Chancelade

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chancelade
Le site de l'abbaye de Chancelade (avec la chapelle Saint-Jean à gauche).
Le site de l'abbaye de Chancelade
(avec la chapelle Saint-Jean à gauche).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Périgueux-Ouest
Intercommunalité Le Grand Périgueux
Maire
Mandat
Michel Testut
2014-2020
Code postal 24650
Code commune 24102
Démographie
Gentilé Chanceladais
Population
municipale
4 258 hab. (2011)
Densité 262 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 23″ N 0° 39′ 58″ E / 45.2063888889, 0.666111111111 ()45° 12′ 23″ Nord 0° 39′ 58″ Est / 45.2063888889, 0.666111111111 ()  
Altitude Min. 73 m – Max. 198 m
Superficie 16,23 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

Voir sur la carte administrative de Dordogne
City locator 14.svg
Chancelade

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

Voir sur la carte topographique de Dordogne
City locator 14.svg
Chancelade

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chancelade

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chancelade
Liens
Site web Mairie de Chancelade

Chancelade est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine. Elle est connue des amateurs d'histoire pour l'Homme de Chancelade et pour son abbaye Notre-Dame. C'est une étape de la Via Lemovicensis pour le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Isle au Pas de l'Anglais

Incluse dans l'unité urbaine de Périgueux, la commune de Chancelade constitue, à l'ouest de Périgueux, sa banlieue immédiate. La commune est bordée au sud et au sud-ouest sur plus de trois kilomètres par l'Isle qui la sépare de Marsac-sur-l'Isle. Elle est traversée du nord au sud par un de ses affluents, la Beauronne.

Son altitude minimale, 73 mètres, se situe à l'ouest, en aval du Pas de l'Anglais, là où l'Isle quitte la commune pour servir de limite entre Annesse-et-Beaulieu et Marsac-sur-l'Isle. L'altitude maximale, 198 mètres, est atteinte au nord, aux Bois de Chancelade-Ouest.

Elle est traversée par la voie de chemin de fer Limoges - Périgueux et les routes départementales 1, 2, 710 (l'ancienne route nationale 710) et 939 (l'ancienne route nationale 139). Le territoire communal est parcouru par les sentiers de grande randonnée GR 36, 646 et 654.

Environnement[modifier | modifier le code]

Au nord de la commune, la forêt de chênes de Feytaud est classée comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chancelade
La Chapelle-Gonaguet Château-l'Évêque
Chancelade
Annesse-et-Beaulieu Marsac-sur-l'Isle Périgueux

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée à Chancelade, en français et en occitan.

En occitan, la commune porte le nom de Chancelada[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chancelade est connue comme étant un site préhistorique. C'est en 1888 que l'on découvrit un squelette d'homme presque entier ; analysé par l'anatomiste Léo Testut, il devient l'homme de Chancelade, datant de 15 000 à 9 000 ans avant J.-C.[3].

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, la paroisse est identifiée sous le nom de Beauronne de Chancelade sur la carte de Cassini.

En 1793, la municipalité de Beauronne prend le nom de Chanselade, rectifié en Chancelade en 1801.

En 1809, la partie Andrivaux de l'ancienne commune de Merlande-et-Andrivaux fusionne avec Chancelade.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune de Chancelade a été rattachée, dès 1790, au canton de Périgueux qui dépendait du district de Périgueux. Les districts sont supprimés en 1795. Le canton est rattaché à l'arrondissement de Périgueux en 1800. Celui-ci est scindé en trois en 1973 et Chancelade fait partie du nouveau canton de Périgueux-Ouest[4].

Le 1er janvier 2000, elle intègre dès sa création la communauté d'agglomération périgourdine. Celle-ci disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie : Le Grand Périgueux.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1810 Jean Marquet[Note 1]    
mai 1810 juin 1810 Alexandre Jean d'Anglars (père)[Note 1]   Ancien maire de Merlande-et-Andrivaux
août 1810 avril 1815 Jean Baptiste Alexandre d'Anglars (fils)[Note 2]   Agriculteur ; propriétaire
avril 1815 1815 Étienne Réveilhas (fils)    
1815 janvier 1816 Jean Baptiste Alexandre d'Anglars (fils)[Note 3]    
janvier 1816 mars 1817 Léonard (fils) Gilles-Lagrange[Note 1]   Notaire royal
Capitaine de la compagnie de chasseurs de la garde nationale
mars 1817 (1845 ou 1846) Guillaume Gilles-Lagrange[Note 4]    
janvier 1846 avril 1848 Étienne Réveilhas[Note 2]   Avoué
avril 1848 janvier 1852[Note 5] (Sicaire) Rosane Eimery    
janvier 1852 février 1852 Jean Bardy-Delisle[Note 6]    
février 1852 1859 Charles (ou Albert[Note 7]) Réveilhas (fils)[Note 4]   Avoué
septembre 1859 septembre 1870 (Léonard) Fernand (Gilles-)Lagrange   Notaire
septembre 1870 mai 1871 Jean Bégout    
mai 1871 (1873 ou 1874) (Léonard) Fernand (Gilles-)Lagrange   Notaire
(1873 ou 1874) mai 1888 Jean Bégout   Propriétaire
mai 1888 1904 (Léonard) Fernand (Gilles-)Lagrange   Notaire
mai 1904 1908 Pierre (Hilaire Léon) Gilles-Lagrange   Notaire
mai 1908 mai 1912 Eugène Saumande    
mai 1912 (1917 ou 1918) Joseph de Génis    
(1917 ou 1918) décembre 1919 Jean-Louis Gervaise   Adjoint, faisant fonctions de maire
décembre 1919 février 1939 François Mellet[Note 4]   Propriétaire
février 1939 avril 1939 Jules Reydy   Premier adjoint, faisant fonctions de maire
avril 1939 mai 1945 Jules Reydy    
mai 1945 octobre 1947 Élie Mazière    
octobre 1947 mai 1953 Léon Laroche    
mai 1953 mars 1965 Henri Dupré   retraité SNCF
mars 1965 mars 1989 (Alexis) Robert Sarrette    
mars 1989 octobre 1992 Pierre Vigier[Note 1] PS  
octobre 1992 février 2009 Claude Bérit-Debat[Note 8] PS Sénateur
février 2009 (réélu en mars 2014[5]) en cours Michel Testut PS Personnel de direction honoraire (Éducation nationale)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Chancelade comptait 4 258 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Chancelade[6]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
906 679 703 948 1 093 1 026 1 001 1 141 1 116
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 164 1 181 1 236 1 096 1 227 1 417 1 384 1 349 1 245
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 267 1 092 1 156 1 117 1 164 1 095 1 168 1 271 1 445
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 780 2 002 2 420 3 297 3 718 3 865 4 126 4 174 4 258
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Remarque[modifier | modifier le code]

Les recensements de 1793, 1800 et 1806 n'intègrent pas la partie Andrivaux de l'ancienne commune de Merlande-et-Andrivaux qui fusionne avec Chancelade en 1809.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi des habitants[modifier | modifier le code]

Au recensement de 1999, la population active totale (actifs + chômeurs) de Chancelade s'élève à 1 792 personnes[9]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans y est de 83 %, ce qui place la commune au niveau de la moyenne nationale (82,2 %). On y dénombre 156 chômeurs (8,7 % des actifs, taux inférieur à la moyenne nationale 12,9 %). En tout et pour tout, la population comprend 46,4 % d'actifs, 22 % de retraités, 21,5 % de jeunes scolarisés et 10,1 % d'autres personnes sans activité[9].

Par rapport aux moyennes nationales, le pourcentage de retraités y est plus important (22 % contre 18,2 %) et le pourcentage de jeunes scolarisés y est à l'inverse, inférieur (21,5 % contre 25 %).

L'emploi sur la commune[modifier | modifier le code]

En 1999, la commune offrait 707 emplois[10].

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture Industrie Construction Tertiaire dont Commerce dont Services
Chancelade 7,4 % 15,4 % 20,1 % 57,1 % 23,8 % 13,6 %
Moyenne nationale 4,2 % 18,2 % 5,8 % 71,8 % 13,2 % 19,7 %
Sources des données : INSEE[10]

On remarque que le secteur tertiaire dominant l'économie nationale (71,8 %) occupe une place prépondérante au sein de l'emploi chanceladais mais à un degré moindre (57,1 %).

Entreprises[modifier | modifier le code]

En 2007, parmi les 50 premières entreprises en termes de chiffre d'affaires HT ayant leur siège social en Dordogne, on trouve implantées sur Chancelade :

  • dans le secteur du commerce, SA Périgueux Distribution (supermarchés), 48e avec 8 380 k€[11] ;
  • dans l'industrie[12] :
    • Cetec Industrie Conditionnement (fabrication d'équipements d'emballage, de conditionnement et de pesage), 22e avec 8 385 k€ ; parmi toutes les entreprises de Dordogne, elle se classe également en 18e position à l'exportation avec 3 115 k€ de chiffre d'affaires à l'exportation[13].
    • SAS Périgord Armatures (fabrication d'articles en fils métalliques), 31e avec 6 523 k€ ;
  • dans l'agroalimentaire, Les champignonnières de Chancelade (culture de légumes), 38e avec 1 641 k€[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'abbaye Notre-Dame de Chancelade[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de Chancelade.
L'abbaye de Chancelade

Abbaye fondée au XIIe siècle, dévastée par les protestants au XVIe siècle, et reconstruite au XVIIe siècle. Elle a été dirigée par Alain de Solminihac (1593-1659), qui en avait hérité de son oncle. Elle est entourée de quatre hectares de parcs et jardins.

Le site comprend l'église paroissiale Notre-Dame, la chapelle Saint Jean, le logis de Bourdeilles, le logis de l'Abbé ainsi qu'un moulin actionné par l'eau de la Beauronne, qui traverse le domaine.

La Chapelle Saint Jean située à côté de l'abbaye

Dans l'église, propriété communale, se trouve une peinture du XVIIe siècle : le « Christ aux outrages » longtemps attribuée à Georges de La Tour et maintenant à rapprocher du hollandais Gerrit van Honthorst. Une maquette représente, à l'échelle 1/100e, les bâtiments conventuels tels qu'ils étaient au moment de la Révolution, en 1789.

Durant l'été, il est possible de visiter une partie des bâtiments conventuels (logis de l'abbé et parc attenant).

Depuis les origines, l'abbaye a été construite et habitée par des Chanoines réguliers de saint Augustin. Le plus célèbre des chanoines de Chancelade a été Alain de Solminihac, béatifié en 1983 par le Pape Jean-Paul II.

À la Révolution, l'abbaye a été vendue comme bien national, et une grande partie des bâtiments a été détruite, les pierres étant vendues à des entrepreneurs de la région.

Depuis 1998, une communauté de Chanoines réguliers de saint Augustin s'est installée de nouveau sur le site à la demande de l'évêque de Périgueux. Ils assurent quotidiennement l'accueil. Il est possible de se joindre à leur prière, que ce soit pour les laudes (le matin) ou pour les vêpres (soir). Ils ont développé à Chancelade un centre spirituel.

Les carrières de Chancelade[modifier | modifier le code]

La pierre calcaire de Chancelade est blanche, de meilleure qualité que celle des carrières de Périgueux, de couleur gris bleuté. Elle a servi à la construction de plusieurs édifices religieux de la région.

Avec l'arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle, la pierre de Chancelade s'exporta dans tout le Sud-Ouest de la France pour bâtir des ouvrages d'art ferroviaire : maisonnettes, ponts, viaducs, édifices publics, gares. Le Pont de Pierre de Bordeaux compte des pilastres en pierre de Chancelade.

En 1885, l'exploitation de la pierre est à son apogée : les carrières sont exploitées par les sociétés Imbert et Chaigneau. Des champignonnières ont été installées dans une partie des anciennes carrières, aujourd'hui abandonnées. La pierre est encore extraite à de rares occasions : de nos jours, ce sont plus les artistes qui la convoitent.

Autres sites[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Reviriego, Chancelade Les chemins de la mémoire, Chancelade, municipalité de Chancelade,‎ 1994
  • Bernard Reviriego, Le Christ aux outrages de Chancelade, Chancelade, municipalité de Chancelade,‎ 1997
  • Jean Secret et Bernard Dupre, L'abbaye de Chancelade en Périgord, Fanlac,‎ 1978

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Démissionnaire.
  2. a et b Révoqué par arrêté préfectoral.
  3. Appelé aux fonctions de Conseiller de Préfecture.
  4. a, b et c Décédé en fonctions.
  5. Conseil municipal dissous par arrêté préfectoral.
  6. Appelé aux fonctions de juge auprès du tribunal de 1re instance de Périgueux.
  7. Charles dans les délibérations communales, Albert dans les actes de la préfecture
  8. Démissionne pour limitation du cumul des mandats. Reste néanmoins premier adjoint.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] DIREN Aquitaine - Forêt de Feytaud
  2. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 15 février 2014.
  3. Jean-Luc Aubarbier, Michel Binet, Guy Mandon, Nouveau guide du Périgord-Quercy, p. 155, Ouest-France, 1987, (ISBN 2-85882-842-3)
  4. « Notice communale de Chancelade », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 27 janvier 2014)
  5. Claude Roumagous, Michel Testut réélu, Sud Ouest édition Périgueux du 2 avril 2014, p. 16.
  6. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 15 février 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. a et b Données INSEE compulsées par Le journal du Net Emploi à Chancelade
  10. a et b INSEE 1999 - Emplois au lieu de travail
  11. Sud Ouest éco, supplément au journal Sud Ouest, édition Dordogne du 13 novembre 2008, page 25
  12. Sud Ouest éco, supplément au journal Sud Ouest, édition Dordogne du 13 novembre 2008, page 27
  13. Sud Ouest éco, supplément au journal Sud Ouest, édition Dordogne du 13 novembre 2008, page 37
  14. Sud Ouest éco, supplément au journal Sud Ouest, édition Dordogne du 13 novembre 2008, page 32
  15. [PDF] DIREN Aquitaine - Hameau les Andrivaux
  16. « Abri de Raymonden », base Mérimée, ministère français de la Culture