Lait

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Le lait est un liquide biologique comestible de couleur généralement blanchâtre produit par les glandes mammaires des mammifères femelles. Riche en lactose, il est la principale source de nutriments pour les jeunes mammifères avant qu'ils puissent digérer d'autres types d'aliments. Le lait en début de lactation contient le colostrum, qui porte les anticorps de la mère afin de réduire le risque de nombreuses maladies chez le nouveau-né. Il contient également de nombreux autres nutriments.

L'homme utilise le lait produit par certains mammifères domestiques comme un aliment. Dans le monde entier, les fermes laitières ont produit environ 730 millions de tonnes de lait en 2011 notamment consommées par l'Inde, l'Europe, l'Australie et les États-Unis, La Chine et la Russie.

Lactation[modifier | modifier le code]

La production de lait dans le monde.

La lactation, fonction de produire du lait, est une capacité que seules possèdent les femelles mammifères. Le lait est sécrété par les cellules des glandes mammaires qui chez les mammifères dits thériens sont contenues dans les mamelles, ou dans les seins chez l'être humain. Le lait sécrété dans les premiers jours après la parturition s'appelle le colostrum.

La fonction première du lait maternel est de nourrir la progéniture. Cet aliment est particulièrement adapté – du fait de sa composition – aux besoins nutritifs et de croissance des jeunes sujets jusqu'à ce qu'ils soient sevrés, c'est-à-dire capables de digérer une palette plus large d'autres aliments.

Aujourd'hui, l'usage du lait des animaux (eux-mêmes mammifères) domestiques est couramment constaté à tous les âges et de façon diversifiée par la plupart des populations du globe : utilisation en fonction des lieux de lait de vache, brebis, chèvre, jument, dri (yak), chamelle, dromadaire, bufflonne, renne, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

La lactation est un phénomène qui se produit chez les mammifères placentaires dès la fin de la gestation de la progéniture. La datation exacte dans l'histoire des espèces de son apparition reste inconnue, mais les ancêtres immédiats de mammifères modernes ressemblaient beaucoup aux monotrèmes ,dont l'ornithorynque, qui sécrètent une substance semblable au lait à partir de glandes sans mamelons qui se trouvent à la surface de leur peau et qui permet à leur progéniture de boire après l'éclosion de leurs œufs. On pense que les glandes mammaires correspondent à des glandes sudoripares modifiées. De même les marsupiaux, les cousins les plus proches des mammifères placentaires, sécrètent une substance semblable au lait à partir d'un organe ressemblant à un téton dans leur poche[1]. Le premier ancêtre immédiat connu des mammifères placentaires semble être Eomaia, une petite créature qui ressemblait superficiellement aux rongeurs et dont on pense qu'elle a vécu il y a 125 Ma, pendant le Crétacé. Il est presque certain qu'elle produisait ce qui serait considéré comme du lait, de la même façon que les mammifères placentaires modernes.

Outre l'usage du lait maternel, le lait des animaux est utilisé dans l'alimentation humaine dès leur domestication lors de la révolution néolithique. Les données de l’archéozoologie indiquent que l’exploitation du lait vaches, des brebis et des chèvres est monnaie courante depuis les origines de l’élevage au Néolithique précéramique B, les moutons et les bœufs étant domestiqués au cours du 9e millénaire av. J.‑C. et les chèvres au cours du 8e millénaire av. J.‑C.[2],[3] ; il s'agit de ruminantia, c'est-à-dire de mammifères qui se sont adaptés pour survivre grâce à un régime d'herbe sèche, une source d'alimentation inutile aux humains et facilement stockée. Le paradigme à la fin du XXe siècle reposait sur l'idée que l'on commence à garder ces animaux pour leur viande et pour leur peau. Les élever pour leur lait se serait avéré être une méthode plus efficace pour transformer des pâturages incultes en nourriture ; par ailleurs la valeur nutritive d'un animal tué pour sa viande aurait pu être contrebalancée par la valeur en lait produit par ce même animal, qui continuerait à en fournir – et quotidiennement – pendant des années. En réalité, ce paradigme est remis en cause par les données archéozoologiques : les espèces sont d'abord exploitées pour le transport et le travail de force (bât et traction) ainsi que leur lait alors que la production de viande lors de leur domestication est encore principalement assurée par la chasse[4].

Au 7e millénaire av. J.‑C., il existe des troupeaux de bétail dans certaines parties de la Turquie actuelle et des traces de lait ont été retrouvées sur des fragments de poteries de cette époque[5]. Des résidus organiques de lait sur des fragments de poteries indiquent que l'on consommait du lait il y a 7 000 ans en Europe de l'Est et il y a 5 000 ans dans les Îles britanniques, au Néolithique[6]. L'utilisation de fromage et de beurre s'est répandue en Europe et dans quelques parties de l'Asie et de l'Afrique. Les vaches domestiques, qui existaient déjà dans une grande partie de l'Eurasie, ont été alors introduites dans les colonies de l'Europe à l'époque des grandes explorations.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Le lait selon la réglementation française[modifier | modifier le code]

En France, au niveau réglementaire : la dénomination "lait" sans indication de l'espèce animale de provenance, est réservée au lait de vache. Tout lait provenant d'une femelle laitière autre que la vache doit être désigné par la dénomination "lait" suivie de l'indication de l'espèce animale dont il provient : "lait de chèvre", "lait de brebis", "lait d'ânesse", etc. [7]
Des « laits spécifiques » ont été mis au point par l'industrie laitière pour répondre à des besoins de nature nutritive (lait maternisé) ou de commodité (lait en poudre, en tube, lait UHT, etc.)

Autres produits alimentaires portant le nom de lait[modifier | modifier le code]

Les grands consommateurs des produits laitiers.

Par analogie, on utilise également le terme de « lait » pour désigner :

- Les lait végétaux sont des boissons de consistance et/ou d'apparence similaires et produites à base de végétaux, comme le lait de soja, de coco, de riz, d'amande, de souchet, d'avoine ou encore de pistache. Règlementairement, seules les dénominations « lait de coco » et « lait d'amande » sont autorisées pour des produits non laitiers[8]
- Le lait de jabot est produit par certains oiseaux n'est pas un lait, mais un produit de régurgitation blanchâtre, utilisé pour nourrir les jeunes.
- Le lait de poule désigne en cuisine une boisson préparée en délayant un jaune d'œuf de poule dans un verre de lait.
- Diverses préparations culinaires comme la « confiture de lait » (recette normande) ou des desserts comme le « gâteau aux trois laits » ou le « riz au lait ».

Caractéristiques et composition[modifier | modifier le code]

Le lait est un liquide de couleur blanche, avec des nuances variant du bleuté au jaunâtre, légèrement visqueux, dont la composition et les caractéristiques physico-chimiques varient sensiblement selon les espèces animales, et même selon les races. Ces caractéristiques varient également au cours de la période de lactation, ainsi qu’au cours de la traite ou de l'allaitement.

Données physico-chimiques[modifier | modifier le code]

Le lait de vache a une densité moyenne égale à 1,032. C'est un mélange très complexe et très instable. Il contient une forte proportion d'eau, environ 87 %. Le reste constitue l'extrait sec qui représente 130 g par litre, dont 35 à 45 g de matières grasses.
Le lait contient les différents groupes de nutriments. Les substances organiques se répartissent en éléments bâtisseurs, les protides, et en éléments énergétiques, les glucides et les lipides. À cela s'ajoutent des éléments fonctionnels, c'est-à-dire des sels minéraux (Ca, P, K, Na, Mg…), des vitamines et de l'eau. Il comporte aussi de la casomorphine, une protéine qui inhibe la sensation de douleur.
Le lait est à la fois une solution (lactose, sels minéraux), une suspension (matières azotées) et une émulsion (matières grasses), dont les teneurs varient selon la race de l'animal, son état, son âge et son alimentation.
L'ultrafiltration ne concentre pas les sels minéraux contenus dans la phase aqueuse du lait, mais la teneur des éléments complexés aux protéines varie proportionnellement au facteur de concentration (qui est dans ce cas, avec le pH le seul facteur faisant varier le taux d'éléments minéraux complexés par rapport aux éléments solubles des rétentats[9]. L'augmentation des teneurs en protéines et en sels augmente le pouvoir tampon du rétentat et augmente la quantité d'acide lactique nécessaire pour atteindre un pH donné[9]. L'ajout de chlorure de sodium provoque une solubilisation partielle du magnésium et du calcium qui étaient complexés[9].
Le pH du lait est légèrement acide (pH compris entre 6,4 et 6,8 pour le lait de vache[10]). Il est légèrement basique pour le lait humain avec un pH compris entre 7 et 7,5. L'acidité du lait augmente avec le temps. En effet, le lactose va être dégradé en acide lactique, ce qui permettra d'avoir un indicateur du degré de conservation. Pour cela, on utilise le degré Dornic (°D).

Données biologiques[modifier | modifier le code]

Le lait est également un milieu biologique : il contient des cellules sanguines et mammaires (autour de 250 000 par ml) et des micro-organismes (autour de 15 000 par ml)[11].

Composition biologique[modifier | modifier le code]

100 g de lait contiennent 87 g d'eau et 13 g de matière sèche. Les principaux constituants de la matière sèche du lait sont  :

La matière grasse : elle varie en fonction des conditions d'élevage. C’est le constituant le plus variable du lait, constituée d'un mélange de lipides simples (98,5 %) qui se trouvent en suspension dans le lait sous forme de minuscules gouttelettes (globules gras) et forment une émulsion. La concentration en lipides varie de 10 à 500 g/l suivant les espèces. Dans un lait au repos, cette matière grasse s’agglutine à la surface, formant la crème. Dans la famille des lipides simples, on trouve dans le lait environ 95-96 % de triglycérides, 2-3 % de diglycérides et 0,1 % de monoglycérides[12].
Les protéines : on distingue deux groupes :
- les protéines de la caséine, qui représentent 80 % des protéines totales du lait et qui sont des polypeptides complexes, résultats de la polycondensation de différents acides aminés, dont la leucine, la proline, l’acide glutamique et la sérine ;
- les séroprotéines, minoritaires (20 %), mais qui possèdent une valeur nutritive plus élevée que les premières. Les micelles protéiques ont un diamètre de l’ordre de 0,1 μm. Les séroprotéines se trouvent dans le lactosérum[13].
Le lactose : c’est un sucre disaccharide présent en solution dans le lait, c'est généralement le principal élément solide du lait. Son pouvoir sucrant est six fois plus faible que celui du saccharose. Il peut provoquer certaines intolérances.
Les composants secondaires du lait sont constitués par les sels minéraux, les enzymes, les vitamines et les oligo-éléments. Sa richesse en calcium et en phosphore font du lait un aliment très adapté à la croissance des jeunes enfants. Le phosphore y est fixé sous forme de phosphates. Le calcium s'associe au phosphate et à la caséine pour donner le complexe phosphocaséinate de calcium et forme un colloïde. On y trouve également du magnésium, du potassium et du sodium mais il est, du moins pour le lait de vache, pauvre en oligoéléments.
Les vitamines apportées sont surtout les vitamines B2, B12 (hydrosolubles) ainsi que les vitamines A, D et E. (liposolubles). La vitamine C, présente à hauteur de 8 mg/litre dans le lait frais, est très vite dégradée et voit sa teneur baisser de plus de 50 % après 36 heures de réfrigération[14].

Le lait est, parmi les liquides biologiques animaux, un de ceux qui contiennent la plus grande concentration d’acide citrique, c'est un anticoagulant et il s’oppose à la précipitation des protéines[réf. nécessaire].

Globalement, il y a plus de groupes carboxyle que de groupes amines, ceci explique que le lait soit légèrement acide (6,6 < pH < 6,8).

Compositions comparées[modifier | modifier le code]

Composition du lait chez divers mammifères[15],[16]
  Composition moyenne du lait en grammes par litre
Eau Extrait sec dont : Matière
grasse
Protéines Glucide :
Lactose
Matières
minérales
Totales caséine albumine
Humain (Lait maternel)
Femme 905 117 35 12-14 10-12 4-6 65-70 3
Équidés
Jument 925 100 10-15 20-22 40-44 9-13 40-45 6-9
Ânesse 925 100 10-15 20-22 40-44 9-13 40-45 6-9
Ruminantia, Lait de vache
Vache 900 130 35-40 30-35 27-30 3-4 45-50 8-10
Chèvre 900 120 40-45 35-40 30-35 6-8 40-45 5-8
Brebis 860 190 70-75 55-60 45-50 8-10 45-50 10-12
Bufflonne 850 180 70-75 45-50 35-40 8-10 45-50 8-10
Renne 675 330 160-200 100-105 80-85 18-20 25-50 15-20
Suidés
Truie 850 185 65-65 55-60 25-30 25-30 50-55 12-15
Carnivores et lagomorphes
Chienne 800 250 90-100 100-110 45-50 50-55 30-50 12-14
Chatte 850 200 40-50 90-100 30-35 60-70 40-50 10-13
Lapine 720 300 120-130 130-140 90-100 30-40 15-20 15-20
Cétacés
Marsouin 430 600 450-460 120-130 - - 10-15 6-8

Le lait d'ânesse et de jument sont ceux qui contiennent le moins de matières grasses, alors que celui de phoque en contient plus de 50 %. D'une manière générale, le lait des mammifères marins est bien plus riche en graisses et nutriments que celui des mammifères terrestres.

Santé et nutrition[modifier | modifier le code]

Consommation[modifier | modifier le code]

Le lait de chaque espèce de mammifères est particulièrement adapté à la nourriture de sa progéniture, ceux-ci consomment celui de leur mère jusqu'au sevrage, puis, hormis certains animaux domestiques, les animaux sauvages n'ont plus de leur vie l'occasion d'en consommer. Les nourrissons humains, quand leur mère ne le peut (infections, éloignement, malformations) ou ne le veut pas, peuvent être allaités par d'autres femmes appelées nourrices, être nourris au biberon par du lait humain collecté ou à défaut doivent consommer du lait animal modifié, dit « lait maternisé », ou encore, en cas d'allergie, des « laits végétaux » tels que le lait de soja. Pour extraire le lait humain, on utilise un mécanisme particulier nommé tire-lait. Il existe des lactariums (banques du lait) pour pallier ces problèmes d'approvisionnement maternel.

Les adultes de nombreuses régions du monde consomment du lait animal, plus ou moins transformé en produits laitiers (fromage, yaourts…). Le lait le plus consommé est issu de la traite des vaches, mais de nombreuses espèces d'animaux domestiques peuvent servir à produire du lait. Cette récolte peut se faire par des techniques manuelles ancestrales, mécanisées voire automatisées. L'automatisation ne concerne pratiquement que le lait de vache.

Les animaux principalement utilisés pour la production alimentaire de lait sont la brebis, la chèvre, la jument, l'ânesse, la chamelle (et d'autres camélidés), le yak, la bufflonne, la renne, l'élan et la vache.

Après la traite, le lait peut être consommé sous sa forme crue, froid ou réchauffé ; c'est sous cette forme qu'il l'a été durant des siècles. Cependant, comme il se dégrade assez vite, l'habitude fut prise de le faire bouillir pour détruire les bactéries pathogènes[réf. nécessaire], c'est un début de pasteurisation. Afin d'éviter le débordement hors de la casserole ou du cuit-lait lors de l'ébullition, on peut placer un anti-monte-lait dans le fond du récipient (cet objet de verre est destiné à avertir par le bruit qu'il fait en choquant le récipient lors de l'ébullition du lait et n'empêche pas le débordement). Il peut aussi être transformé en fromages, yaourts et autres produits laitiers.

Au début du XIXe siècle, le lait a même pu être déshydraté ; le lait humain maternel, de jument, de chèvre, d'ânesse, etc. peuvent également être congelés. La forme la plus courante de lait à partir de la fin du XIXe siècle, il est proposé à la vente sous forme de lait pasteurisé ou de Lait concentré sucré appertisé ; le procédé UHT est créé au XXe siècle. Au Canada et dans certains États des États-Unis, la commercialisation de lait cru est interdite alors qu'elle est autorisée en Europe.

Il a été prêté à la consommation de lait le pouvoir de prévenir de certains empoisonnements notamment aux champignons. Il est jugé, maintenant, que le lait n'aurait aucun pouvoir de ce type[17]. Des indices laissent penser que le chauffage du lait pourrait favoriser le développement de l'allergie chez les nourrissons[18].

Intérêt du lait pour les adultes[modifier | modifier le code]

Le lait contient du calcium qui contribue à assurer la solidité osseuse et à protéger contre l'ostéoporose sous réserve de ne pas manquer de vitamine D qui permet d'absorber le calcium ingéré[19]. Le Lait apporte des protéines, des vitamines et des oligo-éléments, dont du zinc et du sélénium, et des oméga-3. Les apports journaliers recommandés en calcium sont de 800 mg dans l'Union Européenne[20]. L'OMS constate que des valeurs de 500 mg n'entrainent pas toujours de carence, en particulier dans les pays en développement[21].

Les bienfaits du lait sur la santé des adultes sont toutefois remis en cause par certains scientifiques[22], du moins dans le cadre d'un régime de pays riche. Ce dernier est déjà diversifié et non carencé et la prise systématique d'un produit lacté entraîne un apport protidique et lipidique supplémentaire qui peut être délétère.[réf. nécessaire]

Intolérance au lactose[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Intolérance au lactose.

L'intolérance au lactose n'empêche pas la consommation modérée de lait sous forme de fromage ou de yaourt[23].

Teneurs en éventuels contaminants[modifier | modifier le code]

Le lait reflète en partie l'environnement de la mère ou de l'animal qui l'a produit. Dans un environnement pollué, ou suite à une alimentation contaminée de la mère ou des animaux le produisant, le lait peut contenir certains polluants (radionucléides, métaux lourds, éléments traces métalliques, pesticides …). En raison d'une teneur élevée en matière grasse, il peut notamment contenir certains polluants liposolubles tels que dioxines, furanes ou PCB (polychlorobiphényles) susceptible de poser problème chez les consommateurs de lait, notamment chez l'enfant (le lait est le premier aliment de la vie, souvent très consommé dans l'enfance).

Ainsi a-t-on récemment (2011, 2012) étudié le lait ingéré par les habitants de l'archipel espagnol des Canaries, car ils comptent parmi les plus grands consommateurs de lait en Espagne et en Europe. Or, l'archipel ayant une balance commerciale agricole très déficitaire, l'essentiel du lait y est importé[24]. Les pesticides organochlorés et PCB ont donc été quantifiés dans 26 marques de lait (16 issues de l'agriculture intensive et 10 issus de marques [[label �|« bio »]])[24]. Résultats (publiés en 2012) : de l'hexachlorobenzène, du trans-chlordane et un PCB (PCB153) étaient présents dans presque tous les échantillons, indépendamment du type de lait ; les taux de pesticides organo-chlorés étaient « très faibles », et plus bas dans les laits « bio » que dans ceux issus de l'élevage conventionnel, avec une dose journalière ingérée inférieure à la dose journalière admissible (déterminée par les agences internationales), mais dans ces mêmes laits, si les taux de PCB étaient également « très faibles », contrairement aux pesticides organo-chlorés, ils présentaient des teneurs plus élevées dans les laits « bio » que dans les laits "conventionnels"[24]. Les chercheurs ont en outre été surpris de trouver dans les deux types de lait des taux de PCB de type dioxine (PCB-DL) atteignant 25 pg TEQ-OMS par gramme de graisse dans le percentile 75, mettant en évidence que plusieurs marques étaient « fortement contaminées par ces substances toxiques », au point que les personnes consommant les marques de lait les plus contaminés peuvent chaque jour largement dépasser la dose journalière recommandée dans l'Union européenne (2 pg WHO-TEQ kg−1 b.w. d−1), ce qui est « préoccupant si l'on considère les effets bien connus pour la santé exercés par composés de type dioxine » alertent les chercheurs[24], d'autant que le fœtus peut déjà avoir été excessivement exposé à ces produits in utero, y compris dans ce même archipel des Canaries, bien qu'il semble très éloigné des sources habituelles industrielles ou agricoles d'organochlorés[25]. Ceci a été scientifiquement démontré en 2009[25].

Symbolique[modifier | modifier le code]

Le lait est symbole de maternité, mais aussi d'abondance et de richesse.

Dans la mythologie[modifier | modifier le code]

On retrouve des références au lait dans diverses anciennes mythologies. Dans l'Égypte antique, le lait était le cadeau que faisait la déesse Isis aux hommes de la Vallée du Nil. Dans le Livre de l'Exode, le dieu unique du peuple juif avait promis à Moïse de mener son peuple « vers un pays ruisselant de lait et de miel », le lait est ici symbole d'abondance. On raconte aussi que Héraclès s'était jeté avec une telle soif sur le sein de la déesse Héra qu'une giclée de lait sortit et forma la Voie lactée.

Pour les hindouistes, le monde a été créé à partir du barattage de la mer de lait.

Dans la mythologie scandinave, Audhumla est la vache nourricière du premier être vivant : le géant Ymir.

L'allaitement est très présent dans les récits mythologiques, où des nouveau-nés sont allaités par des animaux. Alors que Zeus fut nourri par la chèvre Amalthée, les deux fondateurs de Rome, Romulus et Rémus sont allaités par une louve[26].

Restriction alimentaire religieuse[modifier | modifier le code]

Le lait n'est pas directement source de tabou alimentaire spécifique, mais il l'est au travers de la consommation de produits laitiers. Au Moyen Âge, dans certaines recettes, le lait animal était remplacé par le lait d'amande. En Bretagne, le lait ribot (du breton « laez ribod » qui signifie lait baratté), est un lait dit maigre, c'est-à-dire pauvre en graisse, que l'on boit le vendredi.

Dans la bible, la Loi mosaïque défendait de cuire un chevreau dans le lait de sa mère. Dt 14:21. Cette prescription soulignait l’existence d’un ordre des choses correct et convenable qu’il fallait respecter. Dieu fournissait le lait de la mère dans le but de nourrir le petit. L’utiliser pour faire cuire sa progéniture en vue de la manger nuisait à cette progéniture et était contraire au but dans lequel Dieu l’avait fourni. Ce commandement fut donné également pour encourager à la compassion.[réf. nécessaire] Il s’harmoniserait alors avec les autres commandements qui interdisaient de sacrifier un animal s’il n’était pas resté avec sa mère pendant au moins sept jours (Lv 22:27).


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. voir http://www.youtube.com/watch?v=2lCKc8tURtc
  2. (en) Ruth Bollongino, Joachim Burger, Adam Powell, Marjan Mashkour, Jean-Denis Vigne et Mark G. Thomas, « Modern Taurine Cattle Descended from Small Number of Near-Eastern Founders », Molecular Biology and Evolution, vol. 29, no 9,‎ 14 mars 2012, p. 2101–2104 (DOI 10.1093/molbev/mss092)
  3. (en) Andres Aland, Thomas Banhazi, Livestock Housing, Wageningen Academic Pub,‎ 2013, p. 21
  4. (en)J.-D. Vigne, D. Helmer 2007. Are the ‘secondary products’ all secondary, especially for the birth of Old world cattle and caprine domestication ? Milk as a component of the neolithisation process, in : M. Balasse, H. Yacobaccio, J-D. Vigne, D. Helmer, N. Goepfert (eds), Herding Techniques. ICAZ International Conference Mexico 2006. Anthropozoologica 42/2, 9-40
  5. (en) Evershed RP, Payne S, Sherratt AG et Als, Earliest date for milk use in the Near East and southeastern Europe linked to cattle herding, Nature, 2008;455:528-531
  6. (en) M. S. Copley, R. Berstan, S. N. Dudd, G. Docherty et col, « Direct chemical evidence for widespread dairying in prehistoric Britain », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 100, no 4,‎ 18 février 2003, p. 1524–1529 (DOI 10.1073/pnas.0335955100)
  7. [Légifrance|base=consolidé|numéro=ADHKI.htm|url=http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006071351&dateTexte=vig%7Ctexte=legifrance.gouv.fr]
  8. Decision 1988/466 modifiée
  9. a, b et c G. Brûlé, J. L. Maubois et J. Fauquant, Étude de la teneur en éléments minéraux des produits obtenus lors de l'ultrafiltration du lait sur membrane ; Lait, Volume 54, N°539-540, 1974 Pages 600 à 615 ; DOI:10.1051/lait:1974539-54030 ([1])
  10. « Approximate pH of Foods and Food products », Food and Drug Administration
  11. moyennes 2002-2006 pour le Québec http://www.groupeageco.ca/fr/pdf/stat/PQC9.pdf
  12. http://www.azaquar.com/doc/lipides-acides-gras-lipides-simples-et-complexes
  13. « Règlement (CE) No 510/2006 du Conseil «Ricotta di bufala campana» No CE: IT-PDO-0005-0559-18.10.2006 » (consulté le 29 avr 2011) : « Le lactosérum de bufflonne […] contient un pourcentage de séroprotéines (0,9 %-1 %) supérieur à celui du lait de vache… »
  14. « Le lait et les produits laitiers dans la nutrition humaine - Laits d'animaux laitiers », sur Fao.org (consulté le 29 mars 2013)
  15. http://www2.vet-lyon.fr/ens/nut/webBromato/cours/cmlait/compolai.html Cours de véto Lyon sur le lait
  16. Peter Schmack & Gisele Pfundreiser, Studium über die Wohltaten von Ziegenmilch, ALP, Berlin, 2010.
  17. « Urgences et numéros utiles »
  18. INRA, le chauffage du lait puisse favoriser le développement de l'allergie chez les nourrissons
  19. Le calcium du lait : fonctions, intérêts, besoins, biodisponibilité par L. Guéguen, Directeur de recherches honoraire de l'Inra.
  20. Directive 1990/496, annexe I
  21. (en) Étude de l'OMS (WHO) / FAO sur le calcium dans l'alimentation, dans le monde
  22. Milk, Dietary Calcium, and Bone Fractures in Women: A 12-Year Prospective Study - Diane Feskanich, ScD, Walter C. Willett, MD, DrPH, Meir J. Stampfer MD, DrPH, and Graham A. Colditz, MD, DrPH - American Journal of Public Health - Juin 1997
  23. Managing Lactose Intolerance ; on consultera la version originale en anglais et non la traduction automatique en français.
  24. a, b, c et d O.P. Luzardoa, M. Almeida-Gonzáleza, L.A. Henríquez-Hernándeza,M. Zumbadoa, E.E. Álvarez-Leónb, L.D. Boada, Polychlorobiphenyls and organochlorine pesticides in conventional and organic brands of milk : Occurrence and dietary intake in the population of the Canary Islands (Spain) ; Chemosphere, Vol. 88, Issue 3, Juillet 2012, Pages 307 à 315 (résumé)
  25. a et b Octavio P. Luzardoa, Vikesh Mahtani, Juan M. Troyano, Margarita Álvarez de la Rosa, Ana I. Padilla-Pérez, Manuel Zumbado, Maira Almeida, Guillermo Burillo-Putze, Carlos Boada, Luis D. Boad, Determinants of organochlorine levels detectable in the amniotic fluid of women from Tenerife Island (Canary Islands, Spain) ; Environmental Research  ; Vol. 109, Issue 5, juillet 2009, Pages 607–613 (Résumé)
  26. http://www.la-cuisine-collective.fr/dossier/cerin/articles.asp?id=47

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. C. Dillon, Place du lait dans l'alimentation humaine en régions chaudes., I.N.A.PG. (AgroParisTech) (lire en ligne)
  • Docteur Nicolas Le Berre coauteur avec Hervé Queinnec du livre Soyons moins lait, Terre vivante, avril 2000, (ISBN 978-2-904082-83-2) ; également auteur du livre Le lait : Une sacrée vacherie, janvier 1990.

Articles connexes[modifier | modifier le code]



Liens externes[modifier | modifier le code]