Saint-Paul-lès-Dax

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Saint-Paul-lès-Dax
Lac de Christus
Lac de Christus
Blason de Saint-Paul-lès-Dax
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Arrondissement de Dax
Canton Canton de Dax-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Dax
Maire
Mandat
Catherine Delmon
2014-2020
Code postal 40990
Code commune 40279
Démographie
Gentilé Saint Paulois
Population
municipale
12 574 hab. (2011)
Densité 215 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 35″ N 1° 03′ 06″ O / 43.7264, -1.0516666666743° 43′ 35″ Nord 1° 03′ 06″ Ouest / 43.7264, -1.05166666667  
Altitude Min. 2 m – Max. 61 m
Superficie 58,45 km2
Localisation

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Saint Paul-lès-Dax est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Saint-Paulois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur l'Adour, face à la ville de Dax.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les ruisseaux de Cabanes et de Poustagnac, affluents droit de l'Adour, confluent sur les terres de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Le hameau de St-Paul situé sur la rive droite de l’Adour à hauteur de la ville de Dax a son histoire étroitement liée à celle-ci. La situation particulière en fait une position avancée de défense de la ville et le passage obligé vers la Haute Lande.

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Les trois vallées du Rancès, du Mahourat et d’Ardy sont le siège d’une économie agro-pastorale. Les noms des sites particuliers de Bilain ou de Vielle attestent de la présence en ces lieux de villas gallo-romaines et des recherches récentes ont décelé la réalité d’une activité artisanale d’exploitation du minerai de fer à Abesse dès le IIe siècle de notre ère (présence de bas fourneaux).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Il faut ensuite attendre le XIIe siècle pour trouver un témoignage écrit de l’aide apportée par Aliénor d’Aquitaine à la construction de l’église de Saint-Paul : refuge situé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et permettant d’accueillir et de soigner les pèlerins. On peut admirer l’abside de celle-ci témoignant de l’influence catalane et navarraise sur l’art local. La région tombant plus tard sous la domination anglaise du duc de Guyenne, un texte de 1326 fixera les limites des paroisses voisines par la pose d’une pierre restée célèbre : la pierre de Tinon. Le prince de Galles assujettira les habitants de St-Paul à la défense des remparts de Dax.

Royauté absolue[modifier | modifier le code]

Bien que les rois successifs Henri IV, Louis XIII ou Louis XIV aient apprécié la fidélité et les qualités guerrières des habitants, ils ont laissé peu de témoignages de leur générosité se contentant pour traverser le village de remettre en état les routes leur permettant de se rendre en Espagne.

La Révolution[modifier | modifier le code]

La commune de St-Paul naît avec la Révolution. Le 8 février 1790, elle obtient enfin son identité et devient indépendante sous le nom de Saint-Paul-lès-Dax en 1792. Le vaste territoire communal que doit gérer la nouvelle municipalité sera l’objet de convoitises de tous ses voisins, en particulier Dax qui a perdu là la majeure partie de son domaine agricole.

Au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta le nom révolutionnaire de Bonnet-Rouge[1].

La Restauration et l’Empire[modifier | modifier le code]

Deux édiles municipaux mèneront une lutte acharnée pour sauvegarder le territoire communal. Le premier Haza Loustalet fixera les limites exactes après de nombreux procès avec les communes voisines. Le second Bertrand Geoffroy développera l’industrie métallurgique à Abesse et Ardy faisant de St-Paul l’un des centres les plus importants de la région. L’arrivée du train en gare de St-Paul ruinera cette économie et sera la cause de la perte du Sablar.

La IIIe République[modifier | modifier le code]

C’est à cette époque que St-Paul prend une importance de plus en plus forte dans le département, allant jusqu’à concurrencer sa voisine. Elle le doit à un développement important de son industrie diversifiée : tuileries (Sougen-Prudet), fonderie (Maxalde), forges (Abesse, Ardy), scieries (Darricau, Lespare), minoterie (Lartigue à Poustagnac) et même une distillerie et une tannerie au Capot. Le bourg se structure autour de son école flambant neuve sous l’autorité d’un maire Auguste Lartigue qui de 1888 à 1919 présidera aux destinées de la Commune.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Après la 2e guerre mondiale, la ville va connaître un nouvel essor grâce au développement de l’industrie du bâtiment. Sous l’impulsion de la municipalité, la population s’accroît rapidement et dépasse les 10 000 habitants grâce aux effets d’une politique volontariste de lotissements communaux. L’industrie thermale et touristique se développe autour du nouveau lac de Christus créé en 1974, favorisée par la présence des sources thermales découvertes à Sébastopol et SPDX1. L’activité commerciale prend un nouvel essor autour des deux grands axes : l’avenue de la Résistance (La Pince) et l’avenue Saint Vincent de Paul (Le Mail). L’activité économique se développe dans la zone industrielle route de Castets.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au corbeau de sable empiétant un demi-pain d'or, au chef cousu de gueules chargé de cinq pins aussi d'or[2]
Commentaires : panis, labor, libertas pain, travail, tiberté (le pain du travail donne la liberté).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2012   Cathy Delmon PS  
mars 2001 2012[3] Danielle Michel[4] PS Conseillère générale de 1998 à 2011, Sénatrice depuis le 25 septembre 2011
1980 2001 Jean-Pierre Penicaut PS Député de 1980 à 1993
1965 1980 Henri Lavielle PS Député de 1967 à 1980
    Camille Dussarthou SFIO Député de 1962 à 1965
    Pierre Dupont  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 574 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 013 685 1 078 1 324 1 708 1 775 2 027 2 432 3 022
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 704 2 817 2 861 3 019 3 061 3 240 3 514 3 614 3 642
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 720 3 656 3 948 3 718 3 870 3 956 4 025 4 225 4 316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
5 037 5 795 8 220 9 028 9 452 10 226 11 830 12 574 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

314 odonymes recensés à Saint-Paul-lès-Dax
au 26 janvier 2014
Allée Avenue Bld Chemin Cité Impasse Montée Passage Place Pont Route Rue Square Villa Autres Total
10 12 3 [N 1] 38 1 [N 2] 41 0 0 3 [N 3] 0 16 181 [N 4] 0 0 9 [N 5] 314
Notes « N »
  1. Boulevard de Lattre de Tassigny, Boulevard Général de Gaulle et Boulevard Saint Vincent de Paul.
  2. Cité Maria.
  3. Place des Castors, Place du Born et Place du Marché.
  4. Dont Rue du 19-Mars-1962, Rue du 8-Mai-1945, Rue du 14-Juillet, Rue du 22-Août-1944 et Rue du 11-Novembre-1918.
  5. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[6].

Culture[modifier | modifier le code]

  • Festival les tempos du Monde[7]
  • Festival européen des artistes de cirque (novembre)[8]

Économie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Mairie

Jumelages[modifier | modifier le code]

Contacts dans les années 1990, jumelage non signé.

Le jumelage avec la ville espagnole de Caldès de Montbui a été signé à Saint-Paul-lès-Dax le samedi 12 mai 2012 par Jordi Solè i Ferrando, maire de Caldès de Montbui, et Danielle Michel, sénatrice-maire de Saint-Paul-lès-Dax. Le 20 octobre 2012, les deux villes ont confirmé cet engagement lors de la Festa Major de Caldès de Montbui. À cette occasion, une nouvelle signature a eu lieu entre Jordi Solè i Ferrando, maire de Caldès de Montbui, et Catherine Delmon, maire de Saint-Paul-lès-Dax.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale de Saint-Paul-lès-Dax », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 7 juillet 2012) .
  2. Banque du blason.
  3. http://www.sudouest.fr/2012/09/18/saint-paul-les-dax-dany-michel-demissionnne-824503-3.php
  4. http://www.danielle-michel.fr
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  7. [1] Festival les tempos du Monde
  8. Festival européen des artistes

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]