Noblesse
La noblesse d'un royaume, d'un pays ou d'une province renvoie généralement à la notion de caste et désigne dès lors un groupe social hiérarchisé, endogame et héréditaire qui se voit attribuer des fonctions d'autorité militaire, civile ou religieuse plus ou moins étendues ainsi que certains emplois publics dits alors emplois nobles.
La noblesse est à l'origine liée aux métiers des armes et de la guerre, aussi bien en ce qui concerne ses personnels, que ses arts, ses mobiles et ses actions.
On trouve une noblesse aussi bien dans les sociétés antiques, que chez les peuples primitifs[Qui ?], ou dans les États-nations modernes, le plus souvent dans des royaumes, mais aussi dans des empires et des républiques (comme celles de Rome ou de Venise), dans des régimes absolus aussi bien que dans des démocraties comme le Royaume-Uni.
La noblesse est une institution sociale que l'on rencontre dans la plupart des sociétés traditionnelles, dès lors que la fonction guerrière est organisée indépendamment des pouvoirs économiques et religieux, comme chez les Romains ou les Celtes avec la classe des chevaliers[1], mais aussi la plupart des anciens peuples[Qui ?] d'Afrique et d'Amérique.
La noblesse est ou a été plus ou moins ouverte[pas clair] selon les époques et les pays.
Une noblesse et des titres de noblesse existent toujours au XXIe siècle dans de nombreux pays européens, comme le royaume de Belgique, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, le Royaume de Suède, l'Italie, l'Allemagne, le Royaume d'Espagne, la République de Saint-Marin, le Grand-Duché de Luxembourg. En France, la noblesse n'a plus d'effet juridiques, mais les titres de noblesse qui sont considérés comme un accessoire du nom peuvent être officiellement enregistrés auprès du ministère de la Justice (afin d'être transcrits à l'état civil).
Dans certains États, le pouvoir législatif est exercé en partie par des représentants de la noblesse, comme ce fut le cas en France au XIXe siècle avec la Chambre des pairs, comme c'est toujours le cas au Royaume-Uni avec la Chambre des Lords.
La qualité de noble porte en général sur une famille qui la transmet d'une génération à l'autre, comme beaucoup d'autres professions ou métiers. Cette hérédité est liée au fait que, dans les sociétés anciennes, les enfants étaient éduqués, et les valeurs transmises, au sein de la famille, en l'absence de systèmes scolaires et de crédit financiers. Chez beaucoup de peuples[Qui ?], à chaque génération, un seul fils de famille[Quoi ?], le plus capable, est choisi pour faire souche noble et devenir héritier.
Il n'y a pas de droit international de la noblesse ou d'ordre international noble. La noblesse est une création des sociétés comprises dans leur dimension nationale[pas clair] avec originellement une mission militaire de défense du pays. La noblesse de chaque pays est spécifique.
L'expression « avoir du (ou le) sang bleu » signifie être d'origine royale ou impériale, par extension être noble.
Sommaire
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La noblesse en Occident [modifier]
Origines [modifier]
La noblesse occidentale actuelle est issue de plusieurs traditions.
Selon Georges Dumézil, les sociétés indo-européennes auraient vécu sur la division tripartite de la société, entre une fonction sacerdotale, une fonction guerrière, et une fonction de production. L'Église se serait fait la promotrice de cette organisation tri-fonctionnelle de la société, entre ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent.
L'aristocratie romaine antique est appelée patriciat. Cette noblesse va perdre le pouvoir au Ve siècle av. J.-C. et être remplacée par un autre type de noblesse appelée nobilitas qui va perdurer jusqu'à la disparition de l'Empire romain d'Occident. Les termes de rex, dux, comes à l'origine des titres de la noblesse occidentale recoupent des réalités bien différentes.
Les peuples barbares, ainsi que nombre de populations indigènes aux provinces de l’empire connaissaient une forme de noblesse, mais cette noblesse ne semble pas définie par des critères aussi stricts que ceux de la nobilitas romaine.
Évolution [modifier]
Disposition en « statue équestre » d'un chevalier, sa monture cabrée.
L'époque franque emploie les termes de nobiles viri ou illustri viri (« hommes illustres »), qui prouvent que l'héritage romain a été intégré, mais aussi des termes tels que proceres (« les grands »).
Initialement, les nobles francs sont détenteurs de fonctions héréditaires, quoique dépendantes du bon vouloir des souverains ; ils sont ainsi assez comparables à des hauts fonctionnaires, fors l'hérédité de leurs fonctions. Cependant, à partir de 877, par le capitulaire de Quierzy-sur-Oise, l'hérédité des domaines (les « honneurs ») et des charges se met en place, donnant naissance progressivement à la féodalité. Le pouvoir se désagrégeant, la noblesse finit par s'identifier au seigneur local, le miles.
La difficulté à définir la noblesse provient du fait que les réalités sociales, politiques et culturelles de cette population ont évolué, changeant le contenu de la noblesse, sans en changer la nature : une aristocratie dominant et encadrant la société et jouissant de privilèges divers.[Quoi ?]
Cependant, l'idée que l'on se fait de la noblesse est aujourd'hui largement conditionnée par la société d'Ancien Régime, héritière de la noblesse médiévale ; on l'appelle la noblesse d'épée. Cependant, si la seconde provient bien de la première, la société médiévale n'est pas la société d'Ancien Régime, et la noblesse ne peut se définir au Moyen Âge comme elle se définit à l'époque moderne.
La noblesse féodale [modifier]
Les catégories de noblesse selon Vauban [modifier]
Vers 1700, l'ancienneté apparaît à Vauban comme le premier critère de dignité, mais aussi l'appartenance à une maison souveraine, ou le service militaire du roi. Vauban établit cette liste pour que le degré noblesse puisse être quantifié et ainsi éviter les mésalliances. Vauban partageait l'idée selon laquelle l'apport d'un sang inférieur nuirait à la vertu de la lignée, une vertu considérée comme héréditaire[2]. :
- De 80 à 100 ans: Anoblis, fils d'anobli, Noble;
- De 180 à 200 ans: Gentilhomme, noblesse établie, Noblesse à chevalerie;
- De 270 à 300 ans: Noblesse achevée, noblesse à haute chevalerie, Noblesse à toute preuve;
- De 270 à 300 ans: Noblesse parfaite, noblesse qui ne prouve plus, Bonne noblesse;
- De 450 ans: Très bonne noblesse, noblesse de souche, vieille noblesse;
- De 500 à 550 ans: Noblesse ancienne, noblesse très ancienne, noblesse qui se compte par les aïeux;
- De 600 ans: Noblesse de tradition, noblesse historique;
- De…: Noblesse perpétuée, dont les commencements sont inconnus, c'est ce qu'on appelle aussi la noblesse immémoriale, ou noblesse de race
Toutes les maisons qui font partie de ces catégories font aussi partie de la noblesse militaire qu'on appelle noblesse d'épée, c'est-à-dire celle qui s'est acquise par les armes, à laquelle il faut ajouter les maisons qui ont eu pour prédécesseurs connétables de France, grands maître de la maison du Roi, ducs et pairs, maréchaux de France, grands maîtres de l'artillerie, amiraux, et autres grands officiers de la couronne, etc..
La noblesse civile est celle issue des chanceliers de France, premiers présidents des compagnies souveraines, conseillers d'État, présidents à morriers, ambassadeurs, gens de lettres, etc., c'est-à-dire qui tient sa noblesse de l'exercice d'offices anobilisants comme les maires et prévôts des marchands de certaines grandes villes. La noblesse civile est donc la réunion de la noblesse de robe, la noblesse de cloche, noblesse issue des secrétaires du roi.
La noblesse titrée sont les chevaliers, barons, vicomtes, comtes, marquis, ducs, etc., simples gentilshommes, ceux qui sans avoir ces titres ont toutes les qualités de la noblesse au sein desquels une distinction s'opère selon l'état de la fortune.
La haute noblesse consiste en les souverains, les princes et princesses de sang, ou toutes autres issus des maisons souveraines. C'est ce qu'on entend encore par noblesse illustre.
Une personne peut être anoblie pour peu qu'elle ait réalisée une action indispensable à l'État, d'ordre militaire (Service militaire, etc.) ou mercantile (Découverte d'une mine d'or, ou donation, etc.).
La noblesse d'extraction ou par anoblissement [modifier]
Souvent, on rattache la noblesse de robe à la noblesse créée depuis le XVIIe siècle et la noblesse d'épée à la noblesse d'extraction (c'est-à-dire sans trace d'anoblissement connu). Toutefois ce rattachement est parfois abusif.
Napoléon et la noblesse d'empire [modifier]
En 1808, Napoléon Ier crée la noblesse d’Empire, une noblesse méritocratique et consacre la disparition de l'aristocratie médiévale : ses maréchaux et généraux arborent les titres de comte d’Empire, prince de Neuchâtel, duc d’Auerstaedt, duc de Montebello, duc de Dantzig, duc d’Elchingen, roi de Naples.
Les castes de la civilisation de Fourrier [modifier]
Charles Fourier en 1822 représente les seize castes et sous castes de la civilisation dans lesquels il ne trouve qu'une échelle ascendante de haine et une échelle descendante de mépris. « La noblesse de cour méprise la non présentée; la noblesse d'épée méprise celle de robe: les seigneurs à clocher méprisent les gentillâtres tous les parvenus anoblis qui ne sont que de 1er degré et qui dédaignent les castes bourgeoises. Dans la bourgeoisie nous trouverions en 1ère sous castes n°5 la haute banque et la haute finance méprisées des nobles mais s'en consolant avec le coffre fort, méprisant le gros marchand n°6 et le bon propriétaire. Ceux ci tout fiers de leur rang d'éligibles méprisent la sous caste n°7 qui n'a que rang d'électeur elle s'en dédommage en méprisant la sous-caste 8 les savants, les gens de loi et autres vivant de traitements ou casuels ou petits domaines qui ne leur donnent pas l'entrée au corps électoral: enfin la classe 9, la basse bourgeoisie, petit marchand, petit campagnard, méprisée de la 8 serait bien offensée si on la comprenait dans le peuple dont elle méprise les trois sous castes et dont elle se pique d'éviter les manières. Il règne entre toutes ces castes des haines régulières c'est à dire que la 9 hait la 8e autant que la 8e hait la 7 quoique chacune recherche la fréquentation du degré supérieur par ambition et non par amitié[3]. »
La nouvelle noblesse du sang et du sol sous le Nazisme [modifier]
Dans son livre Neuadel aus Blut und Boden, Walther Darré un des principaux théoriciens nazis, définit les bases d'une nouvelle noblesse pour le Troisième Reich, application brutale de la sélection naturelle à la constitution d'une élite au service du Nazisme.
Énarchie sous la Cinquième République en France [modifier]
La noblesse en Europe [modifier]
L'Association de la noblesse européenne représente les intérêts de la noblesse européenne auprès de toutes personnes physiques ou morales, institutions, instances, autorités, tribunaux situés sur le territoire de l’Union européenne, qui ont ou auraient à traiter de questions relatives au statut et/ou au rôle de la noblesse européenne et de ses membres[4]. Les membres de l'association, à l’exception de l’ensemble des souverains européens en exercice qui sont membres de droit, doivent être agréés par la commission des preuves.
Dans les monarchies européennes [modifier]
Les titres de noblesse existent encore aujourd'hui dans les monarchies européennes, soit parce qu'ils sont attachés à l'histoire des familles royales, soit comme récompense pour services rendus à la nation. Aujourd'hui, on observe une distinction entre la noblesse ancienne et la noblesse contemporaine : la première remonte parfois à des temps immémoriaux, la seconde a gagné ses titres (souvent héréditaires comme en Belgique ou en Espagne) par son action dans l'armée, la haute finance (Empain), la politique (Thatcher, Suárez), les sciences (Alexander Fleming, Dirk Frimout), les arts (Dali, James Ensor, Gros, Sean Connery, Elton John, Annie Cordy, Joaquín Rodrigo) ou les sports (Eddy Merckx, Sebastian Coe, Ellen MacArthur). Les souverains britannique, espagnol, belge, néerlandais, luxembourgeois, suédois, danois, et norvégien peuvent encore octroyer des titres de noblesse, et ceux-ci sont limités au rang de chevalier, baron, vicomte, comte ou marquis. Sauf de rarissimes exceptions, on ne crée plus de ducs (sauf en Espagne pour les anciens chefs de gouvernement par exemple), et encore moins de princes. Les familles anciennement régnantes qui continuent de conférer des titres de noblesse créent, ipso facto, des apparences de noblesse (voir fausse noblesse ou noblesse d'apparence), que ces maisons anciennement régnantes fussent Impériales, Royales, Princières ou Ducales.
La noblesse en France [modifier]
La noblesse en Belgique [modifier]
La noblesse en Italie [modifier]
En Italie existe le CNI (Corps de la noblesse italienne).
Dans les autres pays européens [modifier]
En Espagne existe l'AHFE (Association d'hidalgos a fuero de España).
Au Portugal existe l'ANHP (Association de la noblesse historique de Portugal).
La noblesse dans le monde [modifier]
Au Brésil [modifier]
Au Brésil, la noblesse est formée par la Famille impériale brésilienne, la Maison d'Orléans-Bragance.
En Chine [modifier]
En Asie de l'Est, la noblesse est fondée sur le modèle culturellement dominant de la Chine. L'empereur peut donner des degrés de noblesse, mais ceux-ci ne sont pas permanents et diminuent d'un rang à chaque génération. Durant la dynastie Qin, ces titres sont honorifiques et le pouvoir est surtout détenu par des lettrés.
Dans les États du Commonwealth [modifier]
Il existe une caste noble que certaines castes européennes apparentent également à des usurpateurs de titres, ceux dits réhabilités par achat. Cela revient à faire l'acquisition de titre(s) dit(s) tombé(s) en désuétude communément appelé titre nobiliaire : N’ayant plus d’héritier direct, le porteur du titre n’a pas eu de descendance ou que celle-ci a disparu avant ou avec lui, titre reconnu uniquement dans tous les pays membres du Commonwealth. Titre acquis par voie administrative et pécuniaire après recherches de descendance éventuelle pour ne pas risquer un conflit ouvert pour la possession du titre.
En Indonésie [modifier]
Bien que l'Indonésie soit une république, on y trouve encore de nombreuses cours royales et princières dont les membres forment une noblesse de sang dont on reconnaît les titres mais qui n'ont plus de privilèges. Les chefs de ces maisons ont encore un rôle symbolique et rituel. Il existe en outre des rites par lesquels on accorde une distinction nobiliaire à des individus. Enfin, à Java, les descendants d'une noblesse de robe créée au XVIIe siècle par le Sultan Agung du royaume de Mataram, les priyayi, sont souvent reconnaissables à leur nom de famille, alors que ce dernier n'est pas encore une institution répandue pour la grande majorité des Indonésiens.
Au Japon [modifier]
L'empire du Japon [5], état démocratique, ne reconnait de noblesse que pour le seul noyau de la famille impériale, c'est-à-dire le tennō, ses oncles et tantes par les hommes, ses frères et sœurs, leurs enfants et les siens.
Historiquement, ce qu'on appelle, stricto sensu, noblesse japonaise (kuge) s'est depuis l'origine articulée autour du souverain impérial, d'où procédaient tous honneurs, apanages et charges : noblesse immémoriale, issue d'anciens clans de courtisans (uji) répertoriés dès l'époque protohistorique (maisons Fujiwara et Mononobe), dont nombre d'origine coréenne (Soga); noblesse de cour (à Nara puis à Kyoto), servants de la proche famille impériale, politiques et fonctionnaires héréditaires de l'administration impériale, souvent issus de cadets de grandes familles. Les chefs de ces clans portaient des titres hiérarchisés ou kabane.
Parallèlement, dès le VIIe siècle, s'est constituée une manière de noblesse de service qui a peu à peu accaparé la réalité du pouvoir, sans jamais éliminer les kuge, les samouraï[6]. Cette classe, sans équivalent en Europe[7], s'est rapidement fédérée autour de descendants de princes impériaux (les Heike et les Genji), puis des shoguns. Ses principaux chefs, politiques et gouverneurs régionaux (les daimyo[8] et les shomyo[9]) ont été graduellement admis au sein des kuge (d'autant plus qu'ils en procédaient le plus souvent)[10]. Dans l'ensemble, les samouraï ont fourni au Japon shogounal la plupart de ses cadres, de ses militaires et de ses fonctionnaires, surtout provinciaux. Les chefs héréditaires de sectes ou de temples étaient généralement d'origine samouraï et classés comme tels.
Lors de la restauration de Meiji (1868), le nouveau gouvernement institua une nouvelle noblesse, ou kazoku, inspirée du système français (napoléonien) et anglais[11]: outre les kuge, ses bénéficiaires furent surtout des politiques (prince Ito Hirobumi, artisan de la colonisation japonaise de la Corée), des hauts fonctionnaires et des hommes d'affaires (baron Iwasaki Yatarô, fondateur du groupe Mitsubishi), pour la plupart d'origine buke.
Familles d'origine samouraï [modifier]
Près de deux millions de Japonais prétendent descendre, par les hommes, de ces fonctionnaires militarisés héréditaires. Néanmoins, la plupart des familles de samouraï administrant des provinces pour le compte de clans féodaux, leurs noms figuraient dans des registres provinciaux uniques, dont beaucoup ont été détruits lors de la restauration de Meiji: Il est donc souvent bien difficile de remonter les lignées[12] et de corroborer ces revendications, comme il est aussi difficile de suivre la lignée réelle au hasard des méandres des innombrables adoptions dont elle a fait l'objet…
Toutefois, de nombreux politiques[13] et de membres des Forces d'autodéfense sont d'origine samouraï avérée.
Armoiries [modifier]
L'immense majorité des familles japonaises disposent d'armoiries, sans pour autant prétendre à une quelconque origine noble. Ces armoiries ou kamon[14], bicolores, sont généralement portées sur les vêtements traditionnels - lors de cérémonies familiales (mariages et deuils) - et ne comportent ni heaumes, couronnes, plumetis, lambels et autres devises à l'occidentale[15]. Elles étaient/sont aussi employées pour décorer des objets ou des meubles. Les motifs en sont peu nombreux et on dénombre officiellement moins de 5 000 blasons japonais, toutes variantes confondues[16] : de nombreuses familles, quoique portant des noms différents et n'ayant pas de relations avérées, utilisent des armoiries identiques.
En Polynésie [modifier]
En Polynésie, le statut de chef tribal est souvent semi-héréditaire.
Aux Tonga, des titres de noblesse furent conférés à des grands chefs traditionnels lors de la fondation du Royaume des Tonga en tant qu'État d'inspiration occidentale, au dix-neuvième siècle. Ainsi furent posés les fondements de la noblesse tongienne, qui dispose à ce jour d'un grand prestige, ainsi que de prérogatives politiques[17].
Notes et références [modifier]
- Jules César, « Livre VI », sur forumromanum.org, Guerre des Gaules, Les Belles Lettres, 1926, liv. VI, 15.
- Sébastien Le Prestre de Vauban. Les oisivetés de Monsieur de Vauban: Ou Ramas de plusieurs mémoires de sa façon sur différents sujets Éditions Champ Vallon, 2007. Consulter en ligne
- Charles Fourier. Traité de l'association domestique agricole. Boussange, 1822. Consulter en ligne
- http://www.european-noble.eu/Statuts.htm
- Le nom officiel du Japon est nihonkoku (日本国?), c'est-à-dire le pays à/de l'origine du jour/soleil
- Terme vieilli (de nos jours, on dit plutôt buke); samurai provient du verbe saburau, signifiant garder, servir
- Par extension, on pourrait vaguement l'apparenter à la hidalguia espagnole ou à la gentry anglaise, etc.
- Grands seigneurs apanagés
- Petits seigneurs apanagés
- L'importance des daimyos et des shomyo dans la hiérarchie nobiliaire (voir la liste des clans japonais) était proportionnelle aux revenus officiels (calculés en koku de riz) qu'ils tiraient de leurs apanages, ainsi qu'à leur situation géographique; néanmoins, ces revenus étant calculés par le pouvoir shogounal lors de la prise de fonction du chef de famille, ils correspondaient généralement assez peu à la réalité des richesses de la région concernée. Au XVIIe siècle, un koku équivalait - officiellement - à quelque 180 litres de riz, soit la quantité nécessaire pour nourrir un adulte pendant une année
- Système aboli à la fin de la dernière guerre
- Ne serait-ce du fait des très, très fréquentes adoptions qui émaillent l'histoire de chaque famille…
- Par exemple, l'ancien Premier ministre, Naoto Kan, et son prédécesseur, Yukio Hatoyama, sont tous deux d'origine samouraï indiscutable et n'en font pas mystère.
- Toutefois, ces armoiries servaient, à l'origine, de symbole de clan (sashimono), que les samouraï de bas rang portaient sur leurs vêtements comme autant de marques d'appartenance. Seuls les samouraï de haut rang disposaient alors de leurs propres armoiries.
- Les armoiries japonaises ne se gravent pas non plus sur des chevalières, bijou dont les Japonais ignorent généralement l'usage.
- Très exactement 4 710 blasons (originaux et variantes incluses) selon le très officiel "Armoiries japonaises" (日本の家紋), travail collectif publié par Seigen (青幻舎).
- (en) "The History of the Tongan Constitution", Sione Latukefu, gouvernement des Tonga, 14 juillet 2008
Bibliographie [modifier]
- Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire Universel De France Ou Recueil Général Des Généalogies Historiques Des Maisons Nobles De Ce Royaume, (§Tomes 1 à 21), édité à Paris chez l'auteur 10 Rue de la Vrilliére à Paris, 1814 à 1819, archivé à la Library university of Wisconsign numérisé par Google Books
- Martin Aurell, La noblesse au Moyen Âge, Paris, Armand Colin, 1996 ;
- Christophe Badel, La noblesse de l’Empire romain. Les masques et la vertu, Seyssel, Champ Valon, coll. « Époques », 2005 (ISBN 2-87673-415-X)
- Jean-Marie Constant, La noblesse française aux XVIe et XVIIe siècle, Paris, Hachette, coll. « La vie quotidienne », 1994 (ISBN 2-01-235139-5)
- Philippe Contamine, La noblesse au royaume de France de Philippe le Bel à Louis XII, Paris, PUF, coll. « Moyen Âge », 1997 (ISBN 2-13-049688-1)
- Georges Duby, Les trois ordres ou l'imaginaire du féodalisme, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », 1978 (ISBN 2-07-028604-5)
- Philippe Du Puy de Clinchamps, La noblesse, 5e éd., Paris, L'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, 1996 ;
- Jacques Heers, Le Clan familial au Moyen Âge, Paris, PUF, coll. « Quadrige », 1993 (ISBN 2-13-044658-2)
- Gérard de Sède, Aujourd'hui, les nobles ..., Alain Moreau éd., Paris 1975
- Alain Texier, Qu'est ce que la noblesse ?, Tallandier, coll. « Approches », 1988 (ISBN 2-235-01780-0)
- Léo Verriest, Noblesse, chevalerie, lignages, Bruxelles, chez l'auteur, 1959
- Karl Ferdinand Werner, Naissance de la noblesse, Paris, Fayard, 1998 (ISBN 2-213-02148-1)
- Marquis Silva de Balboa, La Noblesse Fitz-James, Paris, Fayard, 1991
- J. Van Den Berghe, Noblesse Oblige, Globe, Grand-Bigard, 1997
- Pascal, Pensées, 1670
- Pierre Bourdieu, La distinction : critique sociale du jugement, éditions de Minuit, 1979, collection Le sens commun, 672 pages, (ISBN 2-7073-0275-9)
- Vincent Van Quickenborne et Jean-Marie Dedecker, Développements préliminaires. Proposition de loi abrogeant diverses dispositions concernant la noblesse Sénat de Belgique, 15 janvier 2002
- Jean de La Varende, La noblesse, Paris, pour les Amis de La Varende, 1964, 16 ff. non pag.
- René Laplanche, "Roger de la Boutresse, Genest Emile Aubert de la Faige-Centenaire des fiefs du Bourbonnais", éditions "Les Cahiers Bourbonnais", no 161, 1997.
- François Bluche et Jean-François Solnon, La véritable hiérarchie sociale de l'ancienne France. Le tarif de la première capitation (1695), Droz, 1983
- Paul de Pessemier 's Gravendries, Noblesse en Flandre. Passé, présent et avenir, Gent, Borgeroff en Lamberigts, 2010
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Armorial des familles nobles et notables de France
- Association de la noblesse française
- Familles subsistantes de la noblesse française
- Fausse noblesse
- Noblesse d'apparence
- Titre de noblesse
- Par pays
- Noblesse autrichienne
- Noblesse britannique (en) : baronnage anglo-normand, Pairie d'Angleterre
- Noblesse espagnole (en) : hidalgo, rico hombre, Grand d'Espagne
- Noblesse germanique (en) : ministériaux, Junker, Graf, Uradel
- Noblesse polonaise
- Noblesse hongroise
- Noblesse française
- Association d'entraide de la noblesse française (ANF)
- Noblesse d'Empire (Premier Empire)
- noblesse franque
- Noblesse belge
- Comtes et ducs d'Europe
Généralités [modifier]
- Aristocratie, Caste
- Agrégation à la noblesse
- Anoblissement
- Clan, Maison
- Distinction honorifique, Ordre honorifique
- Féodalité, Chevalerie
- Gentilhomme
- Noblesse d'extraction
- Quartiers de noblesse
- Roture, Roturier
- Société d'Ancien Régime
- Tiers état