Patrick Ollier
Patrick Ollier, né le 17 décembre 1944 à Périgueux (Dordogne), est un homme politique français.
Maire de Rueil-Malmaison et député des Hauts-de-Seine, il est président de l'Assemblée nationale du 7 mars au 19 juin 2007 et ministre chargé des Relations avec le Parlement du 14 novembre 2010 au 10 mai 2012. Depuis février 2013, il est vice-président de l’UMP.
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Biographie[modifier]
Formation et vie privée[modifier]
Il est licencié ès sciences-économiques[1] et diplômé en 1971 de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence[2].
De son mariage le 29 juin 1974 avec Dominique Figuière, il a eu un enfant[1]. Il est aujourd'hui le compagnon de Michèle Alliot-Marie.
Débuts politiques[modifier]
Patrick Ollier débute sa carrière politique en juin 1964, en cofondant le Mouvement des jeunes gaullistes l'Union des jeunes pour le progrès[1].
Il s'établit ensuite dans les Hautes-Alpes, où il devient secrétaire général de l'Union pour la nouvelle République pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur[1].
De 1970 à 1973, il est conseiller des Premiers ministres Jacques Chaban-Delmas puis Pierre Messmer. Durant le mandat du président Valéry Giscard d'Estaing, de 1974 à 1981, il est conseiller des ministres Georges Gorse, Paul Dijoud puis Alain Peyrefitte. Il s'établit alors à Rueil-Malmaison, où il est élu conseiller municipal puis nommé adjoint au maire[1].
En 1981, il est nommé conseiller auprès du président du groupe Béghin-Say[1]. Il revient en politique en 1986, en tant que conseiller pour les affaires politiques et parlementaires du président de l'Assemblée nationale, Jacques Chaban-Delmas[1].
Député des Hautes-Alpes puis des Hauts-de-Seine[modifier]
Il est ensuite élu député RPR de la deuxième circonscription des Hautes-Alpes (1988-2002), maire de La Salle-les-Alpes (1989-2001), conseiller général (1992-2001). Il permet au groupe Elf de s'implanter au Nigeria[Comment ?][3].
Il revient à Rueil-Malmaison, où il est élu conseiller municipal en 2001 puis maire le 18 juin 2004, en remplacement de Jacques Baumel. Il est élu député de la 7e circonscription des Hauts-de-Seine le 10 juin 2007[1]. Membre du groupe UMP, il préside la Commission de la production et des échanges puis la commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire de l'Assemblée nationale depuis le 27 juin 2002.
Travail parlementaire[modifier]
Patrick Ollier est l'inventeur du « Dividende du travail », qui a été repris lors de nombreuses prises de positions gouvernementales et fait l'objet de dispositions parlementaires.
- Groupe d'amitié France-Libye
Patrick Ollier est le fondateur en 2003 du groupe d’amitié France-Libye qu'il préside jusqu'en 2010[4]. Proche de Mouammar Kadhafi, auquel il considère ne plus rien avoir à reprocher, sinon « quelques reliquats de pratiques anciennes comme la torture dans les prisons », ayant « totalement renoncé » à l’action violente et au terrorisme[5],[6], Patrick Ollier effectue de nombreuses visites dans ce pays[7], parfois pour le compte de l'Élysée ou du quai d'Orsay. Il a en particulier appuyé des discussions commerciales, concernant des projets d'achat par la Jamahiriya arabe libyenne d'avions Rafale et d'hélicoptères Tigre[8], et a cherché, selon Anne Lauvergeon, PDG d'Areva à l'époque, à vendre à la Libye une centrale nucléaire[9],[10].
- Énergies renouvelables
Patrick Ollier présente, lors du débat de lois d'orientation sur les énergies en 2005, un amendement sur les énergies éoliennes, dit « amendement Ollier », pour hausser le plancher d'achat obligatoire par EDF de l'électricité produite par les parcs éoliens à plus de 30 MW (contre moins de 12 MW précédemment). Face à la levée de boucliers de la part des milieux associatifs et des organisations de défense de l'environnement et de promotion des énergies renouvelables, l'amendement est retiré par le Sénat.
- Loi SRU
Patrick Ollier a demandé plusieurs fois l'amendement de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbains) de décembre 2000, et en particulier amender le quota de 20 % logements sociaux imposé aux communes françaises[11]. Ainsi, fin janvier 2006, un amendement à loi SRU cosigné avec Gérard Hamel en première lecture sur le projet de loi portant engagement national pour le logement (loi ENL) vise à assimiler certaines opérations d'accession sociale à la propriété à du logement social, ce que le Sénat retoque début avril 2006. Lors de la deuxième lecture de ce projet de loi à l'Assemblée nationale, le 30 mai 2006, Patrick Ollier dépose un amendement contre le quota de 20 % logements sociaux imposé à 740 communes.
Président de l'Assemblée nationale[modifier]
Il est élu président de l'Assemblée nationale le 7 mars 2007, par 248 voix sur 267 votants[12] (l'opposition n'a pas participé au scrutin), en remplacement de Jean-Louis Debré, nommé à la présidence du Conseil constitutionnel. À l'approche de l'élection présidentielle, Patrick Ollier bénéficie d'un « mandat de transition », durant lequel l'Assemblée ne se réunit pas, la session parlementaire ayant été clôturée le 22 février. Suite à la polémique concernant les privilèges à vie dont bénéficient les présidents d'assemblée (voiture de fonction, bureau et secrétariat), il fait rapidement savoir qu'il renonce à ces avantages, étant donné le contexte particulier de son élection.
Aux élections législatives de 2007, il est réélu député au premier tour, avec 60,29 % des voix. Lors d'une primaire interne au groupe UMP organisée le 20 juin 2007, Patrick Ollier (99 voix) est battu par Bernard Accoyer (195 voix), qui devient président de l'Assemblée nationale six jours plus tard[13].
Ministre chargé des Relations avec le Parlement[modifier]
Lors de la formation du troisième gouvernement François Fillon, le 14 novembre 2010, il est nommé ministre auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement. Ce gouvernement est le premier qui, en son sein, comporte deux conjoints, son épouse Michèle Alliot-Marie étant ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et européennes.
En février 2011, il est mis en cause par Le Canard enchaîné avec sa compagne Michèle Alliot-Marie pour avoir utilisé le jet d'un homme d'affaires présenté comme proche du président Ben Ali lors d'un voyage en Tunisie alors que la révolte était en cours[14]. En dépit de confidences faites au Journal du dimanche sur un éventuel départ du gouvernement si sa compagne partait[15],[16],[17], il conserve son poste de ministre, le jour de la démission de Michèle Alliot-Marie. Selon Le Parisien, cette dernière « a obtenu pour lui la clémence » à l'Élysée[18],[19],[20].
Retour à la députation[modifier]
Il est réélu député des Hauts-de-Seine lors des élections législatives de 2012, alors que sa compagne est défaite dans les Pyrénées-Atlantiques.
Lors du congrès en vue de l’élection du président de l'UMP, il dépose, le 18 septembre 2012, avec Roger Karoutchi, Henri Guaino et Michèle Alliot-Marie, une motion gaulliste, « Le Gaullisme, une voie d’avenir pour la France », en vue du vote des militants instaurant des courants internes au sein du parti d'opposition[21].
En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l’UMP au titre des mouvements, lors de la seconde vague de nomination après celle de janvier, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.
Détail des mandats[modifier]
Mandats nationaux[modifier]
- Ministre auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement :
- Député :
Mandats régionaux[modifier]
- Conseiller général :
Mandats locaux[modifier]
- Maire :
- Adjoint au maire :
Fonctions politiques[modifier]
Au sein du RPR[modifier]
- Secrétaire général adjoint en 1990
- Délégué général, chargé du développement rural de l'agriculture et du tourisme, en 1992
- Chargé de l'agriculture, de l'aménagement du territoire et du tourisme, de 1993 à 1995
- Délégué général, chargé de l'aménagement du territoire, de 1995 à 1997
- Secrétaire national, chargé de l'aménagement du territoire, en 1998
Au sein de l'UMP[modifier]
- Membre du comité politique, en 1998
- Secrétaire national, chargé des relations entre les groupes parlementaires, et chargé de l'action humanitaire et des droits de l'homme, en 1999
- Conseiller auprès de la présidente Michèle Alliot-Marie, chargé de la vie du mouvement, de 1999 à 2002
- Vice-président de l’UMP, depuis 2013
Autres responsabilités[modifier]
- Juge titulaire à la Haute cour de justice, de 1992 à 2002
- Juge titulaire à la Cour de justice de la République, de 1997 à 2002
- Président du Parc national des Écrins, de 1993 à 2002
- Membre du conseil d'administration de la SNCF
- Membre du conseil d'administration de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France
- Vice-président des Personnalités extérieures au conseil d'administration de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence
Œuvres[modifier]
Distinctions[modifier]
Pour approfondir[modifier]
Bibliographie[modifier]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Site de Patrick Ollier
- Sa fiche sur le site du gouvernement
- Sa fiche sur le site de l'Assemblée nationale
Notes et références[modifier]
- Who's Who in France, édition 2008, page 1681.
- Portrait sur le site officiel de Patrick Ollier.
- François-Xavier Verschave, Noir Silence, Les Arènes, 2000, p. 406.
- Patrick Ollier sur le site de l'Assemblée nationale.
- Libération
- Marianne.
- Franck Nouchi, « L’esprit des lois », Le Monde, 23 février 2011
- Karl Laske, « Patrick Ollier, l’ami très personnel du régime libyen », Libération, 24 février 2011
- http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Anne-Lauvergeon-charge-Proglio-et-tacle-Sarkozy-501726/
- http://www.sudouest.fr/2011/02/17/mam-en-tunisie-pom-en-libye-320763-4778.php
- « L'assouplissement de la loi SRU revient devant les députés », Le Monde, 29 mai 2006.
- Compte rendu intégral de la séance du mercredi 7 mars 2007 sur le site de l'Assemblée nationale.
- « Bernard Accoyer grimpe au perchoir devant Patrick Ollier », Libération, 21 juin 2007.
- MAM et Patrick Ollier se défendent sur leur voyage, lepoint.fr, 3 février 2011
- MAM devrait être remplacée "d’ici à lundi"
- Patrick Ollier : "Si MAM part, je pars"
- Patrick Ollier : « Si MAM part, je pars »
- Que va devenir Michèle Alliot-Marie ?
- Juppé au Quai d'Orsay, Longuet à la Défense, Guéant à l'Intérieur
- Gouvernement : MAM fixée ce week-end
- « Congrès UMP : une motion commune des différentes chapelles gaullistes »
- Élève de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence
- Président de l'Assemblée nationale française
- Personnalité du Rassemblement pour la République
- Personnalité de l'Union pour un mouvement populaire
- Député des Hauts-de-Seine
- Maire des Hauts-de-Seine
- Ancien député des Hautes-Alpes (cinquième République)
- Ancien maire des Hautes-Alpes
- Ancien conseiller général des Hautes-Alpes
- Conjoint ou conjointe d'un ministre de la Ve République
- Rueil-Malmaison
- Naissance en 1944
- Naissance à Périgueux
- Vice-président de l'Assemblée nationale française (Cinquième République)
- Député de la IXe législature de la Ve République
- Député de la Xe législature de la Ve République
- Député de la XIe législature de la Ve République
- Député de la XIIe législature de la Ve République
- Député de la XIVe législature de la Ve République