Patrick Ollier

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Patrick Ollier
Patrick Ollier, le 28 août 2008.
Patrick Ollier, le 28 août 2008.
Fonctions
Député de la 7e circonscription des
Hauts-de-Seine
En fonction depuis le 20 juin 2012
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe
Prédécesseur Éric Berdoati
19 juin 200215 décembre 2010
Élection 16 juin 2002
Réélection 10 juin 2007
Législature XIIe, XIIIe
Prédécesseur Jacques Baumel
Successeur Éric Berdoati
Maire de Rueil-Malmaison
En fonction depuis le 18 juin 2004
Prédécesseur Jacques Baumel
Vice-président de l'UMP
3 février 201315 juin 2014
Président Jean-François Copé
Ministre chargé des Relations avec le Parlement
14 novembre 201010 mai 2012
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Henri de Raincourt
Successeur Alain Vidalies
13e président de l'Assemblée nationale
7 mars 200719 juin 2007
(3 mois et 12 jours)
Législature XIIe
Prédécesseur Jean-Louis Debré
Successeur Bernard Accoyer
Maire de La Salle-les-Alpes
24 mars 198918 mars 2001
Prédécesseur Ian Zebrowski
Successeur Alain Fardella
Député de la 2e circonscription des Hautes-Alpes
23 juin 198818 juin 2002
Réélection 21 mars 1993
1er juin 1997
Législature IXe, Xe, XIe
Prédécesseur Robert de Caumont
Successeur Joël Giraud
Biographie
Date de naissance 17 décembre 1944 (70 ans)
Lieu de naissance Périgueux (Dordogne)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Conjoint Michèle Alliot-Marie
Diplômé de IEP d'Aix-en-Provence
Profession Professeur d’économie

Patrick Ollier
Présidents de l'Assemblée nationale française

Patrick Ollier, né le 17 décembre 1944 à Périgueux (Dordogne), est un homme politique français, président de l'Assemblée nationale du 7 mars au 19 juin 2007.

Maire de Rueil-Malmaison et député des Hauts-de-Seine, il préside l'Assemblée nationale du 7 mars au 19 juin 2007, jusqu'au terme de la XIIe législature. Le 14 novembre 2010, il est nommé ministre chargé des Relations avec le Parlement, charge qu'il assume jusqu'au 10 mai 2012. De février 2013 à juin 2014, il est vice-président de l’UMP.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et vie privée[modifier | modifier le code]

Il est licencié ès sciences-économiques[1] et diplômé en 1971 de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence[2].

De son mariage le 29 juin 1974 avec Dominique Figuière, il a eu un enfant[1]. Il est aujourd'hui le compagnon de Michèle Alliot-Marie.

Débuts politiques[modifier | modifier le code]

Patrick Ollier débute sa carrière politique en juin 1964, en cofondant le Mouvement des jeunes gaullistes l'Union des jeunes pour le progrès[1].

Il s'établit ensuite dans les Hautes-Alpes, où il devient secrétaire général de l'Union pour la nouvelle République pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur[1].

De 1970 à 1973, il est conseiller des Premiers ministres Jacques Chaban-Delmas puis Pierre Messmer. Durant le mandat du président Valéry Giscard d'Estaing, de 1974 à 1981, il est conseiller des ministres Georges Gorse, Paul Dijoud puis Alain Peyrefitte. Il s'établit alors à Rueil-Malmaison, où il est élu conseiller municipal puis nommé adjoint au maire[1].

En 1981, il est nommé conseiller auprès du président du groupe Béghin-Say[1]. Il revient en politique en 1986, en tant que conseiller pour les affaires politiques et parlementaires du président de l'Assemblée nationale, Jacques Chaban-Delmas[1].

Député des Hautes-Alpes puis des Hauts-de-Seine[modifier | modifier le code]

Il est ensuite élu député RPR de la deuxième circonscription des Hautes-Alpes (1988-2002), maire de La Salle-les-Alpes (1989-2001), conseiller général (1992-2001). Il permet au groupe Elf de s'implanter au Nigeria[Comment ?][3].

Il revient à Rueil-Malmaison, où il est élu conseiller municipal en 2001 puis maire le 18 juin 2004, en remplacement de Jacques Baumel. Il est élu député de la 7e circonscription des Hauts-de-Seine le 10 juin 2007[1]. Membre du groupe UMP, il préside la Commission de la production et des échanges puis la commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire de l'Assemblée nationale depuis le 27 juin 2002.

Travail parlementaire[modifier | modifier le code]

Patrick Ollier est l'inventeur du « Dividende du travail », qui a été repris lors de nombreuses prises de positions gouvernementales et fait l'objet de dispositions parlementaires.

Groupe d'amitié France-Libye

Patrick Ollier est le fondateur en 2003 du groupe d’amitié France-Libye qu'il préside jusqu'en 2010[4]. Proche de Mouammar Kadhafi, auquel il considère ne plus rien avoir à reprocher, sinon « quelques reliquats de pratiques anciennes comme la torture dans les prisons », ayant « totalement renoncé » à l’action violente et au terrorisme[5],[6], Patrick Ollier effectue de nombreuses visites dans ce pays[7], parfois pour le compte de l'Élysée ou du quai d'Orsay. Il a en particulier appuyé des discussions commerciales, concernant des projets d'achat par la Jamahiriya arabe libyenne d'avions Rafale et d'hélicoptères Tigre[8], et a cherché, selon Anne Lauvergeon, PDG d'Areva à l'époque, à vendre à la Libye une centrale nucléaire[9],[10].

Énergies renouvelables

Patrick Ollier présente, lors du débat de lois d'orientation sur les énergies en 2005, un amendement sur les énergies éoliennes, dit « amendement Ollier », pour hausser le plancher d'achat obligatoire par EDF de l'électricité produite par les parcs éoliens à plus de 30 MW (contre moins de 12 MW précédemment). Face à la levée de boucliers de la part des milieux associatifs et des organisations de défense de l'environnement et de promotion des énergies renouvelables, l'amendement est retiré par le Sénat.

Loi SRU

Patrick Ollier a demandé plusieurs fois l'amendement de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbains) de décembre 2000, et en particulier amender le quota de 20 % logements sociaux imposé aux communes françaises[11]. Ainsi, fin janvier 2006, un amendement à loi SRU cosigné avec Gérard Hamel en première lecture sur le projet de loi portant engagement national pour le logement (loi ENL) vise à assimiler certaines opérations d'accession sociale à la propriété à du logement social, ce que le Sénat retoque début avril 2006. Lors de la deuxième lecture de ce projet de loi à l'Assemblée nationale, le 30 mai 2006, Patrick Ollier dépose un amendement contre le quota de 20 % logements sociaux imposé à 740 communes.

Président de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Il est élu président de l'Assemblée nationale le 7 mars 2007, par 248 voix sur 267 votants[12] (l'opposition n'a pas participé au scrutin), en remplacement de Jean-Louis Debré, nommé à la présidence du Conseil constitutionnel. À l'approche de l'élection présidentielle, Patrick Ollier bénéficie d'un « mandat de transition », durant lequel l'Assemblée ne se réunit pas, la session parlementaire ayant été clôturée le 22 février. Suite à la polémique concernant les privilèges à vie dont bénéficient les présidents d'assemblée (voiture de fonction, bureau et secrétariat), il fait rapidement savoir qu'il renonce à ces avantages, étant donné le contexte particulier de son élection.

Aux élections législatives de 2007, il est réélu député au premier tour, avec 60,29 % des voix. Lors d'une primaire interne au groupe UMP organisée le 20 juin 2007, Patrick Ollier (99 voix) est battu par Bernard Accoyer (195 voix), qui devient président de l'Assemblée nationale six jours plus tard[13].

Ministre chargé des Relations avec le Parlement[modifier | modifier le code]

Lors de la formation du troisième gouvernement François Fillon, le 14 novembre 2010, il est nommé ministre auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement. Ce gouvernement est le premier qui, en son sein, comporte deux conjoints, son épouse Michèle Alliot-Marie étant ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et européennes.

En février 2011, il est mis en cause par Le Canard enchaîné avec sa compagne Michèle Alliot-Marie pour avoir utilisé le jet d'un homme d'affaires présenté comme proche du président Ben Ali lors d'un voyage en Tunisie alors que la révolte était en cours[14]. En dépit de confidences faites au Journal du dimanche sur un éventuel départ du gouvernement si sa compagne partait[15],[16],[17], il conserve son poste de ministre, le jour de la démission de Michèle Alliot-Marie. Selon Le Parisien, cette dernière « a obtenu pour lui la clémence » à l'Élysée[18],[19],[20].

Retour à la députation[modifier | modifier le code]

Il est réélu député des Hauts-de-Seine lors des élections législatives de 2012, alors que sa compagne est défaite dans les Pyrénées-Atlantiques.

Lors du congrès en vue de l’élection du président de l'UMP, il dépose, le 18 septembre 2012, avec Roger Karoutchi, Henri Guaino et Michèle Alliot-Marie, une motion gaulliste, « Le Gaullisme, une voie d'avenir pour la France », en vue du vote des militants instaurant des courants internes au sein du parti d'opposition[21].

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l’UMP au titre des mouvements, lors de la seconde vague de nomination après celle de janvier, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Il conduit les élus de droite (à l'opposé de certains élus UMP tels Patrick Devedjian) qui avec ceux de gauche votent en faveur de la participation du syndicat d'études Paris Métropole la participation à la mission de préfiguration de la Métropole du Grand Paris, dont Ollier est l'un des candidats possibles à la présidence, une fois acquise la révision de la loi pour donner une personnalité juridique au conseil de territoire[22].

Détail des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

  • Ministre auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement :

Mandats régionaux[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Au sein du RPR[modifier | modifier le code]

  • Secrétaire général adjoint en 1990
  • Délégué général, chargé du développement rural de l'agriculture et du tourisme, en 1992
  • Chargé de l'agriculture, de l'aménagement du territoire et du tourisme, de 1993 à 1995
  • Délégué général, chargé de l'aménagement du territoire, de 1995 à 1997
  • Secrétaire national, chargé de l'aménagement du territoire, en 1998

Au sein de l'UMP[modifier | modifier le code]

  • Membre du comité politique, en 1998
  • Secrétaire national, chargé des relations entre les groupes parlementaires, et chargé de l'action humanitaire et des droits de l'homme, en 1999
  • Conseiller auprès de la présidente Michèle Alliot-Marie, chargé de la vie du mouvement, de 1999 à 2002
  • Vice-président de l’UMP, depuis 2013

Autres responsabilités[modifier | modifier le code]

  • Juge titulaire à la Haute cour de justice, de 1992 à 2002
  • Juge titulaire à la Cour de justice de la République, de 1997 à 2002
  • Président du Parc national des Écrins, de 1993 à 2002
  • Membre du conseil d'administration de la SNCF
  • Membre du conseil d'administration de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France
  • Vice-président des Personnalités extérieures au conseil d'administration de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence

Œuvres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Who's Who in France, édition 2008, page 1681.
  2. Portrait sur le site officiel de Patrick Ollier.
  3. François-Xavier Verschave, Noir Silence, Les Arènes, 2000, p. 406.
  4. Patrick Ollier sur le site de l'Assemblée nationale.
  5. Libération
  6. Marianne.
  7. Franck Nouchi, « L’esprit des lois », Le Monde, 23 février 2011
  8. Karl Laske, « Patrick Ollier, l’ami très personnel du régime libyen », Libération, 24 février 2011
  9. http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Anne-Lauvergeon-charge-Proglio-et-tacle-Sarkozy-501726/
  10. http://www.sudouest.fr/2011/02/17/mam-en-tunisie-pom-en-libye-320763-4778.php
  11. « L'assouplissement de la loi SRU revient devant les députés », Le Monde, 29 mai 2006.
  12. Compte rendu intégral de la séance du mercredi 7 mars 2007 sur le site de l'Assemblée nationale.
  13. « Bernard Accoyer grimpe au perchoir devant Patrick Ollier », Libération, 21 juin 2007.
  14. MAM et Patrick Ollier se défendent sur leur voyage, lepoint.fr, 3 février 2011
  15. MAM devrait être remplacée "d’ici à lundi"
  16. Patrick Ollier : "Si MAM part, je pars"
  17. Patrick Ollier : « Si MAM part, je pars »
  18. Que va devenir Michèle Alliot-Marie ?
  19. Juppé au Quai d'Orsay, Longuet à la Défense, Guéant à l'Intérieur
  20. Gouvernement : MAM fixée ce week-end
  21. « Congrès UMP : une motion commune des différentes chapelles gaullistes »
  22. « Grand Paris : tout commence aujourd’hui » – Patrick Ollier, La Gazette des communes,‎ 1er juillet 2014 (consulté le 7 juillet 2014)