Dax

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Dax
Dax, la fontaine Chaude
Dax, la fontaine Chaude
Blason de Dax
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Landes (sous-préfecture)
Arrondissement Dax
(chef-lieu)
Canton Chef-lieu de deux cantons :
Dax-Nord et Dax-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Dax
Maire
Mandat
Gabriel Bellocq
2014-2020
Code postal 40100
Code commune 40088
Démographie
Gentilé Dacquois, Dacquoises
Population
municipale
20 299 hab. (2011)
Densité 1 030 hab./km2
Population
aire urbaine
60 326 hab.
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 26″ N 1° 03′ 19″ O / 43.7072, -1.055343° 42′ 26″ Nord 1° 03′ 19″ Ouest / 43.7072, -1.0553  
Altitude Min. 2 m – Max. 46 m
Superficie 19,70 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Dax (prononcé [daks ] ; en gascon Dacs) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes (région Aquitaine). Elle appartient à l'ancienne province de Gascogne. C'est une station thermale très fréquentée. Ses habitants sont appelés les Dacquois.

Sur le Blason de la ville de Dax figurent une tour (représentant la ville fortifiée), un lion (symbole de l'Aquitaine) et la mer ondée (représentation du fleuve l'Adour, du port fluvial et de l'activité portuaire très active jusqu'au XIXe siècle), ainsi que l'ancien nom médiéval de la ville « ACQS », dérivé du bas-latin : « CIVITAS DE AQVIS ». La devise est « Regia Semper » (« Toujours royale »), celle d'une ville libre, qui ne ressortit que de l'autorité royale, et donc émancipée d'une tutelle seigneuriale.

Le premier nom de la ville fut Aquæ Tarbellicæ, qui signifie « les eaux des Tarbelles » pour les Romains qui en avaient fait la capitale du pagus des Tarbelli. Le nom deviendra successivement Acqs, d'Acqs, puis enfin Dax[1]. En gascon, le nom de la ville s'écrit Dacs. Enfin, les voisins basques lui donnent le nom d'Akize où on reconnaît la racine latine.

Dax est une ville réputée depuis la plus haute Antiquité pour ses eaux chaudes, l'origine de son thermalisme y est plus que millénaire, puis pour la tauromachie landaise et espagnole et, entre autres, pour le rugby (l'Union sportive dacquoise a été créée en 1904).

Géographie[modifier | modifier le code]

Site[modifier | modifier le code]

Dax, sous-préfecture du département des Landes, se trouve sur la rive gauche du fleuve Adour (avec un quartier, le Sablar, établi sur la rive droite), à mi-chemin entre Bayonne et Mont-de-Marsan.

Ville de Gascogne, historiquement rattachée à la Chalosse, Dax se situe néanmoins à la croisée de plusieurs contrées : la Chalosse au Sud-Est, le Maremne et le Seignanx au Sud-Ouest, le Marensin au Nord-Ouest, et la Grande Lande au Nord. C'est donc naturellement qu'elle s'ouvre sur ces pays dont elle reçoit l'influence. Les paysages sont par conséquent variés. Si les bords de l'Adour voient s'étendre les barthes, le Sud – vers la Chalosse – présente des collines verdoyantes, annonçant déjà le Béarn et la Basse-Navarre. Au Sud-Ouest s'étendent de vastes étendues de pins légèrement ondulées, tandis que le Nord est le royaume de la grande plaine boisée des Landes de Gascogne.

Situation[modifier | modifier le code]

Dax est située à une trentaine de kilomètres des plages du sud des Landes, à 45 km de Bayonne, 50 km de Mont-de-Marsan, 80 km de Pau et d'Irun, 100 km de Donostia/Saint-Sébastien, 150 km de Bordeaux et 730 km de Paris. Les Pyrénées sont également assez proches.

Il y a accès par la SNCF gare de Dax (TGV, et LGV en 2020).

Dans l'agglomération dacquoise on peut circuler notamment avec le réseau de bus Urbus et le service de navette gratuite « Vitenville ».

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat dacquois est celui que l'on peut observer dans l'ensemble de la région en raison de la proximité de l'océan Atlantique, mais bénéficie néanmoins d'étés plus chauds que ceux du Golfe de Gascogne et d'hivers qui y sont à peine plus frais. Il se caractérise par des étés chauds et longs (près de 22°C de moyenne pour juillet et août), des automnes très doux et assez ensoleillés (septembre est le mois le plus ensoleillé), des hivers doux (avec des maximales moyennes proches de 12°C en janvier), assez pluvieux mais relativement bien ensoleillés par rapport aux autres régions océaniques, ainsi que par des printemps tardifs (mai est à peine 1°C plus chaud qu'octobre) et très pluvieux. Le brouillard y est assez fréquent, surtout en automne. Des vents de 137 km/h sont enregistrés le 24 janvier 2009 lors de la tempête Klaus, établissant un record[2]. Mais cet événement ponctuel ne reflète aucunement les moyennes, puisque Dax est l'une des villes les moins ventées de France, avec à peine 2 m/s de moyenne en janvier (contre 3,5 à 4 m/s à Paris) ! Les orages sont assez fréquents avec plus de 30 jours par an et la grêle y est plus fréquente que la neige qui n'y tombe que rarement...

Histoire[modifier | modifier le code]

La place de la Cathédrale

La préhistoire[modifier | modifier le code]

Dax est entourée de sites préhistoriques et protohistoriques : le Lanot, le Gond, l'Oustalot, etc. Des vestiges ont été découverts dans le centre-ville lors de travaux, indiquant qu’il était habité avant l’ère chrétienne. Trente-cinq sites "de vie" ont été identifiés dont huit très clairement.

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aquae Tarbellicae.

À l'emplacement où s'élève aujourd'hui Dax s'étendait une cité lacustre. Peu à peu, les apports de l'Adour comblèrent le lac, et la cité, d'abord bâtie sur pilotis, put s'étendre sur la terre ferme.

Dax entre dans l'histoire en 297 en étant mentionnée dans la Liste de Vérone et plus tard en 400 dans la Notice des Provinces et Cités des Gaules. Dans la Novempopulanie, Province des Neuf Peuples (XII cités dont Dax), la ville est nommée Civitas Aquensium et les habitants Cives Aquenses, formulations en usage durant toute l'Antiquité. Dax ne figure pas parmi les villes augustéennes d'Aquitaine que sont Bordeaux, Périgueux et Saintes.

On peut fixer avec une assez grande vraisemblance la construction des remparts vers le milieu du IVe siècle, travail gigantesque pour l'époque, de 1 465 m de longueur, clôturant environ 12 à 13 hectares, avec pour monument principal un temple qui daterait de la première moitié du IIe siècle.

La fondation du siège épiscopal de Dax — l'un des plus anciens de France — daterait du milieu du IIIe siècle : saint Vincent de Xaintes en fut le premier évêque et martyr.

Le Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le Haut Moyen Âge, à Dax, faute de documents, est très mal connu. L'histoire de la ville ne se confond pas nécessairement avec celle de la province.

À partir du milieu du Xe siècle, la ville est administrée par les vicomtes de Dax[3] (d'Acqs[4]) qui se succèdent jusqu'en 1177, époque où la vicomté passe à la maison voisine des vicomtes de Tartas par le mariage en 1190 de Navarrine[5], fille unique de Pierre II, dernier vicomte de Dax (d’Acqs) avec Raymond-Arnaud III, fils de Raymond-Robert, vicomte de Tartas[6]. Les vicomtes de Tartas ont tenu la vicomté de Dax (d'Acqs) tout comme celle de Tartas jusqu'au début du XIVe siècle (1312)[7]. Par le mariage de la fille unique du dernier vicomte de Tartas et de Dax (d'Acqs), Assalide[5], avec Amanieu V, sire d'Albret, de la Maison d'Albret, le titre en passa dans cette Maison[8], rois de Navarre au XVe siècle, et ultérieurement au Roi de France et de Navarre, par le roi Henri IV issu par sa mère, Jeanne d'Albret, de la Maison d'Albret. Les vicomtes de Dax (d'Acqs) étaient du sang des ducs de Gascogne et leurs vassaux directs, tout comme les vicomtes de Tartas. Certains généalogistes ont voulu voir en la Maison Dax en Languedoc, une possible descendance à ces vicomtes par un de leurs rejetons[9].

Le Bas Moyen Âge et la domination des rois d'Angleterre[modifier | modifier le code]

Le mariage de Louis VII de France et Aliénor d'Aquitaine est annulé en 1152 ; celle-ci épouse la même année Henri II Plantagenêt, plus tard roi d'Angleterre, à qui elle apporte en dot les provinces du Sud-Ouest de la France (Gascogne et Guyenne). La domination des rois d’Angleterre, appelés rois-ducs — parce qu'ils demeuraient (en principe seulement) vassaux des rois de France pour leurs possessions en France — devait durer jusqu'en 1453, à la fin de la guerre de Cent Ans.

Dax fut prise une première fois aux Anglais par Charles VII et le Dauphin, futur Louis XI, en 1442. Révoltée et s'étant redonnée aux Anglais presque aussitôt après le départ des Français, elle fut reconquise définitivement par les Français lors d'un second siège, le 8 juillet 1451, date à laquelle le comte de Foix en prend possession au nom de Charles VII. Par ses lettres patentes, Louis XI confirme les privilèges de la ville d'«Acqs», après son sacre en 1461[10], ainsi qu'à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère le 14 octobre 1472[11].

Siège épiscopal situé sur le chemin de Saint-Jacques, Dax attire les pèlerins qui y passent toujours sur leur route pour Compostelle. Par ailleurs, la ville, située sur l'Adour, à proximité de Bayonne, et sur l'ancienne voie commerciale Dax-Pampelune, devient assez prospère, et s'affirme comme l'une des plus importantes cités gasconnes d'alors, aux côtés d'Auch et de Bayonne. La ville - capitale naturelle de la Chalosse, région aux terres de culture et d'élevage grasses et fertiles - constitue un centre économique important avec ses deux foires annuelles de 16 jours et son marché hebdomadaire du lundi qui voit le jour en mars 1368.

Le clergé joua un rôle non négligeable dans ce développement (favorisé par les franchises accordées par les Plantagenêts), comme en témoignent les nombreuses constructions réalisées dans les trois derniers siècles médiévaux (toutes ou presque ont disparu) : cathédrale Notre-Dame du XIIIe (écroulée au XVIIe siècle, il n'en subsiste plus que le splendide portail des apôtres, chef-d'œuvre de la sculpture de l'époque), évêché, cloître, couvents (Cordeliers, Carmes, Clarisses), maisons canoniales, etc.

La mairie de Dax est l'une des plus anciennes de France, elle date de 1189. Le premier maire (ou Capdel) de Dax s'appelait Pierre de Saint-Paul et, après lui, 148 maires se sont succédé, sans aucune interruption.

Le XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Après les Anglais, ce sont les Espagnols qui sont attirés par Dax. En effet, par suite de la menace imminente d'une armée espagnole, Dax mise en état de siège en 1521-1522, résiste à l'incursion.[précision nécessaire]

Les guerres de religion, des épidémies et une grande pauvreté marquent le XVIe siècle.

Vincent de Paul fait ses études chez les Cordeliers de Dax, ensuite au collège municipal.

Les XVIIe siècle et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

À cette époque, la ville est prospère, comme le prouvent un certain nombre de maisons du centre ville.

Le cardinal Mazarin séjourne à Dax en 1659. Cette même année, plusieurs princes et princesses se déplacent dans la cité des Eaux-Chaudes. Louis XIV (aux côtés duquel la ville s'était rangée durant la Fronde) s'arrêta ainsi à Dax en allant au-devant de sa fiancée, l’Infante Marie-Thérèse, qu'il allait épouser à Saint-Jean-de-Luz.

Pendant la période qui précède la Révolution française, se révèle une soif de connaissances qui passionne l'élite landaise. C'est dans cette ambiance intellectuelle que naît à Dax, en 1733, Jean-Charles de Borda( inventeur du mètre), dans une maison de la rue de Borda. Navigateur, mathématicien et physicien de renommée mondiale, il étonne par sa conception de la géométrie et, à 23 ans, il entre à l'Académie des sciences, comme membre adjoint. Jean-Charles de Borda meurt en 1799. Son nom est donné au vaisseau école basé en rade de Brest. Dans sa ville natale, sur la place Thiers, est érigée à sa gloire, une statue de pierre due au talent de Georges Guiraud.

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Le département des Landes est créé en rassemblant une grande partie de l'ancienne province de la Gascogne, et en excluant étrangement la commune de Bayonne, rattachée aux Basses-Pyrénées. Le choix du siège de l'assemblée départementale se porte en 1790 sur Mont-de-Marsan, alors modeste bourgade de l'est du département nouvellement créé, et Dax devint un rang de chef-lieu d’arrondissement. Napoléon Bonaparte pensa un instant transférer le siège de la préfecture de Mont-de-Marsan à Dax, mais la proximité de cette dernière avec l'Espagne le fit renoncer.[réf. nécessaire]

Le thermalisme reprit de l’importance dès le XIXe siècle, et notamment à partir du Second Empire. En effet, la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux-Dax-Irún (puis l'extension, Paris-Dax-Tarbes) convertit la sous-préfecture des Landes en un nœud ferroviaire.

Le 12 novembre 1854, la compagnie des Chemins de Fer du Midi ouvre la ligne ferroviaire Bordeaux-Dax à la suite d'un raccord entre Dax et Lamothe (actuellement bifurcation vers Arcachon).

26 mars 1855 : ouverture de la ligne Dax-Bayonne.

En 1861, la commune voisine de Saint-Vincent-de-Xaintes est absorbée par Dax[12] ; cette commune porta, au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), le nom révolutionnaire de Lepelletier[13],[14].

Dax détruisit une partie de ses remparts au XIXe siècle pour s'ouvrir vers l'extérieur, et au XIXe siècle, on abattit le château médiéval (voir plus bas). On construisit à la place de somptueux édifices Art déco afin d'attirer une clientèle aisée. C'est le cas notamment du casino et de l'hôtel Splendid, construits par l'architecte girondin Roger-Henri Expert vers 1928-1932. Nombreux sont les hommes et femmes célèbres à s'être soignés dans la cité gasconne depuis le XVIIIe siècle : Madame de Maintenon, Bergson, Georges Clemenceau, Utrillo, Sarah Bernhardt, Sacha Guitry, le Président Armand Fallières, Nicolas Ier, roi du Monténégro, la reine Marie de Roumanie, Pierre Fresnay et Yvonne Printemps…

Dax et l'Adour[modifier | modifier le code]

L'Adour vu de nuit

Depuis l’époque préhistorique, Dax a constitué le point de jonction de deux zones géographiques d’économie différente, mais de même langue, séparée par le fleuve Adour. Comme il existait un lieu de passage, la roque de Milan, les Romains y établirent un pont, point médian de la route des Antonins entre Bordeaux, l’Aquitaine et la Gaule, et Pampelune et l’Espagne. Cette route a perduré, suivie tant par Charlemagne que les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle, les évêchés de Bordeaux, de Dax et de Pampelune se rejoignant à son niveau.

Cet axe vertical routier était rejoint à Dax par la voie horizontale fluviale de l’Adour. En effet, pendant des siècles, l’Adour était pratiquement le seul axe commercial et le pont de Dax le seul passage pour traverser le fleuve, car ce dernier s’étalait dans ses barthes marécageuses formant barrière.

Dax, fortifiée par les Romains est donc, pendant des siècles, ville-pont, ville-port, ville-marché et ville épiscopale : stratégique, commerciale, administrative et religieuse.

La rencontre des deux régions économiques en un lieu de jonction protégé ayant un débouché commercial vers l’ouest avec le fleuve a bien évidemment généré l’existence d’un port bicéphale ;

Il avait une double activité :

  • la vente des produits locaux :
    • au port de Marensin, côté Sablar : le bois de pin, la résine, brais, le goudron, le miel, le seigle, le millet, les moutons,...
    • Au port de la Chalosse, côté cité : le bois de chêne, le vin, les volailles, le blé, les porcs, le bétail (bovins), le bitume,...
  • le péage des produits amenés par le fleuve qui souvent changeaient de mains ; beaucoup partaient vers l’ouest, Bayonne et la mer.
Vieux pont

L’importance des marchés est mentionnée tout au long de l’histoire. Au XVIIIe siècle, Dax pour l'Intendant d'Étigny est « un grand centre commercial », « un des marchés les plus considérables du royaume ». Il est le marché de la résine : « les berges de l’Adour peuvent recevoir souvent 2500 pains de résine ». « Tout le Sablar est pavé de charrettes qui font transport des matières résineuses (…) les bouviers sont forcés de décharger très loin de l’eau faute de pouvoir s’approcher davantage (…) tant il y a d’embarras par les charrettes. On en compte quatre à cinq cents…».

Passent ainsi les trains de bois de la Petite Lande, chargés parfois des petits fûts d’eau de vie d’Armagnac ou de vin de Mugron ou de Hinx.

Lorsqu’au XIXe siècle, la distillation permit une utilisation plus rationnelle de la résine, Dax reste le marché de résineux en France, et resta le seul à partir de l’"Entre-deux-guerres". Les transactions se faisaient au café de la Bourse. Il était habituel de voir tous les samedis – jusqu’en 1939 – les ventes se faire à la criée portant sur des wagons d’essence de térébenthine ou de colophane qui partaient en Allemagne, en Hollande, en Italie,... Les acheteurs étaient en relation directe avec le deuxième marché mondial : Atlanta aux États-Unis. Les cours s’établissaient ainsi tous les samedis. De même pour les bois – les fortunes se faisaient et se défaisaient en une séance, le Sablar vivait intensément. Cette activité a été laminée par la Seconde Guerre mondiale avec l’effondrement de résinage, tué par la chimie de pétrole.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.

La ville de Dax était dirigée par un maire, entouré de trente-deux conseillers municipaux (dont huit adjoints et six conseillers avec délégation). Le maire était, depuis 1995, Jacques Forté, de l'UMP. La répartition des sièges durant la mandature 2001-2008 était de 26 sièges pour la majorité et de 7 sièges pour l'opposition.

À l'issue du deuxième tour des élections municipales, la liste de gauche emmenée par Gabriel Bellocq du PS est élue avec 56,28 % des suffrages. Ce vote a entraîné une inversion de la répartition des sièges au conseil municipal, composé depuis lors de 26 conseillers de gauche et 7 conseillers de l'opposition de droite.

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Charles Richard   Président de la délégation spéciale
1945 1945 Eugène Milliès-Lacroix GD Conseiller général
1945 1947 Paul Puyo    
1947 1949 Eugène Milliès-Lacroix GD Conseiller général
1949 1949 Paul Puyo    
1949 1949 Henri Carrere    
1949 1959 Eugène Milliès-Lacroix GD Conseiller général
1959 1977 Max Moras RPR Député
1977 1995 Yves Goussebaire-Dupin UDF Sénateur
1995 2008 Jacques Forté UMP Conseiller régional
mars 2008 en cours Gabriel Bellocq PS Conseiller général

Source (archives municipales)

En 1945, la parole est donnée au suffrage universel pour toutes ordonnances, arrêtés ou autres décisions. Des élections municipales, cantonales et nationales ont lieu. Eugène Milliès-Lacroix pose sa candidature tant à l'élection municipale que cantonale et est élu. Mais le Conseil de Préfecture annule ce résultat. Les parlementaires, ayant voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain (en 1940, à Vichy), sont inéligibles ; le Sénateur-maire de Dax, E. Milliès-Lacroix est dans ce cas. Au bout de deux ans, le Conseil d'État confirme le jugement de première instance et il faut à nouveau recourir aux urnes. Jusqu'en 1952, les Dacquois sont appelés six fois en consultation et six fois Eugène Milliès-Lacroix est élu. Devant cette obstination, le Parlement décide, enfin, de donner le dernier mot au suffrage universel. Eugène Milliès-Lacroix est nommé, légalement, maire de Dax et conseiller général du canton.

Administrations de l'État[modifier | modifier le code]

Eurocopter EC-120B Calliope, stationné sur la base militaire de l'aérodrome de Dax - Seyresse.

Si les institutions de l'État et du département sont principalement implantées à Mont-de-Marsan, Dax possède un réseau important d'administrations.

La ville accueille :

La rationalisation du réseau des services publics a néanmoins conduit à fermer la succursale de la Banque de France. La réforme de la carte judiciaire menée en 2007 par le Garde des Sceaux Rachida Dati a maintenu le siège d'un tribunal de grande instance à Dax, tout en supprimant le bureau des juges d'instruction, regroupés à terme au sein du pôle de l'instruction des Landes de Mont-de-Marsan [15].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 20 299 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 391 3 398 3 179 4 948 4 716 4 776 5 842 5 615 5 805
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 125 9 856 9 469 9 062 10 250 10 218 10 858 10 240 10 196
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 329 11 210 11 387 11 047 12 385 12 663 13 056 14 113 14 557
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
17 051 19 348 19 137 18 648 19 309 19 515 20 810 20 299 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Le secteur tertiaire :
    Le secteur des services est le mieux représenté à Dax. Le tourisme, dynamisé par le thermalisme, la situation géographique (au cœur des Landes, proche des plages, du Pays basque et de l'Espagne), et les fêtes estivales (août et septembre), a engendré la création d'un grand nombre d'établissements hôteliers et de restauration. Le commerce bénéficie de cette aubaine, et les boutiques (habillement, gastronomie,...) sont nombreuses dans le secteur piétonnier.
    • Le thermalisme : l'économie de la ville de Dax repose essentiellement sur le thermalisme (ses eaux thermales, ses boues permettent des applications thérapeutiques particulièrement efficaces contre les rhumatismes), qui lui procure une grande partie de ses emplois et de sa richesse. Cette activité lui permet de figurer parmi les communes landaises les plus riches et les plus prospères. La cité reçoit 50 000 curistes par an, attirés par la réputation de la station dans les domaines de la phlébologie, de la gynécologie et de la rhumatologie. Cette affluence en fait la première station thermale de France, devant Balaruc,Vichy, Vittel. Depuis 2009, avec la cure en rhumatologie, la station de Dax et ses 15 établissements thermaux proposent une prise en charge spécifique de la fibromyalgie.
  • L'industrie :
    quoique moins important, le secteur industriel est bien implanté à Dax, favorisé par les dessertes de transport (ligne Paris-Bordeaux-Irun, Fret et TGV, autoroute A 63 à proximité). Ainsi, la ville produit les boues nécessaires à l'activité thermale (1 500 tonnes / an), du sel (extrait par forage dans une commune proche puis raffiné sur Dax, 50 000 tonnes / an), de l'eau minérale (25 millions de bouteilles / an), du film plastique (20 000 tonnes / an, dont 5 000 à l'export), du papier (270 millions de m² / an, dont 60 % à l'export),...

Enseignement[modifier | modifier le code]

Dax, centre d'une agglomération de 60 000 habitants, dispose de dix écoles maternelles et neuf écoles élémentaires publiques, de deux écoles privées, ainsi que de deux collèges d'enseignement public. Elle abrite également le lycée public de Borda, qui est, en termes d'effectifs, le deuxième établissement de ce type de l'académie de Bordeaux, et dispense des formations générales, technologiques et professionnelles. Il existe d'autre part un établissement d'enseignement privé confessionnel sous contrat.

Pour l'enseignement supérieur, Dax dispose d'un Institut de formation en soins infirmiers et de plusieurs sections de techniciens supérieurs qui regroupaient 722 étudiants durant l'année scolaire 2008-2009[17]. L'Institut du Thermalisme, rattaché à l'Université de Bordeaux, est orienté vers la formation et la recherche dans le domaine du thermalisme, un des piliers de l'activité économique landaise.

En matière d'apprentissage, la ville possède un CFA public, exclusivement tourné vers des formations du domaine de l'hôtellerie et de la restauration, incontournables dans un département où le tourisme représente une des principales activités économiques. La sous-préfecture des Landes est par ailleurs le siège du Greta des Landes, structure de l'éducation nationale destinée à la formation continue des adultes.

L'agglomération regroupe également un collège et un lycée technologique (orienté principalement vers les métiers du bois, autre ressource fondamentale du département) publics à Saint-Paul-lès-Dax, un lycée et un CFA agricoles publics à Heugas, ainsi qu'un CFA industriel privé du bois à Seyresse.

Natifs de Dax[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Catégorie:Naissance à Dax.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments remarquables[modifier | modifier le code]

  • Crypte archéologique romaine. La crypte archéologique, située rue Cazade, renferme les fondations d'un temple romain du IIe siècle. L'édifice se trouvait sur un haut podium rectangulaire dont trois côtés seulement sont connus. Les côtés sud et ouest sont renforcés par une suite de contreforts intérieurs, semi-circulaires ; ces vestiges imposants formaient un mur de soutènement qui retenait une masse énorme de terre apportée par les Gallo-Romains pour constituer une terrasse artificielle sur laquelle s'élevait le temple. Celui-ci, édifice symbolique, monument majeur de la ville, devait être surélevé et donc visible de loin. La céramique recueillie dans le comblement des tranchées de fondation indique que ce vaste ensemble architectural, fut édifié au IIe siècle.
  • Vestiges des Remparts gallo-romains. Les remparts gallo-romains de Dax furent édifiés au IVe siècle de l'ère chrétienne. Ils s'étendaient alors sur un périmètre de 1 465 mètres, présentant une épaisseur de 4 m et une hauteur d'une dizaine de mètres en partant du fossé. Ils étaient percés de trois portes et ponctués de 46 tours. Les archéologues du XIXe siècle le considéraient comme « le type le plus beau et le plus complet restant en France des enceintes gallo-romaines ». La plus grande partie en fut détruite par la municipalité au XIXe siècle. Il subsiste aujourd'hui deux importants tronçons, présentant quelques tours, sur la Place des Salines et dans le Parc Théodore Denis.
  • Ancien Château de Dax. Demeure des vicomtes de Dax (d'Acqs[4]) durant le Haut Moyen Âge (voir plus haut), il passa ensuite au roi. Ce château était très considérable, des gravures anciennes nous montrent une forteresse médiévale formant une importante enceinte. Il est aujourd'hui disparu, détruit au XIXe siècle, époque où il était en mauvais état. Il fut du XIe siècle au XIIIe siècle le siège de la vicomté et à partir du début du XIVe siècle, la résidence du gouverneur militaire de Dax pour le roi. En 1320, il tint lieu de garnison ; il y avait alors cinq chevaliers et quatre-vingt-dix sergents à pied. Modifié aux XVe siècle et XVIIe siècle, il deviendra, par la suite, une caserne. Alfred de Vigny y resta quelques mois en tant que lieutenant. Désaffecté en 1888, le château sera rasé en 1891 pour être remplacé en 1894 par l'établissement Dax - Salins - Thermal, construit par l'architecte prix de Rome Pierre Esquié, que prolongeait un casino. En juillet 1926, un incendie ravage les deux bâtiments. C'est alors qu'Eugène Milliès-Lacroix, maire de Dax, fait édifier un palace luxueux, l'Hôtel Splendid (voir plus bas), chef-d’œuvre architectural de l'entre-deux-guerres et fleuron de l'activité hôtelière et thermale des Landes. Les plans d’architecture et les projets de décoration sont signés André Granet, assisté par Roger-Henri Expert. L'édifice est construit en 1928 et inauguré en octobre 1929. Il comporte 162 chambres, et fait partie d'un ensemble avec l'Atrium Casino voisin.
  • Chapelle des Carmes. Il s'agit des vestiges de l'ancienne église du couvent des Carmes, fondé en 1523, et dont il subsiste aujourd'hui le portail d'entrée, le chœur et les chapelles latérales. Après une rénovation de grande qualité, cette chapelle est devenue l'espace d'exposition du Musée de Borda qui présente ses collections, et des artistes contemporains
  • Façade de la cathédrale de Dax
    Cathédrale Notre-Dame Ste-Marie. À la fin du XIIIe siècle, en pleine période de prospérité pour la ville, l'évêché fait construire tout une série de bâtiments ecclésiastiques, dont une nouvelle cathédrale, bâtie sur un ancien sanctuaire roman, devenu trop exigu. L'édifice gothique s'est effondré en 1646, et seul subsiste de cette époque le splendide Portail des Apôtres, dans le bras du transept Nord, et classé en 1884. Haute de 12 mètres et large de 8, cette porte à trumeau présente un ensemble de sculptures de toute beauté, assez rare dans le Sud de la France, et ce, malgré quelques regrettables mutilations survenues par le passé. L'édifice actuel fut bâti dans un style néo-grec à la fin du XVIIe siècle. La façade principale et le flanc sud présentent un aspect massif, presque austère. En revanche, le flanc nord, donnant sur une agréable placette du centre historique, ne manque pas de charme, malgré une certaine raideur.
  • Église Saint-Vincent-de-Xaintes. Au sud-ouest de Dax, Saint-Vincent-de-Xaintes porte le nom du premier évêque de la ville. Le saint évêque aurait été martyrisé à cet endroit. Construite sur l'emplacement d'une basilique du XIe siècle, érigée elle-même sur un temple gallo-romain, l'église actuelle, de style néo-roman, date de 1893. Elle conserve de cette basilique le christ qui se trouve au-dessus de la porte d’entrée. La vie du saint est retracée sur les beaux vitraux centraux du sanctuaire. Au milieu de la nef on a placé et restauré une superbe mosaïque du IIe siècle, vestige du temple romain. Saint-Vincent fut une commune jusqu'en 1861. Derrière l'église, rue Gambetta, se situe le couvent des Dominicaines qui fut couvent des Clarisses au XVIe siècle.
  • Hôtel St-Martin-d'Agès. Ancien hôtel particulier, à portail et cour intérieure, de belle facture. Il date du XVIIe siècle. En 1659-60, Anne d'Autriche et le Cardinal Mazarin y séjournèrent.
  • Hôtels particuliers : Hôtel de Chièvre (XVIIe s., aujourd'hui Hôtel de Ville), Hôtel Neurisse (XVIIe siècle, aujourd'hui Centre culturel, abritant une fontaine du XVIIIe), Banque de France (XVIIIe siècle), Bibliothèque municipale (bâtiment du XVIe siècle), maison de St-Vincent-de-Paul (XVIIe siècle)…
  • Centre historique aux ruelles pittoresques et maisons anciennes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, dotées pour beaucoup de façades élégantes et colorées, de beaux escaliers et de caves voutées. Les noms des rues évoquent le passé de la ville : Rue Neuve (car reconstruite après le grand incendie du XVIe siècle), Rue du Cordon-Bleu (présence de l'Hôtel du Cordon-Bleu à l'époque), Rue des Carmes (du couvent des carmes présent autrefois, et dont il subsiste la chapelle), Rue des Fusillés, Rue des Pénitents, Rue de l'Evêché, Rue des Archers, Rue des Faurés, Rue du Toro, Place de la Course, Rue des Barnabites, Rue du Palais, Rue du Mirail, Rue Cazade, Rue d'Eyrose…
  • Fontaine Chaude ou Source de la Nèhe. Du nom d'une déesse nordique des eaux, la Nèhe, la source constitue le véritable symbole de la station. Construite au XIXe siècle sur l'emplacement supposé des anciens thermes romains, la Fontaine Chaude a un débit journalier de 2 400 000 litres d'eau, précieux liquide chaud à la température de 64°. L'aire d'émergence des sources de Dax résulte d'une faille datant de l'époque d'érection des Pyrénées. On est en présence d'un circuit souterrain d'une longueur très importante où la température élevée et la minéralisation de l'eau sont acquises à une grande profondeur, de l'ordre de 2 000 mètres. Dans le bassin de la Fontaine Chaude, on peut apercevoir, surtout après des périodes ensoleillées, une floraison d'algues. Ces algues sont analogues à celles qui participent avec le limon de l'Adour et l'eau thermale à l'élaboration du médicament naturel qu'est le "Péloïde de Dax". Autrefois, autour de la Fontaine Chaude était le quartier des tripiers et des bouchers. Les ménagères se servaient de l'eau chaude de la fontaine pour cuire les œufs ou plumer les volailles.
  • Hôtel Splendid. Les plans d’architecture et les projets de décoration sont signés André Granet. Dès 1925, Albert Pomade et Jean Prunetti, associés de Granet participe à la conception. le bâtiment est inauguré en 1929. La hauteur des plafonds et la largeur des pièces rappellent que l’Art déco a vu le jour à une époque où l'on avait la « folie des grandeurs ». Le contraste entre le volume des pièces et le mobilier tassé donne une impression de hauteur encore plus importante.
  • Pont Vieux. L'Adour fut durant longtemps le premier axe de communication du département. Il reliait Dax avec l'ensemble des villes importantes de la région : Bayonne, Port de Lanne, Aire-sur-l'Adour, Grenade… Un pont fortifié en pierre fut édifié par les Romains, mais il fut emporté par une crue en 1770. Remplacé dans un premier temps par un pont de bois, on le substitua en 1857 par l'actuel pont de pierre, principale voie de passage entre le Sablar et le reste de la ville.
  • Arènes de Dax. Elles furent construites en 1913, puis agrandies en 1932. Des corridas sont organisées à l'occasion des Fêtes de Dax (six jours autour du 15 août)et du festival Toros y Salsa, organisé le deuxième week-end de septembre. La tauromachie landaise est à l'honneur en juillet et en août, avec la tenue du Grand concours landais de Dax le premier jour des Fêtes.
  • Trou des Pauvres. Il est situé sur les berges de l’Adour. Autrefois, les malades sans ressources venaient s'y baigner pour profiter de la boue chaude et bienfaisante. À l'origine, elle naissait spontanément près des émergences d'eaux chaudes qui étaient périodiquement submergées au moment des crues du fleuve : le limon se déposait dans ces cavités lors du retrait des eaux. C’est sur ce principe naturel qu'ont été établis les bassins de culture de boue (le Péloïde de Dax) qui pérennisent scientifiquement ce don de la nature.

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée de Borda. En 1807, Dax se dote d'un musée municipal, pour y accueillir le précieux cabinet de curiosités de Jacques François Borda d'Oro, acheté à ses descendants. L'établissement prend le nom de musée de Borda, pour faire honneur à Jacques François ainsi qu'à son célèbre neveu, le Chevalier Jean-Charles de Borda. En 1876, un groupe d'érudits locaux dynamiques fonde une société savante, qui met en valeur l'archéologie et l'histoire régionales ; ils lui donnent le nom de Société de Borda. Longtemps la Société de Borda prend soin des intérêts du musée de Borda.

Le musée conserve des objets évoquant l'Histoire de la Ville de Dax, et de nombreuses œuvres d'art : vestiges archéologiques, bustes, sculptures, tableaux, instruments scientifiques anciens, souvenirs africains de R. Milliès-Lacroix… Un trésor gallo-romain fut découvert en 1982 lors de fouilles entreprises sous les anciennes halles ; on y trouva des statuettes en bronze dont une représentation exceptionnelle du dieu Mercure accompagné d'un coq et d'un bouquetin, une statuette aux yeux d'argent représentant Esculape, des lampes à huile… Le musée de Borda présente ses collections par roulement à la Chapelle des Carmes, ainsi que des expositions temporaires d'artistes contemporains ; le musée de Borda assure aussi la visite guidée d'une crypte archéologique qui renferme les vestiges des fondations d'un monument gallo-romain du IIe siècle.

  • Musée Georgette Dupouy. Peintre universel (Paris 1901 - Dax 1992). Soixante toiles signées Georgette Dupouy y sont présentées en permanence. Les œuvres de cette artiste ont fait le tour du monde aux côtés des plus grands noms de la peinture contemporaine.
  • Musée de l'Aviation légère et l'Armée de terre et de l'hélicoptère. Unique en France, ce musée a été mis en place par d'anciens militaires. Il présente, dans un vaste hall de 2 000 m2, l'une des plus belles collections européennes d'avions et d'hélicoptères de combat anciens. Une galerie expose de nombreux documents photographiques, des trophées, une impressionnante collection de maquettes et de diaporamas sur l’histoire de l'Alat, de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre d'Indochine. Ce musée travaille en liaison avec le Musée de l’Air et de l'Espace du Bourget.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Arènes de Dax au fond du parc Théodore Denis.

Parc principal du centre ville au bord de l'Adour, entre le vieux pont et les Arènes. De nombreux évènements y sont organisés.

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[18].

Fêtes et traditions[modifier | modifier le code]

Les Fêtes de Dax[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fêtes de Dax.
Logo officiel des fêtes de Dax

Comme toute ville gasconne qui se respecte, Dax sait faire la fête. La cité thermale sort de sa torpeur habituelle autour du 15 août (durant lesquelles 800 000 personnes y sont recensés, en moyenne) et du deuxième week-end de septembre.

En août ont lieu les traditionnelles Fêtes de Dax, qui durent six jours, et à l'occasion desquelles est organisée une grande feria taurine, articulée autour de cinq corridas, une corrida de rejon, une novillada piquée et deux novilladas sans picador. La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises.

Les fêtes sont l'occasion pour la ville d'échapper durant cinq jours à la réalité et à la routine quotidiennes, en se plongeant littéralement dans une ambiance de liesse propre à embraser toute la ville. À l'heure où le maire déclare ouvertes les festivités, chacun - vêtu de blanc et de rouge - noue autour de son cou un foulard rouge qu'il ne quittera pas jusqu'à la fin. Cette tradition plutôt récente - héritée des célèbres fêtes de San Fermin à Pampelune en Navarre - est désormais bien ancrée, et donne à la fête un air plus gai, plus uni, plus fraternel, en abolissant les distinctions habituellement marquées par la tenue vestimentaire. Jeunes et moins jeunes festoient alors sans relâche jour et nuit, afin de ne rien perdre de ces quelques rares moments de joie.

La journée est le règne de la fête jolie, retenue et contenue : on vient boire l'apéritif et déjeuner entre amis ou en famille au son des peñas, bandas et autres orchestres s'éclatant dans la ville après les défilés méridionaux. Les enfants sont présents, les habits blancs resplendissent sous le généreux soleil gascon du mois d'août. Les animations sont nombreuses et pour tous les âges : courses de vaches, jeux d'arènes, défilés folkloriques, pêche, montgolfières, pelote basque, rugby, quilles de 9, concerts,... Des journées à thèmes sont également organisées : ainsi les enfants ont une journée qui leur est spécialement consacrée avec des jeux, un mini encierro, une mini bodega,... Les traditions gasconnes ont aussi leur jour, le premier, toujours : course landaise, gymkhana à échasses, gastronomie,... Et puis, chaque bar, chaque association propose ses activités, qu'il peut ouvrir à tous ou réserver à ses membres, dans le cas de certaines peñas : repas, capeas, tertulias,... Car les aficionados sont nombreux en ces terres taurines et on peut les observer se diriger religieusement vers les arènes tous les matins et surtout tous les soirs pour la corrida du jour. Pendant ce temps-là, d'autres poursuivent la fête en ville.

À la suite de la corrida, le visage de la ville change. La foule se fait de plus en plus dense, les terrasses des cafés et restaurants se remplissent, pendant que les bandas et autres formations musicales égaient les rues de leurs airs enlevés et allègres. Plus la soirée avance, plus l'ambiance se fait chaude : concerts aux quatre coins de la ville (en plein air, ou en salle), musique omniprésente, toro de fuego, rues bondées, esprits desinhibés par les vapeurs du pastis, de la vodka, du vin ou du champagne. Le tout dans une grande convivialité. Les bars ne désemplissent pas, les peñas et autres sociétés reçoivent leurs amis jusque tard dans le cadre qui convient à chacun : il y en a pour tous les goûts et chacun trouve sa place[réf. nécessaire] dans ce qui semble être un chaos au premier abord. L'heure du couvre-feu ayant sonné, chacun regagne ses pénates, tandis que les rares plus chanceux iront terminer leurs libations dans les quelques sociétés privées recevant leurs invités. Le tout avant de repartir pour une nouvelle journée de fête.

Arrivé le dernier jour, les bandas se réunissent dans les arènes pour entamer ensemble l'Agur Jaunak, adieu solennel et émouvant aux Fêtes. Le soir, après le feux d'artifices, chacun procède à son ultime tournée pour saluer une dernière fois les amis, jusqu'à l'année suivante.

Toros y Salsa[modifier | modifier le code]

À peine les fêtes achevées, Dax s'enflamme à nouveau pour Toros y Salsa, festival mêlant musique salsa et corridas durant trois jours au milieu du mois de septembre, dans le cadre plus intime du Parc des Arènes. Deux corridas, une novillada et huit concerts gratuits pour renouer une dernière fois avec la fête, au milieu de casetas et d'une foule compacte, dans une ambiance bon enfant. Le tout pour saluer l'été sur le point de s'éteindre.

Festival Satiradax[modifier | modifier le code]

En mai ou juin, le festival Satiradax réunit les modes d'expression et les arts relatifs à la caricature et la parodie : au travers de sketchs, du dessin de presse, de la littérature, du cinéma, d'expositions, de concerts et de débats

Il est organisé sur quatre jours par le dessinateur de presse Marc Large et l'association Satirailleurs en partenariat avec la mairie de Dax et avec l'aide de bénévoles.

La quatrième édition, du 6 au 8 juin 2014, accueille :

La troisième édition, du 17 au 19 mai 2013, accueille :

La seconde édition, du 21 au 24 juin 2012, accueille :

Le film de Satiradax 2

La première édition en 2011 a notamment accueilli :

Le film de Satiradax 1

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

REGIA SEMPER, « Toujours royale ».

Cette devise est celle d'une ville libre, qui ne ressortit que de l'autorité royale, et donc émancipée d'une tutelle seigneuriale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la tour crénelée d'argent ouverte, ajourée et maçonnée de sable, sommée d'une fleur de lys d'or et posée à desxtre sur une terrasse d'argent soutenue d'une rivière du même mouvant de la pointe, chargée des lettres capitales A C Q S de sable, la tour senestrée d'un lion d'or rampant contre elle.

Logotype[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville répartit 70 associations sportives[23] sur une dizaine de complexes[24].

Principaux clubs[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Stade Maurice Boyau
  • Stade omnisports Maurice-Boyau, ou réside principalement l'équipe de rugby à XV de l'US Dax.
  • Stade omnisports André-Darrigade, où résident principalement les équipes de la J.A.D.
  • Stade Colette-Besson.
  • Stade du Gond.
  • Stade du Sablar.
  • Trinquet des Charmilles.
  • Bois de Boulogne.
  • Terrain de Cuyès.
  • Hippodrome de Saint-Paul-lès-Dax.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Météo-France. Consulté le 26/01/2009
  3. sur l'histoire antique de la vicomté et des vicomtes de Dax (d'Acqs), se référer à ce lien [2]
  4. a et b [3]
  5. a et b sur ce mariage voir ce lien
  6. [4][5]
  7. [6]
  8. sur l'entrée des deux vicomtés dans la Maison d'Albret voir ce lien [7]
  9. se référer à ce sujet à la page Wikipédia de la Maison Dax et aussi par le lien qui suit, à la fiche d'Arnaud dans la généalogie de cette maison, en cliquant sur : "Arnault", tout en haut dans la généalogie : [8]
  10. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA164 Lettres patentes de Louis XI, Amboise, octobre 1461
  11. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA538 nouvelle confirmation des Lettres patentes de Charles VII par Louis XI, Abbaye royale de Notre-Dame de Selles, le 14 octobre 1472
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale de Saint-Vincent-de-Xaintes », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 7 juillet 2012) .
  14. Nom attribué en mémoire de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, « premier martyr de la Révolution ».
  15. Source : Ministère de la Justice
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  17. Atlas des Universités, région Aquitaine
  18. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  19. « Satiradax »
  20. [9]
  21. Journal Sud Ouest
  22. Annuaire des villes jumelées
  23. « Associations sportives », sur www.dax.fr (consulté le 18 janvier 2013)
  24. « Équipements sportifs », sur www.dax.fr (consulté le 18 janvier 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hubert Delpont, Dax et les Millès-Lacroix, l'aventure thermale, Nérac, 2011, 288 p.
  • Bernadette Suau, « Mémoire des Landes », C.E.H.A.G, dictionnaire biographique, Mont-de-Marsan, 1991
  • Marc Benitah, Dax, la feria, Anglet, Atlantica, 2001. (ISBN 2-84394-352-3) (photographies de Stéphane Riba, avec la participation de Pierre Albaladéjo, Jacques Chancel, Bernard Laporte)
  • Marc Large, Brèves du Sud-Ouest, feria, rugby et déconne, Dax, 2008. (ISBN 2-9523689-1-0). Préface de Raphaël Ibañez (pour plus de détails, voir [10])
  • Dompnier de Sauviac, Auguste, Chroniques de la cité et du diocèse d'Acqs : Livres I, II et III, Dax, E.Campion,‎ 1873, 215 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]