Saint-Astier (Dordogne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Astier.
Saint-Astier
L'Isle à Saint-Astier.
L'Isle à Saint-Astier.
Blason de Saint-Astier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Saint-Astier
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord
Maire
Mandat
Élisabeth Marty
2014-2020
Code postal 24110
Code commune 24372
Démographie
Gentilé Astériens
Population
municipale
5 468 hab. (2011)
Densité 160 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 47″ N 0° 31′ 45″ E / 45.146388, 0.52916666666745° 08′ 47″ Nord 0° 31′ 45″ Est / 45.146388, 0.529166666667  
Altitude Min. 58 m – Max. 222 m
Superficie 34,25 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

Voir sur la carte administrative de Dordogne
City locator 14.svg
Saint-Astier

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

Voir sur la carte topographique de Dordogne
City locator 14.svg
Saint-Astier

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Astier

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Astier
Liens
Site web http://www.saint-astier.fr/

Saint-Astier est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine. C'est le chef-lieu du canton de Saint-Astier.

Ses habitants sont appelés les Astériens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 100 km à l’est de Bordeaux et à 20 km à l’ouest de Périgueux, Saint-Astier s’inscrit au cœur de la vallée de l’Isle. La croissance de sa population prouve la vitalité de sa vie économique et associative. La commune est desservie par la ligne de Coutras à Tulle avec la gare de Saint-Astier. L'apport récent de l'autoroute A89 représente un atout majeur pour les années à venir.

La ville de Saint-Astier possède un riche patrimoine historique. Certaines constructions insolites en témoignent aujourd’hui : mottes féodales, cluzeaux, châteaux, église fortifiée… Parfaitement intégrées au paysage, elles constituent autant de liens entre les lointains résidents du pays et ceux qui y vivent aujourd’hui. La campagne est également jalonnée de petites constructions : moulins à eau, pigeonniers, puits couverts, illustrent une économie et un mode de vie désormais disparus.

Environnement[modifier | modifier le code]

Plusieurs zones de protection liées aux cours d'eau sont délimitées sur le territoire communal.

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Depuis Périgueux jusqu'à sa confluence avec la Dordogne, l'Isle et sa vallée, ensemble de prairies et de cultures, représentent un site Natura 2000 très important pour une plante, l'angélique à fruits variables (Angelica heterocarpa) ainsi que pour le vison d'Europe et une libellule : le gomphe de Graslin (Gomphus graslinii). Outre la cistude d'Europe (Emys orbicularis) et l'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), on y trouve également des aires de reproduction de six espèces de poissons dont des lamproies et des aloses[2].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1 sont constituées sur le territoire communal :

  • au nord-est, la vallée du ruisseau le Jouis (ou le Jouy)[3],[4], notamment bordée, côté Léguillac-de-l'Auche, par des anciennes carrières d'où l'on extrayait le calcaire pour fabriquer de la chaux,

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Astier
Saint-Aquilin,
Chantérac
Léguillac-de-l'Auche Annesse-et-Beaulieu
Saint-Germain-du-Salembre Saint-Astier Montrem
Saint-Léon-sur-l'Isle Grignols

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Astier sur l'Isle · aux Courroies · Bellevue · Blanquine · Bonneval · Brouillaud · Brousset · Cabane de Cranillère · Chapelle des Bois · Chassaing · Château de Puy Ferrat · Chenevière · Crognac · Davalant · Excideuil · Fareyroux · Ferrière · Fontaneau · Fonvaleix · Gouraud · Jaffet · Jevah-Haut · Jevah-bas · la Basse Vaure · la Bassonie · la Bellonie · la Borie · la Chanterie · la Chapelle · la Civade · la Combette · la Floque · la Garmanie · la Grange · la Jarthe · la Jaurie · la Massoulie · la Mouline · la Passe · la Serve · la Turne · la Vaure · Labatut · Lautonie · le Fournet · le Lac Bleu · le Moulin de Puyolem · le Moulin du Puy · le Nicoulou · le Perrier · le Petit Puy · le Pigat · le Pontet · le Port · le Puy Saint-Astier · le Puyolem · le Roc · le Roudier · le Sausier · le Sol · le Verdier · le Zalat · l'Éperon · les Brandes · les Brousses · les Chapelles · les Chaumes · les Granges de Mangetout · les Moreloux · les Pichaux · les Quatre Routes · les Roches · les Veyssières · Leybardie · Leybarterie · Longuecôte · Merland · Merland du Puy · Monplaisir · Nouaillac · Puy de Merland · Puychaussat · Puyhonin · Puyolem · Rebière · Redondie · Redondie Basse · Reyterie · Rigole · Rougerie · Surbeyrol · Tamarelle · Theveny

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune fait référence à l'ermite Astérius qui s'est installé dans une grotte au début du VIe siècle[9].

En occitan, la commune porte le nom de Sench Astier[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Statue représentant
l'ermite saint Astier

Le territoire communal est habité dès le Néolithique puis à l'époque gallo-romaine[9].

La ville et son nom sont liés à l’histoire d’un homme, Astérius, fils d’une famille romaine, né au VIe siècle à Puy-de-Pont, à l’embouchure de l’Isle et du Salembre, près de Neuvic sur l'Isle. La légende veut que, devenu ermite, il réalise de nombreux miracles donnant au lieu une certaine renommée. Après sa mort, son tombeau attirant la dévotion des fidèles, une abbaye est bâtie au VIIIe siècle, autour de laquelle s'établit une cité[9]. Sur les rives de l’Isle, la petite bourgade subit de plein fouet les invasions qui ravagent le Périgord, notamment par les Normands qui la dévastent en 849[9]. En 980, une église est bâtie. Les restes de saint Astier y sont transférés.

L’église elle-même fera l’objet de fortifications successives, lui donnant son aspect massif actuel. Incendiée, elle sera reconstruite au XIe siècle et connaîtra plusieurs modifications jusqu’à nos jours. En 1219, Saint-Astier devient l’une des trente-quatre villes fortifiées du Périgord, se protégeant en particulier du côté de la rivière.

La première mention écrite connue du lieu remonte au début du XIe siècle sous la forme latine Sanctus Astherius[9]. À la fin du XIVe siècle, ce nom se transforme en Chasterius, puis au XVIe siècle en Chastier et Chastey[9]. La commune porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom d'Astier-sur-l'Isle[11].

L’évènement marquant du XIXe siècle fut la construction d’un pont permanent sur l’Isle, en remplacement des fragiles passerelles en bois, auxquelles chaque crue était fatale. Dès 1829, monsieur de Valbrune décide de se consacrer à la réalisation de cet ouvrage. Un appel à souscription est lancé. Les Astériens et les communes environnantes répondent pour une somme de 56 000 francs. Le pont, commencé en 1831, fut livré à la circulation le 12 octobre 1832. Cette méthode de la souscription publique fut utilisée pour agrandir la place du marché aux bœufs mais aussi pour remplacer l’horloge du clocher.

À proximité de la rivière, Saint-Astier fut concernée par le projet qui, en 1820, devait rendre l’Isle navigable de Périgueux à Libourne. Sur la commune, on établit trois écluses et un canal de dérivation de 1 300 mètres. Le 26 avril 1835, un bateau génois fit l’objet de la curiosité des Astériens.

Le 20 août 1944, des combats opposent les résistants aux allemands qui, en représailles, fusillent le soir même vingt-et-un otages, dont le curé de la paroisse, l'abbé Lafaye[12] au lieu-dit les Quatre Routes. Sur place, deux stèles ont été érigées pour rendre hommage à ces victimes ainsi qu'aux dix résistants morts pour la France ce jour-là.

Blason[modifier | modifier le code]

Blason : de gueules à une cloche d'or.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Astier depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Saint-Astier[13]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2011, Saint-Astier comptait 5 468 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 216 1 985 2 263 2 518 2 546 2 613 2 561 2 769 2 826
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 931 2 879 2 913 2 891 2 961 3 280 3 581 3 201 3 073
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 942 3 042 3 204 2 953 3 053 3 067 3 073 3 415 3 933
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 256 4 052 4 093 4 416 4 780 5 098 5 024 5 311 5 436
2011 - - - - - - - -
5 468 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (32,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (30,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,6 %, 15 à 29 ans = 14,9 %, 30 à 44 ans = 17,7 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 28,7 %) ;
  • 52 % de femmes (0 à 14 ans = 14,5 %, 15 à 29 ans = 13,8 %, 30 à 44 ans = 17,2 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 35,8 %).
Pyramide des âges à Saint-Astier en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,8 
11,2 
75 à 89 ans
15,5 
16,9 
60 à 74 ans
18,5 
20,1 
45 à 59 ans
18,8 
17,7 
30 à 44 ans
17,2 
14,9 
15 à 29 ans
13,8 
18,6 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de la Dordogne en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,7 
9,7 
75 à 89 ans
13,5 
17,4 
60 à 74 ans
17,7 
22,6 
45 à 59 ans
21,6 
18,8 
30 à 44 ans
18,1 
14,7 
15 à 29 ans
13,1 
16,2 
0 à 14 ans
14,3 

L'agglomération de Saint-Astier[modifier | modifier le code]

L'unité urbaine (l'agglomération) de Saint-Astier regroupe deux communes : Montrem et Saint-Astier[17], soit 6 719 habitants en 2011[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Saint-Astier a été rattachée au canton de Saint-Astier qui dépendait du district de Périgueux jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est supprimé et la commune est rattachée au canton de Grignols dépendant de l'arrondissement de Périgueux. Il change de nom et devient le canton de Saint-Astier en 1829, à la suite du transfert du chef-lieu de Grignols vers Saint-Astier[11].

Lors de l'importante réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014 et supprimant la moitié des cantons du département, la commune reste attachée au même canton[19].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2002, Saint-Astier intègre dès sa création la communauté de communes Astérienne Isle et Vern. Celle-ci disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie, la communauté de communes Isle, Vern, Salembre en Périgord.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1800 de Valbrune    
1800 1816 Poulard    
1816 1823 de Valbrune    
1823 1831 Nogué    
1831 1834 Gadaud    
1834 1840 Albin    
1840 1846 Baldou    
1846 1848 Albin    
1848 1864 Gadaud    
1864 1865 Dubet    
1865 1870 Maréchal    
1870 1873 Mauriac    
1873 1908 Maréchal    
1908 1920 Pareuil    
1920 1935 Astarie    
1935 1941 Chanraud    
1941 1945 Bru    
1945 1947 Maurice Laurent    
1947 1948 Aubin Lacore    
1948 1952 Maurice Crebet    
1952 1953 Pierre Astarie    
1953 1956 Léopold Delbary    
1956 1959 Louis Guichard    
1959 1977 Raymond Dupuy    
mars 1977 mars 2014 Jacques Monmarson PS Vice-président du Conseil général
mars 2014 en cours Élisabeth Marty[20] DVD Assistante commerciale

Jumelages[modifier | modifier le code]

En 1969, le collège de Saint-Astier a initié un jumelage avec le collège de Kengkok au Laos.

Économie[modifier | modifier le code]

L'emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi des habitants[modifier | modifier le code]

Au recensement de 1999, la population active totale (actifs + chômeurs) de Saint-Astier s'élève à 2 039 personnes[21]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans y est de 81 %, ce qui place la commune un peu en dessous de la moyenne nationale (82,2 %). On y dénombre 293 chômeurs (14,4 % des actifs, taux supérieur à la moyenne nationale 12,9 %). En tout et pour tout, la population comprend 40,1 % d'actifs, 26,6 % de retraités, 21 % de jeunes scolarisés et 12,4 % d'autres personnes sans activité[21].

Par rapport aux moyennes nationales, le pourcentage de retraités y est plus important (26,6 % contre 18,2 %) et le pourcentage de jeunes scolarisés y est à l'inverse, inférieur (21 % contre 25 %).

En 2004[22], la population active totale s'élève à 2 063 personnes, soit 41,1 % de la population. Le nombre de chômeurs s'est amoindri (257), représentant un taux de chômage de 12,5 %.

L'emploi sur la commune[modifier | modifier le code]

En 1999, la commune offrait 2 138 emplois[23].

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture Industrie Construction Tertiaire dont Commerce dont Services
Saint-Astier 1,3 % 12,3 % 6,8 % 79,7 % 9,6 % 11,3 %
Moyenne nationale 4,2 % 18,2 % 5,8 % 71,8 % 13,2 % 19,7 %
Sources des données : INSEE[23]

On remarque que le secteur tertiaire dominant l'économie nationale (71,8 %) occupe une place encore plus prépondérante au sein de l'emploi astérien (79,7 %).

Les entreprises[modifier | modifier le code]

Plusieurs usines de chaux établies près de l'Isle donnent à Saint-Astier le visage d'une ville industrielle.

On recense 186 entreprises sur la commune dont soixante commerces (32,3 %), quarante-quatre dans les services (23,6 %), vingt-cinq dans l'éducation, la santé et l'action sociale (13,4 %), et vingt-trois dans le secteur de la construction (12,4 %)[24].

En 2007, parmi les cent premières entreprises en termes de chiffre d'affaires HT ayant leur siège social en Dordogne, on trouve implantées sur Saint-Astier[25] :

  • Saint-Astier Distribution (hypermarchés) : 24e, 28 520 k€ ;
  • SA Picandine (fabrication de fromage) : 49e, 14 702 k€ ;
  • Société nouvelle de Chaux et ciments de Saint-Astier (activités des sociétés holding) : 51e, 14 037 k€.

Leur classement par secteur d'activité en Dordogne est le suivant :

  • dans le commerce, Saint-Astier Distribution est 9e[26] ;
  • dans le secteur des services, la Société nouvelle de Chaux et ciments de Saint-Astier se classe également 9e[27] ;
  • dans l'agroalimentaire[28], la SA Picandine est 8e. Dans le même secteur, on trouve également en 30e position Bétail viande Astérienne Debrégeas (transformation et conservation de la viande de boucherie) avec 2 220 k€ de chiffre d'affaires HT et à la 45e place, la Petite Périgourdine (préparation industrielle de produits à base de viande) avec 1 462 k€.

Les atouts de la commune[modifier | modifier le code]

Les zones d'activité[modifier | modifier le code]

La commune possède sur son territoire trois zones d’activités : Mallebay, la Serve et le Roudier. Celles-ci comportent plusieurs entreprises d’importance : fromagerie Picandine (groupe Rians), Chausson matériaux, Point P, Signature F (fauteuils de spectacle), Colas… Le développement économique de la commune n'est pas pour autant terminé, puisqu'une ZAC intercommunale est actuellement en développement, avec l’implantation de la société ISOA.

La chaux blanche[modifier | modifier le code]

À l’heure où la chaux retrouve ses lettres de noblesse dans le bâtiment, la chaux de Saint-Astier a su prendre une place essentielle et incontournable sur le marché national et européen de la restauration.

En 1850, Louis Vicat, ingénieur des ponts et chaussées, prospectait les ressources du pays en pierre à chaux. Il mit en évidence les propriétés du calcaire du bassin de Saint-Astier. Ses recherches géologiques lui permirent d’assurer que le calcaire de Saint-Astier pouvait convenir à la fabrication d’une chaux naturelle pure, dont la faible hydraulicité permettait son emploi en milieu humide.

Le banc calcaire de dix kilomètres de long appartient à l’ère secondaire, groupe crétacé supérieur, étage Campanien (75 millions d’années). Ce calcaire provient de dépôts marins constitués de coquillages, coraux, marnes et autres animaux infiniment petits et nombreux. La mer ayant été très calme, cela donne des couches d’une grande régularité sur plusieurs centaines de mètres d’épaisseur et une composition chimique et minéralogique du calcaire constante.

Même au plus fort de la conquête du ciment, vers 1900, alors que la plupart des chaufourniers disparaissaient, les chaux de Saint-Astier ont parfaitement résisté grâce à la qualité de ce calcaire particulier et à la modernisation des sites de production.

Le bassin de Saint-Astier, unique en Europe par l’homogénéité de son gisement calcaire, regroupe trois usines de production qui distribuent les chaux naturelles de Saint-Astier et des enduits prêts à l’emploi : Safa, Cimchaux et la Dordognaise. Les chaux pures résultent exclusivement de la cuisson d’un matériau calcaire suivi d’une extinction sans aucun additif.

Le Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG)[modifier | modifier le code]

L'entrée du CNEFG à Saint-Astier.

Parmi les institutions astériennes, le Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) tient une place notable. Créé suite aux évènements de mai 68, sur un ancien site de l'Armée de l'air, il fut Centre de perfectionnement de la gendarmerie mobile, Centre d'Instruction de la Gendarmerie puis Centre d'Instruction des Gendarmes Auxiliaires.

Le CNEFG fournit les moyens et les infrastructures adaptés à la formation et au perfectionnement des gendarmes mobiles et gardes républicains qui viennent acquérir à Saint-Astier les techniques élémentaires au maintien de l'ordre. Le Centre permet aussi la formation et le perfectionnement du Groupement de sécurité et d'intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN), des gendarmes moniteurs d'interventions professionnelles (MIP et MIPFO), les diplômes d'armes (DA), des Équipes régionales d'intervention et de sécurité (ERIS) de l'administration pénitentiaire, des personnels des douanes aux techniques d'intervention professionnelle (IP) qui sont en perpétuelles évolutions.

Le centre accueille également les unités similaires de nombreux pays (Espagne, Italie, Maroc, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie, Slovénie ou Turquie...). Cette dimension internationale permet les échanges de compétences dans les domaines du maintien de l'ordre et de l'intervention professionnelle. Le CNEFG est le plus grand centre de ce type en Europe.

Les marchés[modifier | modifier le code]

« Saint-Astier, petite ville, grand clocher. »

Le rendez-vous privilégié pour rencontrer les producteurs, goûter les produits du terroir, écouter les anciens discuter en patois, découvrir la ville autrement, chaque jeudi matin :

  • Marché au gras de novembre à mars ;
  • Marché aux truffes ;
  • Marché de produits régionaux sous la halle de la ville durant tout l'été.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Lieu de vie et d'échanges, La Fabrique réunit toutes les activités qui font un centre culturel vivant et dynamique : salle de spectacles et de cinéma, hall d'exposition, espace de restauration avec cuisines équipées, salles de réunion, studio de danse, salles d'enseignement musical et d'arts plastiques… Le bâtiment municipal abonde d'une vie associative ardente, pour tous les publics.

Le cinéma[modifier | modifier le code]

Un cinéma privé était déjà présent à Saint-Astier mais il a fermé ses portes en 1982. Rouvert comme cinéma municipal – ce qui en fit la première salle d'Aquitaine de ce statut – sa gestion et sa programmation furent abordées dans un esprit de service public, bien loin des préoccupations commerciales des réseaux de distribution.

Il ne faut cependant pas confondre associatif et désuet : la salle de cinéma, d'une capacité de cinq-cents places assises, n'a rien à envier aux multiplexes : elle dispose d'un écran panoramique de 45 m2, du son Dolby Digital et est classée Art & Essai.

La politique tarifaire est aussi en adéquation avec le projet, puisque le prix moyen est de 5,25 €, avec un système d'abonnement. La Fabrique assure environ quarante séances par mois, tous les soirs à 21h, plus des séances à 14h et 17h les mercredis, samedis, dimanches et pendant les vacances scolaires.

Le centre culturel[modifier | modifier le code]

Le centre culturel est géré par convention par l’association CRAC. Tout au long de l'année, il assure une programmation de spectacles axée sur la chanson et le jeune public, avec de fréquentes décentralisations sur les communes alentour.

Chaque année, au mois de mai, le festival La Vallée est le témoignage de la vitalité de ce territoire avec l’accueil de plus de vingt artistes sur treize communes. Depuis 1994[29], ce projet culturel mêle création théâtrale, spectacles de rues, concerts de musiques amplifiées, spectacles pour enfants durant le temps scolaire, rencontres conviviales autour d’une équipe artistique dans les villages et projets en direction des familles.

La médiathèque[modifier | modifier le code]

La médiathèque permet d’emprunter gratuitement de nombreux documents écrits, audiovisuels et multimédia et propose un poste d’accès à Internet. Elle dispose d’un fonds de 24 000 livres, 960 périodiques, 1 700 enregistrements sonores, 600 vidéos et 50 cédéroms. Une partie de ces documents provient de la bibliothèque départementale de prêt et est régulièrement renouvelée.

Parallèlement, la médiathèque organise régulièrement des expositions, conférences, lectures.

L’école de danse[modifier | modifier le code]

L’école de danse Art & Mouvement accueille les enfants à partir de quatre ans. Plusieurs disciplines et niveaux sont proposés, ainsi que des cours pour adultes, des stages et des soirées.

La ville de Saint-Astier accueille également près d’une vingtaine d’associations et structures à vocation culturelle dont certaines à vocation départementale : Ciné-Passion en Périgord et le Conservatoire de musique.

Sports[modifier | modifier le code]

Saint-Astier, par la richesse de ses infrastructures et le nombre important de ses associations sportives, encourage les pratiques sportives par le biais d’un service des sports qui coordonne les activités et gère les installations : deux stades, deux gymnases, quatre courts de tennis (dont un couvert), une salle de musculation, une piscine couverte.

Des éducateurs interviennent dans les écoles et auprès des clubs. Ils encadrent également les jeunes à travers le centre de loisirs et le club ados.

Jeunesse / Éducation[modifier | modifier le code]

Pour les plus jeunes, Saint-Astier offre trois systèmes d’accueil, la crèche familiale, le service multi-accueil et le centre de loisirs maternel, ainsi qu’un centre de loisirs et une maison des jeunes.

Saint-Astier dispose de trois écoles et un collège : l'école maternelle, située en centre-ville, l’école primaire Mounet-Sully et l’école Gimel, située à la périphérie de la ville à proximité des stades et de la piscine.

Le collège Arthur Rimbaud a déménagé à la rentrée 2009 dans un nouveau bâtiment, construit sur le site de Gimel. Plus vaste, aéré et fonctionnel, il s’agit du premier collège conçu selon la norme HQE (Haute qualité environnementale) en Dordogne.

Manifestations / Fêtes locales[modifier | modifier le code]

  • JSA d’Or, janvier
  • Festival La Vallée, mai / juin
  • Prix du Muguet (cyclisme), mai
  • Le mois du Théâtre, été
  • Nuit des Bandas, juillet
  • Itinéraire baroque, juillet
  • Académie de la Couleur, juillet
  • Fête du Cheval, août
  • Comice agricole, septembre
  • Journées du patrimoine, septembre
  • Fête votive, octobre
  • La Valentin Huot (cyclisme), octobre

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Patrimoine civil ou militaire[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Contrairement à ce qui est noté dans le Dictionnaire des châteaux du Périgord de Guy Penaud (Éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 97828790012216[à vérifier : ISBN invalide])), la Chartreuse de Fareyrou (qui est le côté ouest du repaire de Fareyrou) n'est pas située sur la commune de Léguillac-de-l'Auche mais sur Saint-Astier

Références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire des maires de la Dordogne 2009, p. 225
  2. Vallée de l'Isle de Périgueux à sa confluence avec la Dordogne sur le réseau Natura 2000. Consulté le 4 novembre 2009
  3. [PDF] DIREN Aquitaine - Vallée du Jouis. Consulté le 4 novembre 2009
  4. Carte de la ZNIEFF 26090000 sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 4 novembre 2009
  5. [PDF] DIREN Aquitaine - Vallée de l'Isle entre Razac-sur-l'Isle et Saint-Astier. Consulté le 4 novembre 2009
  6. Carte de la ZNIEFF 26690000 sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 4 novembre 2009
  7. [PDF] DIREN Aquitaine - Haute vallée du Salembre. Consulté le 15 janvier 2012.
  8. Carte de la ZNIEFF 26080000 sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 15 janvier 2012.
  9. a, b, c, d, e et f Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 299-300.
  10. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 25 novembre 2013.
  11. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Texte présenté à la presse le 16 août 1991 au nom du Comité départemental de liaison de la Résistance, et publié dans le n° 82 de septembre 2006 de "la Voix de la Résistance en Dordogne"
  13. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 21 mars 2014)
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  15. « Évolution et structure de la population à Saint-Astier en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population de la Dordogne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  17. Insee, unité urbaine 2010 de Saint-Astier, consulté le 29 octobre 2011.
  18. Unité urbaine 2010 de Saint-Astier (24203), sur le site de l'Insee, consulté le 12 décembre 2014.
  19. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 18 décembre 2014)
  20. Christian Lacombe, Elisabeth Marty en place, Sud Ouest édition Dordogne du 31 mars 2014, p. 16.
  21. a et b Données INSEE compulsées par le journal du Net Emploi à Saint-Astier
  22. INSEE - Enquête annuelle de recensement 2004
  23. a et b INSEE 1999 - Emplois au lieu de travail
  24. Les entreprises de Saint-Astier sur le site du Journal du net
  25. Sud Ouest éco, supplément au journal Sud Ouest, édition Dordogne du 13 novembre 2008, pages 8 et 9
  26. Sud Ouest éco, supplément au journal Sud Ouest, édition Dordogne du 13 novembre 2008, page 25
  27. Sud Ouest éco, supplément au journal Sud Ouest, édition Dordogne du 13 novembre 2008, page 20
  28. Sud Ouest éco, supplément au journal Sud Ouest, édition Dordogne du 13 novembre 2008, page 32
  29. Chantal Gibert, 20 ans, ça se fête, Sud Ouest édition Dordogne du 3 mai 2013, p. 11.
  30. Jacques Gardelles, Aquitaine gothique, p. 142-145, Picard, Paris, 1992 (ISBN 2-7084-0421-0)
  31. « Église Saint-Astier », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Chapelle des Bois », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. DIREN Aquitaine - Site du Brouillaud
  34. « Chartreuse de Fareyrou », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. Le Château de Puyferrat sur le site La passion des châteaux
  36. « Château de Puyferrat », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Château du Puy », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Maison », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Maison », base Mérimée, ministère français de la Culture