Trélissac

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Trélissac
Vue générale du bourg de Trélissac.
Vue générale du bourg de Trélissac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Périgueux-Nord-Est
Intercommunalité Le Grand Périgueux
Maire
Mandat
Francis Colbac
2014-2020
Code postal 24750
Code commune 24557
Démographie
Gentilé Trélissacois
Population
municipale
7 037 hab. (2011)
Densité 308 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 11′ 48″ N 0° 47′ 00″ E / 45.1966666667, 0.78333333333345° 11′ 48″ Nord 0° 47′ 00″ Est / 45.1966666667, 0.783333333333  
Altitude Min. 82 m – Max. 239 m
Superficie 22,88 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Trélissac est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Incluse dans l'unité urbaine de Périgueux, la commune de Trélissac constitue, à l'est de Périgueux, sa banlieue immédiate.

Elle est bordée par l'Isle et traversée par la route nationale 21.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Trélissac
Cornille Antonne-et-Trigonant
Champcevinel Trélissac
Périgueux Boulazac Bassillac

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Trelhissac[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une occupation du site au Néolithique puis au Moyen Âge a été constatée en 2011 lors de fouilles archéologiques au niveau du parc d'activités de Borie Porte[2].

Le village est identifié sous le nom de Traillissac sur la carte de Cassini, représentant la France entre 1756 et 1789.

Au XIXe siècle, les bâtiments communaux, situés en zone humide, nécessitaient de nombreuses et couteuses réparations[3].

De 1870 à 1874, un nouveau centre bourg (église, presbytère, mairie, école, avec leurs dépendances et jardins) fut alors construit de l'autre côté de la route nationale 21, suite à une proposition d'Alfred Magne et à ses frais[3].

À la fin des travaux, Alfred Magne est devenu propriétaire des anciens bâtiments et terrains situés en bordure de l'Isle et sur lesquels il fera ensuite ériger le Château Magne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune de Trélissac a été rattachée, dès 1790, au canton de Périgueux qui dépendait du district de Périgueux. Les districts sont supprimés en 1795. Le canton est rattaché à l'arrondissement de Périgueux en 1800. Celui-ci est scindé en trois en 1973 et Trélissac fait partie du nouveau canton de Périgueux-Nord-Est[4].

Le 1er janvier 2000, elle intègre dès sa création la communauté d'agglomération périgourdine. Celle-ci disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie : Le Grand Périgueux.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avril 1800 1801 Jean-Baptiste Cœuilhe    
(1801 ou 1802) 1842 Étienne Dauriac[Note 1]    
octobre 1842 1848 Pierre Deveaulx    
octobre 1848 1870 Debrégeas    
septembre 1870 1871 Lagarigue    
avril 1871 (1886 ou 1887) Jacques Debrégeas   Docteur en médecine
(1886 ou 1887) mai 1887 Maufrangeas   Conseiller municipal faisant fonctions de maire
mai 1887 (1889 ou 1890) A. de Laurière    
(1889 ou 1890) septembre 1890 (Gaston ?) Véchembre   Conseiller municipal faisant fonctions de maire
septembre 1890 mai 1925 Édouard Decoux-Lagoutte    
mai 1925 mai 1929 Jean Maufrangeas    
mai 1929  ? Decoux-Lagoutte    
mai 1935 1944 Joseph Dauriac[Note 2]    
novembre 1944 mai 1945 Firmin Daudou    
mai 1945 octobre 1947 Paul Eyraud    
octobre 1947 1951 Hervé Lothaire[Note 1]    
mai 1951 mars 1971 Firmin Daudou    
mars 1971 mars 1977 Jean-Louis Soustre    
mars 1977 mars 1983 Michel Grandou PCF  
mars 1983 janvier 2009 Francis Colbac[Note 3] PCF  
janvier 2009 mars 2009 Commission spéciale[Note 4]    
mars 2009[5] (réélu en mars 2014[6]) en cours Francis Colbac PCF Conseiller général depuis 1979

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2013, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Trélissac depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2005, 2010, 2015, etc. pour Trélissac[8]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2011, Trélissac comptait 7 037 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
918 1 132 1 172 1 217 1 104 1 129 1 092 1 135 1 181
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 128 1 203 1 163 1 217 1 221 1 307 1 388 1 288 1 329
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 328 1 346 1 248 1 265 1 483 1 866 2 441 2 480 3 847
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
5 037 5 502 6 186 6 660 6 422 6 541 6 540 7 097 7 037
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi est analysé ci-dessous selon qu'il affecte les habitants de Trélissac ou qu'il est proposé sur le territoire de la commune.

L'emploi des Trélissacois[modifier | modifier le code]

Au recensement de 1999, la population active totale (actifs + chômeurs) de Trélissac s'élève à 2751 personnes[11]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 85 %, ce qui place la commune au-dessus de la moyenne nationale (82,2 %). On dénombre 244 chômeurs (8,9 % de la population active, taux inférieur de 4 points à la moyenne nationale 12,9 %). En tout et pour tout, la population comprend 42,8 % d'actifs, 25,9 % de retraités, 21,5 % de jeunes scolarisés et 9,9 % d'autres personnes sans activité[11].

Par rapport aux moyennes nationales, le pourcentage de retraités dans la commune est à un niveau plus important (25,9 % contre 18,2 %) et le pourcentage de jeunes scolarisés y est inférieur (21,5 % contre 25 %).

En 2005[12], la population active totale s'élève à 2 853 personnes, soit 43,6 % de la population. On recense 234 chômeurs, soit 8,3 % de la population active.

L'emploi dans la commune[modifier | modifier le code]

En 1999, la commune offre 2 395 emplois pour une population de 6 422 habitants.

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture Industrie Construction Tertiaire dont Commerce dont Services
Trélissac 1,2 % 4,8 % 3,8 % 90,1 % 44,7 % 13,1 %
Moyenne nationale 4,2 % 18,2 % 5,8 % 71,8 % 13,2 % 19,7 %
Sources des données : INSEE[13]

Le secteur tertiaire dominant l'économie nationale (71,8 %) occupe une place écrasante au sein de l'emploi trélissacois (90,1 %) avec notamment 44,7 % des emplois dans le commerce, ce qui limite fortement les autres secteurs (agriculture, industrie et construction).

Entreprises[modifier | modifier le code]

On recense 323 entreprises dans la commune dont 129 commerces (39,9 %), 73 dans les services (22,6 %), 48 dans le secteur regroupant l'éducation, la santé et l'action sociale (14,9 %) et 36 dans la construction (11,1 %) [14].

En 2007, parmi les 50 principales entreprises de Dordogne en termes de chiffre d'affaires HT, voici celles dont le siège social est situé à Trélissac[15] :

  • A.D.A.P. (Activités des sociétés de holding) : 2e, 83 872 k€ ;
  • Trelidis (hypermarchés) : 6e, 47 798 k€ ;
  • SA Deluc Henri et Cie (commerce de voitures et de véhicules automobiles légers) : 27e, 28 314 k€ ;
  • SAS Jean Lagarde (commerce de voitures et de véhicules automobiles légers) : 29e, 27 898 k€ ;
  • Garage moderne Serreau garage Peugeot Périgueux (commerce de voitures et de véhicules automobiles légers) : 32e, 24 969 k€ ;
  • Romains (supermarchés) : 40e, 18 755 k€ ;

En nombre d'entreprises classées parmi les 50 premières de Dordogne, la commune occupe, derrière Boulazac, la deuxième place ex-æquo avec Bergerac. Sur les 100 premières du département, avec les mêmes six entreprises la commune se classe 4e après Boulazac, Bergerac et Périgueux.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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  • Château Magne, XIXe siècle, inscrit au titre des monuments historiques depuis 2004[17]
  • Juste à côté du château Magne se trouvent le vieux (ou petit) château de Trélissac, XVIIe siècle, ainsi que les vestiges de l'ancienne église Notre-Dame de l'Assomption, XVe siècle, inscrite depuis 2004[18]
  • Château de Septfonds, XVIIIe siècle, inscrit depuis 1947[19]
  • Château de la Feuilleraie, XIXe siècle
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  • Château de la Jarthe, XVIIe et XXe siècles
  • Château de Lauterie, XVe et XVIIe siècles
  • Chartreuse de la Mothe
  • Château du Murat, XVIIIe siècle
  • Repaire de Montignac, XVIIIe siècle, au bord de l'Isle
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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le site d'orchidées sauvages de Trélissac.

La forêt domaniale de Lanmary, au nord-est de la commune, est classée comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2, site où s'épanouissent nombre d'orchidées et de fougères[20],[21].

De plus, un site sur lequel ont été observées 20 espèces différentes d'orchidées sauvages a été délimité au nord du bourg de Trélissac[22].

Culture[modifier | modifier le code]

Trélissac fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le général Clergerie (1854-1927), est décédé à Trélissac. C'est lui qui, en tant que chef d'état-major du général Gallieni, donna l'ordre de réquisition des taxis de la Marne en septembre 1914[23].
  • Pierre Magne (1806-1879), homme politique, ministre des finances de Napoléon III, était propriétaire du vieux château de Trélissac. Son fils, Alfred Magne, fit ériger juste à côté le château Magne.
  • Thierry Dusautoir a commencé sa carrière de rugbyman dans le club du SAT (Sport Athlétique Trélissac) à l'âge de 20 ans (2001) avant de progresser rapidement dans les grands clubs d'Aquitaine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Décédé en fonctions.
  2. Démissionnaire.
  3. Le tribunal administratif de Bordeaux a annulé le 10 juin 2008 les élections de mars 2008 (journal Sud Ouest, édition Périgueux du 11 juin 2008). M. Colbac ayant fait appel, le Conseil d'État a confirmé le 31 décembre 2008 cette invalidation. Elle entraîne la révocation du maire et du conseil municipal, une mise sous tutelle de la commune à compter du 14 janvier 2009 et de nouvelles élections en mars 2009 (journal Sud Ouest, édition Périgueux, du 1er, du 14 et du 20 janvier 2009).
  4. Commission spéciale chargée de gérer la commune dans l'attente de nouvelles élections. Source : Article Commission spéciale pour gérer Trélissac, Journal Sud Ouest, édition Périgueux, du 15 janvier 2009

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 21 avril 2014.
  2. CAP Forum, n° 36 d'avril 2011, p. 5, revue trimestrielle d'information de la communauté d'agglomération périgourdine.
  3. a et b E. Decoux-Lagoutte, Notes historiques sur la commune de Trélissac, 1900
  4. « Notice communale de Trélissac », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 27 janvier 2014)
  5. Compte-rendu de la réunion du nouveau conseil municipal en date du 15 mars 2009. Source : Journal Sud Ouest, édition Périgueux, du 16 mars 2009
  6. Christian Espitalié, Francis Colbac dans un fauteuil, Sud Ouest édition Périgueux du 1er avril 2014, p. 19.
  7. Site des villes et villages fleuris, consulté le 24 janvier 2014.
  8. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 21 avril 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  11. a et b Données INSEE compulsées par le Journal du net - Emploi à Trélissac
  12. INSEE - Enquête annuelle de recensement 2005
  13. INSEE 1999 - Emplois au lieu de travail
  14. Les entreprises de Trélissac sur le site du Journal du net
  15. Sud Ouest éco, supplément au journal Sud Ouest, édition Dordogne du 13 novembre 2008, page 8
  16. « Château de Caussade », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 novembre 2010.
  17. « Château Magne », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 novembre 2010.
  18. « Ancienne église Notre-Dame de l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 novembre 2010.
  19. « Château de Septfonds », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 2 novembre 2010.
  20. DIREN Aquitaine - Forêt domaniale de Lanmary. Consulté le 13 octobre 2009
  21. Carte de la ZNIEFF 2602. Consulté le 13 octobre 2009
  22. Panneau d'information sur le site, vu le 8 mai 2011.
  23. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, p. 254, éditions Fanlac, 1999, (ISBN 2-86577-214-4)