Xavier Darcos

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Xavier Darcos
Xavier Darcos, le 7 octobre 2003.
Xavier Darcos, le 7 octobre 2003.

Nom de naissance Xavier Jean-Marie Martial Darcos[1]
Naissance 14 juillet 1947
Limoges, France
Nationalité Française
Profession(s) Homme politique français
Ministre du Travail et des Affaires Sociales

Xavier Darcos, né le 14 juillet 1947 à Limoges, est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Ancien sénateur-maire de Périgueux, ministre délégué à l'Enseignement scolaire puis au Développement, à la Coopération et à la Francophonie et ministre de l'Éducation nationale, il est depuis, le 23 juin 2009, ministre du Travail et des Affaires sociales.

Il est membre, depuis 2006 de l'Académie des sciences morales et politiques, dans la section « Morale et sociologie ».

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Origines et vie familiale

Xavier Darcos est le fils de Jean-Gabriel Darcos (originaire du Bazadais), trésorier-payeur général, et d'Anne-Marie Banvillet.

Veuf de Marie-Lys Beaudry dont il a eu deux enfants, il s'est remarié le 10 avril 1999 à Laure Driant (arrière-petite-fille du colonel Émile Driant[2]), avec qui il a eu un garçon. Laure Driant est aujourd'hui chef de cabinet adjoint auprès de Xavier Darcos au Ministère de l'Éducation nationale[3].

[modifier] Études et carrière dans l'enseignement

Après ses études au lycée de Périgueux et à l’université de Bordeaux, il devient professeur agrégé de lettres classiques et enseigne à partir de 1968, à Périgueux, au collège La Roche-Beaulieu à Annesse-et-Beaulieu[réf. nécessaire], puis au lycée Laure-Gatet de Périgueux.

Là, en 1982, parallèlement membre de la commission académique chargée du choix des sujets des examens, il fait travailler ses élèves, quelques jours avant le bac, un sujet très proche de l'un des trois proposés aux candidats à l'épreuve nationale. Saisi des rumeurs de fuite, le recteur de l'académie de Bordeaux prononce l'annulation de l'épreuve dans la ville, contraignant 670 candidats à repasser l'examen en octobre, ordonne une enquête administrative et dépose plainte contre X. Inculpé, Xavier Darcos passe le 30 mai 1983 devant le tribunal de grande instance de Périgueux qui le relaxe, jugeant que personne ne pouvait prévoir les trois sujets finalement choisis parmi plusieurs listes de propositions[4].

Ayant obtenu son doctorat de troisième cycle en lettres et sciences humaines à l'université de Bordeaux, en 1981, il enseigne en classe de première supérieure au lycée Michel-Montaigne à Bordeaux de 1982 à 1987, puis est nommé professeur de chaire supérieure en première supérieure au lycée Louis-le-Grand à Paris jusqu'en 1992[5].

Il devient, en 1992, inspecteur général de l’Éducation nationale. Il aurait alors participé, selon le syndicaliste Eddy Khaldy et la journaliste Muriel Fitoussi, dans Main basse sur l’école publique[6], à la création de l'association Créateurs d'école, qualifiée de « très droitière », aux côtés du philosophe Philippe Nemo, partisan d'une libéralisation du système éducatif, de Dominique Antoine et de Maurice Quénet, ancien secrétaire du club de l'horloge et ancien recteur de Paris, information que l'association SOS Éducation dément[7].

Directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, François Bayrou de 1994 à 1995, il soutient une thèse à Reims, dirigée par le professeur Jean-Pierre Néraudau sur le sentiment de la mort chez Ovide, en 1995. Il devient alors doyen de l’inspection générale de l’Éducation nationale de 1995 à 1997, et professeur associé de littérature comparée à l’université Paris-IV de 1996 à 1999[5].

Il a écrit la préface du Liber amicorum : mélanges sur la littérature antique et moderne à la mémoire de Jean-Pierre Néraudau[8]. Auteur d'une biographie de Mérimée, il a publié sur l’histoire et les théories de l’école et l’historien latin Tacite, sa spécialité universitaire étant cependant le thème ovidien de la mort[9].

Depuis juin 2006, il est membre de l’Académie des sciences morales et politiques (section morale et sociologie), élu au fauteuil de Bruno Neveu.

[modifier] Carrière politique

Après avoir longtemps assumé de petits mandats locaux, Xavier Darcos entame une carrière politique nationale en entrant au cabinet du ministre de l’Éducation nationale, François Bayrou, comme conseiller en 1993 puis directeur de cabinet de 1994 à 1995. Il est ensuite conseiller pour l’éducation et la culture d’Alain Juppé Premier ministre de 1995 à 1997 et est élu maire de Périgueux en 1997.

De mai 2002 à mars 2004, il est ministre délégué à l'enseignement scolaire, auprès de Luc Ferry. Des dissensions entre eux conduisirent au renvoi du ministre. Il est ensuite ministre délégué au développement, à la coopération et à la francophonie, auprès du ministre des affaires étrangères Michel Barnier de mars 2004 juin 2005. Son poste n'est pas reconduit après la chute du gouvernement Raffarin et l'arrivée de Dominique de Villepin à Matignon (possiblement parce que celui-ci voulait se débarrasser des fidèles d'Alain Juppé). Il est alors (en juin 2005) nommé ambassadeur de France auprès de l’OCDE.

Il est finalement nommé, le 18 mai 2007, ministre de l’Éducation nationale dans le gouvernement François Fillon (reconduit dans le gouvernement Fillon II le 19 juin 2007). Candidat à sa succession aux municipales de mars 2008, il est battu au second tour par le conseiller municipal PS sortant, Michel Moyrand.

Il est à l'origine de la réforme des lycées, qui prendra acte en 2009, et qui propose la restructuration de la classe de seconde en un tronc commun de 21 heures avec 6 heures de « modules » et 3 heures d'accompagnement personnalisé, répartis sur 2 semestres, tout en devant supprimer 13 500 postes dans l'Éducation nationale pour cette année là. Le 15 décembre 2008, il annonce le report de la réforme[10].

Seul candidat à la primaire UMP pour la tête de liste aux régionales 2010 en Aquitaine, il est désigné par les militants, obtenant 4029 voix (participation :31,77%) le 22 mars 2009[11].

[modifier] Synthèse des fonctions politiques

[modifier] Fonctions locales

  • 1978-1994 : membre du Conseil économique et social régional
  • 1989-1997 : adjoint au maire de Périgueux chargé de la culture
  • 1997-2002 : maire de Périgueux. En 1997, à la suite de la nomination d'Yves Guéna au Conseil Constitutionnel, il est élu maire en séance du conseil municipal par les conseillers municipaux (32 voix contre 7). En mars 2001, il est élu au suffrage universel direct au 1er tour des élections municipales avec près de 60% des voix face au socialiste Michel Moyrand.
  • 1998-2002 : sénateur de Dordogne (rattaché au groupe RPR), cède son siège de sénateur à Dominique Mortemousque à la suite de sa nomination aux fonctions ministérielles dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.
  • 2002-2005 : à la suite de sa nomination aux fonctions ministérielles dans le gouvernement Raffarin, il démissionne de son fauteuil de maire et devient premier adjoint de Jean-Paul Daudou, nouveau maire de Périgueux (et ancien premier adjoint de Xavier Darcos).
  • mars 2004 : Conseiller régional d'Aquitaine
  • septembre 2005 - mars 2008 : maire de Périgueux
  • Mars 2008 : au second tour des élections municipales, sa liste est battue (de 113 voix) par la liste de gauche de Michel Moyrand.Il est élu conseiller municipal d'opposition, mais démissionne peu de temps après, refusant de siéger au conseil municipal ; voir élections municipales [12].
  • Membre du RPR et puis de UMP
  • Secrétaire national à l'UMP chargé de la culture (depuis mars 2006).
  • Président de la Communauté d'Agglomération Périgourdine (CAP) (1997-2002).

[modifier] Fonctions ministérielles

[modifier] Décorations

  • Officier de la Légion d'honneur
  • Officier de l'Ordre national du mérite
  • Commandeur des Palmes académiques
  • Officier des Arts & Lettres

[modifier] Publications

[modifier] Contribution à des manuels scolaires

[modifier] Ouvrages de présentation

  • Histoire de la littérature française, Hachette, 1992 (nombreuses rééd.).
  • Visiter Périgueux, Sud-Ouest, 2000.
  • L'Orgue de l'église de la Cité, à Périgueux, Fanlac, 1989.

[modifier] Essais

[modifier] Notes et références

  1. Le Who’s Who In France (éd. 2006)
  2. Le Point du 29 septembre 2007, p. 67
  3. liste des membres du cabinet sur le site du Ministère de l'Éducation nationale
  4. « Quand Darcos provoquait l'annulation du bac », NouvelObs.com, 12 juin 2003
  5. ab Premier-ministre.gouv.fr Xavier DARCOS : ministre de l’Éducation nationale.
  6. Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi, Main basse sur l'Ecole publique, éditions Demopolis, 2008
  7. « Main basse sur l’école publique : les vraies erreurs d’une fausse enquête »
  8. Paris, Champion, 2005, direction Frank Lestringant, Bertrand Néraudau, Danielle Porte, Jean-Claude Ternaux
  9. C'est le thème de ses deux thèses, soutenues respectivement en 1981 à Bordeaux, et en 1995 à Reims, mais restées inédites.
  10. « Darcos reporte la réforme du secondaire », Le Monde, 15 décembre 2008.
  11. « [1] », Les résultats aux primaires régionales.
  12. Périgueux: Xavier Darcos ne siégera pas au conseil municipal

[modifier] Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Xavier Darcos.

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

Précédé par Xavier Darcos Suivi par
Gilles de Robien
Ministre français de l'Éducation nationale
2007 - 2009
Luc Chatel
Brice Hortefeux
Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité
23 Juin 2009 - En fonction
en fonction
Georges Laforest
Doyen de l'Inspection générale de l'Éducation nationale
19951997
Geneviève Becquelin
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