alors qu'il fallait 5 à 6 jours avec des chevaux de poste. Seul inconvénient, la nuit ou le mauvais temps rendait impossible toute transmission.

La poterie[modifier | modifier le code]

Des trois fours qui existaient au siècle dernier à Gradignan, deux sont encore conservés: celui visible à l’extérieur de la poterie et un autre à l'intérieur. Ils ont été construits entre 1841 et 1855. Leur curieuse forme de bouteille n'est pas exclusive à Gradignan puisqu'on la retrouve aussi à Sèvres dès 1765 et en Angleterre. Cette forme particulière favorisait une meilleure répartition de la chaleur, par une cuisson sur deux niveaux. À l'origine, on y fabriquait des tuiles, puis très vite des pots à résine en raison du développement de la forêt des Landes au cours du Second Empire. Des poteries de ménages brutes ou vernies y sont ensuite produites. La Seconde Guerre mondiale a porté un coup fatal à la poterie à cause du manque de matières premières et de l'évolution de la demande. Au début des années 1950, la poterie ferme ses portes. Rachetée en 1982 par la commune, elle accueille aujourd'hui l'association « terre d'art et d'argile »

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

  • Gradignan possède plus de vingt parcs et espaces verts. On peut citer Mandavit, Parc René Canivenc ou Montgaillard. Plus de 450 hectares d'espaces boisés sont recensés, dont 203 hectares répartis en 20 parcs communaux, soit plus de 115 m2 d'espaces verts publics par habitant (contre 20 m2 en moyenne pour l'ensemble de la communauté urbaine de Bordeaux).
    • Parc de Mandavit (47 Ha)
    • Parc René Canivenc (ancien parc du Moulineau) (8,5 Ha)
    • Parc de Montgaillard (5,7 Ha)
    • Parc de Pelissey (3,5 Ha)
    • Parc de l'Ermitage (9,5 Ha)
    • Parc de Laurenzane (parc de la mairie) (7,5 Ha)
    • Parc de Cayac (8,5 Ha)
    • Parc de Saint-Albe (5,5 Ha)
    • Parc du Moulin d'Ornon (3 Ha)
    • Parc de la Tannerie (7,3 Ha)
    • Parc du Sabatey (15 Ha)
    • Parc de Cotor-Laburthe (43 Ha)
    • Parc d'Anduche (7 Ha)
    • Parc de Poumey (3 Ha)
    • Parc du bois de Papaye (19 Ha)
    • Parc de Bragues (3,5 Ha)
    • Parc du Château d'Ornon (3 Ha)
    • Parc de la Crabette (2,5 Ha)
    • Parc de Catoy (1,5 Ha)
    • Parc de Gazailhan (3 Ha)
  • La Maison de la Nature

Ancienne vacherie du château de Laurenzane, le bâtiment est attesté sans doute pour un autre usage au XVIIIe siècle. En 1851, il devient une vacherie modèle. À partir de 1914, le bâtiment sert de fabrique de canne et de mâts de parapluie. Laissé à l'abandon il est racheté par la commune au début des années 1980 afin d'abriter l'administration du parc. Il se transforme en vivarium au rez de chaussée et en salle d'activité à l'étage.

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[10].

Culture[modifier | modifier le code]

L'écomusée de la vigne et du vin[modifier | modifier le code]

L'écomusée de la vigne et du vin, situé au cœur du parc du Sabatey (15 ha) présente une exposition des outils utilisés entre 1850 et 1950 ainsi qu'un vignoble communal classé AOC Pessac-Léognan. Il s'agit d'un musée à toucher, à sentir et à goûter où petits et grands s'amuseront à découvrir les marques du travail de l'homme imprimées sur les outils des vignerons.

Le musée Georges de Sonneville[modifier | modifier le code]

Située dans un des lieux emblématiques de la Ville de Gradignan, le prieuré de Cayac, une exposition des œuvres de celui qui reste le grand peintre des « années folles » à Bordeaux, créateur du Salon des indépendants, Georges de Sonneville. C'est le prétexte à la découverte de l'évolution de l'art au XXe siècle, d'un point de vue pédagogique à travers différentes expositions.

L'Escale Bigata[modifier | modifier le code]

L'Escale Bigata est un parcours unique, composé de seize sculptures situées dans le parc de Laurenzane, permettant aux visiteurs de déambuler dans un véritable musée à ciel ouvert et de s'approprier les sculptures.

L'artiste, Danielle Bigata, sculpteur travaillant aussi bien le marbre que le bronze, a su concilier son art et son goût pour les voyages et les rencontres. Après quatre années d'études à l'Institut Central de Restauration de Rome, dans les années soixante, elle arpente les coulisses des théâtres parisiens et enrichit ses cartons de portraits d'artistes du cinéma et du show-business... En 1971, elle crée "l'Atelier de Restauration en Gironde", et travaille pour les Monuments Historiques. À la même époque, elle est engagée par l'école Art et Avenir de Paris et y donne des cours pendant une quinzaine d'années. Parallèlement, elle s'exerce sans relâche sur différentes matières comme le bois, la pierre ou le marbre et multiplie les expériences pour acquérir la maîtrise technique nécessaire à la taille directe. Ses participations à des concours internationaux lui permettent de gagner des commandes, la première en Allemagne. Elle se consacre alors à la création en marbre et en bronze de nombreux monuments, et vit désormais de sa passion.

La médiathèque[modifier | modifier le code]

La médiathèque, lieu de culture, d'enrichissement de la connaissance et d'animation autour du livre, de l'image et du son. « Forme ouverte de la bibliothèque traditionnelle », la médiathèque s'inscrit dans la modernité, par son architecture, par son principe de libre accès aux documents et surtout parce qu'elle s'adapte aux évolutions technologiques : informatisation, introduction des technologies de l'information et de la communication, nouveaux supports : son, musique, vidéo, multimédia.

Le théâtre des Quatre Saisons[modifier | modifier le code]

Avec une capacité d'accueil de 400 places, cette salle est un véritable auditorium tout en bois, qui peut se transformer grâce à une double configuration de la scène, en espace théâtral. Jusqu'en 2014, le théâtre organisait avec la mairie la « Cinquième Saison » et proposait plusieurs spectacles gratuits et en plein air dans les parcs et les rues de la ville.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • « Lire en poche », rendez vous national annuel des livres de poche, premier salon spécialisé sur le petit format du livre papier, créé en 2005 à partir des études d'opportunité et de réalisation de Jean-Luc Furette (professeur à Bordeaux III/ IUT Métiers du Livre).
  • « Poches voyageurs », action annuelle récurrente de pollinisation des livres au format poche dans des lieux utiles familiers publics et privés des Gradignanais, en partenariat avec les éditeurs des collections de poche fiction et non-fiction.
  • « Le week-end de la BD », festival autour de la bande-dessinée qui a lieu chaque année en mai depuis 2004.
  • « Play » est un festival né en 2011 à l'initiative de la Ville de Gradignan qui en a confié la gestion à l'EPAJG (Établissement Public pour l'Animation des Jeunes à Gradignan). PLAY est un festival éclectique entièrement gratuit dédié aux pratiques sportives, artistiques, numériques et culturelles actuelles. Il a lieu début juillet de chaque année.
  • « La fête sport et nature » a toujours été conçu comme la grande fête de plein-air de la Gradignan, une fête de printemps pour la découverte de la nature privilégiée de cette ville. Il s'agit de déambulation de long de l'Eau bourde, entre les parcs de Cayac, de Saint-Albe et de Montgaillard, sachant que le matin est réservé aux courses pédestres et d'orientation à Mandavit et l'après-midi à des découvertse et animations, notamment pour les enfants, comme la pêche au livre de poche.
  • « La fête de la musique » a lieu chaque année le 20 juin au centre-ville de Gradignan. Elle accueille aussi bien les jeunes de l'école de musique que des groupes locaux.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

Rocade[modifier | modifier le code]

Sorties
sortie 16  Gradignan-Centre
sortie 17 Gradignan-Malartic

Autoroute (A63)[modifier | modifier le code]

Sorties

sortie 26 Gradignan-Beausoleil

Départementale (D1010, ancienne RN 10)[modifier | modifier le code]

Correspond au Cours du Général de Gaulle et à l'Avenue de la Libération.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau bus TBC[modifier | modifier le code]

Liane 8 toutes les 15 minutes en journée Bordeaux-Hôpital Pellegrin ⇔ Gradignan-Malartic
Liane 10 toutes les 10 minutes en journée Bouliac-Centre Commercial ⇔ Gradignan-Beausoleil
Ligne 21 toutes les 30 minutes en journée Talence-Peixotto ⇔ Gradignan-Stade d'Ornon
Corol 36 toutes les 30 minutes en journée Gare de Pessac ⇔ Bègles-Terres Neuves
Nuit 58 la nuit du jeudi à samedi Bordeaux-Pont St Jean ⇔ Gradignan-Village 6-IUT
Spécifique 86 vers le lycée pour 8h et 9h et retour à 17h ou 13h (le mercredi) Gradignan-Lycée des Graves ⇔ Gradignan-Malartic ou Stade d'Ornon

Réseau cars TransGironde[modifier | modifier le code]

505 Peixotto ⇔ Le Barp-Bourg ou Le Barp-Laser MégaJoules ou Belin-Béliet-Belin

À vélo[modifier | modifier le code]

Gradignan possède de nombreuses pistes cyclables ainsi que des bornes pour attacher son vélo. Place Roumégoux se trouve une station Vcub.

À pied[modifier | modifier le code]

Il existe un parcours de moyenne randonnée balisé grâce à des plots verts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Mauriac a vécu quelque temps à Gradignan dans une grande maison qui avait appartenu à sa grand-mère. Puis, l'ancienne propriété des seigneurs de Lange a été morcelée à partir des années cinquante et remplacée par le lotissement de Lange-Prairie (1960).
  • Bertrand Cantat, chanteur du groupe Noir Désir.[réf. nécessaire]
  • Boris Diaw, joueur de basket-ball, a habité à Gradignan, et a fréquenté l´école Martinon et le collège Fontaines de Monjous
  • Denise de Sonneville-Bordes (1919-2008), préhistorienne, fille de Georges de Sonneville, est morte à Gradignan.
  • Le chanteur d'opérette Marcel Merkès et Paulette Merval[réf. nécessaire]
  • le philosophe Edgar Morin
  • Jean Vautrin, réalisateur, écrivain
  • Jean-luc Furette, directeur commercial de l'entreprise indépendante gradignanaise SOBODI, diffuseur/distributeur d'éditions. Il a, à la demande de la mairie, conçu, réalisé et structuré Lire en Poche à partir de 2005, manifestation annuelle spécialisée autour des petits formats du livre papier.
  • Lætitia Colombani, réalisatrice, actrice et scénariste française, née en 1976
  • le Baron Michel De Junca (1922-2011) a passé son enfance ici, il vécut au château Barthez et mourut à Gradignan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francine Musquère et Jean-Michel Mure, Gradignan : de la vigne à la ville, Bordeaux, Aubéron,‎ 1995, 143 p. (ISBN 9782908650273, OCLC 40714562)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]