Farine

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Différents types de farine

La farine est une poudre obtenue en broyant et en moulant des céréales ou d'autres produits alimentaires solides, souvent des graines. La farine issue de céréales contenant du gluten, comme le blé, est l'un des principaux éléments de l'alimentation de certains peuples du monde. Elle est à la base de la fabrication des pains, des pâtes, des crêpes, des pâtisseries et de plusieurs mets préparés.

L'activité de fabrication de la farine s'appelle la meunerie ou minoterie. Le meunier est celui qui l'exerce. Le lieu où l'on moud le blé est le moulin.

Le grain de blé est constitué de trois parties (l'amande, le germe et l'enveloppe) ; le germe sera jeté ou mélangé à l'enveloppe ce qui fera les gros sons et les sons fins qui serviront pour le pain au son ou le pain complet. La farine de blé (appelée plus communément type 55) vient du cœur du grain de blé, l'amande. En l'écrasant le meunier obtient de la farine blanche à laquelle il ajoutera des additifs afin de modifier sa qualité.

Types de farines[modifier | modifier le code]

Farines alimentaires[modifier | modifier le code]

Farines de survie[modifier | modifier le code]

La farine ne provient pas uniquement des céréales et des graines. On peut consommer par exemple des écorces comestibles ou des racines. Ces farines ne sont pas utilisées dans les pays du Nord ni vendues sur le marché.

Autres farines[modifier | modifier le code]

Classification française des farines[modifier | modifier le code]

Les farines sont classées selon leur teneur en matières minérales (en son) exprimée en pourcentage, après cuisson à plus de 600 °C, par rapport à la masse de départ. On calcule ce qu'on nomme le « taux de cendre ». Plus la proportion de son est importante dans la farine, plus le numéro caractéristique du type de farine est élevé, moins la farine est blanche.

Pour le blé, la classification française est la suivante :

Type Teneur en minéraux Dénomination courante en France
T45 moins de 0,50 % farine à pâtisserie ou fleur de farine
T55 de 0,50 % à 0,60 % farine blanche
T65 de 0,62 % à 0,75 % farine de tradition française
T70 de 0,75 % à 0,80 % farine de tradition québécoise, dite Reblochonne
T80 de 0,75% à 0;90% farine bise ou semi-complète
T110 de 1,00 % à 1,20 % farine complète
T150 plus de 1,50 % farine intégrale

Pour le seigle, plus riche en minéraux que le blé, la classification française est la suivante :

Type Teneur en minéraux Dénomination courante en France
T70 de 0,60 % à 1,00 % farine blanche
T85 de 0,75 % à 1,25 % farine bise ou semi-complète
T130 de 1,20 % à 1,50 % farine complète
T170 plus de 1,50 % farine intégrale

Production[modifier | modifier le code]

Le frasage de la farine est réalisé par broyage des céréales entre des meules de pierre ou des cylindres d'acier. Aujourd'hui, quand on dit que la farine a été faite « sur pierre », cela signifie généralement que le grain a été moulu par une pierre de roulement sur une roue en pierre immobile, verticalement ou horizontalement, le grain s'écoulant entre les deux. Bon nombre de petits moulins exploitent encore ce procédé, certains à manivelle et d'autres électriques. Le frottement des meules de pierre aboutit marginalement à un effritement du matériau. La sécurité de cet aspect n'a pas été vérifiée, mais les recherches sur la dentition des squelettes médiévaux indiquent que cette forme de fraisage conduit à une usure excessive des dents. Les moulins à rouleaux en acier n'ont pas ce problème. Mais, du fait de la rapidité de leur rotation, ils chauffent excessivement la farine, détruisant au passage les vitamines sensibles.

Hydratation[modifier | modifier le code]

  • Pour une farine de type 55 on hydrate a environ 62 % d'eau c'est-à-dire 620 g d'eau par kg de farine ;
  • Pour une farine de type 65 on hydrate a environ 66 % d'eau, 660 g d'eau par kg de farine.
  • Pour une farine de type 150 on hydrate a environ 70 % d'eau, 700 g d'eau par kg de farine ;

Utilisation[modifier | modifier le code]

Un bol de farine et du lait

Le pain, les pâtes, les crackers, de nombreux gâteaux, et bien d'autres aliments sont fabriqués en utilisant de la farine. La farine de blé est aussi utilisée pour faire un roux.


La farine de blé blanche est la base de la pâte de papier peint. C'est également la base de certaines fabrications de papier-mâché.

Risques et qualité sanitaires[modifier | modifier le code]

Inflammabilité[modifier | modifier le code]

La poussière de farine en suspension dans l'air est explosive, car c'est un mélange d'une fine poudre inflammable avec de l'air[1]. Dans les usines du Moyen Âge, les bougies, les lampes, et les autres sources de feu étaient interdites. Certaines explosions dévastatrices se sont produites dans les moulins à farine, comme l'explosion de Washburn "A" Mill, à Minneapolis, en 1878[2]. Cet accident avait fait 18 morts.

Contaminations[modifier | modifier le code]

La farine peut être dégradée et prendre un goût désagréable quand elle a été partiellement consommée par certaines larves d'insectes (mite alimentaire par ex.). Elle peut être source d'empoisonnement alimentaire, par exemple en cas de production à partir de blé moisi, dégradé par l'ergot du seigle ou par certaines bactéries. Elle peut encore être source d'intoxication grave si elle contient des traces de pesticides très toxiques, mercuriels notamment (aujourd'hui interdits, mais qui ont été source d'une épidémie d'intoxication mercurielle en Irak en 1972[3]. Ces toxiques peuvent également toucher l'embryon ou le fœtus[3].

Galerie[modifier | modifier le code]

Synonyme: Chez les boulangers on dit couramment de la fleur pour signifier de la farine. Fleur a alors le sens de farine et plus précisément une farine de blé de haute qualité.(Voir le Petit Robert sous la rubrique fleur.)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) George Williamson, « Introduction to Dust Explosions »,‎ 06-02-2002 (consulté le 2006-10-29)
  2. (en) « Washburn ‘A’ Mill Explosion », Minnesota Historical Society Library History Topics (consulté le 2006-10-29)
  3. a et b Amin-Zaki L, Elhassani S, Majeed MA, Clarkson TW, Doherty RA, Greenwood M. 1974. Intra-uterine methylmercury poisoning in Iraq. Pediatrics 54:587–595 (Résumé).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]