Chasse, pêche, nature et traditions

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Chasse, pêche, nature et traditions
Image illustrative de l'article Chasse, pêche, nature et traditions
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Présentation
Président Frédéric Nihous
Fondation 1989
Siège BP 87546

64075 Pau CEDEX

Secrétaire général Eddie Puyjalon
Adhérents 8 500 (2012)[1]
Idéologie Conservatisme, Traditionalisme, Antimondialisation
Affiliation européenne EDD
Couleurs vert, bleu
Site web www.cpnt.fr/

Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) est un parti politique français, créé en septembre 1989 sous la forme d'une association. Son objectif est de défendre un certain nombre de valeurs traditionnelles de la France rurale dont essentiellement la chasse. Ses fondateurs sont André Goustat, Jean Saint-Josse, Jean Seinlary et Pierre Fuziès. Depuis 2008, son président est Frédéric Nihous.

Il a obtenu plus de 4 % des voix exprimés aux élections nationales et des élus dans un certain nombre de scrutins de 1989 à 2002 avant de connaitre une baisse d'audience. Il est associé à l'UMP depuis 2010.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la suite de la demande des certains ruraux, ce parti a vu le jour aux élections européennes de 1989 et de 1994 ; le mouvement se présente mais ne remporte aucun siège.

Il obtient six élus aux élections européennes de 1999, dont son président Jean Saint-Josse qui était tête de liste.

Après le premier tour des élections régionales, le 21 mars 2004, CPNT, qui disposait pourtant d'élus dans les précédents conseils régionaux, a choisi de ne pas fusionner avec d'autres listes dans les 5 régions (sur 8) où le mouvement a franchi la barre des 5 % qui l'y aurait autorisé, et de ne donner aucune consigne de vote à ses électeurs. CPNT ne sera donc plus représenté dans les conseils régionaux (il possédait 32 conseillers régionaux).

Aux élections européennes de 2004, il n'arrive à atteindre 3 %, taux nécessaire au remboursement des frais de campagne, que dans l'une des cinq circonscriptions dans lesquelles il s'était présenté. Ceci représente un déficit de 300 000 euros et la perte de ses six députés européens.

Après ces échecs, plusieurs cadres du parti ont rejoint l'UMP ou le MPF, et six permanents de l'association ont dû être licenciés.

Le 2 septembre 2006, CPNT a désigné Frédéric Nihous comme candidat à l'élection présidentielle de 2007. Il a recueilli 1,15 % des voix au premier tour, soit 420 645 voix au total[2]. Au deuxième tour, il a appelé au rejet de « l'écologie punitive inspirée par les Verts », lesquels se sont ralliés à Ségolène Royal et a rappelé à ses électeurs "qu’à l’heure du choix il ne faut pas se tromper"[3]. Aux législatives de 2007, CPNT appelle à voter pour l'UMP au deuxième tour[4].

Président de CPNT depuis 1998, Jean Saint-Josse a décidé de ne pas se représenter à la tête du mouvement en 2008. Frédéric Nihous lui succède le 14 janvier 2008 lors d'une réunion à Orly (Val-de-Marne) où le comité exécutif du mouvement l'a élu[5].

À l'occasion des élections européennes de 2009, CPNT a décidé de faire alliance avec le Mouvement pour la France (droite), présidé par Philippe de Villiers, alliance rejetée par le seul comité héraultais de CPNT dont les dirigeants s’étaient unilatéralement et préalablement déjà engagés avec le Parti Socialiste et Georges Frêche. Ils ne font depuis plus partie de CPNT.

Lors des élections régionales de 2010, par un accord de partenariat avec l’UMP validé par les instances nationales du Mouvement, CPNT obtient 6 Conseillers régionaux et fait son retour dans ces collectivités.

À l'occasion de l'élection présidentielle de 2012, CPNT apporte son soutien à Nicolas Sarkozy, après l'échec de Frédéric Nihous dans sa quête des 500 signatures ; celui-ci devient le « porte-parole ruralité » de Nicolas Sarkozy pendant la campagne électorale. Lors des législatives de 2012, CPNT devient officiellement un mouvement associé à l'UMP[6].

Frédéric Nihous est reconduit à l'unanimité à la présidence du Mouvement lors du Comité directeur du 27 avril 2013 à Rungis.

Présidents[modifier | modifier le code]

Scores électoraux[modifier | modifier le code]

Positionnement sur l'échiquier politique[modifier | modifier le code]

Si Jean-Saint Josse ou Frédéric Nihous sont issus du RPR[7], CPNT se déclare à l'origine comme mouvement indépendant mais en opposition totale au parti Les Verts[8]. Mais le mouvement est classé à droite : dans les différents exécutifs régionaux et départementaux CPNT s'est systématiquement allié avec la droite pour faire barrage aux verts, même lorsqu'elle était soutenue par l'extrême-droite[9]. En 1998, Michel Blondin devient vice-président de la région Picardie au côté de la droite avec les voix du FN[10]. Entre 1999 et 2004, CPNT siège au Parlement européen dans le groupe EDD aux côtés de partis de droite eurosceptiques. En 2004 une alliance avec Philippe de Villiers est envisagée par une partie du mouvement[11]. Elle se concrétise pour les élections européennes de 2009, par un vote à la quasi-unanimité des instances du mouvement, cet accord est rejeté par la seule délégation du département de l'Hérault, dont les dirigeants quittent CPNT[12].

Le rapprochement avec l'UMP (depuis 2007)[modifier | modifier le code]

Au second tour de l'élection présidentielle de 2007, CPNT appelle à voter contre Ségolène Royal. Aux législatives de juin 2007, il appelle à voter pour les candidats de l'UMP au second tour. À la suite des élections européennes de 2009, CPNT répond favorablement au souhait de l’UMP de rejoindre la majorité présidentielle6 par l’établissement d’un partenariat programmatique et politique. Ce qui est acté par un vote des instances du mouvement dans le courant de cette même année. Dès lors CPNT a fait partie intégrante de la majorité présidentielle durant le mandat de Nicolas Sarkozy.

Conseillers régionaux[modifier | modifier le code]

Maires[modifier | modifier le code]

  • Jean Saint- Josse, Maire de Coarraze (Pyrénées Atlantiques)
  • Francis Barthes, Maire de Saint-Jean de Minervois (Hérault)
  • Didier Vergy, Maire de Landes sur Ajon (Calvados)
  • Pascale Guittet, Maire de Pouillé (Vienne)
  • Pierre Roge, Maire de Latour Bas Elne (Pyrénées orientales)
  • Frederic Hance, Maire de Liffol le Grand (Vosges)
  • Jean-Luc Hallé, Maire d'Hamel (Nord)
  • Christiane Autigeon, Maire de Trouley-Labarthe (Hautes-Pyrénées), Présidente de la Communauté de Communes Adour-Rustan-Arros

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.francetv.fr/2012/partis/chasse-peche-nature-et-traditions
  2. Le site officiel du ministère de l'Intérieur de l'Outre-mer et des Collectivités Territoriales
  3. Site de campagne de Frédéric Nihous
  4. Le Journal du Médoc
  5. Lemonde.fr : Jean Saint-Josse quitte la présidence de Chasse, Pêche, Nature et Traditions - Politique
  6. CPNT s'associe à l'UMP, Le Figaro, 6 juin 2012.
  7. Frédéric Nihous : « On se prend claque sur claque aux élections. Il faut donc savoir dire stop. En ralliant l'UMP, nous ne renions pas nos convictions », « Le parti des chasseurs prêt à rejoindre la majorité », Le Figaro, 12 août 2009
  8. Site de CPNT
  9. Poitou Charente. Néanmoins, dans l'Hérault, les dirigeants locaux ont toujours fait le choix de travailler avec la gauche. C'est le cas de Christophe Morgo, conseiller général de l'Hérault, ou encore de Ferdinand Jaoul, qui s'est allié avec le divers gauche Georges Frêche lors des élections régionales de 2010.
  10. Le Livre noir (1998-2001), " droite extrême droite, les amitiés particulières"
  11. CPNT la délicate pêche aux voix, L'Humanité
  12. fr.news.yahoo.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]