Cognac (Charente)

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Cognac
La porte Saint-Jacques et le château François Ier
La porte Saint-Jacques et le château François Ier
Blason de Cognac
Blason
Cognac (Charente)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
(Sous-préfecture)
Canton chef-lieu des cantons de Cognac-Nord et Cognac-Sud
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Cognac
Maire
Mandat
Michel Gourinchas
2008-2014
Code postal 16100
Code commune 16102
Démographie
Gentilé Cognaçais
Population
municipale
18 611 hab. (2011)
Densité 1 201 hab./km2
Population
aire urbaine
47 763 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 45″ N 0° 19′ 45″ O / 45.6958, -0.3292 ()45° 41′ 45″ Nord 0° 19′ 45″ Ouest / 45.6958, -0.3292 ()  
Altitude Min. 5 m – Max. 53 m
Superficie 15,50 km2
Localisation

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Cognac
Liens
Site web www.ville-cognac.fr

Cognac Prononciation du titre dans sa version originale Écouter est une commune du Sud-Ouest de la France, sous-préfecture du département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Cognaçais et les Cognaçaises.

Deuxième agglomération de la Charente après Angoulême, Cognac est également au cœur de la deuxième aire urbaine de ce département où son rayonnement urbain déborde dans la Charente-Maritime voisine et regroupe 48 131 habitants en 2008.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Cognac est située sur les rives de la Charente en aval d'Angoulême (38 km) et Jarnac (12 km), en amont de Saintes (25 km). Elle s'est principalement développée sur la rive gauche. Sur la rive droite se trouve le faubourg Saint-Jacques. Cognac est à 406 km de Paris et seulement 97 km de Bordeaux[1].

Dessertes routières principales : RN 141 (Saintes-Angoulême-Limoges, route Centre-Europe Atlantique), D 731 (vers Saint-Jean-d'Angély au nord, Archiac, Barbezieux et Chalais au sud), D 732 (vers Royan par Pons), D 24 et D 15[2].

Desserte ferroviaire : ligne TER Angoulême-Jarnac-Cognac-Saintes- avec Royan ou La Rochelle. Le trajet vers Cognac au départ de Paris se fait en trois heures (correspondance comprise) au départ de la gare Montparnasse (2 heures 10 jusqu'à Angoulême puis 35 minutes en TER).

Article connexe : Gare de Cognac.

Cognac se trouve historiquement sur l'un des chemins menant les pèlerins à Saint-Jacques-de-Compostelle, plus exactement un chemin transverse descendant la Charente entre le Limousin et Saintes pour la vénération de saint Eutrope[3]. Ces derniers étaient autrefois amenés à séjourner dans le faubourg Saint-Jacques, sur la rive droite de la Charente, avant de poursuivre leur chemin.

Le sentier de grande randonnée GR 4 reliant Royan à Cannes traverse la commune.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Les deux plus anciens quartiers de Cognac, outre le centre historique qui s'est développé d'abord autour du château des Valois sur la rive gauche puis vers l'est après l'enrichissement de la ville grâce à l'essor du commerce des eaux-de-vie au XIXe siècle, sont les faubourgs Saint-Jacques et Saint-Martin qui correspondent à de très anciennes paroisses (pour Saint-Martin antérieure à celle de Cognac, pour Saint-Jacques lieu réservé aux pèlerins sur la rive droite du fleuve).

Il existe trois autres quartiers plus récents : Crouin, la cité de l’Hôpital et la cité du Dolmen. L'habitat y est principalement collectif.

Depuis 2008, la municipalité a créé cinq conseils de quartier, dont les membres sont désignés par tirage au sort parmi les candidats. Pour ce faire les conseils sont regroupés par quartier correspondant peu ou prou aux quartiers historiques :

  • Saint-Jacques
  • Champ de foire
  • Crouin
  • Centre-ville / gare
  • Saint-Martin

Géologie[modifier | modifier le code]

Falaise de Coniacien, socle de la ville

Cognac occupe le calcaire du Bassin aquitain comme les trois quarts sud et ouest du département de la Charente.

La commune occupe plus particulièrement le Crétacé supérieur, qui s'étage entre le Cénomanien au nord et le Santonien au sud, en passant par le Turonien (ou Angoumien) et le Coniacien.

Le Cénomanien occupe une petite zone en limite nord de Cognac, à Bagnolet. Le Turonien inférieur n'occupe que la rive droite de la Charente, près de Bagnolet. Le Turonien supérieur, calcaire à rudistes, occupe l'est de la route de Saint-Jean-d'Angély sur la rive droite, et le versant et le sommet du coteau surplombant la Charente sur sa rive gauche entre l'Échassier et le parc François 1er.

La ville est construite sur l'étage du Coniacien, qu'on retrouve aussi sur la rive droite entre le Bocage, le pont de Javrezac et le faubourg Saint-Jacques.

Le Santonien, calcaire plus marneux composant la plaine de Châteaubernard au sud, occupe les faubourgs sud de la ville, ainsi qu'une zone minuscule au nord de la Cité de Crouin sur la rive droite.

Le quartier de Crouin compris entre le faubourg Saint-Jacques et l'Antenne est couvert d'alluvions du Quaternaire, qui forme une basse terrasse sableuse, recouvrant même le plateau du Coniacien au nord (ancienne route de Saintes, à Luprie).

Les vallées (Charente, Antenne et Solençon) sont occupées par des alluvions modernes (parties inondables)[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Relief[modifier | modifier le code]

La commune de Cognac occupe un plateau légèrement élevé que traverse la vallée de la Charente en faisant une boucle par le nord. Ce plateau descend en pente douce vers le sud et l'ouest, et offre une dénivelée beaucoup plus brutale au nord-est, entre l'Échassier et la Cité de la Chaudronne, et qui correspond à la rive gauche légèrement concave du fleuve. L'intérieur du méandre, au parc François Ier, descend en pente douce vers le fleuve, alors que la rive opposée, concave, devient plus abrupte, entre Bagnolet et le bois du Portail.

L'altitude moyenne de la commune est de 23 mètres. Le point culminant est à une altitude de 53 m, situé près de l'ex-château d'eau du Breuil. L'altitude atteint aussi 51 m sur la rive droite de la Charente, dans le quartier de Bel-Air qui occupe avec le faubourg Saint-Jacques et Crouin un plateau allongé entre les vallées de la Charente à l'est et celle de l'Antenne à l'ouest qui les bordent. Le point le plus bas de la commune de Cognac est à 5 m, situé le long de la Charente à Crouin au confluent de l'Antenne[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Crue en mars 2007

Située sur une grande boucle de la Charente, Cognac s'est principalement développée sur la rive gauche du fleuve au pied du château des Valois puis sur l'autre rive avec le faubourg Saint-Jacques. Les quais en contrebas de la ville sont parfois inondés lors des crues.

L'Antenne, affluent rive droite de la Charente, borde la commune à l'ouest.

Sur la rive droite de la Charente, le Fossé du Roi s'écoulant de l'ancien étang du Solençon se jette dans le fleuve sur la limite nord de la commune, entre Bagnolet (commune de Cognac) et Solençon (commune de Boutiers-Saint-Trojan)[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Javrezac Cherves-Richemont Boutiers-Saint-Trojan, Rose des vents
Saint-Laurent-de-Cognac N Châteaubernard
O    Cognac    E
S
Merpins Châteaubernard

Climat[modifier | modifier le code]

La région de Cognac, comme une grande partie ouest du département de la Charente a un climat océanique aquitain.

Données climatiques à Cognac 1961 à 1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,1
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac[7].


Cognac, 30 m, 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,8 2,8 4,9 6,9 10,6 13,6 15,3 15 12,3 9,8 5,5 3,3 8,6
Température maximale moyenne (°C) 9,4 11 14,4 16,9 20,8 24,3 26,8 26,7 23,5 18,9 13 9,8 18
Source : « données climatiques », sur Météo-France (consulté en juin 2013)


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Moyenne nationale 1 973 770
Cognac 2 025 784
Paris 1 630 642
Nice 2 668 767
Strasbourg 1 633 610
Brest 1 492 1 109
Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, la commune de Saint-Martin-de-Cognac s'est appelée provisoirement Martin-Charente[8],[Note 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dolmen de la cité du dolmen à Cognac

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est habité depuis le Paléolithique, de nombreuses preuves diffuses en attestent. Au Néolithique plusieurs communautés ont laissé leurs traces à Crouin, Saint-Martin et La Trache. Le dolmen de Séchebec est situé en pleine ville, cité du dolmen.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les origines du nom de Cognac ne sont pas entièrement connues. Cependant, pour essayer de les comprendre voici un certain nombre de mentions de la ville sur des cartes dans le passé :

Une mention de "Commiaco" vers 1075-1101 (Cart. égl. Ang.) ; de "Conniaco" vers 1080, de "Cumniaco" (Cart. St-J.-d'Ang.); "Comprniacum" 1270 (Cart. Barb.). En fait, "Conniacum" viendrait du nom d'un domaine ayant appartenu dans l'antiquité à une famille nommée "Connius" (nom de famille latin dérivé du gaulois "Connus").

Il pourrait aussi s'agir du site Condate sur l'ancienne voie romaine du chemin Boisné reliant Saintes à Périgueux (inscrit sur la table de Peutinger). Cette interprétation a été mise en doute par certains qui placeraient plus volontiers ce Condate sur le site de Merpins ou de Crouin. Le nom de Cognac, située au confluent de la Charente et de l’Antenne, pourrait cependant correspondre (Condate est un toponyme celtique -gaulois- pour désigner une confluence).

Les sites gallo-romains sont nombreux. Sur la rive gauche, la villa de Chatenay qui comporte en bord de fleuve l'aménagement d'un quai ; il subsiste de très nombreux signes d'occupation sur toute la ville de Cognac, le long du canal Saint-Simon et près de la fontaine Saint-Martin[9]. Sur la rive droite, tout un habitat romain était édifié à la confluence de la Charente et de l'Antenne. Les vestiges les plus importants sont ceux qui ont été fouillés à la Haute-Sarrasine : une villa de plus de 80 m de long, exploitée du IIe siècle au IIIe siècle, qui témoigne d'une importante activité qui reste un mystère : la dizaine de bassins laissent le choix entre activité agricole, viticole, artisanale.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Des traces attestent de l'existence au faubourg Saint-Martin d'un petit village carolingien et mérovingien autour d'une fontaine votive qui sera transformée en chapelle au IVe siècle, probablement par l'évêque saint Martin de Tours. La nécropole proche de l'église Saint-Martin a été utilisée de VIIe siècle au XVIIIe siècle et a longtemps été la plus grande nécropole de la région.

Vers l'an 1000, Itier et Arnaud de Villebois s'installent sur le futur site de Cognac pour fonder leur dynastie et y construisent un petit castrum en bois. En 1016, ce sont les bénédictins qui s'installent sur les hauteurs pour édifier leur prieuré et l'église Saint-Léger. Un petit bourg se forme alors autour du castrum et de ce prieuré.

Vers 1200, la seigneurie de Cognac passe sous la domination de la maison d'Angleterre. C'est aussi à cette période que le château est reconstruit en pierre et qu'une première fortification encercle le bourg en devenir.

Au XIVe siècle, Philippe le Bel rattache la seigneurie de Cognac à la couronne de France. Pendant la guerre de Cent Ans, au gré des batailles et des traités, elle changera souvent de suzerain. Ce n'est qu'en 1448 que la ville est définitivement reprise aux Anglais, par le Duc François Ier de Bretagne.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le futur roi de France François Ier voit le jour à Cognac en 1494 .Sa mère Louise de Savoie séjourne alors au château des Valois. Plus tard, le souverain accordera à la ville le privilège du commerce de sel par la rivière, assurant à Cognac un premier développement.

La ville a été administrée par des gouverneurs dont les premiers furent Jean de Brémond de Balanzac de 1504 à 1514 puis Jacques Chesnel. La révolte des pitauds atteint Cognac en 1548. Quelques années avant, en 1541, la gabelle avait été imposée à la Saintonge et à l’Angoumois. Ces deux provinces étaient auparavant exemptées de cet impôt sur le sel. La révolte gronde puis éclate près d’Angoulême, et Cognac finit par être prise par les révoltés pendant l’été[10]. Les gouverneurs suivant seront Pierre de Montalembert en 1557 et Duch d'Asnières mis en place par les protestants en 1562.Il est à souligner que Calvin avait trouvé refuge à Angoulême en 1553. Sa présence dans la région facilitera très tôt la propagation de la Réforme à Cognac.

Lors de la première des guerres de religion, la ville prend les armes : elle est reconquise en 1563 par Montpensier. En 1565, Charles IX y passera lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour[11]. En 1570, la paix de Saint-Germain, signée entre le roi Charles IX et l’amiral Gaspard II de Coligny, octroie aux Protestants quatre places fortes : La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité-sur-Loire.

En 1610, un certain Jacques Roux fait commerce d'une eau-de-vie qui semble être l'origine du cognac actuel.

En 1651, Cognac soutient un siège contre la Fronde menée par Condé, la ville sera sauvée tardivement par l'arrivée des troupes royales. En récompense elle reçoit des privilèges du roi Louis XIV.

Au début du XVIIIe siècle, Cognac se modernise progressivement. Les remparts de la ville sont alors à l'abandon et deviennent par endroits des jardins de chanvre ou de simples promenades. Ils ne disparaitront complètement qu'en 1845. La ville connaît à nouveau des mouvements de révolte en 1718 quand le marquis d’Argenson choisit l’élection de Cognac pour expérimenter la dîme royale, impôt prévu pour être payé par tous, y compris par ceux bénéficiant de privilèges. Même si le projet est très favorablement accueilli dans la campagne environnante, ces derniers, qui refusent d'être imposés, réussissent à obtenir le ralliement des habitants de la ville mettant un terme à cette tentative d'introduction d'un peu d’égalité fiscale[12].

À l'époque, quelques familles anglaises s'installent à Cognac et dans sa région, pour y développer le commerce d'eaux-de-vie : Jean Martell (1720), Rémy-Martin (1724), Thomas Hine (1763) à Jarnac, Richard Hennessy (1765) à côté de familles locales comme Augier et Delamain à Jarnac.

Parmi les trois députés du tiers-état pour le district aux États Généraux figure Étienne Augier, « protestant » [13].

Mairie de Cognac, façade sud
L'hôtel de ville vu depuis le jardin

Avant le rachat des Hôtels particuliers des familles Dupuy d’Angeac et Otard, acquis successivement en 1889 et 1921 par la Mairie pour son installation actuelle et celle du Musée, cette dernière avait été auparavant située, tout comme la sous-préfecture, dans l'ancien couvent des Récollets. De l'an VII à l'an XII messieurs Sarrazin, Caminade et Robin ont été à la tête de la municipalité[14] .

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1800, Cognac devient chef-lieu d'un des quatre districts de la Charente ; puis sous-préfecture du département en 1818. C'est en 1839 que Cognac peut réellement commencer à se développer avec le projet de la route nationale (RN141) qui passera par l'ancien rempart nord pour éviter le centre devenu inaccessible aux véhicules modernes ; le pont sera reconstruit quelques centaines de mètres en aval pour prolonger cette route. Les travaux débutent en 1848; le pont neuf sera inauguré en 1850.

En 1847, les communes locales sont réorganisées : Cognac s'agrandit en absorbant une partie de la commune de Saint-Martin et les faubourgs de Saint-Lazare (Maladrerie[15]), Saint-Antoine ainsi que le village de Cagouillet. En 1867, Cognac absorbe les communes de Crouin et le reste de celle de Saint-Martin.

En 1870, la campagne cognaçaise est frappée de plein fouet par le phylloxéra qui détruira une grande partie du vignoble. Étonnamment, c'est ce qui va permettre aux négociants de la ville de se développer. Petit à petit ceux-ci, grâce à leur assise financière, vont incorporer la distillation et l'assemblage pour devenir producteurs en achetant désormais les récoltes de vins et non plus l'eau-de-vie. C'est en 1891 que le nom cognac apparaît comme appellation pour les eaux-de-vie locales.

Le commerce du cognac repartira bientôt et permettra la croissance de la ville. En 1878, Claude Boucher s'installe à Cognac pour y fonder une verrerie et inventera en 1898 une machine à souffler le verre. La verrerie Claude Boucher sera absorbée en 1962 par la société Saint-Gobain.

Les groupes familiaux du Cognac se transforment petit à petit, en s'alliant à d'autres sociétés ou avec des groupes de spiritueux internationaux, c'est le début de la séparation économique entre la ville et son produit. En 1971 JAs Hennessy s'allie avec Moët & Chandon, puis en 1987 fonde le groupe LVMH.

Évènements récents[modifier | modifier le code]

La tempête de fin 1999 frappe Cognac, comme toute la région et détruit une grande partie du parc François-Ier et du jardin public. Le parc grâce au travail de la municipalité et des associations locales retrouve petit à petit son attrait.

En 2004 inauguration d'un nouveau musée, le Musée des arts du cognac[16] ou MACO.

Le 28 juillet 2007, la ville a accueilli la 19e étape du Tour de France, une étape contre-la-montre entre Cognac et Angoulême.

Après un an de préparation, la ville a obtenu le 6 janvier 2012 le label « Ville d'art et d'histoire ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au cavalier, le casque en tête, d'argent, monté sur un cheval du même contourné, le cavalier portant une fleur de lys d'or au bout d'un bâton d'argent ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Cognac est chef-lieu de canton (depuis 1973 chef-lieu de deux cantons : Cognac-Nord et Cognac-Sud).

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Henri Mesnard    
1953 1971 Alexandre Dumas Radical-socialiste  
1971 1979 Alain Filiol de Raimond UDR, puis RPR  
1979 2001 Francis Hardy RPR Député, conseiller général, conseiller régional
mars 2001 mars 2008 Jérôme Mouhot RPR-UMP Premier vice-président du Conseil général
mars 2008 en cours (2014) Michel Gourinchas[18] PS Conseiller régional, suppléant de Marie-Line Reynaud, députée de la 2e circonscription de la Charente

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Cognac est le siège de la communauté de communes du Grand Cognac, qui regroupe quatorze communes.

Réseau Charente-Océan[modifier | modifier le code]

Le réseau de villes Charente-Océan lie les municipalités de Cognac en Charente et celle de Saintes en Charente-Maritime [19]. Cette collaboration des deux villes distantes de seulement 25 kilomètres et reliées par le fleuve Charente, confrontées à des problématiques communes (centres anciens en voie d’abandon, petite taille entravant le développement), est destinée à utiliser les synergies entre ces villes de taille comparable[20]. Le réseau agit dans le domaine de la culture. Après quelques années de sommeil (1999-2010), le réseau a été relancé[21],[22].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 19,10 % sur le bâti, 58,75 % sur le non bâti, et 8,14 % pour la taxe d'habitation (2007).

La Communauté de communes de Cognac prélève 12,14 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Charente.

Classement démographique[modifier | modifier le code]

Population de l’agglomération cognaçaise
(Recensements Insee de 1999 et 2008)
Zones Population Surface
(km²)
Densité
(/km²)
croissance
1999-2008
Agglomération cognaçaise
Cognac 18 729 16 1 230 - 2,39 %
unité urbaine 27 077 59 456 + 0,13 %
Aire urbaine 48 131 419 115 + 1,55 %
Démographie de la Charente
Charente 351 581 5 956 59 + 3,52 %

Par sa population, Cognac est la deuxième ville de la Charente avec 18 557 habitants au , après Angoulême.

En 2009, l’unité urbaine qui comprend six communes[Note 2] regroupe 26 200 habitants, et son aire urbaine, qui inclut 35 communes périurbaines situées dans la zone d’influence forte de la ville, rassemble 42 000 habitants.

Ces différentes données font de Cognac la deuxième agglomération urbaine de la Charente ainsi que la deuxième aire urbaine du département, après Angoulême.

Au niveau régional, elle occupe la huitième place en Poitou-Charentes concernant la ville intra-muros, la neuvième place au plan de son agglomération urbaine et le huitième rang des aires urbaines picto-charentaises[23].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2010, Cognac compte 18 557 habitants ; elle occupe donc le 2e au niveau départemental sur 404 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Cognac depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[24], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

En 2011, la commune comptait 18 611 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
2 846 2 827 3 134 2 947 3 409 4 118 4 947 5 835 7 085
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
8 167 9 412 13 677 14 900 14 087 15 200 17 392 20 228 19 483
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
19 469 19 188 18 876 17 452 17 404 16 305 17 479 19 026 20 798
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
22 062 22 237 20 660 19 528 19 534 19 409 18 611 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Cognac en 2007 en pourcentage[27].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,8 
7,9 
75 à 89 ans
12,2 
12,5 
60 à 74 ans
14,3 
20,1 
45 à 59 ans
20,7 
20,7 
30 à 44 ans
18,1 
20,3 
15 à 29 ans
18,1 
17,8 
0 à 14 ans
14,7 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[28].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

En 1791, Cognac comptait 3259 habitants, Crouin 250 et Saint-Martin 537 soit un total de 4046 pour ce qui recouvre la commune actuelle[29].

En effet jusqu'en 1867, Crouin est une commune de 866 habitants, absorbée par Cognac.

Saint-Martin (qui avait absorbé Châteaubernard) est une autre commune, de 2556 habitants, dont 872 habitants recréent Châteaubernard et 1684 deviennent Cognaçais.

Économie[modifier | modifier le code]

Le cognac : la ville a donné son nom à une eau-de-vie de renommée internationale qui doit être exclusivement produite sur certains terroirs autour de Cognac tout en respectant des normes et des règles de production très précises. Le cognac est une appellation d'origine contrôlée.

Article détaillé : cognac (eau-de-vie).

Les maisons de négoce[modifier | modifier le code]

Les cinq plus grandes maisons de cognac présentes dans la ville sont : Hennessy, Martell, Rémy-Martin, Camus et Otard. Il existe cependant de nombreuses autres Maisons plus petites dont certaines sont restées familiales.

Les chais de vieillissement ont aujourd'hui, presque tous, quitté le centre ville pour des raisons évidentes de sécurité (explosions et incendies). Il reste toutefois encore le site industriel Martell (Seveso) sur les rives de la Charente à proximité de la vieille ville.

Dans la région de Cognac, l'activité économique est encore malheureusement trop centrée sur le cognac et ses fournitures connexes.

Industrie[modifier | modifier le code]


Parmi les industries qui gravitent autour du cognac on peut citer :

  • Des entreprises de fabrication et de ventes de machines agricoles, d'embouteillage, d'étiquetage, de chaînes de conditionnement.
  • Des entreprises de service aux exploitations agricoles, de distribution de produits phytosanitaires et de fournitures pour chais.
  • Des entreprises de fabrication d'alambic et de cuves.
  • La tonnellerie.
  • La verrerie : une usine de fabrication de bouteilles et de flacons du groupe Saint-Gobain est installée à la limite de Cognac, sur Châteaubernard.
  • À 7 km, Saint-Gobain fabrique des plaques de plâtre et des matériaux pour la réhabilitation et l'habitat neuf à la Société Placoplatre.
  • Le travail du liège pour les bouchons.
  • Des entreprises de fabrication des capsules.
  • L'imprimerie pour les étiquettes et les documentations publicitaires.
  • La cartonnerie et la fabrication d'emballages.
  • Des entreprises de transport.

Pour limiter les effets des crises sur le cognac, les viticulteurs développent, outre le pineau des Charentes, une ligne de vin de pays charentais nécessitant des cépages et des méthodes adaptées totalement différentes de celles applicables aux vins destinés à la distillation.

Un autre employeur important de l'agglomération est l'armée de l'air ; à Châteaubernard est située la base aérienne 709 de Cognac qui accueille l'école de pilotage de l'armée de l'air. Les élèves pilotes volent principalement sur des Socata TB-30 Epsilon.

Cognac est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Cognac.

La ville de Cognac reste enclavée malgré l'amélioration des liaisons par chemin de fer ce qui nuit à son développement économique alors qu'elle ne peut aujourd'hui se satisfaire du commerce de l'eau de vie, après que des maisons de Cognac ont été rachetées par des holdings qui ont supprimé une grande partie des postes de cadres locaux.

Baudoinia compniacensis[modifier | modifier le code]

La ville de Cognac, ainsi que toute la région cognaçaise, est caractérisée par la couleur noire de certains murs, quartiers ainsi que certains arbres. Cette couleur noire est due à un champignon microscopique, Baudoinia compniacensis qui se développe à proximité des vapeurs d'eau-de-vie. On appelle ce champignon, le champignon de la part des anges. L'épithète « compniacensis » signifie « de Compniac », « Compniac », étant un ancien nom de Cognac.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • traditionnellement tourisme de passage avec visite sur la journée.
  • Tourisme de séjour en hôtel de grand standing
  • Depuis quelques années, un autre tourisme se développe avec le camping municipal, les chambres d'hôtes, le tourisme fluvial sur les pénichettes

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

Blues passions 2007 Ruthie Foster

Patrimoine civil et religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léger
Église Saint-Martin

Le vieux Cognac[modifier | modifier le code]

La partie médiévale de la ville appelée vieux Cognac s'étend des tours Saint-Jacques à l'église Saint-Léger. Dans ce quartier, proche du château des Valois, le long de ruelles pavées, s'alignent des maisons et hôtels particuliers du XVe au XVIIIe siècle avec des sculptures de salamandre (symbole de François Ier), des gargouilles, des façades richement décorées et des maisons à colombage.

Château de Cognac[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Cognac.

Où naquit François Ier, siège d'une maison de négoce de cognac.

Tours Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

Situées en bordure de la Charente.

Église Saint-Léger[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Léger de Cognac.

Prieuré Saint-Léger[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prieuré Saint-Léger de Cognac.

Bibliothèque municipale.

Couvent des Récollets[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Couvent des Récollets de Cognac.

Centre culturel et social de la ville de Cognac.

Maison de la Lieutenance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison de la Lieutenance (Cognac).

Hôtel Allenet[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel Allenet.

Fontaine François Ier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fontaine François Ier.

Dolmen de Séchebec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dolmen de Séchebec.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les logis et les châteaux sont nombreux à Cognac : Chatenay sur un site antique qui après avoir été métairie du château de cognac est devenu château au XVIIIe siècle très modifié depuis.
  • Le marché couvert a été construit vers 1858.

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

  • Les maisons de cognac organisent des visites de leurs installations ; principalement : Hennessy sur les quais, Martell, Otard (ancien Château) et, Camus et Rémy-Martin.
  • La verrerie Saint-Gobain et des tonnelleries se visitent également.
  • Les distilleries font des journées "portes ouvertes"

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Jardin public[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jardin public de Cognac.

C'est un jardin anglais dessiné par le paysagiste Édouard André

Parc François-Ier[modifier | modifier le code]

Situé entre les bords de Charente et la ville, est un site forestier classé depuis 1943[33] et possède une base plein air de loisirs.

Bois du Portail[modifier | modifier le code]

Le bois du Portail est situé en face du parc François Ier sur l'autre rive de la Charente, c'est un bois moins connu mais qui était historiquement plus important que le Parc. Il est de nouveau remis en valeur depuis quelques années.

La Charente, ses berges et ses iles[modifier | modifier le code]

Il est possible de les découvrir, à pied, en canoë, pédalo ou en croisière sur la gabarre la "Dame-Jeanne".

Chemins de randonnée[modifier | modifier le code]

En particulier le GR 4 qui va de Royan à Grasse.

Précédé par Suivi par
Cherves-Richemont
Sentier GR4
Balise GR.png
Saint-Brice[34]

Activités[modifier | modifier le code]

Gabare « Dame Jeanne »
  • croisières sur la gabare la « Dame Jeanne »
  • croisières en louant une pénichette
  • nombreux parcours de canoë à partir de la base plein air, et à partir de la place du Solençon, quartier Saint-Jacques.
  • randonnées pédestres sentiers de randonnées (15 circuits de 2 à 18 km)
  • randonnées automobiles circuits les Étapes du cognac

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Réseau Transcom Salamandre géré par Transdev, service de bus de la communauté de communes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cognac compte huit écoles maternelles, six écoles primaires[35], trois collèges publics (Claude-Boucher, Félix-Gaillard et Élysée-Mousnier)[36], deux lycées publics (Jean-Monnet et lycée professionnel Louis-Delâge)[37], deux écoles privées, un lycée privé (Beaulieu) et un collège privé (Saint-Joseph), ainsi que plusieurs établissements de formation professionnelle et de formation continue, et un réseau d’aide spécialisé pour les enfants en difficulté.

Le collège Élysée-Mousnier a ouvert ses portes le 3 janvier 1871. Créé à l'origine comme « collège spécial », il est transformé en lycée de garçons ultérieurement. Il s'ouvre timidement à la mixité par la suite, accueillant quelques filles en terminale scientifique. Il devient CES peu après la construction du lycée Jean-Monnet, et est rénové en haute qualité environnementale en 2007.

Sports[modifier | modifier le code]

Les équipements sont nombreux, image des très nombreux sports pratiqués ce qui a valu à Cognac un titre de ville la plus sportive de France en 1965 et 1991. Ces équipements sont de deux types, les uns communaux et les autres intercommunaux.

  • Communauté de Communes
    • La base plein-air en bordure de Charente propose en plus des jeux et aires de beach-volley, foot, fronton, des locations de canoës et de pédalos.
    • Le Cognac Yacht Rowing Club club d'aviron sur les bords de la Charente
    • Le complexe sportif des Vauzelles qui abrite la gymnastique, le handball (ALJO) et le Cognac Charente Basket-ball
    • La piscine couverte et d'été, dont la rénovation est prévue depuis des années.
  • Commune de Cognac
    • Les stades qui abritent le rugby et le football
    • La salle Lucquiaud dédiée à l'escrime et au judo
    • L'athlétisme
    • Le tennis de table
    • Aïkido, karaté, boxe, catch
    • La patinoire municipale d'hiver, d'octobre à mars, et l'Association cognaçaise des sports de glisse (ACSG) club de patinage et hockey
    • Le cyclisme
    • Les randonneurs du cognaçais
    • Le canoë-kayak propose une école de pagaie, entraînements et location sur les bords de Charente (quartier Saint-Jacques).
    • Pétanque, musculation, haltérophilie... et beaucoup d'autres puisque Cognac abrite plus de 60 clubs sportifs dont certains sont sur d'autres communes de la communauté de communes comme le club hippique qui est sur Cherves-Richemont [38]

Santé[modifier | modifier le code]

La clinique s'est délocalisée du centre du vieux Cognac vers Châteaubernard et la construction d'un nouvel hôpital près de la clinique dans le cadre d'un pôle hospitalier a commencé en 2007 et a été stoppée fin 2008 (découverte de cavités sur le chantier). Le 14 février 2009, une mobilisation citoyenne s'est déroulée à Cognac pour exiger la reprise des travaux (env. 3 000 personnes). Le service hospitalier a finalement emménagé dans ses nouveaux locaux en juin 2013[39], et l'ancien bâtiment a été racheté par TF1 afin d'y tourner un téléfilm[40].

En 2001, le conseil d'administration de l'hôpital, présidé par le maire de Cognac, a voté la délégation à la clinique du service public hospitalier de chirurgie. Cette délégation a débuté en 2004 pour 10 années.

Il existe plusieurs maisons de retraites.

Sont présents médecins généralistes et spécialistes, dentistes, kinésithérapeutes, infirmières et pharmacies.

Medias[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Un timbre postal, d'une valeur de 0,50 franc, représentant la ville a été émis le 9 octobre 1961[41].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Histoire et politique[modifier | modifier le code]

  • François Ier, né François d'Angoulême est né en 1494 dans le château de la ville. Il fut roi de France de 1515 à 1547. La place principale du centre ville porte son nom. Une statue représentant le roi à cheval dominant ses ennemis se trouve au centre de cette place.
Porte du château dit de François Ier - janvier 2005.

Sciences[modifier | modifier le code]

Arts et littérature[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

  • Claude Boucher , né en 1842 à Blanzy (Saône-et-Loire), maître verrier à Cognac, ouvre la voie à l'industrialisation de la fabrication des bouteilles en verre en inventant la machine à souffler le verre à l'air comprimé à la place du soufflage à la bouche vers 1880. Une de ses premières machines est visible dans un musée de la ville de Cognac. Le collège situé dans la quartier de Crouin porte son nom.
  • Louis Delâge, né à Cognac en 1874, constructeur automobile. Le lycée professionnel porte son nom.

Cinéma et Spectacle[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Cognac est jumelée avec quatre villes.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette commune a ensuite été partagée entre Cognac et Châteaubernard. Voir aussi à Démographie.
  2. Selon la délimitation définie par l'INSEE en 2010 - qui demeure inchangée par rapport à celle de 1999 -, outre la ville-centre, les cinq autres communes urbaines sont par ordre alphabétique Boutiers-Saint-Trojan, Châteaubernard, Javrezac, Merpins et Saint-Brice
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest,‎ 2010, 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne), p. 187
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Cognac », sur Infoterre (consulté le 20 novembre 2011)
  7. (fr) « Climatologie mensuelle à Cognac », sur infoclimat.fr (consulté le 22 avril 2012)
  8. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1986, « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  9. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ 1993, 253 p. (ISBN 2-87754-025-1)
  10. Suzanne Citron, Le mythe national : l’histoire de France en question, Paris : coédition Les Éditions ouvrières/Édition et documentation internationale, 1991. ISBN 2-85139-100-3, ISBN 2-7082-2875-7, p. 229
  11. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 258
  12. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 219-220
  13. Histoire de Cognac, abbé Cousin, 1882, réédition 2007, (ISBN 2.84618.496.8)
  14. Histoire de Cognac, Jarnac et Segonzac, Abbé Cousin,1882, réédition 2007, ISBN2.84618.496.8
  15. Bulletins de la Société Archéologique et Historique de la Charente, année 1937, Martin Civat
  16. Musée des arts du cognac
  17. Pascal Pierre, « Liste des maires de Cognac des origines à 1791 », in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 374-376
  18. Site de la préfecture de Charente, consulté le 8 mai 2008
  19. David Briand, « La lune de miel », Sud Ouest,‎ 23 mars 2009 (lire en ligne)
  20. Yves Jean, « Poitou-Charentes », Encyclopedia Universalis en ligne, consultée le 3 juillet 2010
  21. Hélène FM, publié le 25 février 2010, consulté le 3 juillet 2010
  22. Noemi concept, [1], publié le 24/01, modifié le 27/03, consulté le 3 juillet 2010
  23. Se reporter à l'article détaillé Démographie de Poitou-Charentes à la section Liste des Unités urbaines et Liste des principales aires urbaines.
  24. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  27. « Evolution et structure de la population à Cognac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  28. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  29. Histoire de Cognac, abbé Cousin,1882, réédition 2007, (ISBN 2-84618-496-8)
  30. « Site du festival Blues Passions » (consulté le 22 mars 2013)
  31. « Site de la Fête du cognac » (consulté le 22 mars 2013)
  32. « Festival POLAR de Cognac »,‎ 2013 (consulté le 15 juillet 2013)
  33. « Parc François-Ier », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. Tracé du GR 4 et limites de communes consultés sur Géoportail le 8 janvier 2011.
  35. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 2 avril 2011)
  36. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le 2 avril 2011)
  37. Ministère de l'éducation nationale, « Annuaire des lycées de la Charente »,‎ 2011 (consulté le 2 avril 2011)
  38. Cognac - SPORTS
  39. [2]
  40. [3]
  41. Le timbre

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Territoires et administrations
Transports
Culture et loisirs
Monuments

Liens externes[modifier | modifier le code]