Cenon

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Cenon
La gare de Cenon, pôle multimodal facilitant les échanges entre les banlieues Nord et Est et le centre de Bordeaux.
La gare de Cenon, pôle multimodal facilitant les échanges entre les banlieues Nord et Est et le centre de Bordeaux.
Blason de Cenon
Blason
Cenon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Cenon
Intercommunalité Communauté urbaine de Bordeaux
Maire
Mandat
Alain David (UG)
2014-2020
Code postal 33150
Code commune 33119
Démographie
Gentilé Cenonnais, Cenonnaises
Population
municipale
22 131 hab. (2011)
Densité 4 009 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 28″ N 0° 31′ 54″ O / 44.8577777778, -0.53166666666744° 51′ 28″ Nord 0° 31′ 54″ Ouest / 44.8577777778, -0.531666666667  
Altitude Min. 3 m – Max. 75 m
Superficie 5,52 km2
Localisation

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Cenon (en occitan/gascon : Senon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).

Chef-lieu de canton, c'est une des vingt-sept communes de la communauté urbaine de Bordeaux (CUB). Forte de 22 200 habitants, elle s'inscrit dans le périmètre d'une agglomération bordelaise en constante progression, au centre de l'axe Arcachon-Bordeaux-Libourne, aire métropolitaine concentrant près de 1 250 000 habitants. Ses habitants sont appelés les Cenonnais.

Campée au pied d'une petite colline dominant la plaine alluviale, Cenon se divise en deux entités principales : Cenon-Bas (dans le prolongement du quartier de La Bastide, ce dernier rattaché à Bordeaux en 1865) et Cenon-Haut, sur la crête. Petite commune semi-rurale jusqu'au milieu du XXe siècle, Cenon profite du dynamisme économique de la capitale aquitaine et du surplus de population qu'il génère pour se transformer et se doter de nouveaux équipements (écoles, lotissements, logements sociaux, et plus récemment, médiathèque et Le Rocher de Palmer, scène numérique des musiques et des cultures du monde).

La commune, qui appartient à la première couronne périurbaine de Bordeaux, compte sur une forte proportion de parcs et d'espaces verts (20 % de son territoire) dont le plus célèbre est le parc Palmer, qui offre une vue panoramique sur Bordeaux. La ville accueille chaque été, au mois de juillet, le Festival des Hauts de Garonne.

Cenon est desservie par le réseau de transports publics de la CUB et plus particulièrement par la ligne A du tramway.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine sur la rive droite de la Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cenon
Lormont
Bordeaux Cenon Artigues-près-Bordeaux
Floirac

Histoire[modifier | modifier le code]

En gascon la ville se nomme Senon, prononcé [səˈnuŋ].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

De gueules à la biche saillante d'or, au dessus d’un burelé ondé, alésé et réduit, d'argent et d'azur de douze pièces mouvant d’un olifant contourné d’or à dextre et failli à senestre au centre de l'écu, et senestrée d'un cyprès de sinople fûté d’or, l'animal et l'arbre posés sur une terrasse isolée de sinople.

Le blason évoque la légende de la biche de Cenon, selon laquelle une biche aurait surgi de la forêt au son du cor de Roland, puis traversé la Garonne, révélant aux troupes le gué de franchissement du fleuve.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
2001   Alain David PS Conseiller général
1968 1995 René Bonnac PS Conseiller général (1973-1992)
1948 1968 René Cassagne SFIO Député (1958-1968)[2]
1947 1948 Louis Duvin    
1945 1947 Jean Rospide    
1944 1945 Louis Duvin    
1944   Louis Duvin   Délégation spéciale
1941 1944 Dr Guillemet   Délégation spéciale
1935 1941 Gabriel Bes SFIO  
1925 1935 Jean Carreyre    
1915 1925 Auguste Bussière   Fondateur de la Vieille Cure
1908 1915 Ulysse Massias    
1903 1908 Hector Voisin-Roux    
1900 1903 Maurice Rivière    
1896 1900 Claude Bernard    
Les données manquantes sont à compléter.


Jumelages et Partenariats[modifier | modifier le code]

  • 1988 : Jumelage avec Laredo (Cantabrie en Espagne)[3]
  • Juin 2008 : Jumelage avec Paredes de Coura (Minho-Lima au Portugal) .
  • Octobre 2012 : Convention de partenariat culturel avec Meknès (Maroc) .
  • Mai 2013 : Convention de partenariat avec Arcos de Valdevez (Minho-Lima au Portugal) .

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 22 131 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 395 568 1 329 1 437 1 805 2 033 2 607 3 281 4 022
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 686 6 817 848 970 1 080 1 264 1 767 2 199 2 587
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 556 3 817 4 806 6 650 8 153 9 700 10 087 10 051 10 747
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
13 821 17 713 24 769 23 520 21 363 21 283 23 171 22 131 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


La forte chute de Population en 1866 résulte de l'annexion du quartier de la Bastide par la commune de Bordeaux en 1865.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Romain[modifier | modifier le code]

La principale église paroissiale de la ville est située non loin du parc du Cypressat. Placée sous le vocable de saint Romain de Blaye, sa construction débute au XIIe siècle : c'est alors une dépendance de l'abbaye de la Sauve-Majeure. Elle est remaniée à plusieurs reprises au cours des siècles, que ce soit à cause des dégâts infligés au sanctuaire par les hommes (guerres) ou par le temps. Elle prend son aspect actuel à partir de 1864, sous l'impulsion du cardinal Donnet, qui entend moderniser les églises de son diocèse[6]. L'église est alors presque entièrement reconstruite; on élève le clocher néo-gothique, assez trapu, coiffé d'une petite flèche en pierre de taille de l'Entre-deux-Mers et précédé d'un porche. Les travaux sont confiés à un architecte bien connu en Gironde : Gustave Alaux.

La disposition de l'église reste relativement simple : il s'agit d'une nef doublée de bas-côtés, cantonnée de contreforts, qui se prolonge par une abside hémicylindrique. L'intérieur, couvert d'amples croisées d'ogives (quadripartites dans la nef, sexpartites dans le chœur), conserve un décor peint du XIXe siècle, un chemin de croix, œuvre du peintre et graveur Décaris, et un bénitier du XVIIe siècle. Une campagne de restauration financée en totalité par la ville (coût : 850 000 €), s'est étalée de 2002 à 2007[6]. Elle a redonné à l'édifice sa blancheur originelle, la pierre ayant été longtemps rongée par les intempéries et la pollution. Le parvis de l'église, traité en terrasse panoramique, offre un point de vue remarquable sur Bordeaux.

Château et parc Palmer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc Palmer.

Le château Palmer, du nom du général Charles Palmer, officier de l'armée britannique, date en grande partie du XVIIIe siècle. D'une grande sobriété, il arbore toutefois un vaste balcon-terrasse porté par une série de colonnes jumelées, offrant une vue sur le parc environnant[7]. Vaste espace vert de près de 25 hectares, le parc Palmer, aménagé sur une crête, offre une vue plongeante sur Bordeaux. Il se compose d'une succession de prairies, de massifs floraux et de bois où se mêlent notamment pins maritimes et parasols, palmiers, lauriers[Lesquels ?] (essences méditerranéennes), tilleuls à grandes feuilles et chênes rouvres. Il abrite également plusieurs équipements sportifs, un centre culturel (Le Rocher de Palmer), un théâtre de verdure, des aires de jeux pour les enfants et des tables de pique-nique[8].

Chartreuse et parc du Loret[modifier | modifier le code]

L'ancienne chartreuse du Loret, du XVIIIe siècle, est un siècle plus tard une importante propriété viticole, la première de la commune en termes de production (82 tonneaux de vin rouge en 1874). Rachetée par la municipalité en 2004, elle est désormais un centre culturel où des artistes viennent exposer régulièrement. Le parc qui l'entoure est, avec le parc Palmer et le parc du Cypressat, un des poumons verts de la commune. S'étendant sur 14 hectares, il renferme quelques essences remarquables, comme des séquoias géants, des cèdres de l'Atlas et des ormes du Caucase[9].

Parc du Cypressat[modifier | modifier le code]

Le parc du Cypressat est un des trois grands parcs de la ville de Cenon. Étagé à flanc de colline, à proximité du centre-ville, il couvre 17 hectares et renferme près de 1200 arbres répertoriés. Le cyprès, essence méditerranéenne, y tient une place d'honneur. Plusieurs belvédères, aménagés au gré de sentiers escarpés, offrent une vue panoramique sur Bordeaux.

Le parc du Cypressat est un lieu vivant, véritable sanctuaire écologique pour de nombreuses espèces végétales et animales. On y trouve notamment des chevreuils, des blaireaux, ainsi qu'une grande variété d'oiseaux, ce qui lui a valu d'être classé comme « refuge LPO » par la Ligue pour la protection des oiseaux[10].

Belvédère de Bellevue[modifier | modifier le code]

Relativement peu connu, cet espace aménagé à flanc de colline offre un point de vue remarquable sur une grande partie de l'agglomération bordelaise. De gauche à droite, on aperçoit ainsi les tours de Talence, la basilique Saint-Michel, l'hôpital Pellegrin, les clochers de la cathédrale Saint-André, les arbres et le sommet des colonnes rostrales de la place des Quinconces, les tours de la cité administrative, les pavillons du Bas-Cenon, les quais de Bordeaux, le pont Bacalan-Bastide, Cap Science et le port de Bordeaux.

Châteaux de Cenon[modifier | modifier le code]

La commune conserve plusieurs « châteaux » privés. Le nom de « château » désigne, en Bordelais, une exploitation viticole. Le château au Moine, construit en 1830 pour Claude Deschamps, s'inspire du classicisme[11]. Le château de Serre, datant de 1804, est réquisitionné par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, qui y installent le quartier-général de la défense anti-aérienne[11]. Le château d'Aurios, dit « château du Diable » entre les deux guerres, est une construction bourgeoise du milieu du XIXe siècle, se composant d'un corps de logis cantonné de deux pavillons peu saillants[11]. Le château Lamothe ou domaine de La Garosse datant de 1743 dont une partie du terrain a été utilisé par l'usine de la Vieille Cure. Le château Guithon, datant de la même époque, abrite depuis 1914 l'hôtel de ville[11].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[12].

La légende de la Biche de Cenon[modifier | modifier le code]

« Roland (en 778) et son armée allant en Espagne, arrivèrent à la colline de Cenon, couverte à ce moment-là par l'antique forêt de cyprès. Au pied de la colline: les marais. Plus loin, le ruban d'argent de la Garonne barre la route. Saisi d'une inspiration divine, Roland sonna du cor. Au son de l'olifant, une biche blanche effrayée surgit de la forêt. Descendant la colline, elle traversa le marais et franchit la Garonne à un passage guéable qu'elle connaissait bien. Cette fuite éperdue ayant lieu sous les yeux de l'armée, Roland n'eut plus qu'à suivre la trace de la biche et, ses soldats derrière lui, franchit la Garonne. » [13]

Cette légende est à rapprocher de celle attribuée à Clovis qui, alors qu'il poursuivait Alaric, ne sachant comment traverser la Vienne, se vit indiquer un gué par une biche, elle aussi descendue d'une forêt. Ce gué s'appelle encore Gué de la Biche.

Infrastructures culturelles[modifier | modifier le code]

Festivals[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Train TER Aquitaine[modifier | modifier le code]

Gare de Cenon.

La ville possède une gare (Gare de Cenon) située sur la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean et desservie par les TER et la ligne A du tramway.

Réseau TBC[modifier | modifier le code]

  • Tramway

A Mérignac Centre ↔ Thiers - Benauge / La Gardette-Bassens-Carbon-Blanc / Floirac Dravemont

  • Bus

Depuis le 22 février 2010

Liane 10 Bouliac-Centre Commercial ⇔ Gradignan-Beausoleil
Ligne 27 Buttinière ⇔ Stalingrad
Ligne 28 Galin ⇔ Stalingrad
Corol 32 Bouliac-Centre commercial ⇔ Bassins à flot
Citéis 40 Cenon-Beausite ou Lormont-Lauriers ⇔ Buttinière
Flexo 51 Artigues (Soirée) Galin ⇔ Artigues-près-Bordeaux-Virecourt puis desserte à la demande des arrêts de la zone flexo d'Artigues-près-Bordeaux
Flexo 52 Bouliac (Soirée) Galin ⇔ Bouliac Vettiner puis desserte à la demande du haut et bas Bouliac
Ligne 64 Buttinière ⇔ Artigues-près-Bordeaux-Fontderode
Ligne 67 Buttinière ⇒ Artigues-près-Bordeaux-Cimetière Intercommunal ⇒ Buttinière
Flexo 68 Artigues (Samedi) Buttinière ⇔ Artigues-près-Bordeaux-Echangeur du Moulinat puis zone flexo englobant les arrets des lignes 64 et 67
Ligne 80 Floirac-Dravemont ⇔ Bordeaux-Lycée François Mauriac

Réseau Trans Gironde[modifier | modifier le code]

401 Stalingrad ⇔ Salleboeuf-Bourg ou Branne-Bourg
402 Stalingrad ⇔ Camarsac-Mairie ou Saint-Quentin-de-Baron-Stade ou Branne-Bourg

BlueCub[modifier | modifier le code]

Article détaillé : BlueCub.

Le 9 janvier 2014, la communauté urbaine de Bordeaux a mis en service des voitures électriques en autopartage du groupe Bolloré. Le système porte sur une centaine de véhicules, 36 stations dans la ville de Bordeaux et une station dans les six communes voisines dont Cenon.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires successifs de Cenon
  2. Sa fiche sur le site de l'Assemblée Nationale
  3. Annuaire des villes jumelées
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. a et b Saint-Romain - Présentation de l'église de Cenon
  7. Le patrimoine des communes de la Gironde, éditions Flohic, p. 599
  8. Cenon : Promenade en 10 étapes : Le parc Palmer
  9. Cenon : Promenade en 10 étapes : Domaine du Loret
  10. Cenon : Promenade en 10 étapes : Le parc du Cypressat
  11. a, b, c et d Le patrimoine des communes de la Gironde, éditions Flohic, p. 600
  12. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  13. Source du texte à la Mairie de Cenon

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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