Mérignac (Gironde)

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Mérignac
Église de Mérignac
Église de Mérignac
Blason de Mérignac
Blason
Mérignac (Gironde)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Chef-lieu de 2 cantons
Canton de Mérignac-1
Canton de Mérignac-2
Intercommunalité Communauté urbaine de Bordeaux (CUB)
Maire
Mandat
Alain Anziani (PS)
2014-2020
Code postal 33700
Code commune 33281
Démographie
Gentilé Mérignacais
Population
municipale
65 882 hab. (2011)
Densité 1 368 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 35″ N 0° 38′ 41″ O / 44.843056, -0.644722 ()44° 50′ 35″ Nord 0° 38′ 41″ Ouest / 44.843056, -0.644722 ()  
Altitude Min. 12 m – Max. 53 m
Superficie 48,17 km2
Localisation

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Liens
Site web www.merignac.com

Mérignac (prononcé [me.ʁi.ˈɲak]) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine). Ses habitants, les Mérignacaises et les Mérignacais, étaient 67 410 en 2009[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine elle repose sur les ruisseaux la Devèze, le Peugue et les Ontines, dans la banlieue ouest de Bordeaux. Siégeant à 45 km des plages girondines, elle représente la deuxième plus grande ville de Gironde après Bordeaux. On y accède par l'autoroute, appelée localement rocade, sorties sortie 09, sortie 10, sortie 11a, sortie 11b et sortie 12, par voie ferrée via la gare de Bordeaux-Saint-Jean ou par voie aérienne à l'aéroport de Bordeaux - Mérignac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mérignac
Saint-Médard-en-Jalles Le Haillan Eysines
Martignas-sur-Jalle Mérignac Bordeaux
Saint-Jean-d'Illac Pessac
Situation de Mérignac dans la CUB

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La nature du sous-sol se compose d'une stratification complexe de matériaux sédimentaires du Jurassique, Crétacé et Tertiaire[2]. Les forages montrent d'abord une formation lithologique de sables et galets du Quaternaire sur 10 mètres de profondeur, puis de sables et calcaires coquilliers du Miocène jusqu'à 40 mètres, et de calcaires plus grossiers de l'Oligocène jusqu'à 100 mètres. Entre 110 et 650 mètres de profondeur, une superposition de couches de l'Éocène propose des molasses argilo-sableuses, une alternance de calcaires et d'argiles grisâtres, des grès grossiers entre 400 et 470 mètres, puis à nouveau sables et argiles. Vient ensuite une profonde série de calcaires à partir de 650 mètres, allant des blancs aux crayeux, jusqu'aux bioclastiques blancs à 1 000 mètres de profondeur. Au-delà commencent à apparaître des dolomies cristallines du Cénomanien, puis des grès, sables et argiles ligniteuses jusqu'à 1 200 mètres. À partir de cette limite, les forages rencontrent une formation du Jurassique supérieur avec parfois présence de la dolomie de Mano, un aquifère d'eau chaude (jusqu'à 60 °C) pouvant alimenter une centrale géothermique.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les Ontines

Le territoire de Mérignac connaît deux ruisseaux principaux, la Devèze et les Ontines, d'autres ruisseaux plus discrets et différents niveaux d'aquifères[3] en sous-sol. Les eaux qui ruissellent de la plate-forme imperméable de l'aéroport sont acheminées vers cinq bassins versants, avant d'être traitées dans des bassins de régulation équipés d'un séparateur à hydrocarbure.

Ce ruisseau prend sa source à l'est de l'aéroport, où il draine une nappe du Plio-Quaternaire. La Devèze alimente un bassin de stockage avant d'être entièrement canalisée sous terre jusqu'au Peugue, un ruisseau parallèle du territoire de Pessac, et son débouché dans la Garonne après la station de traitement. Elle rencontre entre-temps deux affluents, successivement le Devaux et le Caudéran, eux aussi entièrement canalisés, et contourne les eaux du Parc de Bourran. L'analyse chimique révèle une eau bicarbonatée calcique et ferrugineuse, de couleur jaunâtre. L'eau possède une charge organique importante qui lui confère une mauvaise qualité hydrobiologique, et présente un fort taux d'ammonium, d'orthophosphates et de cuivre[4].

  • Les Ontines

Prenant sa source à Mérignac-Beutre entre l'Ermitage et la Fontaine, il draine les eaux pluviales et s'écoule, canalisé par endroits, dans un lit de végétation. Son niveau est régulé par le bassin de rétention La Fontaine, le long de la rocade. Il alimente ensuite le bassin d'étalement Lucatet à Chemin Long, puis celui du Chêne Vert sur le Domaine de Fantaisie. L'analyse chimique révèle une eau polluée mais claire.

  • Le Magudas

Ce ruisseau, issu des eaux de ruissellement de la zone aéroportuaire de Mérignac, prend sa source au nord-est avant de pénétrer Saint-Médard-en-Jalles.

  • L'Hestigeac

Parfois orthographié Estigeac, il prend forme au nord-ouest de l'aéroport par les eaux de ruissellement, puis délimite un temps la frontière avec Martignas avant d'affluer dans la Jalle de Martignas ; jalle signifiant ruisseau en landais. Son eau reçoit encore des pollutions de l'ancienne décharge, notamment en ammoniaque, en nitrates et phosphates, et présente des traces de plomb et d'arsenic en faible quantité[5].

  • La Craste du Cerne

Apparaît à l'ouest de l'aéroport par la concentration des eaux de ruissellement. Son nom évoque un fossé d'écoulement des eaux (craste) le long d'un champ (cerne)[6].

Issu de Pessac, il délimite la frontière au sud de Mérignac sur les quartiers Chemin Long, le Burck et Arlac, avant d'alimenter le bassin d'étalement de Carmaux aux abords de la voie ferrée. Ses eaux présentent des concentrations importantes en ammonium et orthophosphates, selon les saisons.

  • Le Bijou

Affluent de la Devèze depuis l'ancien domaine château du même nom.

  • Sept aquifères
La fontaine d'Arlac

Les forages rencontrent 7 aquifères à différents niveaux de profondeur, sur une répartition hétérogène. Jusqu'à 10 mètres il s'agit d'alluvions plio-quaternaires, une couche rarement profonde drainée entre autres par la Devèze vers la Garonne. Cette eau filtre également jusqu'à 40 mètres dans les sables argileux et les marnes sableuses du Miocène. Viennent ensuite des formations de calcaires à astéries de l'Oligocène, qui s'enfoncent jusqu'à 110 mètres et contiennent une eau à 15 °C captée pour l'alimentation hydrique de la communauté urbaine de Bordeaux (CUB). Entre -240 et -460 mètres se trouve une nappe phréatique imprégnée dans des calcaires et sables de l'Éocène, dont les eaux de 25 °C sont largement exploitées pour l'alimentation de la CUB. L'exploitation intensive de ce quatrième aquifère ayant engendré une dépression géologique, elle est fortement règlementée sur tout le département depuis un décret du . Le cinquième aquifère est formé de sables et calcaires du Crétacé supérieur, entre 650 et 990 mètres de profondeur. Il contient des eaux proches de 35 °C, au renouvellement assez lent. Entre 990 et 1 200 mètres apparaît un aquifère de calcaires et de dolomies du Crétacé supérieur, imbibé d'une eau atteignant 55 °C. Le septième aquifère correspond à la dolomie de Mano et se rencontre inégalement sur le territoire à partir de 1 200 mètres de profondeur ; il propose une eau faiblement minéralisée qui peut atteindre une température de 60 °C. Depuis le , le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) ajoute une spécificité aux règles précédentes dans la gestion des aquifères du département de la Gironde[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Mérignac bénéficie du climat océanique aquitain, avec des hivers doux souvent pluvieux, parfois accompagnés de très brefs épisodes neigeux en février, et des chaleurs estivales atténuées par l'océan. Mérignac a connu sa plus basse température enregistrée en janvier 1985, avec -16,4 °C, et sa plus haute en août 2003 avec 40,7 °C.

Le vent souffle principalement d'ouest nord-ouest, plus rarement de sud-ouest. La ville est exposée aux tempêtes océaniques, dont les plus destructrices ont été les dépressions Martin en décembre 1999, et Klauss en janvier 2009 avec des rafales à 161 km/h mesurées sur l'aéroport, battant le record de la nuit orageuse du 15 au 16 juillet 2003[8] (158 km/h).

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,3 3,1 3,9 6,3 9,5 12,4 14,4 14,2 12,2 9,1 5,1 2,9 8
Température moyenne (°C) 5,8 7,1 8,8 11,3 14,6 17,8 20,2 19,9 17,9 14 9,1 6,4 12,7
Température maximale moyenne (°C) 9,4 11,2 13,7 16,3 19,7 23,2 26,1 25,6 23,7 18,9 13,1 9,9 17,6
Ensoleillement (h) 86 109 162 190 211 242 276 249 207 165 103 83 2 083
Précipitations (mm) 100,4 85,5 76,4 72,2 77,3 56,2 46,5 54,2 73,9 87,6 94,1 98,7 923
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Bordeaux-Mérignac de 1961 à 1990[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est attesté sous la forme Mairinaco en 1102[10].

Le second élément est le suffixe gallo-roman *-ACU. Le premier élément semble être le nom de personne gallo-roman Matrinius, comme l'indiquent clairement les formes anciennes des autres Mérignac (cf. Charente, Matriniaco 1405), avec une graphie occitane Mayrinhac-Lentour (Lot, Madriniacum 930) et les formes d'oïl comme Margny-les-Compiègne (Oise, Matriniacus 917) et Margny-sur-Matz (Oise, Matriniaco 917)[11].

Évolution phonétique parallèle à celle du latin mater « mère », à la base du surnom Matrinius, attesté en français sous les formes medre au Xe siècle et madre au XIe siècle, etc. Occitan maire [maʲre].

Histoire[modifier | modifier le code]

Naissance et évolution[modifier | modifier le code]

Tour de Veyrines, XIVe siècle

Si les fouilles archéologiques attestent une présence humaine entre 2000 et 1500 av. J.-C., la création de la ville semble remonter à l'époque de l'occupation romaine de la Gaule[12]. Le domaine d'une villa rustica gallo-romaine du Ier siècle, *Matriniacus, centré à l'emplacement actuel de la vieille église romane, aurait peu à peu évolué en village autour du ruisseau de la Devèze aujourd'hui souterrain. On y pratiquait déjà, entre autres, la viticulture sur graves. Quelques colonnes se dressent encore au sud-est de l'actuel cimetière de la commune.

Le christianisme catholique marquera ensuite sa présence par la création, dès le VIe siècle, de la paroisse Saint-Vincent, dont les traces archéologiques les plus anciennes évoquent un cloître mérovingien de la première moitié du XIIe siècle, et la présence d'une nécropole au même endroit. Seule en subsiste l'actuelle église romane édifiée entre 1122 et 1131, elle-même plusieurs fois détruite et reconstruite. À partir du haut Moyen Âge, Mayrinac connaîtra alternativement les dominations française, normanno-angevine et anglaise. Encore sous la régence du duché d'Aquitaine au XIIe siècle, le territoire est ensuite investi par deux seigneuries sous le chapitre de Saint-Seurin ; Veyrines et Maison Noble d'Espagne. Fidèle au roi de France, Veyrines est assaillie par les Anglais en 1242. En dépit du soutien de Bertrand de Blanquefort, les seigneuries sont définitivement vaincues en 1274 et prêtent allégeance à Édouard Ier d'Angleterre. Puis le territoire tombe sous l'influence de Philippe Le Bel au XIVe siècle, période durant laquelle Veyrines devient propriété du pape Clément V et sa famille, qui compte les maisons Durfort, Budos et Montferrand. À nouveau sous domination anglaise le , à l'occasion du traité de Brétigny, le territoire va redevenir plus ou moins français dès le XVe siècle peu après la bataille de Castillon, puis définitivement à la mort de Charles de Valois en 1472.

La vigne, renforcée par les Anglais, constituera la principale activité du village, désormais orthographié Meyrinac. La jurade de Bordeaux achètera en 1526 les terres détenues par Veyrines, contre 9 500 écus d'or. Durant la Fronde, Meyrinac subit de graves dommages à la suite des pillages répressifs des troupes du Duc d'Épernon en 1649.

En 1790, Meyrinac devient la commune de Mérignac en englobant les hameaux alentour d'Arlac, Beutre, Beaudésert, Bourranville, le Burck, Capeyron, Chemin-Long, les Eyquems, pour s'inscrire au sein du nouveau district de Bordeaux. La bourgeoisie bordelaise y installe chartreuses et châteaux. La production de vin de Graves restera importante, avec les châteaux Luchey-Picquecaillou, Bourran, Beauséjour, Fourchateau ou Chêne-Vert, tout en assistant dès le XIXe siècle au développement progressif de l'élevage bovin ainsi qu'à l'apparition d'une ère industrielle. L'installation de l'aérodrome de Marcel Issartier[13], dès 1910, marquera les prémices de l'industrie aéronautique mérignacaise. Quelques décennies plus tard en effet, un autre Marcel y fera installer l'annexe de l'une de ses usines, la Société Talence Avions Marcel Dassault, qui deviendra Mérignac Avions Marcel Dassault puis l'actuelle Dassault Aviation à côté de ce qui est désormais un aéroport international. Charles de Gaulle rejoindra de cet aéroport la Grande-Bretagne en 1940.

Le camp de Pichey-Beaudésert[modifier | modifier le code]

Installé en 1939 comme annexe du Fort du Hâ[14], il servit d'abord aux réfugiés de la guerre d'Espagne avant de devenir en 1940 l'un des nombreux centres de séjour surveillé (CSS) installés par le régime de Vichy[15]. Le , après la transmission par la Kommandantur de Bordeaux de l'avis d'internement de tous les nomades des territoires occupés, le camp recevra de nombreuses familles tziganes[16]. Puis la police de sûreté allemande ordonnera, le , l'internement des juifs de 16 à 45 ans ; 459 d'entre eux seront transférés à Drancy la même année.

Après la seconde guerre mondiale, le camp servira à l'internement des collaborateurs en attente de jugement, puis à partir de 1946 à celui des clandestins étrangers, en particulier espagnols. Il a été fermé en 1948 en tant que camp d'internement, mais hébergera temporairement des personnes sans domicile jusqu'en 1956 avant d'être définitivement détruit. Une stèle de marbre datée de novembre 1985 marque son emplacement.

Il existe un témoignage graphique de la vie du camp, sous la forme de trois estampes monochromes réalisées par Sonia Steinsapir.

Densification urbaine[modifier | modifier le code]

Bâtiments du parc Divona côté jardins en 2011

Après la Seconde Guerre Mondiale, Mérignac connaît comme le reste de la France un pressant besoin de logements et de nouveaux édifices de services. Dès les années cinquante, le maire Robert Brettes entame un programme d'urbanisation intensive. Champs, chartreuses et parcs disparaissent sous les engins de chantier au profit de bâtiments géométriques. Les bois Pont-de-Madame et Pin Galant, entre autres, s'évanouissent ainsi au profit d'habitations. Les ruisseaux sont canalisés dans des buses et les étangs asséchés. Le vaste Château du Parc est rasé au début des années soixante, ainsi que le manoir lui faisant face, remplacés par des barres et des tours d'habitation de part et d'autre de l'avenue de l'Yser. À cette période surgissent le bureau de poste actuel, collèges et lycée, le stade, des logements sociaux comme celui des « Fauvettes », une zone commerciale nommée aujourd'hui Mérignac Soleil, et quelques bureaux dont le bâtiment très singulier des anciens laboratoires pharmaceutiques Sarget, au bord de l'avenue Kennedy, dessiné en 1966 par Marcel Breuer[17]. Il héberge actuellement le laboratoire Méda Pharma. Guillaume Gillet apporte sa contribution en dessinant la tour de la résidence Parc du Château. L'aéroport s'agrandit en conséquence, s'équipe d'un radôme impressionnant et assiste à la naissance d'une zone hôtelière. La population passe ainsi de 20 000 à 50 000 habitants, avec le développement d'une industrie très dynamique autour entre autres de l'aéronautique et de l'armement.

Fouilles préventives près de la vieille église, avant implantation des logements sociaux.

Mérignac bénéficie d'une seconde vague d'urbanisation intense et nécessaire à partir du XXIe siècle. Si la campagne démarre dès les années quatre-vingt, avec l'émergence de la salle du Pin Galant, avec la quasi disparition, au quartier d'Arlac, du parc du château Peychotte pour l'édification de tours résidentielles, et avec la transformation d'une partie du parc de Bourran en lotissements, le remodelage le plus important commence avec l'aménagement du tramway. Le centre-ville subit une transformation et un embellissement architectural, par la destruction des dernières échoppes et de pavillons. En 2007 l'ancienne mairie de 1903, et son école élémentaire, adopte une greffe contemporaine pour devenir la médiathèque. Mérignac bénéficie également de l'arrivée du tramway avec le prolongement de la ligne A. Le terminus de la ligne se situait sur la place Charles-de-Gaulle, avant la troisième phase d'extension des lignes démarrée en 2013. La ligne A se prolongera ainsi de la place du centre-ville vers le Pin galant, la Mairie, la cité des Pins et franchira la rocade. La vieille église s'entoure dès 2013 de bâtiments de 4 à 5 étages surplombant des commerces. Le quartier Mondésir s'étoffe de nouveaux lotissements au design étudié, à l'image du « Parc Divona » de l'avenue de la Marne, très minéralisé créé par l'architecte Rudy Ricciotti. Le paysage est redéfini par endroit sous une composition végétale comme sur l'avenue de l'Yser. La zone commerciale subit également une mutation, des Quatre-Chemins à Chemin-Long, jusqu'à l'aéroport. Ce dernier changera de visage dès 1995, avec la contribution de Philippe Starck qui en dessinera la tour de contrôle. Les derniers champs et coins de nature sont ainsi promis à l'imagination des urbanistes. En ce sens, la commune de Mérignac se dirige vers le visage d'une ville, pour un futur dépassant 80 000 habitants. Mérignac est aujourd'hui la deuxième ville de Gironde et la troisième d'Aquitaine (Bordeaux, Pau et Mérignac).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mérignac

« D'azur à la tour d'argent ouverte de gueules, à la barre du même brochant sur le tout. »

Créé par le conseil municipal de 1978, le blason représente la tour médiévale de Veyrines, seule rescapée — grâce à sa fonction de jalon cartographique — de la destruction du château du XIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1826 1829 Étienne de Chavaille   président du tribunal des douanes de Bordeaux
1831 1836 Taussac    
1837 1841 Caillavet    
1842 1848 Marc-Antoine Deliège    
décembre 1851 octobre 1853 Marc-Antoine Deliège    
1854 1859 Tornezy    
mars 1860   Émile Mareilhac    
août 1870   Émile Mareilhac    
septembre 1875   Émile Mareilhac    
1927 29 août 1944 Benjamin Saufrignon AD Verrier
1er septembre 1944 1974 Robert Brettes PS député
1974 2014 Michel Sainte-Marie PS député
2014 en cours Alain Anziani PS sénateur
Les données manquantes sont à compléter.

Mérignac est divisée en deux cantons:

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 65 882 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 511 2 427 3 039 2 764 3 097 3 034 3 276 3 264 3 648
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 910 4 284 4 450 265 4 967 5 162 5 735 6 159 6 713
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 052 7 421 7 594 9 515 11 939 15 363 17 034 21 417 23 050
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
32 355 45 951 50 652 51 306 57 273 61 992 65 469 65 882 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La station Météo-France
  • Institut de Maintenance Aéronautique (appartenant à l’UFR de Physique de Bordeaux-I)
  • Bordeaux Aéroparc : un grand projet communautaire est en cours d'implantation au bord des pistes de l'aéroport Bordeaux Mérignac. Le concept de ce parc technologique et scientifique est inspiré du technoparc de Saint-Laurent au Québec (arrondissement de Montréal). Situé au cœur du pôle mondial de compétitivité Aerospace Vallée, Bordeaux Aéroparc propose un environnement de haute qualité pour l'accueil et l'implantation des entreprises du secteur aéronautique, spatial et défense ; spécialement les PME-PMI haute technologie. Il constituera un centre de ressources spécialisé dans les systèmes embarqués, la sûreté et la sécurité, les activités de géo-localisation, les systèmes de drone et l'aménagement cabine.
  • Depuis 2005 seuls six avions[22] au monde réalisent des vols paraboliques afin de recréer les conditions des vols spatiaux. L'A300 « Zéro G » exploité par Novespace (filiale du CNES) est basé à Mérignac. Une trentaine de vols paraboliques par an permettent de mener de nombreuses expériences scientifiques en apesanteur. Jean-François Clairevoy, astronaute français, est PDG de Novespace.

Viticulture[modifier | modifier le code]

Mérignac est une commune viticole française du vignoble des Graves. Elle fait partie des communes viticoles de Bordeaux autorisées à produire les vins : AOC Pessac-Léognan, AOC Crémant de Bordeaux, AOC Bordeaux supérieur, AOC Bordeaux, AOC Graves et AOC Graves supérieures[23].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Chartreuse de Foncastel: ancienne maison de campagne des archevêques de Bordeaux, du XVIe siècle à la Révolution. La demeure actuelle est édifiée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, vendue comme bien national de première origine elle devint résidence d'été d'une famille de banquiers bordelais. L'un d'entre eux fit édifier au XIXe siècle le portail d'entrée du domaine, dans lequel furent inclus des vestiges du XIVe et XVe siècle de la décoration sculptée du cloître de la cathédrale de Bordeaux, alors en démolition. La fontaine du XVIIe siècle fut déplacée après inventaire. Dans le parc s'érigent deux colonnes de l'ancien dais de la cathédrale.

Tour de Veyrines : donjon du XIVe siècle qui dépendait d'un château médiéval aujourd'hui disparu, siège de la seigneurie du même nom appartenant à la ville de Bordeaux ; rez-de-chaussée transformé en chapelle — oratoire — au XVIe siècle, décorée de peintures murales évoquant la vie de Jésus et quelques scènes hagiographiques. Érigée à proximité du ruisseau les Ontines, la tour est répertoriée à l'inventaire des monuments historiques depuis 1862, puis classée en 1875[24]. La Tour est propriété privée ; famille Moulet de la Raitrie.

Château Bourran à Mérignac

Château Bourran : parc aménagé par le paysagiste Le Breton. Château d'inspiration classique construit pour l'armateur Ravesies en 1870 par Jules et Paul Lafargue. Propriété du département - École normale d'instituteurs puis IUFM d'Aquitaine. Le château fut la résidence du roi du Monténégro pendant la Première Guerre mondiale et le siège de la Luftwaffe durant la Deuxième Guerre mondiale.

Château Le Burck : daté du XVIIIe siècle, propriété de la ville de Mérignac depuis 1964. D'abord bâtiment d'agrément des familles Clock, Vignes puis Journu, il sera agrandi de deux ailes basses de style néoclassique dès le XIXe siècle. Producteur de vin de Graves sur son domaine, le château abandonnera son caractère viticole dans les années 1950. Il fait aujourd'hui office de centre social.

Château Picque-Caillou : édifié en 1756 par l'architecte Jean Laclotte, il gouverne un vignoble qui connut un regain d'exploitation à partir de 1947, après son rachat par Étienne Denis. Le domaine développe encore aujourd'hui un vin de Graves d'appellation Pessac-Léognan, à partir de cépages rouges Merlot et Cabernet-Sauvignon, et blancs Sauvignon et Sémillon.

Chartreuse de Fantaisie : bâtie sur les ruines d'une ancienne chapelle castrale du XIIe siècle, elle daterait au moins de la fin du XIXe siècle d'après le cadastre local de 1810. L'édifice se trouve à proximité de la tour de Veyrines, il appartenait encore jusqu'en 1962 à la famille Denis, propriétaire des domaines Picque-Caillou et Chêne-Vert. Caractérisée par une entrée à quatre colonnes néoclassiques, elle tient lieu de maison de quartier aux Eyquems depuis 1995.

Château dit Maison Noble du Parc ou d'Espagne : demeure connue depuis le XIIIe siècle. Successivement dans les familles d'Espagne, Larroque, au Moyen Âge, Lestonnac et Chavaille du XVIe au XVIIIe siècle. Acquise par le banquier bordelais Laffargue en 1852. Rebâtie et agrandie très considérablement à cette époque par Ferrand (maître d'œuvre), en s'inspirant du style de l'édifice précédent qui datait des XVIe et XVIIe siècles. L'ancien château était vraisemblablement en partie conservé dans celui du XIXe siècle. Le château fut occupé par les Allemands et transformé dès en Quartier Général du général von der Chevallerie, alors commandant de la 1re armée basée à Bordeaux[25].

Vieille église Saint-Vincent, de style roman
Marc Blondel lors du vernissage de l'exposition Fred Zeller à Mérignac, Vieille église Saint-Vincent, en 2011

Fontaine d'Arlac : structure couverte et fermée, de plan rectangulaire, édifiée au XVIIIe siècle en pierre de taille. La fontaine recueille plusieurs sources naturelles au sein de huit réservoirs. Entre autres particularités, la porte d'accès s'ouvre sous un arc en plein cintre et l'une des façades extérieures propose un bassin de petite taille, encore aujourd'hui alimenté en eau.

Immeuble Gillet : bâtiment édifié sur l'ancien site du Château du Parc entre 1965 et 1967, dessiné par l'architecte français Guillaume Gillet[26]. L'immeuble de 15 étages, nommé tour des « Chênes Verts », se dresse au centre de Mérignac à proximité de la Vieille Église et de la Médiathèque. Il se distingue par une haute claustra de bois massif sur la façade nord-est, et par de subtiles proportions qui allègent son aspect monobloc.

La Glacière : édifice du XVIIIe siècle, fût la propriété du Couvent des Minimes, louée à Armand Saige (futur Maire de Bordeaux), qui fit bâtir en 1775, puis vendu à la famille Piganeau, ce bâtiment était destiné à la conservation des pains de glace récoltés sur le lac du château Bourran ou importés des Pyrénées, pour satisfaire les envies de sorbets de quelques nantis à la mode de Paris. La Glacière à ensuite été acquise par la famille Bichon en 1907. Sa structure circulaire frôle l'avenue de Mérignac sous un immense pin maritime hélas abattu par les promoteurs immobiliers prétextant la tempête début 2009. Le terrain a depuis subi une division parcellaire, puisqu'une partie a été bâtie en immeuble d'habitation. Le bâtiment de la glacière et l'échoppe mitoyenne ont été rénovés puis revendus à des propriétaires privés. Malheureusement, en 2012, suite aux intempéries, la toiture "neuve" de la Glacière a été endommagée et se trouve depuis recouverte d'une bâche verte. La Glacière a donné son nom à un quartier et à une association. C'est aussi le nom de la salle des fêtes de ce quartier, qui jouxte l'ancienne école de la Glacière abandonnée. La parcelle derrière l'école, au 46 avenue de la Marne, porte aussi le nom de La Glacière au cadastre et abrite une superbe chartreuse du XVIIIe et un espace vert remarquable, recélant d'innombrable essences d'arbres. Un projet de PAE est en cours dans le quartier de la Glacière.

La Veille-Eglise Saint-Vincent de Mérignac du XIIe siècle est aujourd'hui utilisée comme salle d'exposition par la commune. Elle se situe dans le centre de Mérignac, à proximité de l'église contemporaine. Gravement endommagée lors d'un incendie déclenché par la foudre, au soir du , elle a depuis été entièrement restaurée dans l'esprit d'origine. De style roman la bâtisse comporte néanmoins quelques ajouts gothiques, comme la petite chapelle circulaire à ogives accolée à l'absidiole nord. L'église est répertoriée à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis le [27].

Maison Carrée d'Arlac, dit Château Peychotte, monument néoclassique édifié entre 1785 et 1789, classé le , depuis 2012 entièrement réhabilitée, agrandie par un volume souterrain rectangulaire de 3 000 m2.

Espaces Verts[modifier | modifier le code]

En dépit d'une urbanisation vigoureuse, subsistent sur la commune quelques surfaces verdoyantes d'où se distinguent huit parcs aménagés. Sept des huit parcs de la ville ont reçu le label EVE (Espaces Verts Écologiques) délivré par Ecocert. Pour obtenir ce label, le service des espaces verts a dû respecter dix critères stricts autour de la biodiversité, parmi lesquels une limitation de la consommation d'eau, l'interdiction des pesticides, la présence d'un tri sélectif dans les parcs.

Pinède chênaie du parc du Château

Jardins de la Maison Carrée : comprennent sur 9 000 m2 trois terrasses, un escalier de pierre restauré et un double alignement de platanes protégés.

Parc de Bourran : inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1992 avec son pont romantique en fausse ruine et sa cascade artificielle, il déploie 18 ha agrémentés d'un vaste plan d'eau, d'essences variées et de pelouses à compositions florales ; le parc propose des aires de jeu et s'anime d'animaux exotiques.

Bois du Burck : 38 ha en accès libre composés essentiellement de pins et de chênes, bordés au sud par le ruisseau Le Peugue. Le bois qui borde un vignoble dispose de deux parcours de santé, d'aires de pique-nique et d'une aire de jeu.

Parc du Château : aussi appelé Parc de Mérignac, il constitue ce qu'il reste de la forêt giboyeuse originelle du château de Mérignac rasé dans les années soixante au profit d'immeubles résidentiels. Il offre 24 ha de pinède chênaie atlantique et abrite une faune variée directement observable. Un parcours de santé ouvert en permanence avec différents agrès y chemine. Les tempêtes successives depuis 1999 et la fréquentation ayant sévèrement meurtri sa pinède et son écosystème, il bénéficie d'une campagne de régénération semi naturelle, avec des zones protégées laissées au développement naturel et des zones replantées[28].

Parc du Luchey : situé dans le quartier d'Arlac, ce parc comporte un cheminement piéton, une prairie naturelle, un kiosque à palabres, un verger. Du mois de juin au mois de novembre, y est créée une « prairie fleurie » où il est possible d'y cueillir des fleurs.

Aire de jeu, parc de Bourran

Parc de Tenet : inauguré en , ce parc de 2 ha est situé dans le quartier d’Arlac. Il présente des zones boisées riches en essences diverses : érable champêtre, séquoia « toujours vert », micocoulier de Virginie, séquoia géant, charme commun, chêne pédonculé, cyprès chauve, platane à feuilles d’érable. Une aire de jeux et deux tables de pique-nique ont également été installées. L'Association Départementale des Pupilles de l'Enseignement Public de la Gironde (ADPEP 33) est propriétaire depuis 1929 du Château Tenet, 12 rue Jean-Jacques Rousseau. Cet établissement n'accueille plus d'élèves depuis plusieurs années et l'école de plein air conventionnée avec l'Éducation Nationale a donc fermé.

Parc Saint-Exupéry : quelques arbres bicentenaires bordant un plan d'eau sur 5 ha.

Parc du Vivier : domaine de 9 ha entourant l'Hôtel de ville de Mérignac. Le parc comporte deux étangs animés d'une faune originale, dont des tortues (cistudes), cygnes, canards et carolins, et s'étend en de vastes pelouses plantées d'essences du monde entier. Situé près de la salle de spectacle du Pin Galant et du stade Robert Brettes, il dispose d'une aire de jeu.

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[29].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Médiathèque

Le Pin Galant constitue une vaste salle de spectacle de 1 410 places, située à proximité du stade Robert Brettes et de la mairie. Elle propose une programmation de concerts, de pièces de théâtres, de spectacles et conférences divers, ainsi qu'un pavillon de restauration et/ou d'exposition de 1 300 m2. La salle de spectacle a été entièrement remise aux normes en 2011.

La Médiathèque de Mérignac, qui siège à côté de l'église du centre, offre en plus de la consultation d'ouvrages et d'œuvres sur tout support une « cyberbase » permettant l'accès à l'internet, une salle d'exposition thématique et une salle de conférence, qui accueille entre autres chaque mois un cycle sur l'architecture.

Mérignac-Ciné, qui fait face à l'église du centre, dispose de quatre salles accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Le Krakatoa est une salle de concert de 250 à 1 200 places, essentiellement pop/rock, proposant également l'enregistrement en direct, en pré-production ou pour maquettes, ainsi qu'un accompagnement technique pour les groupes.

Pin Galant

Le Conservatoire Municipal qui siège à Capeyron dispense des cours de haut niveau en danse, musique, théâtre et arts plastiques grâce à une équipe de 41 professeurs, de la base jusqu'au troisième cycle.

La Vieille-Église Saint-Vincent : ce lieu d'exposition à rouvert ses portes en mai 2005 après avoir été ravagé par un incendie en août 2001. La rénovation, réalisée par les architectes Caroline Dupuis-Maréchal et Évelyne Ballion, a été distinguée par un « Ruban du patrimoine ». La Vieille Église Saint-Vincent a accueilli les œuvres d'artistes de renom : Robert Combas, Carole Benzaken, Jacques Villeglé, Gérard Garouste, Jean Dieuzaide...Depuis quelques années, la ville de Mérignac a choisi de développer l'axe de la photographie : les expositions Helmut Newton / Alice Springs (été 2012) et l'exposition consacrée au photographe britannique, Martin Parr (septembre 2012) ont rencontré un vrai succès public.

Service Public[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Collège Jules Ferry

Environ 5 000 enfants sont inscrits dans les 16 écoles maternelles et les 14 écoles primaires réparties dans les différents quartiers de Mérignac. La ville gère le bon état des locaux et du matériel scolaire et met à la disposition des élèves et enseignants des moyens de fonctionnement tels que l'équipement des écoles, la restauration scolaire, l'accueil périscolaire, l'accès aux installations sportives et l'intervention d'éducateurs sportifs municipaux, les transports scolaires, les classes de découvertes. Mérignac soutient également l'accès des jeunes aux nouvelles technologies.

Plus de 4 000 enfants fréquentent chaque jour les restaurants scolaires de Mérignac. Le SIVU (Syndicat Intercommunal à Vocation Unique)[30] se charge de la préparation des repas. Cuisinés selon le procédé de « basse température », ils sont acheminés vers les différents restaurants scolaires par « liaison froide » avant d'être servis aux enfants par les équipes de restauration scolaire municipale, selon les normes de sécurité en matière d'alimentation. La qualité des repas et la satisfaction des enfants sont suivies par l'intervention d'une commission de restauration et de diététiciens. Pendant cette période d'interclasse, les enfants restent sous la responsabilité d'une équipe d'animateurs qui veille à leur bonne alimentation, et qui en plus d'une fonction d'encadrement et de surveillance, leur propose des activités.

Crèche municipale

Les accueils périscolaires prennent en charge les enfants scolarisés dans les différents établissements que compte la ville. Ils représentent un lieu de transition entre les familles et l'école ainsi qu'un espace de jeux et de convivialité ; un goûter y est gratuitement servi. Les activités et la surveillance des enfants sont encadrées par une équipe d'animateurs qualifiés. Ce service s'adresse en priorité aux enfants dont les deux parents exercent une activité professionnelle. Ces accueils sont ouverts pendant la période scolaire de 7 h à 8 h 30 le matin (9 h pour certaines écoles) et de 16 h 30 à 19 h le soir (17 h pour certaines écoles).

La ville de Mérignac met également à la disposition de ses habitants 6 centres de loisirs, répartis dans plusieurs quartiers : Arlac, Beaudésert, Beutre, Le Burck, Capeyron (scindé en 2 pôles : un pôle maternelle pour les enfants de 3 à 5 ans et un pôle primaire pour ceux de 6 à 12 ans) et Le Parc. Ils accueillent les enfants de 3 à 12 ans répartis sur différents groupes selon leur catégorie d'âge (Maternelles : 3/4 ans, Petits : 5/6 ans, Moyens : 7/8 ans, Grands : 9/12 ans). Ils prennent en charge les enfants le mercredi pendant la période scolaire, ainsi que les autres jours de la semaine pendant les vacances scolaires. Les enfants sont accueillis à la journée (de 9 h à 17 h) ou à la demi-journée (de 9 h à 13 h/13 h 30 ou de 13 h/13 h 30 à 17 h : départs et arrivées des enfants entre 13 h et 13 h 30 après la restauration). Un encadrement de professionnels de l'animation assure des activités et des sorties ludiques à but pédagogique en rapport avec le projet éducatif de la ville. Un service d'accueil de centre de loisirs est également mis en place de 7 h à 9 h le matin (avant la journée de centre) et de 17 h à 19 h le soir (après la journée de centre). Les enfants sont alors sous la surveillance d'une équipe d'animateurs d'accueil (avant l'arrivée ou après le départ de leurs animateurs de la journée). Le déjeuner et le goûter, fournis par la ville, sont servis par les animateurs et compris dans le tarif de la journée de centre de loisirs. La ville propose aussi plusieurs séjours de vacances encadrés par une équipe d'animation, en période de vacances. L'ensemble de ces activités emploie un grand nombre d'agents territoriaux, entre autres plus d'une centaine d'agents d'animation, 72 Atsem[31], 51 agents de restauration. Depuis quelques années, une carte de paiement monétique facilite aux familles le règlement des forfaits des centres de loisirs, des accueils périscolaires et de la restauration scolaire.

La ville gère aussi plusieurs crèches collectives et haltes-garderies ainsi qu'un service d'accueil familial qui permet l'accueil des enfants au domicile de plus de 60 assistantes maternelles municipales. La commune compte aussi quelques crèches associatives.

Environ 4 500 collégiens et lycéens se répartissent sur 4 collèges (le collège de Bourran, le collège de Capeyron, le collège des Eyquems et le collège Jules Ferry) et 2 lycées (le Lycée Fernand Daguin et le Lycée professionnel Marcel Dassault).

Enfin, la commune compte une douzaine de centres socio-culturels.

Sports[modifier | modifier le code]

Piscine olympique et plongeoirs
Stade Robert Brettes

Équipements :

La commune met à disposition 4 stades (Le plus grand faisant 5 600 places dont 3 558 assises[32]), 4 salles omnisports, 4 gymnases, 2 complexes de tennis couverts et ouverts, 4 salles de squash et un jeu de paume, un circuit de compétition auto-moto, un stade nautique à deux bassins et une fosse à plongeons, ainsi que divers parcours santé au sein des parcs.

Principaux clubs :

Le principal club de sport de Mérignac est le SAM (Sport Athlétique Mérignacais), qui constitue le plus important club omnisport d'Aquitaine avec une trentaine de sections.

Technologies de l'Information et de la Communication[modifier | modifier le code]

La ville de Mérignac est présente depuis 1998 sur l'internet et s’adapte tous les jours aux nouvelles pratiques d’internet et aux orientations communautaires du web 2.0. En plus de merignac.com, porte d’entrée institutionnelle de la ville sur la toile, la commune mène depuis début 2009 une stratégie de communication d’ampleur sur l'internet et les principaux réseaux sociaux, notamment par une présence sur Twitter et Facebook dont le profil vient de dépasser récemment la barre des 1 000 contacts. En , un portail d’informations pratiques (se loger, se divertir…) sur Netvibes a été lancé pour compléter les sources d’informations à l’attention des Mérignacais et des nombreux voyageurs qui arrivent à Mérignac par son Aéroport. Des outils tels que les réseaux sociaux ou Netvibes permettent à la ville d’informer régulièrement les habitants et visiteurs sur les évènements culturels, sportifs ou économiques et de multiplier sa visibilité et ses portes d’entrées sur l'internet.

En complément la ville a créé des blogs d’information pour son Agenda 21 ou encore pour des manifestations telles que le centenaire de l’aéronautique à Bordeaux-Mérignac. La stratégie de communication internet de la ville est d’informer au mieux ses habitants, le plus rapidement possible, en étant présent sur les outils de communications les plus utilisés et visibles du web. La mutation de l’internet mérignacais n’est qu’à ses débuts, la ville souhaite faire de merignac.com un « hub » de communication autour duquel viendra se greffer toute sa sphère web 2.0 : blogs, facebook, twitter, netvibes, flickr, youtube, dailymotion. Depuis 2009 la ville s'associe avec la web agency La Netscouade pour créer une nouvelle version de son site.

Depuis 2010, la commune de Mérignac a été récompensée plusieurs fois par le label « Ville Internet @@@@@ »[33].

Centenaire de l'aéronautique en 2010[modifier | modifier le code]

Dès 1910, Marcel Issartier aménage un morceau de terrain de Beaudésert, à Mérignac, pour en faire le rendez-vous des premiers pilotes de l’agglomération bordelaise. C’est ensuite en 1917 que le site est transformé en aérodrome « d’État », quand le Ministère de la Guerre décide d’y implanter un « camp d’aviation » d’une quarantaine d’hectares. Cent ans plus tard, cet aérodrome est devenu un aéroport international de plus de 800 ha, centre d’un pôle industriel et commercial de plus de 10 000 emplois. Il a permis de développer dans son sillage un tissu économique dense et dynamique, en termes d’activités et d’emplois.

En 2010, toute l’agglomération bordelaise est mobilisée pour fêter 100 ans d’aéronautique.

L’association « 100 ans d’aviation à Bordeaux Mérignac », cheville ouvrière de cet événement, réunit des représentants de l’État et des collectivités locales, l’aéroport, les industriels (Baas en particulier), les associations de promotion scientifique, historique, économique et sociale, l’Armée et l’Éducation Nationale, les médias régionaux, des personnalités qualifiées.

Toute l’année sera jalonnée de manifestations, plusieurs temps forts sont d'ores et déjà envisagés (meeting aérien, spectacle son et lumières …). Les organisateurs de ce grand événement souhaitent lui donner une dimension commémorative mais surtout, regarder vers l’avenir en mettant au premier plan tout le savoir-faire aquitain en matière d’innovation aéronautique.

Composition du bureau de l'association :

Président : François Courtot, directeur délégué du Groupe Safran France Grand Sud-Ouest
Vice-présidents : Michel Sainte-Marie, député-maire de Mérignac
Yann Guillou, directeur d’EADS Astrium (Établissement Aquitaine) et président de Baas
Jean-Louis Cullelier, directeur de la Communication de Snecma Propulsion Solide et président de 3AF Bordeaux-Sud-Ouest
Jean-Pierre Bertrand, directeur régional France 3 Aquitaine
Trésorier : François Baffou, directeur de Bordeaux Technowest
Secrétaire général : Pascal Maréchal, directeur général du Groupe Quality Suites et Ténéo et président du Club des entreprises de Mérignac
Commissaire général : Bernard Chabbert, journaliste
Coordinatrice : Malgorzata Pétaux, Secrétaire générale du Groupe Parlementaire sur l’Espace, de 2006 à 2008

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Par ordre alphabétique :

Transports[modifier | modifier le code]

Aéroport[modifier | modifier le code]

La ville de Mérignac accueille sur son territoire l'aéroport de Bordeaux - Mérignac, 5e aéroport régional de France (4,38 millions de voyageurs en 2012), situé à l'ouest de la commune ainsi que la BA 106. Ces sites sont accessibles via la sortie sortie 11 de la rocade bordelaise ainsi que par la liane n° 1 depuis le centre-ville de Mérignac (correspondance avec la ligne A du tramway).

Rocade[modifier | modifier le code]

Sorties
sortie 09 : Mérignac-Capeyron
sortie 10 : Mérignac-Centre | Mérignac-Pichey
sortie 11: Parc d'activités | Centre hôtelier
sortie 11a : Aéroport de Bordeaux - Mérignac | Mérignac-Chemin Long
sortie 12 : Avenue du Souvenir | CHU Pellegrin | Parc Cimetière Crématorium

Train TER Aquitaine[modifier | modifier le code]

Gare de Caudéran-Mérignac

La ville est desservie par deux gares situées sur la ligne de ceinture de Bordeaux desservie par les TER assurant la liaison entre Bordeaux Saint-Jean et le Médoc:

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau TBC[modifier | modifier le code]

Bus de la liane 16
  • Tramway

A Mérignac Centre ↔ Thiers - Benauge / La Gardette-Bassens-Carbon-Blanc / Floirac Dravemont

  • Bus

Depuis le 22 février 2010

Lianes 1+ Quinconces ⇔ Mérignac-Aéroport
Lianes 2 Quinconces ⇔ Eysines-Le Sulky ou Eysines-Le Plateau
Lianes 3+ Quinconces ⇔ Saint-Médard-en-Jalles-Issac ou Gare Routière ou Saint-Aubin-de-Médoc-Villepreux
Lianes 11 Bègles-Rives d'Arcins ⇔ Martignas-Sur-Jalle -Les Pins ou Mérignac-Beaudésert ou Le Haillan-5 Chemins
Lianes 16 Gare Saint Jean ⇔ Mérignac Centre (René Coty)
Ligne 23 Fontaine d'Arlac ⇔ Pessac-Romainville ou Toctoucau
Ligne 30 Mérignac-Cimetière Intercommunal ⇔ Le Haillan-Parc Ste Christine ou Saint-Médard-en-Jalles-Collège François Mauriac ou Saint-Aubin-de-Médoc-Lycée Sud-Médoc
Corol 33 Mérignac-Soleil ⇔ Bordeaux Les Aubiers
Corol 34 Mérignac-Cité des Pins ⇔ Bègles-Rives d'Arcins
Corol 35 Peixotto ⇔ Les Aubiers
Citéis 41 Eysines Place Florale ⇔ Bordeaux Pelouse de Douet
Citéis 42 Mérignac-Centre ⇔ Mérignac Mondésir
Flexo 48 Pessac / Mérignac (lundi au vendredi) PessacMérignac soleil puis zone flexo comprenant la zone d'emploi de Mérignac
Flexo 54 Pessac-Bersol (Soirée) Fontaine d'Arlac ⇔ zone flexo de la ZI de Bersol ⇔ Bougnard
Ligne 70 Mérignac-Lycée Daguin ⇔ Mérignac-I.M.A.
Ligne 71 Mérignac Centre ⇔ Le Taillan-Médoc-Lycée Sud Médoc Bois de Mont

Réseau Trans Gironde[modifier | modifier le code]

601 Gare Saint-Jean ou Quinconces ⇔ Saint-Jean-d'Illac-Le Las ou Lège-Cap-Ferret -Salle des Sports ou -La Pointe
603 Mérignac Centre ⇔ Martignas-sur-Jalle-Allée de Loupiac
701 Gare Saint-Jean ou Sainte-Hélène-Bourg ⇔ Le Porge-Église ou -Océan
702 Gare Saint-Jean ou Mérignac Centre ⇔ Lacanau-Longarisse

BlueCub[modifier | modifier le code]

Article détaillé : BlueCub.
Station de Mérignac-Arlac

Le , la communauté urbaine de Bordeaux a mis en service des voitures électriques en autopartage du groupe Bolloré. Le système porte sur une centaine de véhicules, 36 stations dans la ville de Bordeaux et une station dans les six communes voisines dont celle de Mérignac-Arlac. Avec cinq bornes de recharge, cette dernière établit la liaison avec la gare de Mérignac-Arlac, la ligne A du tramway, le réseau de vélopartage VCub et un parking-relais.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Populations légales 2009 de la commune : Mérignac (Gironde) sur le site de l'Insee
  2. Ruhard (J.-P.), Ministère de l'Industrie, Bureau de recherches géologiques et minières, Réalisation d'un forage et d'une unité d'exploitation géothermique, rapport 83-SGN-500-AQI, Service géologique régional d'Aquitaine, Pessac, pages 2-3.
  3. H. Astie et J. Chamayou, Les eaux souterraines en Gironde, Service géologique régional Aquitaine du BRGM, mars 1977.
  4. Étude de la vulnérabilité de la ressource en eau, Laboratoire Régional des Ponts et Chaussées de Bordeaux, avril 2006.
  5. Base de données BASOL sur les sites et sols pollués, DREAL (SREI), site décharge de Martignas, ileu dit Montfaucon, Ministère de l'Écologie, 17 mars 2011 fiche
  6. IGN, Pégorier (André), Les noms de lieux en France, glossaire des termes dialectaux, Commission de toponymie 2006.
  7. Syndicat mixte d'études pour la gestion de la ressource en eau du département de la Gironde, Smegreg
  8. Météo France, « 15 juillet 2003 - Orages meurtriers sur le Sud-Ouest », in pluiesextremes.meteo.fr, article
  9. « Bordeaux-Mérignac, Gironde (33), 47m - [1961-1990 »], sur infoclimat.fr (consulté le 1er mars 2013)
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1979. p. 435, sous Margny-aux-Cerises.
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  12. Archives Communales, Mérignac : 4000 ans d'histoire, in Les Ondes du Vivier, numéro 74, mai 2000, pages 1 et 5.
  13. Marie-Claude JEAN & Dominique BARRAUD, Marcel Issartier - Débuts de l'aviation à Bordeaux-Mérignac, Éd. de l'Entre-deux-mers, Collection "Mémoire Contemporaine", 2001. (ISBN 2-913568-15-7)
  14. Peter Gaida, Camps de travail sous Vichy : les "Groupes de travailleurs étrangers" (GTE) en France et en Afrique du Nord Française pendant la Seconde Guerre mondiale, université de Brême (Allemagne), université Paris I Sorbonne, 2008 Résumée (en 3 langues)
  15. Archives Départementales de la Gironde
  16. Emanuel FILHOL, « L'internement et la déportation de Tsiganes français sous l'Occupation : Mérignac- Poitiers-Sachsenhausen 1940-1945 », Revue d'histoire de la Shoah, no 170, 2000, p. 136-182.
  17. Julien (Pierre), Médailles, in Revue d'Histoire de la Pharmacie, p. 166, volume 68, numéro 246, septembre 1980.
  18. Annuaire des villes jumelées
  19. [1]
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  22. Un McDonnell Douglas C-9B Skytrain II pour la Nasa, un Falcon 20 pour la Canadian Space Agency, un T-39 Sabreliner Condor pour l'Ecuadorian Space Agency, un Ilyushin Il-76 pour l'agence russe, un Boeing 727 pour la Zero Gravity Corporation (USA), et l'A300 ZEro G du Cnes.
  23. Placido Llorca, « http://www.vin-vigne.com/commune/Merignac-33700.html », sur Vin Vigne,‎ 2012 (consulté en 28/08/2012)
  24. Monuments classés de Mérignac (Gironde)
  25. Mérignac durant l'occupation : Juin 1944 sur ffi33.org
  26. Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Paris
  27. Ministère de la Culture et de la Communication, Direction de l'Architecture et du Patrimoine
  28. Merignac.com, Parc du château : un chantier pour l'avenir, 24 juin 2010 article
  29. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  30. Le SIVU est la cuisine centrale de la ville, établissement public regroupant les villes de Mérignac et Bordeaux.
  31. Agent Territorial Spécialisé des Écoles Maternelle
  32. http://france.stades.free.fr/SITE/DISTRICTS/BORDEAUX/MERIGNAC%20Brettes/merignac_brettes.htm
  33. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]