Libourne
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| Libourne | |||
|---|---|---|---|
Le pont de pierre sur la Dordogne |
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Aquitaine | ||
| Département | Gironde (sous-préfecture) | ||
| Arrondissement | Libourne (chef-lieu) | ||
| Canton | Libourne (chef-lieu) | ||
| Code commune | 33243 | ||
| Code postal | 33500 | ||
| Maire Mandat en cours |
Philippe Buisson 2008-2014 |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Libournais | ||
| Site web | Site officiel | ||
| Démographie | |||
| Population | 23 725 hab. (2008) | ||
| Densité | 1 150 hab./km2 | ||
| Gentilé | Libournais | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitudes | mini. 2 m — maxi. 28 m | ||
| Superficie | 20,63 km2 | ||
Libourne (Liborna en gascon) est une commune française située dans le département de la Gironde, dont elle est sous-préfecture, et la région Aquitaine. Elle compte 23 000 habitants et 40 000 dans son agglomération, qui fait elle-même partie de l'axe Arcachon-Bordeaux-Libourne, qui représente 1 250 000 habitants.
Ses habitants sont appelés les Libournais.
Sommaire |
[modifier] Géographie
La ville de Libourne se trouve au confluent de l'Isle et de la Dordogne, au cœur des célèbres vignobles de Saint-Émilion et de Pomerol.
Accessible par la SNCF en gare de Libourne, la ville se situe à 40 minutes par la route nationale 89 (voie express 2x2 voies) du centre de Bordeaux et à 1h20 d'Arcachon.
[modifier] Histoire
À la place du village romain de Fozera, le tracé de la ville est réalisé en 1270 par Roger de Leybourne (en). Au cours des années, son nom fut légèrement déformé. Il se transforma en Libourne. À l'époque, sa vocation était celle d'un port maritime pour le commerce du vin et fluvial pour le commerce du bois, ultime destination des gabares descendant la Dordogne chargées, entre autres, de bois de noisetier destiné aux vignobles.
Pour la petite histoire, il se dit que le pavage du port est en pierre anglaise transportée dans les bateaux qui venaient chercher du vin. En effet, ceux-ci ne pouvant venir d'Angleterre à vide, il fallait les lester pour qu'ils puissent naviguer sur l'Atlantique.
Libourne fait partie du type de villes construites autour d'une place entourée d'arcades pour créer un marché, les bastides.
Libourne est touchée par la révolte des pitauds en 1548 : en 1541, la gabelle est imposée à la Saintonge et à l’Angoumois, provinces qui ne payaient pas cet impôt sur le sel. La révolte éclate près d’Angoulême, et Libourne est prise par les révoltés pendant l’été[1]. Lors de la Fronde, la ville est à nouveau assiégée par les troupes françaises en 1652[2].
[modifier] Héraldique
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Les armes de Libourne se blasonnent ainsi : D'azur au vaisseau équipé d'argent, les voiles ferlées, voguant sur des ondes du même mouvant de la pointe, les trois mâts sommés chacun d'une fleur de lys d'or, les ondes chargées d'un croissant de sable En 1462, Louis XI vint à Libourne où il reçut un accueil des plus chaleureux. En signe de reconnaissance, il concéda à la ville le droit de surmonter d’une fleur de lys chacun des mâts du vaisseau que portaient les armes de la ville. La devise latine de la ville est INSULA LIBURNIUM DURANIUS (Libourne entre l'Isle et la Dordogne)[3] |
[modifier] Administration
En 2010, la commune de Libourne a été récompensée par le label « Ville Internet @@@[4] ».
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| novembre 1947 | Jean Bernardet | SFIO | ||
| novembre 1947 | mars 1959 | Abel Boireau | ||
| mars 1959 | mars 1979 | Robert Boulin | RPR | Ministre |
| mars 1979 | mars 1989 | André Teurlay | UDF | |
| mars 1989 | novembre 2011[5] | Gilbert Mitterrand | PS | Ancien député de la Gironde Ancien conseiller général du canton de Libourne Ancien conseiller régional d'Aquitaine Président de la Communauté de communes |
| novembre 2011 | en cours | Philippe Buisson | PS | Conseiller régional d'Aquitaine Vice-président du Conseil régional Vice-président de la Communauté de communes |
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Libourne depuis 1793. D’après le recensement Insee de 2008, Libourne compte 23 725 habitants.

[modifier] Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,5 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 45,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 23 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 19,7 %) ;
- 54,5 % de femmes (0 à 14 ans = 13,9 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 29,3 %).
[modifier] Économie
Libourne est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Libourne. Elle gère l’aérodrome de Libourne.
Plusieurs grandes entreprises sont présentes sur Libourne :
- Arena (équipementier) : La direction d'Arena-France a délocalisé le 19/03/2007 sa production de maillot de bain, notamment en Chine et en Grèce.
- Ceva Santé Animale (siège social), laboratoire fabriquant des produits phytosanitaires et ayant des filiales dans de nombreux pays.
- Botalo Tradition de fabrication de bottes en cuir pour les morutiers depuis 1850.
Libourne envisage de tester des "lampadaires absorbeurs de CO2". Munis d'un réservoir contenant des algues, ils absorberaient le dioxyde de carbone et émettraient de l'oxygène[12].
Le 10 octobre 2008, le ministère de l'intérieur a annoncé la fermeture de l'école de la gendarmerie nationale[13].
[modifier] Transports
[modifier] Infrastructures routières et ferrées
Libourne est située sur l'axe allant de Bordeaux à Clermont-Ferrand. L'A89 permet de faciliter les communications entre l'Aquitaine et l'Auvergne, Lyon et la Suisse.
La ligne TGV Atlantique Paris-Bordeaux et la ligne Lyon - Bordeaux passent par la gare de Libourne.
[modifier] Transports en commun
Libourne possède 7 lignes de bus :
- 5 lignes de jour,
- 2 lignes scolaires.
La ville, après avoir rendu gratuit l'usage du réseau pour les moins de 18 ans depuis le 1er janvier 2009, a généralisé cette gratuité à l'ensemble des libournais à compter du 28 août 2010[14],[15]
[modifier] Vie locale
[modifier] Éducation
Libourne compte plusieurs collèges et lycées :
- collège Eugène Atget
- collège Château Gaillard: fermeture définitive le 31 août 2009
- collège René Princeteau: fermeture définitive le 31 août 2009
- collège Marguerite Duras
- collège des Dagueys
- collège Saint-Joseph (privé)
- lycée Max Linder
- lycée professionnel Jean Monnet
- lycée professionnel Henri Brulle
- lycée Montesquieu (privé)
- École de sous-officiers de la gendarmerie nationale
[modifier] Sport
Football Club Libourne-Saint-Seurin, Tour de France 1957
[modifier] Équipements sportifs
Hippodrome de Cantereaux, stade Jean-Antoine-Moueix, stade d'athlétisme Robert Boulin, stade Georges Clemenceau, gymnase Jean Mamère, gymnase Georges Kany
[modifier] Culture
- Musée des beaux-arts de Libourne qui présente une remarquable collection de peintures, sculptures, dessins etc. datant du XIVe au XXe siècle.
- Fest'arts - Festival de théâtre de rue. Tous les ans, en août[16]
[modifier] Secrétariat du Père Noël
En 1962, le Ministre des PTT, Jacques Marette crée au centre de tri de Libourne (le seul autorisé à ouvrir le courrier) un service spécialement chargé de répondre aux petits correspondants du Père Noël. La première réponse du père Noël envoyée par l'entremise des PTT, fut en réalité rédigée par la propre sœur du ministre qui n'était autre que la célèbre pédiatre et psychanalyste Françoise Dolto, qui devint ainsi la première « secrétaire du père Noël ». Ce service existe toujours.
[modifier] Medias
Trois radios émettent sur Libourne[17] :
- ARL
- Gold FM
- Mélodie FM.
[modifier] Personnages célèbres
[modifier] Nés à Libourne
[modifier] XVIIIe siècle
[modifier] XIXe siècle
- Paul-Romain Chaperon (1808-1879), pionnier[18] du chemin de fer, ingénieur de la ligne de Strasbourg à Bâle.
- Colonel de Groulard, militaire né le 3 février 1835 († 4 décembre 1891)
- Pierre-Charles-Marie Princeteau, dit René, peintre né à Libourne le 18 juillet 1843 († juillet 1894)
- Aimée Tessandier, comédienne née le 26 septembre 1851 († 1923)
- Jules Roulleau, sculpteur
- Eugène Atget, photographe né le 12 février 1857 († 4 août 1927)
- Théodore Steeg, homme politique né le 19 décembre 1868 († 19 décembre 1950)
- Fernand de Brinon[19], avocat et journaliste, agent de la collaboration française avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale né le 26 août 1885 († 15 avril 1947).
[modifier] XXe siècle
- Jean Carbonnier, juriste et Professeur de droit né le 20 avril 1908, († 28 octobre 2003)
- Ivan Peychès, Académicien des Sciences né le 2 février 1906, († 30 septembre 1978)
- Jean Freustié, romancier né le 3 octobre 1914 († 1983)
- Jean-Marie Londeix, saxophoniste et pédagogue né le 20 septembre 1932
- Alain Labrousse, journaliste, sociologue et géopoliticien, né le 19 février 1937
- Jean-René Fourtou, homme d'affaires né le 20 juin 1939
- Jacques Soppelsa, né à Libourne le 10 juin 1943, universitaire français, spécialiste de la géopolitique et ancien président de la fédération française de rugby à XIII
- Jean-Pierre Martinet (1944-2003), écrivain
- Georges Friedenkraft (1945) poète et écrivain français
- William Leymergie, animateur et producteur de télévision né le 4 février 1947
- Michel Rolland, œnologue né le 24 décembre 1947
- Noël Mamère, homme politique et journaliste né le 25 décembre 1948
- Jean Mamère, journaliste né le 8 mai 1951, († 26 août 1995)
- Doriand, chanteur né le 4 mai 1972
- Juliette Danion, née le 7 juillet 1981, est une grimpeuse française.
- Mickaël Delage, coureur cycliste né le 6 août 1985
[modifier] Décédés à Libourne
- le général Bernard de Susbielle † 1893, (° 4 octobre 1808).
- Jean-Pierre Martinet † 1993.
[modifier] Monuments et lieux touristiques
- L'école de Gendarmerie qui remplace l'école des officiers de réserve du service de santé des Armées (restée célèbre dans la mémoire des appelés pharmaciens et médecins qui y faisaient leur période de classes, aujourd'hui dissoute).
- La tour du grand port est un des derniers vestiges des fortifications qui protégeaient Libourne depuis le Moyen Âge. Elle est classée monument historique.
- Le pont de pierre de Libourne de 1822 est également un magnifique témoignage du riche passé de la ville.
- L'hôtel de ville, XVIe siècle, amplement remodelé au début du XXe siècle, abritant le musée des beaux-arts de Libourne au deuxième étage, classé monument historique.
Ces monuments sont mis en valeur, et éclairés la nuit pour le bonheur des touristes et des Libournais.
- Le château de Sales, XVIIe siècle, en partie sur la commune de Lalande-de-Pomerol, inscrit aux monuments historiques.
- Le château du Pintey et son pigeonnier, XVIIIe siècle, inscrits aux monuments historiques.
- L'église Saint-Jean, reconstruite en style néo-gothique au XIXe siècle tout en conservant son chœur du XIVe siècle, inscrite aux monuments historiques.
- Les vestiges de l'église de l'ancien couvent des Cordeliers, XIIIe et XIVe siècles, inscrits aux monuments historiques.
- La chapelle de Condat, XIe et XVe siècles, inscrite aux monuments historiques.
- L'ancienne chapelle du Carmel, aujourd'hui centre culturel.
- La synagogue, XIXe siècle, inscrite aux monuments historiques.
- L'INSEE y a aussi son centre de formation.
[modifier] Jumelages
Schwandorf (Allemagne) depuis 1965
Keynsham (Grande-Bretagne) depuis 1977[20]
[modifier] Notes et références
- Suzanne Citron, Le mythe national : l’histoire de France en question, Paris : coédition Les Éditions ouvrières/Édition et documentation internationale, 1991. ISBN 2-85139-100-3, ISBN 2-7082-2875-7, p. 229
- Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p 166
- Blog Libourne, histoire d'en parler, consulté le 28 janvier 2010.
- Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
- Démissionnaire à cette date.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 6 août 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 6 août 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 6 août 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2008 sur Insee. Consulté le 27 mars 2011
- Évolution et structure de la population à Libourne en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 6 août 2010
- Résultats du recensement de la population de la Gironde en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 6 août 2010
- Archives du Monde lampadaires à algues-absorbeurs de CO2 de Libourne, proposés par la sté Tyca
- Le Monde
- « Libourne plonge dans la gratuité », dans Ville, rail & transports, no 502, 8 septembre 2010, p. 14 (ISSN 2104-0028)
- Libus, un service de la ville de Libourne sur http://www.ville-libourne.fr, Été 2010. Consulté le 16 septembre 2010
- site officiel de Fest'Arts
- Fréquence Radio Libourne, consultée le 26 août 2011.
- Auguste Perdonnet, Notions générales sur les chemins de fer: suivies Des biographies de Cugnot, Séguin et George Stephenson; d'un mémoire sur les avantages... et d'une bibliographie raisonnée, E. Lacroix, 186?, p. 56 intégral (consulté le 22 mai 2011).
- La famille de Brinon portait « d'azur au chevron d'or au chef denté du même » (Charles d'Hozier, Armorial général de France, rééd. 1876)
- Annuaire des villes jumelées