Bayonne

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Bayonne
La Nive à Bayonne.
La Nive à Bayonne.
Blason de Bayonne
Blason
Bayonne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons
Intercommunalité Agglomération Côte Basque-Adour
Maire
Mandat
Jean-René Etchegaray (UDI)
2014-2020
Code postal 64100
Code commune 64102
Démographie
Gentilé Bayonnais
Population
municipale
44 331 hab. (2011)
Densité 2 045 hab./km2
Population
aire urbaine
284 485 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 37″ N 1° 28′ 30″ O / 43.4936, -1.47543° 29′ 37″ Nord 1° 28′ 30″ Ouest / 43.4936, -1.475  
Altitude Min. 0 m – Max. 55 m
Superficie 21,68 km2
Localisation

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Liens
Site web bayonne.fr

Bayonne est une commune du sud-ouest de la France et est l’une des deux sous-préfectures du département des Pyrénées-Atlantiques, en région Aquitaine. La ville est située au point de confluence de l'Adour et de la Nive, non loin de l'océan Atlantique, aux confins nord du Pays basque et sud de la Gascogne, là où le bassin aquitain rejoint les premiers contreforts du piémont pyrénéen. Elle est frontalière au nord avec le département des Landes, et la limite territoriale avec l’Espagne se situe à une trentaine de kilomètres au sud.

Le site sur la rive gauche de la Nive et de l'Adour est probablement occupé avant l'Antiquité et une enceinte fortifiée est attestée au Ier siècle, à l'époque où les Tarbelli occupent le territoire. Des études archéologiques ont confirmé la présence d’un castrum romain, place forte de Novempopulanie, à la fin du IVe siècle, avant que la cité ne devienne vasconne. La période qui s’étend entre les V et XIe siècle est restée, à ce jour, quasiment muette sur cet emplacement.

En 1023, Bayonne est la capitale du Labourd, et s'étend au XIIe siècle vers et au-delà de la Nive, alors qu'est construit le premier pont sur l'Adour. La ville passe sous domination anglaise en 1152 par le mariage d'Aliénor d'Aquitaine : elle devient militairement mais surtout commercialement importante grâce aux échanges maritimes. Elle est séparée de la vicomté du Labourd en 1177 par Richard Cœur de Lion. En 1451, la ville est prise par la Couronne de France, au terme de la guerre de Cent Ans. La perte des échanges avec les Anglais et l'ensablement du fleuve, puis son déplacement vers le nord, l'affaiblissent, mais le quartier de Saint-Esprit se développe grâce à l'arrivée d'une population juive fuyant l'Inquisition espagnole. Bayonne devra à cette communauté sa notoriété dans le domaine du chocolat. Le cours de l'Adour est modifié en 1578 sous la direction de Louis de Foix, et le fleuve retrouvant son embouchure antérieure, redonne au port de Bayonne l’activité perdue pendant plus de 100 ans. Au XVIe siècle, la ville est fortifiée par Vauban.

À la Révolution, la rive gauche forme la commune de Bayonne, dans le département des Basses-Pyrénées, alors que la rive droite devient celle de Saint-Esprit, dans le département des Landes. Bayonne a alors un peu moins de 13 000 habitants et Saint-Esprit environ 4 500. En 1814, Bayonne et ses environs sont le théâtre de combats entre les troupes napoléoniennes et leurs opposants ; la ville subit alors son ultime siège. Au XIXe siècle, la ville s'étend et se peuple ; en 1857, trois ans après l'arrivée du chemin de fer à Saint-Esprit, la commune fusionne avec Bayonne. Le réseau ferroviaire se développe alors vers le sud et l'ouest, mais aussi localement avec des lignes secondaires se dirigeant vers Biarritz, qui prend alors de l'importance.

La ville est en 1933 le point de départ de l'affaire Stavisky puis se retrouve, dès juin 1940, en zone occupée. En 1951 est découvert le gisement de gaz de Lacq dont le port de Bayonne devient l'exutoire. Durant la seconde moitié du XXe siècle, de nombreux grands ensembles sont construits, formant de nouveaux quartiers en périphérie, et la ville s'étend jusqu'à constituer une conurbation avec Anglet et Biarritz ; cette agglomération devient le cœur d'une vaste aire urbaine basco-landaise.

Bayonne est en 2014 une commune de plus de 40 000 habitants, la principale de l'aire urbaine de Bayonne et de l'agglomération Côte Basque-Adour où elle côtoie Anglet et Biarritz. Important maillon de l'eurocité basque Bayonne - San Sebastián, elle joue le rôle de capitale économique du bassin de l'Adour. L'industrie moderne (métallurgie, produits chimiques) a pu s'y implanter, grâce aux possibilités d'approvisionnement et d’expéditions par mer de son port, mais ce sont surtout les activités de services qui, aujourd’hui, représentent le plus grand gisement d’emplois. Bayonne est également une capitale culturelle, ville aux influences basques et gasconnes forte d’un riche passé historique. Son patrimoine réside dans son architecture, la diversité des collections de ses musées, mais aussi dans ses spécialités gastronomiques ou ses évènements traditionnels comme les célèbres fêtes de Bayonne.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Plan-masse de Bayonne, jaune sur fond gris.
Communes limitrophes de Bayonne.

Bayonne est située au sud-ouest du territoire français, à la frontière occidentale entre le Pays basque et la Gascogne. Elle s'est développée à la confluence de l'Adour et de son affluent en rive gauche, la Nive, à 6 km de la côte atlantique actuelle.

Rose des vents Boucau (Pyrénées-Atlantiques) Tarnos (Landes) Rose des vents
Anglet N Lahonce

Mouguerre

O    Bayonne    E
S
Bassussarry Villefranque Saint-Pierre-d'Irube

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Bayonne occupe un territoire caractérisé par un relief plat à l'ouest, ainsi qu’au nord en direction de la forêt landaise, tendant à s'élever légèrement quand on se dirige vers le sud et l'est, c'est-à-dire vers la zone pyrénéenne basque. Elle s’est fixée et s’est développée au point de confluence de l’Adour et la Nive, situé à 6 kilomètres de l’océan[PH 1]. Ce point de rencontre des deux cours d’eau coïncide avec un rétrécissement de la vallée de l’Adour. En amont de ce point, la plaine alluviale s’étend sur près de trente kilomètres de long et trois de large jusqu’à Tercis-les-Bains et Peyrehorade, et se caractérise par des barthes marécageuses, soumises à l’influence des crues et des fortes marées[Note 1]. En aval de ce point, le fleuve a façonné un large lit dans les sables dunaires. Le goulet situé à la confluence prend donc toute son importance.

L’occupation de la butte qui domine ce rétrécissement de la vallée, s’est développée par la conquête progressive des basses terres, par l’intermédiaire de remblaiements et de l’aggradation du sol inondable[PH 2].

La Nive a joué un rôle prépondérant dans la mise en place du réseau hydrographique de Bayonne, au cours des temps géologiques récents, ainsi que dans la formation des terrasses alluviales qui constituent le sous-sol bayonnais, situées sous les accumulations superficielles de limons et de sables éoliens[PH 3]. En effet, le réseau de drainage du piémont pyrénéen occidental a évolué fortement au Quaternaire, et d’une direction sud-est - nord-ouest s’est orienté d’est en ouest. L’Adour a alors été capturé par les gaves et le système Adour - gaves par la Nive, d’où l’émergence d’un nouveau tracé du bas-Adour et la confluence Adour - Nive. Cette capture a pu être datée du début du Quaternaire récent (-80 000 ans)[PH 3].

Avant cette capture, la Nive avait déposé des galets mindéliens, de gros et moyens calibres, qui ont ralenti l’érosion des éminences et participé à contenir les hauteurs, à l’origine du goulet bayonnais. Après le dépôt de la terrasse alluviale la plus basse (altitude 10 à 15 mètres au Grand Bayonne), l’Adour a fixé son cours inférieur[PH 3].

Postérieurement à ces dépôts est intervenue la remontée du niveau marin, datée de l’Holocène (de -15 000 à -5 000 ans), qui explique l’envahissement des basses vallées par des sables fins, des vases et des tourbes, sur une épaisseur de plus de 40 mètres sous les lits actuels de l’Adour et de la Nive à Bayonne. Ces mêmes dépôts se sont étalés dans les barthes[PH 2].

Ainsi, au Quaternaire récent s'est formée la physionomie topographique que nous connaissons aujourd’hui, c’est-à-dire un ensemble de hauteurs dominant des basses terres marécageuses. Le promontoire de Bassussarry - Marracq, ultime avancée du piémont labourdin, venant mourir à la butte du Grand Bayonne, en est l’illustration. De même, sur la rive droite de la Nive, les hauteurs du Château-Neuf (butte de Mocoron) rencontrent la dernière avancée du plateau de Saint-Pierre-d'Irube (altitude 30 à 35 mètres)[PH 2]. Sur la rive droite de l’Adour, les hauteurs de Castelnau (aujourd’hui de la citadelle, altitude 35 à 40 mètres) et du Fort (actuellement de Saint-Esprit, altitude 20 à 25 mètres) se dressent au-dessus des barthes de l’Adour et de la Nive, du Bourgneuf, de Saint-Frédéric et de Sainte-Croix, de l’Aritxague et des Pontots[PH 2].

La superficie de la commune est de 2 168 hectares ; son altitude varie entre 0 et 55 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vue d’une rivière, avec un quai en premier plan, des bâtiments en arrière plan et un ciel bleu envahi de cumulus .
La confluence de l'Adour et de la Nive depuis la rive droite de l'Adour.

La ville est traversée par un fleuve, l'Adour[2]. Celui-ci fait partie du réseau Natura 2000 depuis sa source à Bagnères-de-Bigorre jusqu’à son accès à l'océan Atlantique après Bayonne, entre Tarnos (Landes) pour la rive droite et Anglet (Pyrénées-Atlantiques) pour la rive gauche[3],[4].

Outre la Nive qui conflue en rive gauche de l’Adour après 79,3 km de cours parfois tumultueux, deux affluents du fleuve le rejoignent sur le territoire de Bayonne, les ruisseaux de Portou et du moulin Esbouc. Des tributaires de la Nive, les ruisseaux de Hillans et d'Urdaintz, arrosent également le territoire de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

La station météorologique la plus proche est celle de Biarritz - Anglet[5].

Le climat de Bayonne est relativement semblable à celui de sa voisine Biarritz, décrit ci-dessous, avec des précipitations assez importantes ; le climat océanique est dû à la proximité de l'océan Atlantique. La moyenne des températures en hiver se situe aux alentours de °C et avoisine les 20 °C en été. La température la plus basse relevée a été −12,7 °C le 16 janvier 1985, et la plus élevée, 40,6 °C le 4 août 2003[Note 2],[6]. Les pluies sur les côtes basques sont rarement persistantes, excepté durant les tempêtes hivernales. Elles se manifestent souvent sous forme d'averses orageuses intenses et de courte durée.

Relevé météorologique de Biarritz et sa région pour la période 1961-1990.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,8 5 7 8,5 11,6 14,6 16,7 17 14,5 11,9 7,7 5,5 9,9
Température moyenne (°C) 8,1 9 10 11,7 14,6 17,3 19,8 19,9 18,6 15,6 11 8,5 13,7
Température maximale moyenne (°C) 12 12,8 15 16,2 19,6 22,1 24,1 24,7 23,2 20 15,1 12,5 17,4
Record de froid (°C) −12,7 −11,5 −7,2 −1,3 3,3 5,3 9,2 8,6 5,3 0,8 −5,7 −8,5 −12,7
Record de chaleur (°C) 23,4 28,9 29,7 28,6 34,8 38,7 39,8 37,3 37 32,2 26,1 25,1 39,8
Précipitations (mm) 143,2 122,7 121,7 132,9 121 90,9 65,1 102,3 124,6 135,7 174,2 148,7 1 482,9
Source : Climatologie mensuelle Biarritz, 69 m (période 1961-1990).
« Infoclimat », sur infoclimat.fr et « Météo France », sur france.meteofrance.com
, consultés le 27 juillet 2014.


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Carte d’itinéraires de transports.
Transports en commun autour de Bayonne : les lignes ferroviaires sont en noir, les lignes de cars interurbains des Pyrénées-Atlantiques sont en vert et celles des Landes en violet. Le PTU (périmètre de transport urbain, où circule le réseau Chronoplus non cartographié ici) est délimité par un trait rouge.

Voies de communication routières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des voies de Bayonne.

Bayonne se trouve à l'intersection des autoroutes A63 (Bordeaux-Espagne) et du prolongement (D1) de l'A64 (vers Toulouse). La ville est desservie par trois échangeurs. Deux d’entre eux concernent l'A63 : la sortie no 6 (Bayonne Nord) dessert les quartiers nord de Bayonne mais permet également un accès rapide au centre alors que la sortie no 5 (Bayonne Sud) donne un accès par le sud et dessert aussi Anglet. La troisième sortie concerne la D1/A64 via l'échangeur de Mousserolles (sortie no 1, Bayonne-Mousserolles) ; elle rejoint le quartier du même nom mais dessert également les communes voisines de Mouguerre et de Saint-Pierre-d'Irube.

Bayonne était traversée par la route nationale 10, reliant Paris à Hendaye et aujourd'hui déclassée en route départementale 810. La route nationale 117, qui reliait Bayonne à Toulouse, a elle été déclassée en route départementale 817.

Ponts[modifier | modifier le code]

Vue de trois arches d’un pont orné de drapeaux, sur fond de bâtiments.
Le pont Saint-Esprit, sur l'Adour.

Construite à la confluence de l’Adour et de son affluent, la Nive, Bayonne présente un ensemble de ponts, qu’ils soient routiers ou ferroviaires, qui relient les différents quartiers.

En venant de l’amont, on trouve sur l’Adour, le pont de l’A63, puis le pont Saint-Frédéric sur lequel passe la RD 810, le pont ferroviaire qui a remplacé le pont Eiffel ou pont de fer, le pont Saint-Esprit et enfin, le pont Grenet. Le pont Saint-Esprit relie le quartier Saint-Esprit au quai Amiral-Bergeret, en amont de la confluence avec la Nive. En 1845, l’ouvrage initialement en bois, est reconstruit en maçonnerie, sur sept arches supportant un tablier de 230 mètres[FL 1]. Après s’être appelé pont de Nemours en l’honneur de Louis d'Orléans, seizième duc de Nemours, qui avait posé la première pierre, le pont est finalement baptisé Saint-Esprit. Jusqu’en 1868, le pont possédait une travée mobile, proche de la rive gauche[FL 1]. Il est élargi en 1912 pour faciliter la circulation hippomobile et déjà automobile.

De l’amont vers l’aval, la Nive est traversée par le pont de l’A63, le Pont Blanc[Note 3], le pont ferroviaire puis celui de la RD 810, les ponts du Génie (ou pont Militaire), Pannecau, Marengo[Note 4], débouchant sur les halles, et Mayou[Note 5]. Le pont Pannecau, longtemps nommé pont Bertaco fut reconstruit en maçonnerie sous Napoléon III[FL 2]. Selon François Lafitte Houssat, « une ordonnance municipale de 1327 prévoyait l’enfermement de toute femme querelleuse et de mauvaise vie dans une cage de fer plongée dans l’eau de la Nive depuis le pont. La pratique perdura jusque vers 1780[FL 2] ».

Réseau cyclable[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Vélodyssée. Des pistes cyclables sont aménagées tout le long de la rive gauche de l'Adour, sur une grande partie de la rive gauche de la Nive, et le long de divers axes de la ville, ainsi que certaines bandes cyclables. La ville propose un prêt de vélo gratuit[7].

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Réseau urbain[modifier | modifier le code]

La plupart des lignes du réseau de bus Chronoplus, géré par Transdev agglomération de Bayonne, desservent Bayonne en la reliant aux autres communes du périmètre de transport urbain : Anglet, Biarritz, Bidart, Boucau, Saint-Pierre-d'Irube et Tarnos[Note 6],[8]. La navette de Bayonne dessert gratuitement le centre-ville (Grand et Petit Bayonne) en le reliant à plusieurs parcs de stationnement ; d'autres navettes gratuites effectuent de courts trajets au sein de la commune.

Réseaux interurbains[modifier | modifier le code]

Bayonne est reliée à de nombreuses villes de la moitié ouest du département comme Saint-Jean-de-Luz ou Saint-Palais par les cars du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques Transports 64 , géré par le conseil général. Depuis la restructuration du réseau à l'été 2013, les lignes convergent vers la ville[9]. Bayonne est également desservie par des lignes du réseau départemental des Landes, XL'R[10].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Bayonne, située dans le quartier Saint-Esprit, est une gare importante de la ligne Bordeaux - Irun. C'est également le terminus des lignes menant de Toulouse à Bayonne et de Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port. Elle est desservie par des trains TGV, Intercités, Intercités de nuit et TER Aquitaine (vers Hendaye, Saint-Jean-Pied-de-Port, Dax, Bordeaux, Pau ou Tarbes).

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Bayonne est desservie par l'aéroport de Biarritz-Bayonne-Anglet (code AITA : BIQ • code OACI : LFBZ), situé sur les territoires des communes d'Anglet et de Biarritz[Note 7].

La gestion de l’aéroport est assurée par le syndicat mixte pour l'aménagement et l'exploitation de l'aérodrome de Biarritz-Bayonne-Anglet, qui comprend la chambre de commerce et d'industrie de Bayonne Pays basque, l'agglomération Côte Basque-Adour, les départements des Pyrénées-Atlantiques et des Landes ainsi que la commune de Saint-Jean-de-Luz. L'aéroport de Biarritz-Bayonne-Anglet a accueilli près de 1 100 000 passagers en 2013[11].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Carte des sept quartiers de Bayonne. Aplats de couleurs vives sur fond gris.
Carte des quartiers (2014).

La mairie de Bayonne distingue sept quartiers[12] :

  • Polo-Beyris / Saint-Amand sur la rive gauche de l'Adour et de la Nive ;
  • Saint-Léon / Marracq sur la rive gauche de l'Adour et de la Nive ;
  • Grand Bayonne sur la rive gauche de l'Adour et de la Nive, qui contient le Château-Vieux et la cathédrale Sainte-Marie ;
  • Petit Bayonne / Mousserolles entre l'Adour et la Nive ;
  • Arènes / Allées Marines sur la rive gauche de l'Adour et de la Nive ;
  • Saint-Esprit / Saint-Bernard / Saint-Frédéric sur la rive droite de l'Adour, surplombée par la citadelle ;
  • Habas / Sainte-Croix / Arroussets sur la rive droite de l'Adour.

Polo-Beyris / Saint-Amand[modifier | modifier le code]

Il s’agit d’un quartier périphérique de Bayonne, jonction entre la localité et Anglet, proche du centre commercial BAB2. Accessible par la RD 810 et séparé de la ville à l'est par la vallée empruntée par le boulevard d'Aritxague, il accueille le groupe scolaire privé Saint-Amand (école primaire et collège), l’école privée ikastola Polo-Beyris, l’église Saint-Amand et une salle polyvalente, dite « de la vie citoyenne », faisant office de centre culturel, au Polo-Beyris. Il correspond approximativement au grand quartier Beyris[Note 8], dont la population était en 2010 de 3 973 habitants[InseeN 1].

Bartholomé Béris était un riche armateur qui développa son activité durant la période anglaise de Bayonne. Outre des propriétés importantes sur Anglet, il possédait le domaine de Beyris auquel il a légué son nom[13].

Le quartier est chargé d’histoire récente, puisqu’en 1937, la ville rachète le terrain de polo, aménagé au début du XXe siècle, pour y construire un collège de jeunes filles. Las, de 1939 à 1947, il est transformé en lieu de détention qui accueillera des réfugiés républicains espagnols de février à septembre 1939, des prisonniers de guerre de l’empire colonial français à l’automne 1940, devenant alors le Frontstalag 222, des détenus politiques et administratifs à partir de novembre 1940, et enfin des prisonniers de guerre allemands en provenance du camp de Gurs à partir du 20 avril 1945 jusqu’à la fin de 1947, dans ce qui était devenu le dépôt 189[14]. Le quartier attendra la fin des années 1950 pour reprendre vie, grâce à la construction d'un premier lotissement communal et d'une école.

Saint-Léon / Marracq[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marracq.

Le quartier Saint-Léon / Marracq est situé au sud de la ville. Il occupe une place particulière dans l'histoire de Bayonne, puisqu'il recèle les vestiges du château que Napoléon 1er acheta de ses deniers et occupa du 18 avril au 21 juillet 1808[15],[16]. Son territoire correspond au grand quartier Saint-Léon[Note 9], dont la population était en 2010 de 6 580 habitants[InseeN 1].

Le quartier accueille de nombreux établissements d'enseignement : conservatoire, lycées, etc. Le collège Marracq, héritier du lycée de Bayonne, fondé dans les mêmes locaux en 1879, est aujourd’hui l’un des plus grands collèges de la région Aquitaine.

Le centre hospitalier de la Côte Basque y est représenté par l’hôpital Saint-Léon, fruit de la politique de grands travaux initiée par Jules Labat, maire de Bayonne de 1852 à 1869, et inauguré en 1866 par l’impératrice Eugénie[FL 3].

Grand Bayonne[modifier | modifier le code]

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Ce quartier est le creuset originel de la ville de Bayonne puisqu'il est le lieu où le castrum romain fut implanté. C'est le centre-ville et le quartier commerçant de la ville. Son territoire correspond à l'IRIS Centre Ville - Hôtel de Ville, dont la population était en 2010 de 3 853 habitants[InseeN 1]. La place de la Liberté est la plus ancienne de la ville et le dallage reproduit les blasons d'Aquitaine, du Labourd et de Gascogne. Une soixantaine de caves gothiques subsistent dans ce quartier[DN 1],[Note 10].

La ville était jusqu'au XVIIe siècle sillonnée de voies d'eau qui servaient au commerce. La rue du Port-Neuf était un canal, ce qui explique le nom actuel. Les maisons à arcades encadrant cette rue sont construites sur pilotis et sont parmi les plus belles de la ville. Leurs pans de bois et leurs volets à persiennes sont peints en rouge, marron, vert ou bleu. Les quais de la Nive étaient autrefois le lieu de débarquement du poisson après la pêche. Au bout du quai, on retrouve, dans la rue Tour-de-Sault, deux tours de l'enceinte romaine.

La rue d'Espagne se distingue par ses maisons hautes et étroites, disposant de deux fenêtres avec des balcons en fer forgé, de colombages et de portes à heurtoirs. C’est rue des Faures (« forgerons ») qu’aurait été inventée la première baïonnette[DN 2].

On retrouve autour du quartier les anciens fossés et les fortifications successives de la ville. La rue Orbe, où Louis XIV logea au no 9, la rue de la Salie et le boulevard du rempart Lachepaillet ont pris la place de l'ancien fossé asséché de la ville qui a disparu au XIIe siècle[Note 11]. Par endroit, on retrouve également les fortifications ordonnées par François Ier puis celles de Vauban comme dans la rue des Augustins ou encore sur le boulevard du rempart Lachepaillet.

Le Château-Vieux est adossé depuis le XIIe siècle sur deux côtés à l’enceinte romaine qui forment un angle droit, et fermé par deux autres courtines de 35 mètres de long[Note 12].

Petit Bayonne / Mousserolles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Petit Bayonne.
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Appelé également Bourg Neuf, le Petit Bayonne est un quartier populaire et actif, qui fut concédé aux évêques en 1152 comme zone franche. Vauban l'engloba dans ses fortifications. Là aussi, le quartier disposait de nombreux canaux qui servaient de voies de communication.

Les maisons sont typiques de la ville, telles celles des quais des corsaires et Galuperie[Note 13]. Ce quartier aux rues étroites, et en grande partie perpendiculaires aux quais, fut le refuge de nombreux Basques espagnols chassés par la montée du franquisme.

On y trouve également le musée basque, le musée Bonnat-Helleu, le Château-Neuf, la porte de Mousserolles, vestige des remparts construits par Vauban, et l'un des plus anciens trinquets du Pays basque. La rue Marengo aboutit à l’église néo-gothique Saint-André.

La place Paul-Bert accueille les courses de vaches lors des fêtes de Bayonne.

Le quartier Mousserolles est situé sur les reliefs au dessus du Petit Bayonne , en direction de Saint-Pierre-d'Irube. D'urbanisation plus récente, il accueille plusieurs établissements de santé.

Les territoires du Petit Bayonne et de Mousserolles correspondent aux IRIS de mêmes noms et de populations respectives 2 508 et 2 376 habitants en 2010, soit 4 884 habitants pour le quartier[InseeN 1].

Arènes / Allées Marines[modifier | modifier le code]

Le quartier est situé le long de l’Adour, en aval de la confluence avec la Nive. Son territoire correspond approximativement au grand quartier Arènes[Note 14], dont la population était en 2010 de 4 686 habitants[InseeN 1]. Les allées Marines ont longtemps été une zone marécageuse et le quartier des Arènes, un environnement peu coté au XIXe siècle[FL 4]. Ils font partie aujourd’hui des valeurs recherchées de l’immobilier bayonnais.

Les allées Marines furent assainies dès le début du XVIIIe siècle par la plantation d’ormes[FL 5]. Plus tard, ce boulevard accueillit le bâtiment des douanes.

Le quartier de Lachepaillet, qui prit le nom des Arènes, domine l’Adour. Les arènes furent inaugurées le 30 juillet 1893[FL 6]. Elles furent construites en lieu et place d’un espace dédié aux cultures maraîchères et au maïs. Le quartier abritait également plusieurs chocolatiers de Bayonne[FL 6].

Une des particularités du quartier est la ligne de Bayonne à Allées-Marines, courte ligne de chemin de fer qui permet la desserte fret du port de Bayonne. À l’extrémité ouest du quartier se situent des zones artisanales et commerciales, telles le Forum.

Saint-Esprit / Saint-Bernard / Saint-Frédéric[modifier | modifier le code]

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Saint-Esprit est un quartier ancien, créé au XIIe siècle sur la rive droite de l’Adour. Il est relié au reste de la ville par le pont Saint-Esprit qui enjambe le fleuve. L'IRIS Saint-Esprit comptait en 2010 5 342 habitants[InseeN 1].

Son nom vient de ses premiers occupants, les religieux de l'ordre des hospitaliers du Saint-Esprit, à l’origine d'un hospice sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Par la suite, il accueille les juifs séfarades portugais ou marranes fuyant l'Inquisition au XVIe siècle. Ceux-ci introduisent à Bayonne le chocolat, que la France découvre en 1615, à l'occasion du mariage de l'infante espagnole Anne d'Autriche avec Louis XIII. Ces familles d'origine portugaise, parmi lesquelles de nombreux apothicaires, armateurs ou négociants, seront considérées comme citoyennes après la Révolution et s'intègreront à la population bayonnaise.

Bâti à la fin du XVIIIe siècle entièrement sur des pilotis de chêne, l’hôtel Loustau symbolise la réussite économique des familles juives portugaises installées dans le quartier[FL 1].

Commune autonome, appelée Saint-Esprit-lès-Bayonne, rattachée en 1790 à l'arrondissement de Dax du département des Landes, Saint-Esprit est intégrée à Bayonne en 1857[FL 7]. Le quartier est resté longtemps populaire, accueillant étrangers et immigrants. L’atmosphère particulière du quartier s’est également élaborée suite à l’installation des abattoirs, de la prison et de divers entrepôts.

C'est à Saint-Esprit-lès-Bayonne qu'a lieu le 21 août 1853, la première course espagnole en France, valant aujourd'hui à Bayonne le titre de « plus vieille place taurine de France »[17].

La gare de Bayonne y est installée depuis le milieu du XIXe siècle. Initialement construite de bois et de métal, elle est remplacée au début du XXe siècle par l’édifice monumental actuel.

Sur la colline surplombant le quartier se dresse la citadelle de Bayonne dessinée par Vauban en 1680 et construite à la fin du XVIIe siècle[18].

Deux autres monuments historiques de Bayonne sont situés dans le quartier, l'église Saint-Esprit[19], élevée au rang de collégiale par Louis XI à la fin du XVe siècle et la synagogue construite en 1837 sur les plans de l'architecte Capdeville, à l’emplacement de la maison de Rébecca Louis Nounès, datant du XVIIIe siècle[20].

Les quartiers Saint-Bernard et Saint-Frédéric ont une vocation plus commerciale et industrielle. Le premier, à l'ouest de Saint-Esprit, accueille des habitations ainsi que des installations portuaires ; le second, à l'est, est presque entièrement dédié à des activités artisanales, industrielles et commerciales.

Habas / Sainte-Croix / Arroussets[modifier | modifier le code]

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Ce quartier, récemment appelé les Hauts de Bayonne, mais également la ZUP lorsqu’on voulait désigner les résidences Marcel Breuer[Note 15], édifiées à la fin des années 1960, a fait l’objet d’une rénovation importante depuis 2008, dans le cadre du programme national de rénovation urbaine (PNRU)[21],[22]. Il accueille de nombreux logements collectifs sociaux.

Ce quartier accueille également les églises Saint-Étienne et Sainte-Croix.

Ville de garnison[modifier | modifier le code]

Bayonne est une ville de garnison qui a accueilli jusqu'à 18 000 militaires[MC 1].

Diverses unités ont tenu garnison à Bayonne tels l’état-major de la 36e division d'infanterie en 1939 et 1940 et le 18e régiment d'infanterie durant la même période, le 49e régiment d'infanterie, pour les périodes allant de 1906 à 1914 et de 1939 à 1940, ainsi que le 18e régiment de chasseurs parachutistes et le 61e bataillon de commandement et de transmissions.

Actuellement c’est le 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine (1er RPIMa) qui tient sa garnison à Bayonne.

Logement[modifier | modifier le code]

Photographie montrant une façade ocre aux pans de bois apparents peints en rouge.
Façade d’un édifice du Petit Bayonne.

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 25 107, alors qu'il était de 22 250 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 91,4 % étaient des résidences principales, 3,3 % des résidences secondaires et 5,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 15,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 83,1 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 35,1 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (30,6 %). La part de logements HLM loués vides était de 19,4 % contre 24,3 %, leur nombre étant en diminution (4 463 contre 4 735[Insee 3]). Bayonne est, avec Tarnos, l’une des rares communes de l’agglomération de Bayonne et du sud des Landes à atteindre le seuil des 20 % de logements locatifs sociaux fixé par l’État au regard de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains[23].

Le style architectural de la commune est représentatif du style urbain de la maison labourdine, aux façades chaulées aux pans de bois apparents peints le plus souvent en rouge brun, mais aussi en vert, gris ou bleu.

Politiques d’aménagement[modifier | modifier le code]

Schéma de cohérence territoriale[modifier | modifier le code]

Le schéma de cohérence territoriale (ou SCOT) de l’agglomération de Bayonne et du sud des Landes a été approuvé, à l’unanimité, par le conseil syndical du jeudi 6 février 2014[24]. Il concerne, depuis septembre 2010, 48 communes et 6 intercommunalités[25], soit 212 000 habitants, plus de 90 000 emplois et plus de 120 000 logements sur un territoire de 95 500 hectares[23]. L'agglomération concentre 22 % des emplois des deux départements des Pyrénées-Atlantiques et des Landes, pour 20 % de la population[23].

Le SCOT s’est fixé pour objectif principal de pouvoir accueillir 35 000 habitants supplémentaires à l’horizon 2025, ce qui équivaut à une population de 250 000 habitants[26]. Il doit donc donner les moyens à l’agglomération de se pourvoir en 31 500 logements supplémentaires. Pour répondre à cet objectif, il propose d’agir sur l’offre foncière à vocation économique et d’assigner 200 hectares aux besoins des entreprises actuelles et futures du territoire, soit 17 hectares par an. Il adjoint la contrainte de réduire de 50 % la consommation foncière par le recentrage du développement et l’évolution des formes urbaines et l’urbanisation prioritaire des zones permettant d’optimiser les équipements existants, dont le réseau d’assainissement collectif.

En conséquence, le développement s’appuiera sur celui des communes dites du cœur d’agglomération et sur celui des petites villes de l’intérieur, en coordonnant le développement urbain et celui des transports publics, ce qui se traduit pour la zone littorale, à laquelle Bayonne appartient, par la promotion du transport ferroviaire et d’une offre routière performante. Ces objectifs s’accompagnent de contraintes de développement durable, en particulier en ce qui concerne la gestion de l’eau et des milieux aquatiques et de l’assainissement collectif[26].

Un des axes retenus aboutit à développer la fonction économique du port de Bayonne, et à assurer son intégration dans la ville, son intégration environnementale et son accessibilité[26]. D’autre part, l’agglomération doit organiser le développement et l’accueil de grands équipements culturels, sportifs, médicaux, administratifs, commerciaux, touristiques et scientifiques. Enfin des zones commerciales de rayonnement supra-territorial doivent être confortées, concernant en premier lieu l’offre existante sur la zone Bayonne — Anglet — Biarritz par l’intermédiaire du BAB2 et des centres-villes correspondant[26].

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

Le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Bayonne a été approuvé en 2007 et modifié à plusieurs reprises depuis[27],[28].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Les noms de la province basque du Labourd et de la localité de Bayonne sont attestés depuis une période ancienne, sous les formes In provincia Novempopulana tribunus cohortis Novempopulanæ in Lapurdo (Ve siècle, d'après la Notitia Dignitatum Imperii datant de 340-420[29]), Lapurdum (VIe siècle, Grégoire de Tours), Sancta Maria Lasburdensis (vers 980, titres du chapitre de Bayonne[30]), baiona (1063 et 1122), baione (1130, 1160 et 1198), Sancta Maria Baionensis, civitas de Baiona et Baione (respectivement début XIIe siècle, vers 1140 et début XIIIe siècle, cartulaire de Bayonne[31]), Bayona, et Bayone (respectivement 1248 et 1253, titres de la Camara de Comptos[32]), Bayonne (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins [sic]), Baïonne (XIVe siècle, Guillaume Guiart, vers 1864) et Baiona[33] au XIXe siècle[Note 16].

L'attribution à Bayonne de la Civitas Boatium, étape mentionnée dans l'Itinéraire d'Antonin, a été abandonnée, puisque la cité des Boïates correspondrait peut-être à La Teste-de-Buch, mais certainement pas à Bayonne[Note 17].

Le nom Baiona n'apparaît donc qu'au début du XIIe siècle[Note 18].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Comme l’écrit Hector Iglesias « le nom de Bayonne pose toute une série de problèmes à la fois historiques et linguistiques qui n’ont toujours pas été élucidés »[34]. Différentes interprétations ont été données à sa signification.

La terminaison -onne de Bayonne peut renvoyer à celle des nombreux hydronymes en -onne ou aux toponymes qui en sont issus. L'élément -onne procède, dans certains cas, du thème indo-européen *ud-r/n- (grec húdōr > hydro-, gotique watt « eau »), d'où *udnā « eau » > unna, donné onno dans le glossaire de Vienne[35]. Unna se réfèrerait donc à l'Adour. Ce type toponymique évoquant un cours d'eau traversant une localité, voire transféré à cette même localité, est commun. L'appellatif unna semble se retrouver dans le nom de la Garonne (Garunna Ie siècle, Garonna IVe siècle). En revanche, on reconnaît plutôt un suffixe préceltique -ona dans le nom de la Charente (Karantona en 875) ou la Charentonne (Carentona en 1050)[36].

Il pourrait également s'agir d'un augmentatif gascon à partir du radical d'origine latine Baia-, suivi du suffixe -ona au sens de « vaste étendue d'eau », ou d'un nom dérivé du basque bai « rivière » et ona « bonne », d'où « la bonne rivière ».

La proposition d'Eugène Goyheneche reprise par Manex Goyhenetche, et soutenue par Jean-Baptiste Orpustan[37], est bai una, le lieu de la rivière, ou bai ona « colline de la rivière » (Ibai = rivière, et muinoa = colline en basque).

« C'est peut-être perdre de vue les nombreux toponymes urbains qui en France, du nord au sud, sont nés de l'élément Bay-, Bayon-, tels Bayons, Bayonville, Bayonvillers et qui posent le problème hors des sentiers battus, gascon ou basque » ajoute Pierre Hourmat[PiH 1]. Cependant, les formes les plus anciennes de Bayonne, Baiona, indiquent clairement un féminin ou un thème en -a, alors que ce n'est pas le cas pour la série des Béon, Bayon. En outre, Bayon- dans les Bayonville ou Bayonvilliers du nord de la France est manifestement le nom de personne germanique Baio[38].

Son nom basque actuel est Baiona et son nom occitan gascon actuel, Baiona[39].

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

L’ancien moulin dit Balichon apparaît très tôt dans la topographie de Bayonne. Ainsi le cartulaire de Bayonne le mentionne-t-il en 1198 (Molendinum de la Mufala, Balaisson) et en 1259 (Balaichon, molin de le Muhale, molin de la Muffale et lo pont de Balaischon)[31]. De même on trouve dans les rôles gascons Baleyson (1331) et Baleychoun (1334)[PR 1].

De nombreux topynymes désignant d’anciennes fermes de Bayonne apparaissent dans les dictionnaires topographiques, telles Bénac, Bouroutchourry ou Glain. Ce dernier lieudit est mentionné sous les graphies fons de Coquoanhes (1387, titres du chapitre de Bayonne[30]) et Camps (XVIIe siècle, archives de Bayonne)[PR 2]. De même Largenté, toponyme toujours vivant (collège et lycée Largenté), désignait une ferme[PR 3]. Lesperon (ou L’Esperon) est mentionnée par le cartulaire de Bayonne en 1246 à Saint-Esprit et Montaigu, Les Murailles et Pé-de-Navarre par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque de 1863[PR 4]. Ce dernier dictionnaire mentionne également les hameaux Jean-d’Amou et Les Lauriers, et le château Weymann[PR 5].

Le quartier Lachepaillet (le portau de Lachepailhet en 1516, titres du chapitre de Bayonne) porte le nom d'une ancienne porte de Bayonne, précédemment appelée portail de Tarride[PR 6]. Ce quartier s’appelle aujourd’hui les Arènes.

Le toponyme Pannecau, désignant actuellement le pont éponyme sur la Nive, et la rue qui le prolonge, apparaît sous la forme Port de Bertaco (XIIIe siècle, cartulaire de Bayonne) et Panecau (1863)[PR 7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

À défaut d’informations précises, quelques raisons objectives accréditent l'existence probable d'un village de pêcheurs sur le site à une période antérieure à l'Antiquité. En effet, des traces nombreuses d’occupation humaine sont attestées dans la région bayonnaise au Paléolithique moyen notamment avec les découvertes faites à Saint-Pierre-d'Irube[Note 19], localité limitrophe. D’autre part, on relève la présence d’une butte d’environ 14 mètres de haut (l’actuel quartier de la cathédrale), surplombant la Nive, formant une protection naturelle et un port d'échouage utilisable sur la rive gauche de la Nive, cette butte étant à l’époque cernée au nord et à l’ouest par les marécages de l’Adour. À ses pieds s’étend la fameuse « mer de Bayonne » — jonction des deux cours d'eau — qui peut avoir douze cent mètres de large environ entre Saint-Esprit et le Grand Bayonne et qui couvre totalement l’emplacement du Bourg-Neuf (quartier du Petit Bayonne). Au sud, le dernier coude de la Nive s’élargit jusqu’aux collines de Saint-Léon[40],[41]. Malgré cela, le rétrécissement de la vallée de l’Adour permet un franchissement nulle part plus aisé sur toute la longueur de l’estuaire[42].

En conclusion, l’importance stratégique de cette hauteur était d’une telle évidence, qu’il est à présumer qu’elle a toujours été habitée[41].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site d'occupation humaine le plus ancien attesté est situé sur une butte qui domine la Nive et son confluent avec l'Adour.

Au Ier siècle A.D., sous l'occupation romaine, Bayonne semble présenter déjà quelque importance, puisque les conquérants entourent la ville d'une enceinte fortifiée. Les Tarbelli, peuple aquitain ou proto-basque, en occupent le territoire[43].

Les découvertes archéologiques d'octobre et novembre 1995 apportent un début de preuve à l'appui de cette projection. Dans les quatre couches du sous-sol, le long des fondations de la cathédrale gothique (zone « chevet de la cathédrale ») on a trouvé à 2 mètres de profondeur des objets antérieurs à la fin du Ier siècle, en particulier de la céramique sigillée gauloise de Montans imitant les productions italiques, des bols à parois fines et des fragments d’amphores[Note 20]. Dans la zone « secteur sud / porte du cloître » ce sont des objets de la deuxième moitié du Ier siècle et une monnaie de la première moitié du IIIe siècle qui ont été mis à jour[44].

Une très forte probabilité de présence humaine, pas uniquement militaire, semble provisoirement s’imposer, confirmant l’occupation du site au moins autour du IIIe siècle.

Un castrum romain est avéré vers la fin du IVe siècle comme place fortifiée de la Novempopulanie. Nommé Lapurdum, elle a laissé son nom à la province du Labourd (Lapurdi en basque)[Note 21]. Selon Eugène Goyheneche, le nom de Baiona désignait la ville, le port et la cathédrale, et celui de Lapurdum n'était rien d’autre qu'une désignation territoriale[34]. Cette implantation romaine est stratégique car elle permet de surveiller les routes trans-pyrénéennes et les populations locales insoumises au pouvoir romain. La construction couvre de 6 à 10 hectares selon les auteurs[45],[Note 22],[Note 23].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La situation géographique de la localité, au carrefour du réseau fluvial orienté d’est en ouest et du réseau routier reliant l’Europe à la péninsule Ibérique du nord au sud, la prédisposait au double rôle de place forte et de port[EG 1].

La cité, après avoir été romaine, devient tour à tour vasconne puis anglaise durant trois siècles (du XIIe au XVe siècle).

Les Romains se retirant de la cité au IVe siècle, le peuple vascon, toujours présent sur place, domine alors la Novempopulanie, province comprise entre Garonne, océan et Pyrénées. De ce fait la Novempopulanie est rebaptisée Vasconie, puis Gasconie après déformation germanique (résultant des invasions wisigothiques puis franques). Mais la basquisation de la région des plaines est trop faible face à la romanisation avancée. Du mélange entre vascon et latin naît la langue gasconne[46].

Les témoignages portant sur Bayonne pour la période du haut Moyen Âge sont inexistants[Note 24], à l’exception de deux intrusions des Normands, l'une douteuse en 844 et une seconde, attestée, en 892[EG 2].

Lorsque le Labourd est créé en 1023, Bayonne en est la capitale, et le vicomte y réside[Note 25].

L’histoire de Bayonne proprement dite se signale en 1056, lorsque Raymond II le Jeune, évêque de Bazas reçoit la mission de relever l’Église de Bayonne[Note 26],[EG 2].

La construction, sous l’autorité de Raymond III de Martres, évêque de Bayonne de 1122 à 1125, allié au vicomte Bertrand, de la cathédrale romane, antérieure à celle existant aujourd’hui, et celle du premier pont en bois sur l’Adour prolongeant le pont Mayou qui enjambe la Nive, inaugurent la grande époque de Bayonne[EG 2]. Depuis 1120 en effet, de nouveaux quartiers ont été créés sous la pression démographique. De cette époque date le développement des zones comprises entre la ville romaine du Grand Bayonne et la Nive tout d’abord, puis entre la Nive et l’Adour à l’origine de ce qui allait devenir le Petit Bayonne. Dans ce dernier quartier s'installent le couvent des Jacobins en 1225, et celui des Cordeliers vers 1247[EG 2]. En parallèle se développent la construction et des modifications successives des défenses de la cité, afin de protéger les nouveaux quartiers.

En 1130 le roi d'Aragon Alphonse Ier dit le Batailleur fait le siège de la ville, sans succès. Bayonne passe sous domination anglaise lorsque la duchesse d'Aquitaine (Aliénor) épouse le roi d'Angleterre en 1152. Cette alliance confère à Bayonne de nombreux privilèges commerciaux. Les Bayonnais deviennent les transporteurs des vins de Bordeaux et d'autres produits du Sud-Ouest comme la résine, le jambon ou le pastel vers l'Angleterre[EG 3]. Bayonne est alors une base militaire importante. Richard Cœur de Lion la sépare en 1177 de la vicomté de Labourd dont la capitale devient alors Ustaritz. Comme bien des villes à l'époque, Bayonne obtient en 1215 l'octroi d'une charte communale et s'émancipe des pouvoirs féodaux[Note 27].

La publication officielle, en 1273, d’une coutume propre à la cité, scellera pour les cinq siècles à venir la séparation de Bayonne du Labourd[EG 4],[Note 28].

L’industrie bayonnaise de cette époque se distingue par la part prise par la construction navale, le bois (chêne, hêtre et châtaignier des Pyrénées, et pin des Landes) étant en surabondance. Elle se complète par l’activité maritime, qu’elle concerne des équipages pour la pêche à la baleine, la marine commerciale, ou, et il s’agissait souvent des mêmes à une époque où il était aisé de transformer tout navire de commerce en bâtiment de guerre, la marine royale anglaise[EG 5],[Note 29].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Vue en surplomb de remparts dominant un cours d’eau.
La place du Réduit, depuis la citadelle.
Photographie d’une échauguette de pierre blanche se détachant au-dessus d’un pont.
L’échauguette du Réduit, restaurée en 2005.
Vue de remparts herbeux surplombant une rue, avec deux flèches d’un édifice religieux en arrière-plant.
Les remparts de Bayonne.

Dunois (ex-compagnon d'arme de Jeanne d'Arc) enlève la ville le 20 août 1451 et l'annexe à la Couronne sans trop faire de victimes grâce à la présence d'esprit de l'évêque qui assure avoir vu « une grande croix blanche surmontée d'une couronne qui se transforme en fleur de lys dans les cieux » pour dissuader les Bayonnais de se battre contre les troupes royales[Note 30],[PH 4].

La ville continue d'être fortifiée par les rois de France pour la protéger des dangers liés à la proximité de la frontière espagnole. En 1454, Charles VII érige en circonscription judiciaire particulière la sénéchaussée des Lannes[47] — simple subdivision de la Guyenne pendant la période anglaise — compétente sur une vaste région couvrant Bayonne, Dax et Saint-Sever pour y exercer la justice civile, la juridiction criminelle restant de la compétence de l'échevinage. Au fil du temps, le « sénéchal d'épée », qui demeure à Dax perd tout rôle autre que protocolaire et Bayonne — en même temps que Dax et Saint-Sever — devient de facto le siège d'une sénéchaussée distincte, sous l'autorité d'un « lieutenant-général du sénéchal ».

En mai 1462, le roi Louis XI autorise la tenue de deux foires annuelles[Note 31], par ses lettres patentes, après avoir signé le traité de Bayonne, tandis qu'il confirme les coutumes des habitants en juillet 1472, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère.

L'âge d'or de la ville s'achève au XVe siècle avec la perte des échanges commerciaux avec l’Angleterre et l'ensablement du port de Bayonne provoquée par le déplacement du cours de l'Adour vers le nord[EG 6].

Au moment où Christophe Colomb découvre l'Amérique, l'Inquisition sévit dans la péninsule ibérique et des Juifs, quittant l'Espagne et surtout le Portugal, s'installent à Saint-Esprit. Ils apportent avec eux le chocolat et la recette de sa préparation.

Le début du XVIe siècle en Labourd est marqué par l'apparition de la peste. La lecture des Registres permet de suivre son expansion[48]. En juillet 1515, la ville de Bayonne fait « défense d'accueillir les gens des lieux pestiférés » et le 21 octobre, « l'on fait inhibition et défense à tous les manants et habitants de la présente cité (...) d'aller en la paroisse de Bidart (...) à cause de la contagion de la peste ». Le 11 avril 1518, la peste sévissant à Saint-Jean-de-Luz, la ville de Bayonne « fait inhibition et défense à tous les manants et habitants de la cité et autres étrangers d'aller entretenir des relations au lieu et paroisse de Saint-Jean-de-Luz où les gens sont morts de la peste ». Le 11 novembre 1518, la peste est présente à Bayonne, au point que le Conseil de ville s'installe en 1519 au quartier de Brindos (Berindos à l'époque) à Anglet[49].

En 1523, le maréchal de Lautrec force, par une résistance héroïque, les Espagnols à lever le siège de Bayonne.

La rencontre, en 1565, entre Catherine de Médicis et l'envoyé de Philippe II d'Espagne, le duc d'Albe, est connue sous le nom d'entrevue de Bayonne. À l’époque où catholiques et protestants s’entre-déchirent dans certaines parties du royaume de France, Bayonne semble relativement épargnée par ces troubles[50]. La main de fer des dirigeants de la ville ne semble pas y être étrangère. En effet, ces derniers n’ont jamais hésité à utiliser sanctions pénales et violence pour faire régner l’ordre au nom du « bien public »[51].

Deux frères, Saubat et Johannes Sorhaindo, tous deux lieutenants du maire de Bayonne dans la seconde moitié du XVIe siècle, incarnent parfaitement cette période. Ils ont souvent hésité entre catholicisme et protestantisme mais ont toujours voulu assurer l’unité et le prestige de la ville[52].

Au XVIe siècle, les ingénieurs du roi, sous la direction de Louis de Foix, sont dépêchés sur place pour réaménager le cours de l'Adour et creuser un estuaire pour fixer son lit. Le fleuve débouque au droit de l’océan le 28 octobre 1578[PH 5]. Le port de Bayonne reprend alors une plus grande activité. La pêche à la morue et à la baleine assurent la richesse des pêcheurs et des armateurs.

De 1611 à 1612, le collège de Bayonne a pour Principal un homme de 26 ans plein d’avenir, Cornélius Jansen dit Jansénius, futur évêque d’Ypres. Ainsi Bayonne devient-elle un temps le berceau du jansénisme austère et savant qui agitera si fortement la monarchie de Louis XIV[53],[54].

Au cours des conflits sporadiques qui agitent les campagnes françaises du milieu du XVIIe siècle, les paysans de Bayonne se trouvent à court de poudre et de projectiles. Ils fichent leurs longs couteaux de chasse dans les canons de leurs mousquets, confectionnant des lances improvisées que l'on appellera par la suite baïonnettes[55].

Ce même siècle, Vauban est chargé par Louis XIV de fortifier la ville. Il lui adjoint une citadelle bâtie sur une éminence surplombant le quartier de San Espirit deou Cap do Pount.

Vue d’un quai fortifié, orné d’une échauguette, en prolongement d’un pont sur un cours d’eau. À droite de la vue se dressent deux bâtiments imposants.
Le Réduit, système de fortifications détruit au début du XXe siècle, vu depuis le quai de l'Amiral-Lesseps.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, l'activité de Bayonne atteint son apogée. La chambre de commerce est fondée en 1726. Les échanges avec l'Espagne, la Hollande, les Antilles, la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve, les chantiers de constructions entretiennent une grande activité dans le port.

En 1792, le quartier de Saint-Esprit, partie de Bayonne située sur la rive droite de l'Adour, est séparé de la ville et renommé Jean-Jacques Rousseau[56]. Il ne revient dans le giron de Bayonne que le 1er juin 1857. Pendant 65 ans, la commune autonome a dépendu du département des Landes.

En 1808, au château de Marracq, est signé sous « l'amicale pression » de l'Empereur, l'acte d'abdication du roi d'Espagne Charles IV en faveur de Napoléon Ier. Dans la foulée, est paraphée la constitution de Bayonne, première constitution espagnole[EG 7].

Le commerce qui faisait la richesse de la ville au XVIIIe siècle souffre considérablement en ce début de siècle, durement sanctionné par les conflits avec l'Espagne, partenaire commercial historique de la région.

Le siège de Bayonne marque la fin de cette période, avec la reddition des troupes napoléoniennes du maréchal Soult, face à la coalition menée par Wellington, le 5 mai 1814[EG 8].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Carte postale sépia représentant la vue extérieure d’une gare.
La seconde gare de Bayonne, photographiée ici dans les années 1930[Note 32].

En 1854, le chemin de fer arrive de Paris amenant de nombreux touristes désireux de goûter aux plages de Biarritz. Bayonne se tourne plutôt vers la sidérurgie avec les forges de l'Adour[Note 33]. Le port prend alors une allure industrielle mais son lent déclin semble inexorable en ce XIXe siècle. La découverte du gisement de Lacq lui redonne un certain dynamisme.

Le traité de Bayonne est conclu le 2 décembre 1856. Il remédie aux difficultés rencontrées dans la zone s'étendant de l'embouchure de la Bidassoa jusqu'à la limite entre la Navarre et l'Aragon.

La ville se dote de trois lignes de chemin de fer secondaire qui la relient à Biarritz au début du XXe siècle. La ligne la plus directe, celle du tramway Bayonne-Lycée–Biarritz, est exploitée de 1888 à 1948. D’autre part, une ligne située plus au nord dessert Anglet, par l’exploitation du chemin de fer Bayonne-Anglet-Biarritz de 1877 et 1953. Enfin une ligne suivant l'Adour jusqu'à son embouchure, puis la côte de l'océan Atlantique par la barre à Anglet, est exploitée par les VFDM réseau basque de 1919 à 1948.

Le matin du 23 décembre 1933, le sous-préfet Anthelme reçoit Gustave Tissier, directeur du Crédit municipal de Bayonne. Il répond ainsi — avec un peu d’étonnement — à sa demande pressante d’entretien. Quelle n’est pas sa surprise de voir l’homme lui déballer ce qui va devenir l’escroquerie du siècle.

« Tissier, directeur du Crédit Municipal, a été arrêté et écroué à la maison d’arrêt, sous l’inculpation de faux, d’usage de faux et de détournement de deniers publics. Il a été émis pour plusieurs milliers de faux bons de Crédit Municipal (…) [Note 34]. »

C’est le début de l’affaire Stavisky qui, de scandales en crises politiques, aboutira à l’émeute parisienne du 6 février 1934[57],[58].

Le 49e régiment d'infanterie et son unité de réserve, le 249e furent engagés dans les opérations de la Première Guerre mondiale, notamment au Chemin des Dames, et plus particulièrement sur le plateau de Craonne[FL 8]. Pas moins de 700 Bayonnais périrent pour la Patrie durant ce conflit[FL 8],[Note 35]. Un centre d’engagement pour volontaires étrangers fut créé en août 1914 à Bayonne. De nombreuses nationalités y furent représentées, en particulier des Espagnols, des Portugais, des Tchèques[Note 36] et des Polonais[Note 37],[FL 9].

Durant la Seconde Guerre mondiale, Bayonne est occupée du 27 juin 1940 au 23 août 1944 par la division Totenkopf[PiH 2].

Après avoir fait sauter, le 21 août 1944, une vingtaine de navires dans le port[59], les troupes allemandes se retirent. Le 22, un ultime convoi de cinq véhicules traverse la ville. Il transporte des agents de la Gestapo de la douane et quelques éléments de la Feldgendarmerie. Un ou plusieurs Allemands ouvrent le feu à la mitraillette faisant trois victimes [Note 38],[60]. Le 23, c'est l'installation immédiate et informelle d’une « délégation municipale spéciale » par le tout jeune sous-préfet Guy Lamassoure, représentant le gouvernement provisoire de la République française, instauré à Alger depuis juin[61].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Bayonne est le chef-lieu de l’un des trois arrondissements du département des Pyrénées-Atlantiques, et est à ce titre sous-préfecture du département, à l'instar d’Oloron-Sainte-Marie, sous l’autorité de la préfecture de Pau.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Bayonne présente un profil politique contrasté, privilégiant les candidats de gauche aux élections présidentielles et aux élections régionales mais plébiscitant les candidats de droite aux élections législatives (à l’exception de l’élection de 2012) et municipales. Les électeurs ont également plus voté pour les candidats de gauche que le reste du département lors des dernières élections régionales (50,77 % pour Alain Rousset dans les Pyrénées-Atlantiques[62] contre 53,67 % à Bayonne) et européennes. D’autre part, et malgré l'activisme affiché depuis la deuxième moitié du XXe siècle, les partis politiques basques ne sont pas plébiscités lors des scrutins locaux.

Élections présidentielles les plus récentes[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections présidentielles de 2007, Nicolas Sarkozy, UMP, élu, avait obtenu 45,60 % des suffrages et Ségolène Royal, PS, 54,40 % des suffrages ; le taux de participation était de 81,50 %[83].

Lors du second tour des élections présidentielles de 2012, François Hollande, PS, élu, avait obtenu 59,26 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 40,74 % des suffrages ; le taux de participation était de 77,99 %[84].

Élections municipales les plus récentes[modifier | modifier le code]

Vue de grands bâtiments blancs se reflétant dans un cours d’eau, sur fond de ciel bleu.
La mairie de Bayonne

Aux élections municipales de 2008, la liste de Jean Grenet, dont la liste Union pour Bayonne avait obtenu 29 sièges sur 38, avait rassemblé au second tour 44,23 % des suffrages ; le taux de participation était de 56,80 %[85].

Aux élections municipales de 2014, la liste de Jean-René Etchegaray, dont la liste Union de la Droite (UMP-UDI) avait obtenu 32 sièges sur 43, avait rassemblé au second tour 47,67 % des suffrages ; le taux de participation était de 59,22 %[86].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Bayonne.

La famille de Gramont a fourni des capitaines puis des gouverneurs à Bayonne de 1472 à 1789, ainsi que des maires, charge qui devient héréditaire à partir du 28 janvier 1590, par concession d’Henri IV à Antoine II de Gramont. Ils résident dès le XVe siècle au Château-Neuf, puis au Château-Vieux à partir de la fin du XVIe siècle[87],[Note 39] :

  • Roger de Gramont, (1444-1519), seigneur de Gramont, baron de Haux, sénéchal de Guyenne, maire héréditaire de Bayonne. Il est conseiller et chambellan de Louis XI en 1472, puis de Charles VIII en 1483[87]. Il est ambassadeur de Louis XII à Rome en 1502. Il devient gouverneur de Bayonne et de ses châteaux le 26 février 1487[87]. Il meurt de la peste en 1519[87] ;
  • Jean II de Gramont, seigneur de Gramont, maire et capitaine de Bayonne depuis le 18 mars 1523[87]. Le 15 septembre 1523, lieutenant de la compagnie du maréchal de Lautrec, il secourt Bayonne assiégée par les forces de Charles Quint, sous le commandement du prince d’Orange[87]. Il meurt durant les guerres d'Italie ;
  • Antoine 1er de Gramont, né en 1526, est nommé à l’âge de neuf ans (1535) maire et capitaine de Bayonne[87]. En 1571, Il charge Louis de Foix de l'aménagement de l’embouchure de l’Adour, en même temps que des fortifications de la ville ;
  • Antoine II de Gramont (1572-1644), comte de Gramont, de Guiche et de Toulonjon, vicomte puis comte de Louvigny, souverain de Bidache, vicomte d'Aster, seigneur puis baron de Lescun. Il est duc à brevet en 1643, non vérifié auprès du Parlement. Le 28 janvier 1590, Henri IV lui concède, ainsi qu’à ses descendants, la charge de maire perpétuel de Bayonne[87]. Il le fera ensuite vice-roi de Navarre. En 1595, Antoine II de Gramont chargera Jean Errard (1599), puis Louis de Millet (1612) de renforcer les défenses de la ville ;
  • Antoine III de Gramont-Touloujon (1604-1678), comte puis, en 1648, duc de Gramont, prince de Bidache, comte de Guiche de Toulonjon, de Louvigny, vicomte d'Astern, baron d'Andouins et d'Hagetmau et seigneur de Lesparre, pair de France en 1648, maréchal de France en 1641. Ambassadeur de Louis XIV, il sollicite en 1660 la main de l’infante Marie-Thérèse. Le roi lui donne procuration pour le représenter au mariage célébré à Madrid. C’est encore lui qui accueille à Bayonne, Louis XIV, Anne d’Autriche, Mazarin et le reste de la Cour[87]. Il meurt le 12 juillet 1678 au Château-Vieux ;
  • Antoine IV Charles de Gramont (1641-1720), duc de Gramont, prince de Bidache, comte de Guiche, de Louvigny, vicomte d'Aster, baron d'Andouins et d'Hagetmau et seigneur de Lesparre, pair de France, vice-roi de Navarre. En 1689, il suit les travaux de fortification entrepris par Vauban à Bayonne, où il demeure de 1706 à 1712[87]. Il soutient Philippe V durant la guerre de succession d'Espagne, faisant, de Bayonne, parvenir à ses troupes, armement, renforts et subsides. En représailles, les adversaires de Philippe V organisent deux attentats en 1707 (dont l’un au Château-Vieux), dont Antoine IV sortira indemne[87].

Depuis 1947, cinq maires se sont succédé :

Liste des maires successifs à partir de 1947[88].
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1958 Maurice Delay   Chirurgien
1958 1959 Georges Forsans    
1959 1995 Henri Grenet UDF Chirurgien
1995 5 avril 2014 Jean Grenet UMP puis PR puis UDI Député, président de l'agglomération Côte Basque-Adour de 2008 à 2014
5 avril 2014[89] en cours
(au 5 avril 2014)
Jean-René Etchegaray UDI Président de l'agglomération Côte Basque-Adour

Cantons de Bayonne[modifier | modifier le code]

À compter du décret du 22 décembre 1789, Bayonne donne son nom à deux cantons, celui de Bayonne-Nord-Est, qui regroupe une partie de localité de Bayonne, ainsi que Boucau, Saint-Pierre-d'Irube, Lahonce, Mouguerre et Urcuit, et celui de Bayonne-Nord-Ouest, qui rassemble la partie complémentaire de Bayonne, à laquelle s’ajoutent Anglet, Arcangues et Bassussarry.

Une première refonte des cantons a lieu en 1973, qui distingue Bayonne-Nord de Bayonne-Est et de Bayonne-Ouest, tout en demeurant sur le même périmètre géographique.

La configuration actuelle, qui date de 1982, est essentiellement centrée sur Bayonne. Et, hormis le canton de Bayonne-Nord, qui inclut également Boucau, les cantons de Bayonne-Est et de Bayonne-Ouest ne s’écartent plus de la limite territoriale communale.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dans le ressort de la cour d'appel de Pau, Bayonne est le siège d'un tribunal de grande instance, d'un tribunal d'instance, d’un tribunal pour enfants, d'un conseil de prud'hommes et d'un tribunal de commerce[90]. Bayonne dépend du tribunal administratif de Pau et de la cour administrative d'appel de Bordeaux.

La commune accueille un commissariat de police, la compagnie de gendarmerie, une brigade territoriale autonome de la circonscription de gendarmerie, l'escadron 24/2 de gendarmerie mobile et une recette-perception des impôts.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

La gestion de l’eau pour près de 15 000 abonnés est assurée depuis 1924 par la Régie des eaux de Bayonne, un service dépendant de la municipalité[91],[92]. Le captage d’eau souterraine d’une source située sur la commune d’Itxassou, le Laxia, affluent de la Nive, assure 60 % des besoins en eau potable, les 40 % restants étant fournis par d'autres captages d’eaux souterraines effectués dans le massif de l’Ursuya[92].

L’ensemble du réseau représente 260 km de conduites en fonte[92]. Quatre sites de stockage assurent une réserve correspondant à une journée et demie de consommation intensive[92].

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

La collecte des déchets sur la commune est assurée par la communauté d'agglomération, le traitement étant quant à lui pris en charge par le syndicat mixte Bil Ta Garbi. Le service propreté de la ville de Bayonne comprend près de 50 agents, chargés du nettoyage du centre-ville et des quartiers[93].

2 000 tonnes annuelles sont regroupées sur la déchèterie communale de la rue de la Cale pour être retraitées[93].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Bayonne appartient à la strate des communes ayant une population comprise entre 20 000 et 50 000 habitants, dans laquelle elle se situe dans la partie supérieure (46 237 habitants en 2012). Le tableau ci-dessous montre le résultat comptable par habitant sur dix années (période 2004 - 2013), ainsi que le solde de financement des investissements, toutes données comparées à la moyenne de la strate.

Comptes de la commune de Bayonne de 2004 à 2013.
Résultats exprimés en €/habitant.
Années Résultat comptable Besoin (Besoin) ou capacité (Capacité) de
financement des investissements
Capacité
d'autofinancement (CAF)
Bayonne Moyenne de
la strate
Bayonne Moyenne de
la strate
Bayonne Moyenne de
la strate
2004
133 120 Capacité 16 Capacité 6 182 160
2005
136 116 Besoin 4 Capacité 2 172 152
2006
152 111 Capacité 27 Besoin 3 183 148
2007
138 101 Capacité 22 Capacité 4 191 141
2008
99 91 Besoin 2 Capacité 10 149 133
2009
119 100 Capacité 1 Capacité 15 174 142
2010
151 126 Besoin 14 Capacité 1 170 171
2011
158 141 Capacité 10 Besoin 4 212 186
2012
152 130 Capacité 127 Capacité 18 214 180
2013
161 121 Besoin 123 Besoin 31 218 172
Sources des données : les comptes des communes — Bayonne[94].

Strate : communes de 20 000 à 50 000 habitants.

Taux de fiscalité directe en 2013.
Taxe Taux voté à Bayonne Taux moyen de la strate
d'habitation 26,44 % 18,00 %
foncière sur le bâti 19,32 % 23,37 %
foncière sur le non-bâti 48,97 % 58,48 %
Sources des données : les comptes des communes — Bayonne[94].

Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale.

Strate : communes de 20 000 à 50 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.


Les remarques suivantes sont toujours faites en comparant Bayonne aux autres communes de la même strate (communes de 20 000 à 50 000 habitants)[Note 40] :

  • la séquence des données de 2004 à 2013 montre une situation financière régulièrement meilleure que la moyenne de la strate ;
  • le taux de la taxe d’habitation est supérieur au taux moyen de la strate ;
  • le poids de l'impôt foncier, tant pour les propriétés bâties que non-bâties, est inférieur à la moyenne ;
  • l'annuité de la dette par habitant (170 €) est supérieure de 23 % à la valeur de la moyenne de la strate.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La ville de Bayonne fait partie de l'agglomération Côte Basque-Adour qui regroupe également Anglet, Biarritz, Bidart et Boucau.

Elle fait partie de six autres structures intercommunales[95] :

  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte de l'usine de la Nive ;
  • le syndicat mixte de la Nive maritime ;
  • le syndicat mixte du Musée basque et de l'histoire de Bayonne.

Bayonne accueille le siège de onze structures intercommunales :

  • l’agglomération Côte basque - Adour ;
  • le syndicat des transports de l'agglomération Côte basque - Adour (STACBA) ;
  • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte Bil Ta Garbi ;
  • le syndicat mixte de la Nive maritime ;
  • le syndicat mixte du Musée basque et de l’histoire de Bayonne ;
  • le syndicat mixte études pour l’élaboration et suivi du SCOT de l’agglomération de Bayonne et sud des Landes ;
  • le syndicat mixte Kosta Garbia ;
  • le syndicat mixte pour l’aménagement du centre européen de fret de Bayonne - Mouguerre - Lahonce ;
  • le syndicat mixte pour le fonctionnement du conservatoire à rayonnement régional Maurice-Ravel.

En outre, Bayonne adhère à l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastián, qui est un groupement européen d'intérêt économique (GEIE).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 8 août 2014, Bayonne est jumelée avec[96] :

Par ailleurs, Bayonne a développé des liens de coopérations avec[96] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le gentilé est Bayonnais[97] (Baionès en occitan[39] ou Baionar en basque[39]).

En 2011, la commune comptait 44 331 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 41],[Note 42].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 578 13 190 14 006 13 248 14 773 15 912 17 303 18 120 18 870
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
26 187 25 611 26 333 27 173 27 416 26 261 27 289 27 192 26 918
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
27 601 26 488 27 886 28 215 31 436 31 727 31 350 32 620 32 575
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
36 941 42 743 42 938 41 381 40 051 40 078 44 406 44 331 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[56] puis Insee à partir de 2004[98].)
Histogramme de l'évolution démographique

À partir de 1870, la population atteint un plateau stable de 27 000 habitants qui durera 50 ans, puis progresse lentement à partir de 1920, pour atteindre les 40 000 âmes à partir du milieu des années 1960 et jusqu’à la fin du XXe siècle, elle va stagner, voire se tasser légèrement à l'instar du solde migratoire, pour repartir par un bond de croissance de 10 %, le solde migratoire s’étant inversé, vers un nouveau plateau situé à 44 000 habitants, alors que le solde naturel des naissances et des décès reste étale.

Analyse des soldes de variation annuelle de la population[Insee 4].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2009
Taux de variation annuel de la population + 0,1 - 0,5 - 0,4 + 0,0 + 1,1
Solde naturel + 0,6 + 0,1 + 0,1 + 0,0 + 0,1
Solde migratoire - 0,5 - 0,6 - 0,5 + 0,0 + 1,0
Pyramide des âges à Bayonne en 2009 en pourcentage[Insee 5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,8 
7,3 
75 à 89 ans
12,8 
12,1 
60 à 74 ans
14,9 
18,5 
45 à 59 ans
18,8 
22,6 
30 à 44 ans
19,2 
23,6 
15 à 29 ans
19,5 
15,4 
0 à 14 ans
12,9 
Pyramide des âges dans les Pyrénées-Atlantiques en 2009 en pourcentage[99].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
8,1 
75 à 89 ans
11,9 
15,1 
60 à 74 ans
16,2 
21,3 
45 à 59 ans
20,8 
20,1 
30 à 44 ans
19,0 
17,5 
15 à 29 ans
15,4 
17,4 
0 à 14 ans
15,2 

La population de la commune demeure dans les moyennes du département, voire légèrement plus jeune. Le taux d’activité local (70,8 % en 2011) est plus faible que celui du département (72,4 % en 2011) et plus particulièrement dans la tranche d’âge 25 - 54 ans (87,9 % comparé à 91,1 %)[Note 43]. Ce taux s’est amélioré de 160 points de base entre 2009 (69,2 %[Insee 6]) et 2011 (70,8 %) dans toutes les tranches d’âge.

Activité et emploi de la population de 15 à 64 ans par âge en 2011[Insee13 1].
Population Actifs Taux d’activité en % Actifs ayant un emploi Taux d’emploi en %
Ensemble 29 007 20 538 70,8 17 505 60,3
15 à 24 ans 5 958 2 612 43,8 1 888 31,7
25 à 54 ans 17 888 15 732 87,9 13 611 76,1
55 à 64 ans 5 161 2 194 42,5 2 005 38,9

L'aire urbaine de Bayonne, comprenant notamment Biarritz et Anglet, comptait 226 811 habitants en 2011[100], contre 213 969 en 1999[101].

Bayonne fait partie des 96 espaces urbains de France. Elle dispose d'un plan de déplacements urbains depuis le 1er décembre 2004.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Bayonne est rattachée à l’académie de Bordeaux[102]. Elle dispose d’un centre d'information et d'orientation (CIO).

Bayonne compte 10 écoles maternelles et 22 écoles élémentaires ou primaires, parmi lesquelles 12 établissements publics et 10 écoles primaires privées, dont deux ikastolas[102]. Deux collèges publics, le collège Albert-Camus et le collège Marracq, et cinq collèges privés, les collèges La Salle-Saint-Bernard, Saint-Joseph, Saint-Amand, Notre-Dame et Largenté satisfont aux critères du premier cycle des études du second degré. En ce qui concerne le second cycle, Bayonne dispose de trois lycées publics, le lycée René-Cassin (enseignement général), le lycée Louis-de-Foix (enseignement général, technologique et professionnel) et le lycée professionnel Paul-Bert, auxquels s’ajoutent quatre lycées privés, le lycée Saint-Louis-Villa-Pia (enseignement général), les lycées Largenté et Bernat-Etxepare (enseignement général et technologique) et le lycée professionnel Le Guichot.

Le campus universitaire de la Nive, autour du Château-Neuf dans le Petit Bayonne, regroupe depuis 2008 la plupart des étudiants, auparavant dispersés dans la ville[103]. L'UFR pluridisciplinaire de Bayonne - Anglet - Biarritz dépend de l'université de Pau et des Pays de l'Adour[104]. Le site de Bayonne accueille également un IUT, un site de l'IAE des Pays de l'Adour, lequel offre des formations en gestion et management[104], ainsi qu'une antenne délocalisée de l'université de Bordeaux (Institut universitaire professionnalisé sport, management et gestion des entreprises)[105]. Un IFSI (institut de formation en soins infirmiers) se situe à proximité du site Saint-Léon du Centre hospitalier de la Côte Basque[106].

La commune accueille enfin le conservatoire à rayonnement régional Maurice-Ravel et l'école d'art de la communauté d'agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Vue d’un balcon décoré d'une tenture sur lequel se dresse un mannequin représentant un roi joufflu.
Fêtes de Bayonne 2004, le roi Léon.
Photographie d’une arène taurine vide.
Les arènes de Bayonne.

Chaque jeudi, vendredi et samedi saints, depuis 550 ans, la foire du jambon auquel la ville a donné son nom vient marquer le début de la saison[107],[Note 44].

Les fêtes de Bayonne reviennent chaque année scander le milieu de la période estivale de la commune depuis 1932 pour cinq jours[Note 45], organisées autour de défilés, de courses de vachettes, de feux d'artifice et de musique dans la tradition banco-gasconne. Ces fêtes sont devenues l’événement festif le plus important de France en termes de fréquentation.

Article détaillé : Fêtes de Bayonne.

Bayonne aurait la plus ancienne tradition taurine française. Un arrêté municipal réglementant l'encierro date de 1283 : vaches, bœufs et taureaux sont lâchés chaque année dans les rues du Petit Bayonne durant les fêtes estivales. Les arènes actuelles, inaugurées en 1893, sont les plus grandes du Sud-Ouest et offrent plus de 10 000 places. Une douzaine de corridas y sont proposées chaque année, attirant les plus grands noms de la tauromachie. Tout l'été, plusieurs novilladas ont également lieu. La ville est membre de l'Union des villes taurines françaises.

Santé[modifier | modifier le code]

Bayonne concentre une grande partie des services hospitaliers de l’agglomération de Bayonne et du sud des Landes[23]. Dans cette zone, les habitants se trouvent à moins de 35 km d’un équipement hospitalier proposant des services de médecine, d’obstétrique, de chirurgie ou des soins psychiatriques. L’offre du centre hospitalier de la Côte Basque, principalement établi sur Bayonne (site principal de Saint-Léon et site de Cam-de-Prats) mais également à Saint-Jean-de-Luz, se complète de plusieurs cliniques.

Sports et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Aviron[modifier | modifier le code]

Vue d’un garage à bateaux devant lequel sont sortis quelques embarcations.
Aviron bayonnais, section aviron.

L'aviron est un sport pratiqué depuis longtemps sur la Nive et l'Adour par les Bayonnais. Deux clubs s'affrontent, la Société nautique de Bayonne (SNB) (créée en 1875) et l'Aviron bayonnais (créé en 1904 par d'anciens membres de la SNB), qui deviendra par la suite un club omnisports.

Basket-ball[modifier | modifier le code]

Denek Bat Bayonne Urcuit est un club de basket-ball dont la section masculine évolue en NM1 (3e échelon national du championnat français). Le club est basé dans la ville d'Urcuit, mais évolue au palais des sports de Lauga à Bayonne.

Football[modifier | modifier le code]

Le football est représenté par l'Aviron bayonnais football club qui évolue à domicile au stade Didier-Deschamps en CFA 2 (5e division française) lors de la saison 2013-2014, après une année passée en CFA et trois années consécutives en National. Didier Deschamps a commencé sa carrière à l'Aviron bayonnais. Le stade (ex-stade du Grand-Basque) porte aujourd'hui le nom de ce joueur.

Il existe aussi trois autres clubs bayonnais de football, les Croisés de Saint-André évoluant en division supérieure régionale, les Étoiles portugaises de Bayonne (première division district) et l'association Bayonne rive droite (3e division district).

Omnisports[modifier | modifier le code]

L'Aviron bayonnais, créé en 1904, regroupe de nombreuses sections sportives et un grand nombre de licenciés[Note 46]. L'Aviron bayonnais rugby pro et l'Aviron bayonnais football club sont deux des sections les plus connues de ce club.

Les installations du Club olympique bayonnais, créé en 1972, sont situées dans le quartier des Hauts de Sainte-Croix. Le club propose un large panel de disciplines sportives dont la pelote, la gymnastique, les sports de combat ainsi qu'une section billard. Le club comptait près de 400 licenciés pour l'année 2007.

Pelote basque[modifier | modifier le code]

Bayonne est un lieu important de la pelote basque. La Fédération française de pelote basque a d'ailleurs son siège au Trinquet moderne, près des Arènes[108]. De nombreux titres ont été remportés par les pelotaris de la ville. Des championnats du monde y ont eu lieu en 1978, en association avec la commune de Biarritz[109].

Rugby[modifier | modifier le code]

Photographie sépia de 19 sportifs. La représentation porte l’inscription : photo Aubert 1914 - Aviron bayonnais.
L'Aviron bayonnais en 1914.

Le rugby est apparu au Pays basque à la fin du XIXe siècle, avec l'arrivée en 1897 au lycée de Bayonne d'un Landais de 20 ans qui convertit ses camarades au football-rugby, qu'il avait lui-même découvert à Bordeaux[MC 2]. Pratiquant dans les espaces de la porte d'Espagne, ils communiquèrent leur engouement aux autres collèges de Bayonne et de Biarritz, conduisant à la création du Biarritz Sporting Club et du Biarritz Stade qui fusionneront en 1913 pour devenir le Biarritz olympique.

Bayonne a deux clubs de rugby. L'équipe masculine de la section rugby du club omnisports l'Association sportive bayonnaise (ASB) évolue à ce jour en Fédérale 3, alors que l'Aviron bayonnais rugby pro joue pour la saison 2014 - 2015 en Top 14, et ce sans discontinuer depuis la saison 2005 - 2006. L'Aviron bayonnais, fondé en 1904, a remporté trois titres de champion de France (1913, 1934 et 1943). Il fut le premier club d'une petite ville à devenir champion de France, créant de surcroît la légende du jeu à la bayonnaise, allusion à son jeu basé sur l'évitement et l'attaque à outrance.

Son stade est le stade Jean-Dauger. L'ambiance qui y règne et la ferveur de tout le Pays basque pour l'Aviron bayonnais lui ont rapporté le prix du « Meilleur public du Top 14 » pour la saison 2005 - 2006.

Il existe également une équipe féminine au sein de l'ASB, évoluant en Division nationale 1B. Cette équipe a remporté en 2014 le challenge Armelle-Auclair.

Sports de glace[modifier | modifier le code]

Les sports de glace se pratiquent à la patinoire de la Barre à Anglet, unique équipement de ce type pour toute l'agglomération Côte Basque-Adour.

Tennis[modifier | modifier le code]

Le tournoi de Bayonne était un tournoi de tennis féminin du circuit professionnel WTA. (en sommeil depuis 1992).

Cultes[modifier | modifier le code]

Vue en clair obscure d’un groupe statuaire représentant un âne portant un homme et un enfant.
Le groupe sculpté dit l'âne de saint Bernard : la fuite en Égypte[110].
Église Saint-Esprit.
Vue d’une chaire à prêcher en bois dans un édifice religieux.
Chaire à prêcher, en bois, enchassée dans une cuve en fonte.
Temple protestant.
Photographie d'une scène représentant des soldats allemands saluant et regardant une femme portant un meuble.
Réquisition de la synagogue par la Wehrmacht en 1942.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

L'évêché (diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron) est situé place Monseigneur-Vansteenberghe.

Outre la cathédrale Sainte-Marie (quartier du Grand Bayonne), Bayonne dispose des églises Saint-Esprit, Saint-André (rue des Lisses), des arènes (avenue de la Légion-Tchèque), Saint-Étienne, et Saint-Amand (avenue Maréchal-Soult).

Le carmel de Bayonne, situé dans le quartier Marracq, accueille une commuanuté de carmélites depuis 1858.

La voie du Baztan (ruta del Baztan ou camino Baztanés) est la voie du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui traverse les Pyrénées le plus à l'ouest et par le col le plus bas (col de Belate, 847 m). C'est la voie antique qu'empruntaient les pèlerins descendus à Bayonne, soit le long de la côte sur la voie de Soulac, soit parce qu'ils y débarquaient depuis l'Angleterre par exemple, pour rejoindre le camino francés le plus rapidement possible, à Pampelune.

La voie de Bayonne (es) rattrape le camino francés plus en aval, à Burgos.

Culte israélite[modifier | modifier le code]

La synagogue est construite en 1837 dans le quartier Saint-Esprit, au nord de la localité[111].

La communauté juive de Bayonne est ancienne. Elle est constituée de différents groupes de fugitifs de Navarre et du Portugal, établis à Saint-Esprit-lès-Bayonne après l'expulsion des Juifs d'Espagne en 1492 et du Portugal en 1496. En 1846, un consistoire est installé à Saint-Esprit, qui sera intégré à Bayonne en 1857.

Culte musulman[modifier | modifier le code]

La mosquée de Bayonne est située rue Joseph-Latxague. Elle est le siège de l'association culturelle des Musulmans de la Côte basque[112].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Le temple protestant se trouve à l'angle de la rue Albert-Ier et de la rue du Temple[113].

Une église évangélique est située dans le quartier Saint-Esprit, de même qu’une église appartenant à l'Église évangélique tzigane, de la fédération protestante de France[114].

Économie[modifier | modifier le code]

Photographie d’une rue étroite, s'incurvant vers la droite et bordée d’immeubles de 3 étages, aux façades blanches à pans de bois peints.
Rue de la Salie.
Vue d’une rue de bâtiments de 3 et 4 étages, aux façades blanches à pans de bois peints.
Rue Poissonnerie.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 605 €, ce qui plaçait Bayonne au 28 406e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[115].

En 2009, 51,8 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 7].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 29 632 personnes, parmi lesquelles on comptait 69,2 % d'actifs dont 59,0 % ayant un emploi et 10,3 % de chômeurs[Insee 8].

On comptait alors 30 106 emplois dans la zone d'emploi, contre 26 494 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 17 632, l'indicateur de concentration d'emploi est de 170,7 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre près de deux emplois pour un habitant actif[Insee 9].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Bayonne est la capitale économique de l'agglomération de Bayonne et du sud des Landes.

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Bayonne selon leur secteur d'activité[Insee13 2] :

Structure de l’économie à Bayonne au 1er janvier 2013.
Nombre d’établissements concernés
TOTAL 4 665
Industrie 270
Construction 375
Commerce, transport et services divers 3 146
Administration publique, enseignement, santé, et action sociale 874
Champ : activités marchandes hors agriculture.


Le tableau ci-dessous détaille les établissements actifs par secteur d'activité au regard du nombre de salariés[Insee13 3] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2011.
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 5 946 100,0 3 797 1 708 213 155 73
Agriculture, sylviculture et pêche 46 0,8 38 6 0 2 0
Industrie 292 4,9 150 101 23 15 3
Construction 428 7,2 299 84 26 15 4
Commerce, transports, services divers 3 953 66,5 2 390 1 346 117 73 27
dont commerce et réparation automobile 1 115 18,8 579 457 38 32 9
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 1 227 20,6 920 171 47 50 39
Champ : ensemble des activités.

Les deux tableaux précédents amènent les remarques suivantes[Note 40] :

  • l'essentiel de l'activité économique est assuré par des entreprises du secteur tertiaire ;
  • l'agriculture n'est pratiquement pas représentée ;
  • moins de 5 % de l'activité est assuré par des entreprises du secteur industriel, qui reste concentré sur des structures de moins de 50 salariés, tout comme les activités liées à la construction ;
  • l'administration publique, l’enseignement, la santé et l’action sociale forment une activité qui regroupe plus de 20 % des entreprises, confirmant en cela, l'importance du pôle administratif et de santé bayonnais au sein de l'agglomération de Bayonne et du sud des Landes. Ainsi Bayonne est le siège de la chambre de commerce et d'industrie de Bayonne Pays basque.

En 2011, 502 entreprises ont été créées à Bayonne, dont 260 par des auto-entrepreneurs[Insee 10],[Insee 11].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partiellement partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty, mais ne fournit en 2014 pas de producteur[116].

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Bayonne regroupe peu d’industries, comme l'indiquent les tableaux précédents. On citera tout de même Plastitube, spécialisée dans les emballages plastique (190 employés)[117].

L’entreprise Izarra, dont la distillerie s’installe en 1912 quai Amiral-Bergeret, a longtemps symbolisé la richesse économique de Bayonne.

Les activités industrielles se sont concentrées dans les communes voisines de Boucau, Tarnos (Turbomeca), Mouguerre et Anglet.

Activités de service[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire très actif regroupe quelques grandes enseignes de la distribution, telles celles détaillées par le géographe Roger Brunet[117] : BUT (240 salariés), Carrefour (150 salariés), E.Leclerc (150 salariés), Leroy Merlin (130 salariés) ou encore les Galeries Lafayette (120 salariés). Les banques, des sociétés de nettoyage (Onet, 170 employés) ou de gardiennage (Brink's, 100 salariés) sont également des grands employeurs de la commune, tout comme les transports urbains qui occupent près de 200 employés.

Cinq cliniques, représentant plus de 500 lits, emploient chacune de 120 à 170 salariés[117].

Le port de Bayonne[modifier | modifier le code]

Photographie d’un cargo porte-container bleu, à quai dans un port.
Le cargo BBC-Magellan dans le port de Bayonne, en 2014.
Photographie d’un trois mats sur un cours d'eau salué par un jet d’eau.
Entrée du Belem dans le port de Bayonne, en août 2006.
Article détaillé : Port de Bayonne.

Le port de Bayonne est situé à l'embouchure de l'Adour, en aval de la ville. Son emprise concerne également les communes d'Anglet et Boucau dans les Pyrénées-Atlantiques et Tarnos dans les Landes[118]. Il a considérablement bénéficié de l'exploitation du gisement de gaz naturel de Lacq, auquel il est relié par un gazoduc.

C'est le 9e port de commerce français, son trafic annuel est d’environ 4,2 millions de tonnes dont 2,8  exportées. Il est également le premier port français d’exportation de maïs[117]. Il est la propriété de la région Aquitaine qui gère et contrôle le site[119].

Les produits métallurgiques représentent un mouvement sur Tarnos de plus d’un million de tonnes et les exportations de maïs vers l’Espagne varient entre 800 000 et 1 000 000 tonnes. Le port reçoit également des hydrocarbures raffinés de la raffinerie Total de Donges (800 000 tonnes). Les engrais représentent un trafic de 500 000 tonnes annuelles et le soufre en provenance de Lacq, quoiqu’en net déclin, 400 000 tonnes[117],[120].

Le port reçoit également en stockage des véhicules Ford et General Motors en provenance d'Espagne et du Portugal, ainsi que des bois tropicaux et landais[117].

Il abrite une aciérie électrique productrice de billettes, sur Boucau et Tarnos (Celsa France[121]), ainsi qu’un terminal de stockage de produits chimiques et pétroliers liquides.

Activités de services liées au tourisme[modifier | modifier le code]

Compte tenu de sa proximité de l'océan et des contreforts des Pyrénées, ainsi que de son patrimoine urbain historique, Bayonne a développé une importante activité liée au tourisme[Insee13 4].

Au 31 décembre 2012, 15 hôtels de la commune offraient plus de 800 chambres aux visiteurs, mais aucun camping n'était dénombré[Insee13 5]. L'infrastructure touristique de l'aire urbaine de Bayonne vient compléter l'offre locale avec près de 5 800 chambres réparties sur près de 200 hôtels et 86 campings proposant plus de 14 000 emplacements[122].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le centre de Bayonne se caractérise par son urbanisme médiéval, marqué par le tracé des rues, la subsistance de nombreux vestiges de bâtiments (fortifications, cathédrale, cloître, caves) et par l’importance économique des voies fluviales tout au long de son histoire. La période allant du XVI au XIXe siècle a vu la construction de nombreuses demeures nobles, souvent fondées par les membres des corporations, très actives à Bayonne, et témoignant de la vitalité de la ville et de son activité commerçante et portuaire.

Bayonne compte 22 monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[123] et 4 lieux et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[124]. Par ailleurs, elle compte 68 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[125].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le Château-Vieux, du XIe siècle, fut construit par les vicomtes du Labourd[126]. La rançon de François Ier (retenu par Charles Quint à Madrid après avoir été capturé à la défaite de Pavie en 1525) y fut collectée. Du Guesclin y fut prisonnier en attendant le paiement d'une rançon de 100 000 livres. Le château accueillit de nombreux invités de marque comme Louis XI, François Ier, Charles IX ou encore Louis XIV. Il est aujourd'hui occupé par le 1er régiment d'infanterie de marine.

Le Château-Neuf, fut élevé sous Charles VII au XVe siècle sur d’anciennes enceintes anglaises du XIIIe siècle[127].

La résidence dite de Marrac, actuellement connue sous le nom de « château de Marracq », fut achetée en mai 1808 par Napoléon Ier sur sa cassette personnelle. Il fut construit au début du VIIIe siècle par Marie-Anne de Neubourg[15].

L’ensemble formé de la citadelle[18], renommée en 1999 Citadelle Général-Georges-Bergé, et des fortifications[128], s’élève au nord de l’Adour, sur une colline dominant le quartier Saint-Esprit. Il s’agit d’un ouvrage fortifié dessiné par Vauban en 1680 et construit à la fin du XVIIe siècle, à la demande de Louis XIV[Note 47]. L’ensemble est percé de sept portes, dont la porte d'Espagne, la porte de Mousserolles et la poterne.

Le château du Vigneau est un ancien domaine viticole situé au nord-ouest de la citadelle[129]. Racheté en 1848 et restauré par la famille Fonsèque, éminente parmi la communauté juive de Bayonne, il accueillera Pierre Mendès France à plusieurs reprises[130]. L’édifice est à nouveau restauré et embelli en 1918 après avoir été le témoin de violents combats durant le siège de Bayonne en 1814.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

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La cathédrale Sainte-Marie est classée dans la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France[131]. Cette cathédrale ogivale, de style gothique fleuri, commencée en 1213 et achevée au XVe siècle, est surmontée de deux clochers de 85 mètres de haut, ajoutés au XIXe siècle. Elle renferme la châsse de saint Léon, patron de la ville. Un cloître datant de 1240 lui est attenant au sud. Le cloître a longtemps servi de cimetière ; des niches et des tombeaux y subsistent.

L’église Saint-Esprit a été édifiée sur les bases d'un prieuré roman dont quelques éléments subsistent dans l'édifice actuel[19]. Cette église est élevée au rang de collégiale par Louis XI à la fin du XVe siècle. Les très belles voûtes gothiques du chœur ornées d'entrelacs et de médaillons propres au style flamboyant datent de cette époque[132]. On y trouve un groupe sculpté dit l'âne de saint Bernard : la fuite en Égypte[110] et une relique de sainte Irène.

Le Grand Séminaire possède des bas-reliefs classés, de la fin du XVIIIe siècle[133] ; la pose de la première pierre date de 1914, le bâtiment ayant été achevé en 1919, année de l'arrivée des premiers séminaristes[134]. L'année précédente, bien qu'inachevé, le bâtiment était loué par le diocèse aux soldats américains[135]. En 1940 il est réquisitionné par les Allemands[136]. L’édifice a été construit pour remplacer l'ancien Grand Séminaire, depuis démoli, qui était situé au quartier Lahubiague[136]. Le Grand Séminaire a été désaffecté et accueille depuis 1975 le conservatoire de musique.

La cérémonie de pose de la première pierre de la synagogue de Bayonne eut lieu le 25 mai 1836[20]. Construite sur les plans de l'architecte Capdeville, elle est achevée l’année suivante. Depuis lors, l’édifice a subi peu de transformations. Le bâtiment est construit sur deux niveaux. Sa façade est de style néo-classique. L'arche qui date du début du XVIIIe siècle, provient de l'ancien oratoire démoli pour construire la synagogue. Tout en bois, de pur style Louis XVI rococo, l'arche comporte deux portes centrales permettant d'accéder aux rouleaux de Torah.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 a retenu l’Adour pour sa faune aquatique, et en particulier pour la grande alose (Alosa alosa), l’alose feinte (Alosa fallax), les Lamproie de rivière (Lampetra fluviatilis), marine (Petromyzon marinus) et de Planer (Lampetra planeri), le Toxostome (Parachondrostoma toxostoma) et le saumon atlantique (Salmo salar). Il vise également à préserver le vison d'Europe (Mustela lutreola) ainsi qu’une fleur, l’Angélique des estuaires (Angelica heterocarpa). Les espèces atlantiques concernent étroitement la zone affectée par les marées en amont et en aval de Bayonne.

Bayonne a été récompensée de quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris depuis 1998, soulignant les efforts accomplis dans les domaines de la décoration florale, de l’environnement, de la propreté et de l'assainissement, de l’affichage et de l’habitat[137]. En 2008, la ville se désengageait cependant du Conseil national des villes et villages fleuris pour des divergences sur les méthodes d'obtention du fleurissement. La commune organise en revanche un « concours des jardins et balcons fleuris »[138].

La commune entretient 180 hectares de parcs, jardins, terrains de sports et autres espaces verts[139]. Sont en particulier l'objet de soins attentifs les parcs et des jardins de qualité tels le parc de Caradoc, le jardin public et le jardin botanique, ainsi que la promenade des remparts.

Elle dispose également de plusieurs espaces naturels[140], dont un milieu remarquable d'une centaine d'hectares, la plaine d'Ansot[141], situé au sud de la ville et au bord de la Nive[142], où l'Angélique des estuaires (Angelica heterocarpa), espèce menacée et protégée au niveau européen, a trouvé refuge[141].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de bâtiments à façade blanche se reflétant dans un cours d’eau sous un ciel bleu intense.
Le théâtre de Bayonne partage le bâtiment de droite avec la mairie.

Scènes[modifier | modifier le code]

Le théâtre de Bayonne a reçu, avec la salle Paul-Vaillant-Couturier, à Boucau, le label scène nationale du ministère de la Culture en 1990 et porte donc le nom de Scène nationale Bayonne - Sud-Aquitain[143]. Il est situé place de la Liberté, dans le même bâtiment que la mairie.

Outre le complexe Méga CGR, qui propose des films grand public, la localité abrite également deux cinémas Art et Essai, l’Atalante et l'Autre Cinéma, toutes deux situées dans le quartier Saint-Esprit[144].

Musées et galeries[modifier | modifier le code]

Photographie en gros plan d’une maison traditionnelle, formant le coin d'une rue.
La maison dite de Dagourette ou musée basque.

Trois musées sont à découvrir dans la localité. Le musée basque et de l'histoire de Bayonne propose une collection historiographique et ethnographique consacrée au Pays basque français. Il a reçu en 2003 le label Musée de France. Il est installé depuis 1924 au Petit Bayonne, dans la maison Dagourette, demeure bourgeoise de la fin du XVIe siècle, elle-même protégée par les monuments historiques depuis 1991[145].

Le musée Bonnat-Helleu est également situé dans le quartier du Petit Bayonne, dans un bâtiment du XIXe siècle dû à l'architecte Charles Planckaert. La collection du musée doit son origine à un leg du peintre Léon Bonnat à la ville de Bayonne, en 1891[146],[147]. Musée des beaux-arts de la commune, il recèle une remarquable collection de peintures, de dessins anciens et de sculptures constituée de 1880 à 1900, et, suite à des legs successifs, il conserve à l'heure actuelle près de 7 000 œuvres.

Le muséum d'histoire naturelle, également Musée de France, fut fondé en 1856, grâce à un legs de son premier conservateur, Ulysse Darracq[148]. Après avoir été fermé durant près de 60 ans, il s'offre de nouveau au public depuis 2010, auquel il propose 430 m² d’expositions permanente et temporaire et 20 000 objets du patrimoine naturel régional[148]. Il est situé dans la plaine d'Ansot, sur la rive droite de la Nive.

Outre ces trois musées, trois autres espaces communaux proposent des expositions temporaires[148] : la médiathèque (sur des thèmes liés à la littérature et à l'écrit[149]), la Poudrière (expositions d'art contemporain), et le Centre communal d'action sociale (peintures et photographies d'artistes locaux).

La ville comporte plusieurs galeries d'art, situées à Saint-Esprit et dans les Grand et Petit Bayonne.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

La médiathèque municipale comporte deux sites, en centre-ville en face de la cathédrale et dans le quartier des Hauts de Bayonne[150]. La ville accueille également une bibliothèque universitaire et des centres de documentation dans les musées[150].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Photographie d'un panneau trilingue indiquant un cours d’eau.
Panneau trilingue sur le pont Marengo.

Bayonne a parlé le gascon du Moyen Âge, date de l'apparition de cette variante de la langue d'oc, jusqu'au début du XXe siècle, et on le trouve usité dans tous les textes officiels médiévaux de la ville. La Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte montre ainsi que Bayonne ne fait pas partie de l'aire linguistique basque.

Lors de la création des départements, Bayonne a été incluse dans le département des Basses-Pyrénées (devenues Pyrénées-Atlantiques le 10 octobre 1969). Ce département est formé de la réunion du Béarn, des provinces basques de Soule, de Labourd et de Basse-Navarre, et d'une mince frange gasconne suivant le cours inférieur de l'Adour, ceci malgré l'opposition des membres du biltzar du Labourd (de population rurale), qui avaient déjà refusé que Bayonne (population bourgeoise) votât avec eux pour l'élection des représentants aux États généraux. Lors de la dernière séance du biltzar, le 18 novembre 1789, consacrant la création d’un district et la disparition dudit biltzar, le délégué Mundutéguy soulignait que Basques et Bayonnais réunis dans une instance politique, ne purent s’entendre « à cause de la différence des langues »[151].

En faisant de Bayonne le chef-lieu d'un des cinq arrondissements du département nouvellement créé (les quatre autres étant ceux de Pau, d'Orthez, d'Oloron et de Mauléon), la Révolution transforma Bayonne en un centre urbain primordial pour le Pays basque intérieur. Auparavant, les Labourdins et les Navarrais voyaient Bayonne comme une ville portuaire de débouchés pour leurs productions, et se rendaient occasionnellement dans cette cité marchande qui avait été détachée du Labourd par Richard Cœur de Lion en 1177.

La langue basque se développa alors plus significativement à Bayonne, avec l'arrivée de Basques venus de l'intérieur et même du Pays basque espagnol. Elle cohabita longtemps avec la langue vernaculaire de la ville, le gascon dit « maritime », utilisé depuis le Moyen Âge. Ce gascon est apparu par un mélange de vocabulaire et de syntaxe du bas-latin avec un substrat euskarien (i.e. basque). Il fut langue officielle, on ne sera donc pas étonné si la toponymie bayonnaise rappelle encore cette époque et cette tradition linguistique où Bayonne parlait officiellement gascon : le pont Mayou, la rue Pannecau, la rue des Graouillats, la rue Pusterle, la rue Passemillon, la rue Gosse, la rue de l'Abesque, le passage des Menouns, sans compter les rues dont les noms anciennement gascons ou basques gasconnisés furent francisés ou modifiés (rue Charcutière, rue Poissonnerie).

Avec l'inclusion dans le département des Basses-Pyrénées, Bayonne devint le principal centre urbain à la périphérie immédiate du Pays basque. Bayonne tourna de ce fait en partie le dos à la Gascogne à laquelle elle s'était construite et donnée une partie de son visage actuel. La francisation grandissante au XXe siècle marqua un recul du gascon à Bayonne qui n'est guère plus compris ou parlé que par une frange assez mince de la population. La même francisation menaça l'euskara, soutenu par l'action de collectifs de défense de la langue et de la culture basques. Les drapeaux gascon et basque continuent ainsi de flotter côte à côte sur la façade de l'hôtel de ville. Des panneaux de signalisation trilingues (français/basque/gascon) sont visibles dans la commune.

D'après une étude conduite pour le compte du Gouvernement basque, instance exécutive de la communauté autonome du Pays basque en Espagne, il y avait en 2011 8,7 % de bilingues actifs et 6,0 % de bilingues réceptifs en basque dans les trois communes du BAB (Bayonne, Anglet et Biarritz)[152]. D'après Eguzki Urteaga, citant une étude similaire, Bayonne comptait en 2006 13 % de bilingues passifs et 11 % de bilingues actifs, soit près d'un quart de la population[153]. Concernant le gascon, l'étude de 2001 précise pour la même zone un chiffre de 12 % de la population déclarant parler de un peu à bien la langue et 17% déclarant la comprendre[154]. La répartition des locuteurs de gascon, n'est pas homogène dans la zone considérée, pas plus que pour le basque d'ailleurs, les bilingues actifs d'occitan ne représentant à Bayonne que 1 % de la population, la compréhension du gascon étant pour sa part également répartie (17 %)[153].

L’Office public de la langue basque (OPLB) a été créé en 2004 à Bayonne. Il propose un projet de politique linguistique en ouvrant des sections d'enseignement bilingue dans le Pays basque[155].

Musique[modifier | modifier le code]

La culture musicale à Bayonne offre plusieurs facettes contrastées[156]. En effet si la musique classique s'offre une place de choix dans les programmes grâce aux prestations de l'orchestre régional Bayonne-Côte basque[157] et si la musique traditionnelle est très vivante, représentée en particulier par les interventions des bandas, la scène de la musique populaire moderne est très dynamique, comme le prouve le certificat de naissance de nombreuses formations de rock bayonnaises.

Philatélie[modifier | modifier le code]

Deux timbres mettent à l'honneur la ville de Bayonne. Le René-Cassin a été vendu en premier jour d'émission à Bayonne le 25 juin 1983, référencé sous le no 2283 dans la nomenclature Yvert et Tellier[158]. Il fait partie de la série des personnages célèbres. D'autre part, le timbre en l'honneur du chocolat figure une carte de France mentionnant Bayonne 1609 ; il a été émis uniquement en petites feuilles de dix timbres parfumés au chocolat. La feuille a été vendue en premier jour d'émission à Bayonne le 23 mai 2009. Le timbre est référencé sous le no 4361 par Yvert et Tellier[158].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le jambon de Bayonne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jambon de Bayonne.

Bayonne est souvent associée au jambon du même nom. Aujourd'hui, le jambon de Bayonne est protégé par une IGP[159]. Les principaux critères pour prétendre à l'appellation sont d'une part une sélection assez large de l'aire d'élevage des porcs (22 départements dans une zone allant des Deux-Sèvres aux Pyrénées-Orientales) ; transformé dans la vallée de l'Adour, le jambon doit être salé au sel sec dans les salines du bassin de l’Adour ; la période d'affinage est de sept mois au minimum.

Le porc, et en particulier le porc noir, n'a été introduit dans le Pays basque que dans les années 1960 pour faire face à une grave crise agricole. Le foehn, vent sec de la région, permet lors du séchage de faire pénétrer le sel à l'intérieur du jambon.

En 1672, Louis de Froidour note que les jambons de Soule étaient appelés jambons de Bayonne parce qu'ils étaient exportés par le port de Bayonne[Note 48],[160].

Le chocolat[modifier | modifier le code]

Photographie d'une moitié de truffe de chocolat noir.
Chocolat noir au piment d'Espelette.

Bayonne est à l'origine de l'introduction du chocolat en France, importé par les Juifs portugais chassés par l'Inquisition, au début du XVIIe siècle.

Cette tradition a perduré, et sept artisans continuent aujourd'hui encore à élaborer localement un chocolat noir qui se distingue par une forte teneur en cacao et un goût amer[161].

L’académie du chocolat, association militant pour le rayonnement du chocolat de Bayonne, organise chaque année à l'Ascension, la fête de la gourmandise[161].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnalités ont eu un attachement particulier à la ville de Bayonne, notamment celles appartenant à la liste ci-après (classement par année de naissance) :

  • Henri Grenet, né à Bègles en 1908 et mort à Bayonne en 1995, est un homme politique, maire de Bayonne de 1959 à 1995), et docteur en médecine ;
  • Katia et Marielle Labèque, nées respectivement en 1950 et 1952 à Bayonne, sont deux sœurs qui forment un des duos français de piano les plus célèbres de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle ;
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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueule à la tour talutée d'or, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, posée sur une mer au naturel, ondée d'or et de sable, accostée de deux lions d'or, affrontés, lampassés, brochant sur le fût de deux chênes au naturel englantés d'or, et surmontée d'une fleur de lys d'or, l'écu timbré d'une couronne comtale[Note 51].
Commentaires : Paul Raymond note en 1863, que les armoiries de la ville sont d'azur à la tour crénelée et talusée d'argent, ondée au naturel sous le pied, cantonnée à dextre d'un N couronné d'or, avec deux pins de sinople, chargés chacun de sept fruits d'or et posés en pal derrière deux lions d'or[PR 8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

La bibliographie portant sur Bayonne est riche. Quelques ouvrages peuvent plus particulièrement être consultés, qui permettront au lecteur d'acquérir les notions essentielles. Ils sont cités dans la liste qui suit, qui ne se veut pas exhaustive.

  • Édouard Ducéré, Histoire topographique et anecdotique des rues de Bayonne, Marseille, Laffitte Reprints,‎ 1978 :
    Cet ouvrage, allié aux 6 tomes de l’Histoire topographique et anecdotique des rues de Bayonne du même auteur, est une mine d'information et d'anecdotes sur les vieilles rues de Bayonne.
  • Pierre Hourmat, Histoire de Bayonne des origines à la révolution française de 1789, Société des Sciences Lettres & Arts de Bayonne,‎ 1986 :
    Pierre Hourmat est un historien, président de son vivant de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, doyenne des associations bayonnaises, créée en 1873[163],[164]. L'ouvrage présente avec détails et rigueur toutes les étapes qui constituent l'histoire de Bayonne jusqu'à la Révolution française.
  • François Lafitte Houssat, Bayonne de Nive et d’Adour, Joué-lès-Tours, Alan Sutton,‎ 2001 (ISBN 2-84253-557-X) :
    Il s'agit d'une sélection de cartes postales anciennes portant sur Bayonne, commentées par l'auteur.
  • Eugène Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, Société nouvelle d’éditions régionales et de diffusion, Pau,‎ 1979 (notice BnF no FRBNF34647711) :
    L'ouvrage, qui fournit une de somme d'informations sur tout le Pays basque français, concentre certains chapitres sur Bayonne.
  • Ouvrage collectif, Vauban et les fortifications des Pyrénées-Atlantiques, Société des Sciences Lettres & Arts de Bayonne,‎ 1984 :
    On ne peut parler de Bayonne, sans mentionner les ouvrages de Vauban, qui font partie de l'urbanisme d'aujourd'hui. Ce livre en fournit tous les détails.
  • Ouvrage collectif, IVe Centenaire du détournement de l'Adour 1578-1978 - Actes du Congrès de Bayonne 28/29 X 1978, Société des Sciences Lettres & Arts de Bayonne,‎ 1978 :
    Compte tenu de l'importance de l'Adour dans la fondation de la cité, et dans le développement économique de Bayonne, il est intéressant de comprendre les enjeux, les décisions et les détails techniques qui menèrent au débouquage du fleuve au droit de l'océan.
  • Maurice Sacx, Bayonne et le Pays basque - Témoins de l’histoire, Biarritz, musée basque de Bayonne,‎ 1968 :
    Professeur de géographie qui s'est en particulier intéressé à l'Afrique et au Pays basque, Maurice Sacx a réuni dans ce recueil des articles de presse, des lettres et des commentaires d'acteurs et d'observateurs de l'histoire de Bayonne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Bayonne.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En Gascogne et au Pays basque, on appelle barthe (du gascon barta) les plaines alluviales inondables longeant les cours d'eau.
  2. Ce record de chaleur n’apparaît donc pas dans le tableau suivant, qui couvre la période 1961-1990.
  3. Successeur du pont ferroviaire du raccordement d'Aïtachouria, le Pont Blanc est utilisé depuis 2003 pour relier la plaine des sports de la Floride à l'espace naturel de la plaine d'Ansot.
  4. Le pont Marengo fut maçonné sous Napoléon III.
  5. Le pont Mayou, anciennement nommé Major ou Maior, fut reconstruit en pierre en 1857.
  6. Les lignes A1, A2, B, C, 4, 5, 6, 7, 8, 11, 14 et N (information à jour au 9 septembre 2014).
  7. Un quart de la superficie seulement, comprenant l'extrémité ouest de la piste, est situé sur Biarritz. L'aéroport fut remis en service en 1954, après réparation des dommages subis lors de bombardements durant la Seconde Guerre mondiale.
  8. Soit les IRIS Beyris-Saint-Amand et Beyris-Polo.
  9. Soit les IRIS Saint-Léon-Saint-Crouts, Saint-Léon-Marracq et Saint-Léon-Maignon.
  10. Au sujet des caves gothiques du Grand Bayonne, Didron déclarait : « elles sont si belles que le peuple les prend pour de petites églises ou de grandes chapelles ».
  11. Louis XIV logea au no 9 de la rue Orbe, dans la maison Sorhaindo, à la veille de son mariage avec Marie-Thérèse d'Autriche infante d'Espagne le 9 juin 1660.
  12. Le Château-Vieux fut ainsi nommé après le début de la construction du Château-Neuf au Petit Bayonne sous le règne de Louis XI.
  13. Le quai Galuperie, aux nombreuses maisons à arceaux, était un port fluvial pour les galupes.
  14. Soit les IRIS Arenes-Allees Marines, Arenes-Lachepaillet, et Forum Pontots (ce dernier n'ayant qu'un seul habitant en 2010).
  15. Marcel Breuer (1902-1981), architecte et designer d’origine hongroise, a signé divers projets parmi lesquels, outre les Hauts de Bayonne, le siège de l’Unesco à Paris, le Whitney Museum of American Art de New York et l’ambassade d’Australie à Paris.
  16. Les données des V, VI, XII, XIII et XIVe siècles et des années 980, 1140, 1248 et 1253 proviennent de l’ouvrage de Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, PyréMonde (ISBN 2 84618 230 2), p. 24. Celles des années 1063, 1122, 1130, 1160 et 1198 sont issues de l’ouvrage de Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962, OCLC 72757865), p. 26.
  17. Achille Luchaire, Annales de la Faculté des Lettres de Bordeaux (1879), note 12 et 24, reprenant la Notitia Provinciarum qui mentionne la civitas Boatium (var. Boasium, Bohatium, Boaccensium, Boacium) « dont l’identification avec Bayonne, proposée par Scaliger et Valois, est absolument inadmissible (voir Desjardins, Gaule rom., II, 874, note 1) ».
  18. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques »,‎ 2006, 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962, OCLC 72757865), p. 26 : « Au début du XIIe siècle le pèlerin Aimeri Picaud écrit encore que "la terre des Basques a sa ville Bayonne en bord de mer", tellus basclorum habens urbem baionam in maritime (1140) ».
  19. Outils de pierre néandertaliens (- 80 000 / - 45 000 correspondant à la période Moustérien – Glaciations de Riss et de Würm II).
  20. Céramique sigillée de couleur rouge brique, au décor en relief obtenu, avant cuisson, par application de poinçons.
  21. La Notitia dignitatum imperii romani, datant de 340-420 de notre ère, mentionne le siège du tribun de la cohorte de Novempopulanie en ces termes : « In provincia Novempopulana tribunus cohortis Novempopulanae Lapurdo ».
  22. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C. - 486 ap. J.-C., Paris, Errance, coll. « Hespérides »,‎ 2006 (ISBN 2-87772-331-3), p. 21, retient le chiffre de 10 hectares.
  23. Selon Eugène Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, Société nouvelle d’éditions régionales et de diffusion, Pau,‎ 1979 (notice BnF no FRBNF34647711), l’enceinte romaine, en grande partie encore visible, représente un polygone de 1 125 mètres de périmètre, d’une superficie de 6 à 9 hectares.
  24. Pierre Hourmat, (Histoire de Bayonne des origines à la révolution française de 1789, Société des Sciences Lettres & Arts de Bayonne,‎ 1986, p. 27 à 35) déplore la pénurie des sources pour la période du Ve siècle au Xe siècle :

    « Si l’existence d’une construction militaire importante est attestée par les restes de l’enceinte à tours d'un castrum, siège ou refuge d’une cohorte aux derniers temps de l’Empire romain, le long demi-millénaire qui suivit l’effondrement de ce dernier nous plonge dans une ignorance quasi-totale de ce que furent et l’occupation du castrum et l’évangélisation des populations. Le silence le plus épais recouvre le sort de Lapurdum et les documents dont nous disposons pour cinq siècles se comptent sur les doigts de la main et donnent lieu à des interprétations différentes… ou contradictoires. Ainsi cette histoire devient-elle une longue suite de points d'interrogation, à l’exemple notons-le de celle de la Novempopulanie. »

  25. Le vicomte résidait au Chatelet (lou Castet), constitué par la porte des Cinq-Cantons actuelle, qui est la porte romaine donnant vers le port (source : Eugène Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, Société nouvelle d’éditions régionales et de diffusion, Pau,‎ 1979 (notice BnF no FRBNF34647711).
  26. On en conçoit donc qu’elle existait antérieurement à cette date.
  27. Le 12 avril 1215, Jean sans Terre octroie à Bayonne la personnalité juridique qui perdurera durant tout le Moyen Âge, et dans une certaine mesure, jusqu’à la Révolution française, sous la forme d’une charte de commune semblable à celle de La Rochelle. Selon Eugène Goyheneche, « la ville est gouvernée par les Cent Pairs qui en réalité se décomposent en un maire, douze échevins, douze conseillers et soixante-quinze pairs qui se cooptent et proposent chaque année le maire au choix du roi. Le maire a des pouvoirs administratifs, judiciaires, militaires ; il a la garde des clés de la ville, et certains maires seront amiraux de la flotte bayonnaise. Le roi est représenté par un prévôt » (source : Eugène Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, Société nouvelle d’éditions régionales et de diffusion, Pau,‎ 1979 (notice BnF no FRBNF34647711).
  28. Les relations avec le Labourd furent souvent difficiles, à l’origine de nombreux conflits sanglants. Le plus célèbre d’entre eux eut lieu en 1343, lorsque le maire de Bayonne, Pé de Poyane, fit tuer cinq nobles labourdins, épisode qui est, selon Eugène Goyheneche, à l’origine du récit romancé dit du pont de Proudines à Villefranque, repris par Augustin Chaho et Hippolyte Taine.
  29. On retiendra par exemple la participation d'une flotte bayonnaise au siège de Calais mené par les Anglais en 1346, forte de 15 vaisseaux et de 439 hommes (source : Eugène Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, Société nouvelle d’éditions régionales et de diffusion, Pau,‎ 1979 (notice BnF no FRBNF34647711), p. 163.
  30. Le siège dura neuf jours, du 12 au 20 août 1451, selon Pierre Hourmat, Histoire de Bayonne des origines à la révolution française de 1789, Société des Sciences Lettres & Arts de Bayonne,‎ 1986, p. 143.
  31. Deux foires annuelles, l’une le premier jour du carême et l’autre le 1er août : « (…) leur octroyer à perpétuité des foires franches de toutes aydes, imposicions, impostz et de tous autres subsides quelxconques, dont l’une se tiendra le premier jour de karesme, et l’autre le premier jour d’aoust (…) », selon « les lettres patentes », sur books.google.fr de Louis XI établies à Montferrand en mai 1462.
  32. La seconde gare de Bayonne succède au début du XXe siècle au bâtiment provisoire en bois et métal construit pour la mise en service du chemin de fer, en 1854
  33. Les forges de l’Adour sont de fait situées sur la commune de Boucau, sur la rive droite du fleuve.
  34. C’est en ces termes que le journal Le Courrier de Bayonne relatera l’événement quelques jours plus tard.
  35. Le Courrier de Bayonne du 8 août 1914 relate le départ du 49e régiment d'infanterie dans les termes suivants : « (…) Quant aux trains qui emportaient nos braves petits pioupious du 49e, ils étaient ornés de fleurs. Sur les wagons se lisaient des inscriptions plaisantes ou patriotiques. Nous avons remarqué la suivante : « Train de plaisir pour Berlin, aller et retour » ; sur d’autres les mots : « Vive la France ! Vive l’Angleterre ! Vive la Russie ! » étaient encadrés par des guirlandes, et sur les locomotives les drapeaux de ces trois pays claquaient fraternellement au vent… Si les Allemands voyaient cela, peut-être ne seraient-ils pas très sûrs de la victoire. (…) » (source : Maurice Sacx, Bayonne et le Pays basque — Témoins de l’histoire, Biarritz, musée basque de Bayonne,‎ 1968).
  36. L’avenue de la Légion tchèque, à Bayonne, leur rend honneur.
  37. La compagnie polonaise fut citée à l’ordre de l’armée, le 21 juin 1918, par le général Pétain (source : François Lafitte Houssat, Bayonne de Nive et d’Adour, Joué-lès-Tours, Alan Sutton,‎ 2001 (ISBN 2-84253-557-X)).
  38. La fusillade eut lieu au carrefour Saint-Léon, près de la gare et aux abords de la citadelle.
  39. Le Château-Neuf est achevé en 1507 par Roger de Gramont.
  40. a et b Ces remarques ne résultent pas d'une étude statistique des données présentées ; elles n'ont qu'une valeur indicative.
  41. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  42. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  43. Le taux d’activité représente la part des actifs dans la population totale.
  44. En 2014, la foire au jambon a été organisée du 17 au 20 avril.
  45. Les fêtes de Bayonne commençaient traditionnellement le mercredi qui précédait le premier week-end du mois d'août, mais le calendrier a été modifié et le début des fêtes a été avancé depuis quelques années en raison de l’affluence devenue trop importante. Elles se terminent le dimanche suivant.
  46. 20 sections sportives en incluant l'Aviron bayonnais rugby pro et l'Aviron bayonnais football club, selon le « site de l'association », sur aviron-bayonnais.asso.fr (consulté le 29 juillet 2014).
  47. Dans son Mémoire de 151 articles, Vauban propose de rectifier certains ouvrages existants et de procéder à de nouvelles fortifications car « si le Roi prenait la résolution de fortifier Bayonne, il était indispensable de fortifier aussi le faubourg Saint-Esprit » et sur sa hauteur de Castelnau, de faire construire la Citadelle.
  48. Louis de Froidour : « Ce qu'il y a de plus commun sont les porcs qui y sont petits mais excellents, en telle sorte que les meilleurs jambons du Royaume, après ceux de Lahontan, sont ceux de Soule. Ils sont connus sous le nom de jambon de Bayonne et il n'est pas mal à propos de remarquer qu'encore que cette ville soit si fameuse et si renommée par ses jambons, néanmoins il ne s'y en fait presque point, mais on y débite ceux qui y sont portés du Labourd et de la Basse-Navarre, où il s'en fait quantité, et de la Soule, d'où l'on porte peu, parce qu'elle en est plus éloignée ».
  49. Autoportrait de Léon Bonnat, daté de 1855, et conservé au musée d'Orsay à Paris.
  50. Photo de Michel Camdessus, réalisée lors du 6e Forum mondial de l'Eau en 2012.
  51. Ce blason est en vigueur depuis le 3 août 1919, sur délibération du conseil municipal de la ville de Bayonne, citée par René Broca en préface de l'ouvrage Histoire de Bayonne des origines à la révolution française de 1789 — Pierre Hourmat — Société des Sciences Lettres & Arts de Bayonne — 1986. La délibération citée est la suivante :
    Le Conseil Municipal,
    Vu le rapport présenté par M. Grimard vice-président de la Société des Sciences Lettres et Arts, au nom de la commission d'Études des Armoiries. Ouï le rapport de M. Simonet, conseiller Municipal, considérant que les armoiries actuellement usitées contiennent au point de vue historique et héraldique des erreurs qu'il importe de rectifier, au moment où divers édifices doivent porter les emblèmes de la ville,
    Délibère :
    I - À partir de ce jour, les armoiries de la ville de Bayonne seront blasonnées de la manière suivante :
    De gueule à la tour talutée d'or, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, posée sur une mer au naturel, ondée d'or et de sable, accostée de deux lions d'or, affrontés, lampassés, brochant sur le fût de deux chênes au naturel englantés d'or, et surmontée d'une fleur de lys d'or, l'écu timbré d'une couronne comtale.
    Devise : Nunquam polluta
    Modifier en conséquence les sceaux et timbres de la Ville.
    II - Charger M. André Grimard, d'établir le projet en couleur des armoiries modifiées, dont deux exemplaires demeureront déposés aux Archives de la Ville et au Secrétariat Général de la Mairie, à la disposition des intéressés.
    Fait et délibéré en l'Hôtel de Ville de Bayonne le 3 août 1919. .

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M — Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 — Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 — Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. POP T2M - Indicateurs démographiques.
  5. POP T3 — Population par sexe et âge en 2009.
  6. EMP T2 — Activité et emploi de la population de 15 à 64 ans par sexe et âge en 2009.
  7. REV T1 — Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  8. EMP T1 — Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  9. EMP T5 — Emploi et activité.
  10. DEN T1 — Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  11. DEN T2 — Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.
  1. EMP T2 — Activité et emploi de la population de 15 à 64 ans par sexe et âge en 2011.
  2. DEN T5 — Nombre d'établissements par secteur d'activité au 1er janvier 2013.
  3. CEN T1 — Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2011.
  4. EMP T8 — Emplois selon le secteur d'activité.
  5. TOU T1 — Nombre et capacité des hôtels au 31 décembre 2012.
  • Bases de données nationales
  1. a, b, c, d, e et f « Base de données infracommunales : population en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 juillet 2014).

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Marie-France Chauvirey, La vie d'autrefois en Pays basque, Éditions Sud Ouest - Luçon 1994 (ISBN 2 87901 219 8). La référence est notée « MC » dans le texte.

  1. op. cit, p. 97.
  2. op. cit, p. 157.

Pierre Dubourg-Noves, Bayonne, Ouest-France - 1986 (ISBN 2 85882 609 9). La référence est notée « DN » dans le texte.

  1. op. cit, p. 13.
  2. op. cit, p. 15.

Eugène Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, Société nouvelle d’éditions régionales et de diffusion, Pau,‎ 1979 (notice BnF no FRBNF34647711). La référence est notée « EG » dans le texte.

  1. op. cit, p. 149.
  2. a, b, c et d op. cit, p. 152.
  3. op. cit, p. 171.
  4. op. cit, p. 160.
  5. op. cit, p. 163.
  6. op. cit, p. 187.
  7. op. cit, p. 417.
  8. op. cit, p. 418.

Pierre Hourmat, Histoire de Bayonne des origines à la révolution française de 1789, Société des Sciences Lettres & Arts de Bayonne - 1986. La référence est notée « PH » dans le texte.

  1. op. cit, p. 1.
  2. a, b, c et d op. cit, p. 4.
  3. a, b et c op. cit, p. 3.
  4. op. cit, p. 142.
  5. op. cit, p. 214.

Pierre Hourmat, Visiter Bayonne, Sud Ouest - 1989. La référence est notée « PiH » dans le texte.

  1. op. cit, p. 3.
  2. op. cit, p. 30.

François Lafitte Houssat, Bayonne de Nive et d’Adour, Joué-lès-Tours, Alan Sutton,‎ 2001 (ISBN 2-84253-557-X). La référence est notée « FL » dans le texte.

  1. a, b et c op. cit, p. 118.
  2. a et b op. cit, p. 25.
  3. op. cit, p. 98.
  4. op. cit, p. 85.
  5. op. cit, p. 86.
  6. a et b op. cit, p. 88.
  7. op. cit, p. 128.
  8. a et b op. cit, p. 54.
  9. op. cit, p. 55.

Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, PyréMonde (ISBN 2 84618 230 2). La référence est notée « PR » dans le texte.

  1. op. cit, p. 20 pour les mentions des années 1198, 1259, 1331 et 1334.
  2. op. cit, p. 72 pour les mentions des 1387 et XVIIe siècle.
  3. op. cit, p. 94.
  4. op. cit, p. 116, 120 et 133.
  5. op. cit, p. 85, 97 et 175.
  6. op. cit, p. 88.
  7. op. cit, p. 131.
  8. op. cit, p. 24.

Maurice Sacx, Bayonne et le Pays basque - Témoins de l’histoire, Biarritz, musée basque de Bayonne,‎ 1968. La référence est notée « MS » dans le texte.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. « Cours d'eau : fleuve l'adour (Q---0000) », sur le site du Sandre (consulté le 25 juillet 2014).
  3. « L’Adour dans le réseau Natura 2000 », sur le site Institution Adour (consulté le 23 août 2014).
  4. « Fiche FR7200724 Natura 2000 », sur le site de l’inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 23 août 2014).
  5. « Normes et records 1961-1990 — Biarritz-Anglet (64) — altitude 69 m », sur le site de l’association Infoclimat (consulté le 3 août 2014).
  6. « Records de température pour Biarritz », sur le site de Météo-Biarritz (consulté le 14 septembre 2014).
  7. « Le vélo en ville - Ville de Bayonne », sur de la mairie (consulté le 6 octobre 2014).
  8. « Plan du réseau Chronoplus » [PDF], sur chronoplus.eu (consulté le 25 juillet 2014).
  9. « Carte du réseau en ligne sur le site du conseil général » [PDF], sur transports64.fr (consulté le 11 septembre 2014).
  10. « Le réseau RDTL », sur le site de la régie des transports landais (consulté le 11 septembre 2014).
  11. « Record d’accueil de passagers en 2013 pour l’aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne », sur le site du journal Sud-Ouest du 1er octobre 2013 (consulté le 22 août 2014).
  12. « Les sept quartiers de Bayonne » [PDF], sur Mairie de Bayonne (consulté le 4 août 2014).
  13. Mme Dufétel, Anglet, la ville aux six clochers — Son histoire, ses histoires, Anglet, L'imprimerie photogravure du Sud-Ouest,‎ 1972, p. 17
  14. « Exposition réalisée par le Collectif pour la mémoire du camps de Beyris en juin 2013 » [PDF], sur mvcpolobeyris.fr (consulté le 4 août 2014).
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