Noël

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Noël
Représentation de la Nativité.
Représentation de la Nativité.

Observé par les chrétiens
Type Fête religieuse et culturelle
Signification Fête célébrant la Nativité de Jésus-Christ.
Date 25 décembre (toute la chrétienté occidentale et certaines églises orientales)
7 janvier (Calendrier julien)
6 ou 19 janvier (plusieurs Églises orthodoxes)
Observances Messe de minuit
Lié à l'Avent

Noël est fêté dans la nuit du 24 au 25 décembre et le 25 toute la journée. En tant que fête chrétienne, elle commémore chaque année la naissance de Jésus de Nazareth et est célébrée le 25 décembre dans les calendriers grégorien et julien. À l'origine, il existait à cette date des festivités païennes marquant le solstice d'hiver, symbole de la renaissance du soleil. L'Église apostolique arménienne a gardé la tradition plus antique de célébrer au 6 janvier les deux fêtes de la Nativité et de l'Épiphanie.

Au XXIe siècle, la période entourant Noël ( aussi appelée "temps des fêtes"[1]) revêt un aspect commercial largement non religieux et dans certains pays, le jour de Noël est férié. Dans cet esprit, Noël devient une fête à connotation folklorique, caractérisée par un regroupement des cellules familiales autour d'un repas et d'un échange de cadeaux autour du sapin traditionnel.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot Noël est attesté de manière écrite dès 1112 sous la forme Noel (chez Philippe de Thaon), conjointement, au XIIe siècle, on trouve la variante Nael dans le voyage de saint Brendan[2] en 1120[3].

Il est issu de l'adjectif latin natalis signifiant « de naissance, relatif à la naissance » (de natus « né »), d'abord associé au mot latin dies « jour » dans la locution natalis dies « jour de naissance » réduite à natalis par substantivation de cet adjectif, utilisé en latin ecclésiastique pour désigner la Nativité du Christ. L’o de Noel, en face de Nael, est lié à la dissimilation des deux a de natalis[4], d'abord devenu *nadal (cf. occitan Nadau, Nadal, catalan Nadal « Noël »), ensuite *nathal, puis *naal, après plusieurs lénitions à partir de la consonne intervocalique [t], qui s'est au final totalement amuïe en langue d’oïl[5] (tout comme dans NATIVU > naïf, doublet de natif, emprunt savant, également MUTARE > muer, dérivé savant mutation, MATURU > mûr, savant mature, etc.). Le tréma (1718) sur le e : ë note la diérèse[6]. C'est la seule étymologie admise par les spécialistes.

Cependant nombre d'explications qui ne reposent sur aucun argument solide, se retrouvent dans certaines publications, par exemple : celle qui le voit dériver du latin novella « nouvelles » (c'est-à-dire latin vulgaire *novella, ce terme n'étant pas attesté). Noël ! Noël ! était effectivement au Moyen Âge le cri de joie poussé par le peuple à l'arrivée d'un événement heureux[7] quel qu'il soit, mais le [v] intervocalique ne s'est pas amuï en français, d'où *novella > nouvelle (information); ou encore celle qui fait remonter Noël au gaulois noio « nouveau » et hel « soleil » (à savoir *noio et *hel), et signifierait « nouveau soleil »[8], voire au francique neu helle « nouvelle clarté »[9], à savoir le vieux bas francique *neu helle, cette langue n'étant pas attestée. Or, la forme exacte du terme gaulois n'est pas *noio, mais nouiio(s), autrement novio-, proche parent du latin nouus (novus)[10] et il n'existe aucun terme gaulois *hel signifiant « soleil », la nature exacte du mot gaulois pour désigner le soleil, sonno-, sunno-, *sūl ou *swel est certes discutée, mais elle conserve nécessairement le s- initial du mot indo-européen primitif, tout comme le latin sol, solis. La forme inventée *hel résulte d'une erreur d'interprétation à partir du breton heol « soleil » (ancien breton houl, gallois haul, vieux cornique heuul) qui remontent tous au brittonique *sāulio-[11] contemporain et proche du gaulois, la mutation [s] > [h] est une mutation postérieure propre au brittonique, mais jamais attestée en gaulois, cf. *succo- « porc, groin de porc », d'où français soc (de la charrue) par métaphore de l'intrument qui fouit la terre comme l'animal, alors que le brittonique *succo- a donné le gallois hwch, le cornique hoch et le breton houc'h « porc ». Le gaélique conserve comme le gaulois [s] initial, ex : irlandais socc « groin, soc de charrue »[12]. L'étymologie par le francique neu helle est tout autant injustifiée, neue Helle « nouvelle clarté » étant de l'allemand moderne et de toute façon non usitée pour désigner cette fête. Quant au vieux bas francique, il a pour descendant le néerlandais, et la locution exacte correspondante serait nieuwe helderheid dans cette langue, alors que Noël se dit Kerst(mis). Le mot allemand pour Noël est Weihnachten et repose sur un ancien datif pluriel dans l'expression ze wîhen nachten « dans les nuits sacrées », d'où wîhennachten > Weihnachten qui date de l'époque du paganisme germanique[13], où l'on organisait des fêtes sacrées les nuits d'hiver autour du solstice. On trouve cette même transposition d'une fête payenne à une fête chrétienne chez les peuples scandinaves dans le terme qui signifie Noël : islandais jól, norvégien, suédois, danois jul.

En revanche, les langues celtiques possèdent un terme issu, comme le français (et d'autres langues romanes), du latin natalis : cornique Nadelik, gallois Nadelig, breton Nedeleg (cf. patronyme Nédélec), sur une racine Nadel-, avec lénition [t] > [d], suivi d'un suffixe brittonique. L'irlandais possède une forme Nollaig, où la lénition s'est produite de la même manière qu'en français.

De sorte que, si Noël est effectivement lié originellement à la renaissance du soleil lors du solstice d'hiver, il ne doit son étymologie ni au celtique, ni au germanique, mais au latin, dans le culte romain du Sol Invictus avec la fête officielle du dies natalis solis inuicti « jour de la naissance du soleil invaincu » et c'est bien ce natalis extrait de son contexte païen qui constitue l'origine ultime du terme Noël.

Célébration[modifier | modifier le code]

Les Églises célèbrent Noël le 25 décembre, qui est une date différente selon le calendrier qu'elles utilisent. Les Églises orthodoxes célèbrent cette fête le 25 décembre de leur ancien calendrier liturgique, le calendrier julien (ce qui correspond au 7 janvier grégorien et civil). L'Église catholique romaine et les Églises protestantes célèbrent Noël le 25 décembre du calendrier grégorien et civil. Le jour de la saint Emmanuel a été fixé tardivement dans l'empire romain d'Occident, vers le milieu du IVe siècle.

C’est à partir du IIIe siècle que certaines communautés chrétiennes cherchent à situer dans l’année la date de naissance de Jésus. Avant de la placer à la date d'une célébration solaire liée au solstice d'hiver[14], de nombreuses dates furent proposées : 6 janvier (correspondant à l'Épiphanie, date choisie par les Basilidiens vers la fin du IIe siècle et reprise par les communautés chrétiennes d’Orient), 28 mars (mention dans De Pascha Computus, un calendrier des fêtes datant de 243), 18 novembre (date proposée par Clément d'Alexandrie[15])… Le 25 décembre marquait depuis Aurélien (v.270) l'anniversaire du Sol Invictus. Pour des raisons symboliques, et dans un souci de christianiser les anciennes fêtes païennes, cette date fut progressivement étendue à tout l'Occident latin. Les Églises orthodoxes, qui ont conservé le calendrier julien, célèbrent Noël le 25 décembre de ce calendrier, ce qui correspond au 7 janvier du calendrier grégorien et au solstice d'hiver du calendrier égyptien. Seule l'Église apostolique arménienne a conservé la date précise du 6 janvier comme jour de la fête de Noël[16].

Constituant avec Pâques une des grandes fêtes chrétiennes, Noël s'est progressivement chargé de traditions locales, mélanges d'innovations et de maintien de folklore ancien, au point de présenter l'aspect d'une fête profane populaire possédant de nombreuses variantes, dans le temps comme dans l'espace. L'association de la mémoire d'une naissance a facilité la place centrale prise par la famille dans le sens et le déroulement de cette fête. L'Église catholique romaine insiste par exemple sur cet aspect depuis l'instauration en 1893 de la fête de la « Sainte Famille », le dimanche suivant le 25 décembre. Les cadeaux, sous forme d'étrennes, semblent être une réminiscence des cadeaux effectués lors des fêtes romaines des Saturnales, en décembre (strenae)[17].

Le don est présent dans de nombreuses traditions, comme celle de servir un repas au premier pauvre croisé au jour de Noël, ou dans l'exceptionnelle générosité des aumônes accordées aux mendiants à la sortie de l'office célébré durant la nuit de Noël. « La période de Noël, qui est très chargée cérémoniellement, possède une certaine intensité rituelle. Même si nous vivons fondamentalement dans une société marchande, il y a dans cet échange de cadeaux quelque chose qui est de l'ordre du don et qui est universel dans son principe : ils créent, maintiennent et consolident des liens ; ils constituent en quelque sorte une matrice du social »[18].

La popularité de cette fête a fait que Noël est devenu un patronyme et un prénom.

Origines[modifier | modifier le code]

Enluminure, Bible géorgienne, XIIe siècle

Aucun texte chrétien ne précise quel jour dans l'année est né Jésus-Christ. Noël ne fait pas partie des fêtes suivies par les premiers chrétiens et ne figure pas dans les listes publiées par Irénée de Lyon et Tertullien[19]. Étant donné que, d'après les récits bibliques de Noël, les troupeaux sont dehors avec leurs bergers, on peut en déduire que la naissance de Jésus ne s'est en tous cas pas située en hiver[20]. Au IVe siècle, la date du 25 décembre a été choisie comme date pour la fête de Noël, principalement dans le but de la substituer aux fêtes païennes qui étaient d'usage à l'époque, comme la fête de la renaissance du Soleil Invaincu (Sol Invictus), le solstice d'hiver et les Saturnales romaines qui avaient toutes lieu à la période du 25 décembre[21],[22]. le document le plus ancien mentionnant cette date du 25 décembre est le Chronographe de 354 (faisant référence à des évènements remontant au moins à 336).

Bien avant l'apparition du christianisme, l'époque du solstice d'hiver était déjà une période charnière de l'année, qui regroupait de nombreuses croyances païennes relatives à la fertilité, la maternité, la procréation et l'astronomie. Elle donnait donc lieu à de nombreuses manifestations. Ces traditions antiques ont de nombreux points de similitude avec la fête chrétienne.

Antiquité proche-orientale[modifier | modifier le code]

Dans le culte mithraïque, la fête la plus importante - le Mithragan - se déroulait chaque année le jour du solstice d'hiver, jour célébrant la naissance de la divinité et la victoire de la lumière sur les ténèbres[23]. Selon une tradition mithraïque née en Asie mineure, Mithra serait né « jaillissant du rocher » (petrogène) ou d'une grotte - élément éminemment lié au culte de cette divinité - tandis que des bergers assistent à cette naissance miraculeuse[24] dans un récit qui influencera ceux de la naissance de Jésus pour l'adapter aux thèmes païens[25],[22]. Il est possible qu'une tradition plus ancienne, d'origine mithraïque et mazdéenne, présentant la mère de Mithra - Anahita (ou Anahid) - comme vierge[26] ait également influencé les premiers auteurs chrétiens.

Dans les célébrations du culte mithraïque, fortement développé dans l'empire gréco-romain aux IIIe et IVe siècles, le 25 décembre correspondait à la célébration du Natalis Invicti, la naissance du soleil invaincu qui reprend ses forces et fait regagner le jour sur la nuit[27].

Dans le judaïsme, la fête de hanoucca, qui commémore la réinauguration du Temple de Jérusalem profané par les Grecs anciens, a été fixée au 25 du neuvième mois lunaire, nommé Kislev, (calendrier hébraïque) au voisinage du solstice d'hiver. Le premier livre des Maccabées insiste sur l'importance de cette date et de cette célébration. Les traditionnelles représentations de la Vierge à l'Enfant puisent quant à elles leurs origines dans les représentations de la déesse égyptienne Isis allaitant Horus enfant[28].

À Rome[modifier | modifier le code]

Dans la Rome antique, les citoyens fêtaient les Saturnales : d'abord du 17 au 21 décembre, puis plus tard du 17 au 24 décembre, les hommes et les femmes portaient des guirlandes autour du cou et s'offraient toutes sortes de cadeaux. Les gens sacrifiaient aussi symboliquement un mannequin représentant un jeune homme, pensant ainsi transmettre la vitalité du personnage à la nouvelle année. Il est à noter que la fixation à la date du 25 décembre du solstice d'hiver est due à une erreur commise par l'astronome Sosigène d'Alexandrie, lors de la réforme du calendrier à l'initiative de Jules César en 46 av. J.-C., qui fixa le début des saisons avec un retard de un ou deux jours par rapport à la réalité[29].

La fête des sigillaires, « ancêtre » de la Saint Sylvestre, concluait les festivités à la fin du mois de décembre. Pendant ce temps de bascule vers l'an neuf, les gens s'offraient des menus-cadeaux de terre cuite, les esclaves devenaient les maîtres et inversement.

À partir du règne d'Aurélien (270-275), les Romains fêtent officiellement le Sol Invictus (Soleil invaincu) au moment du solstice d'hiver qui commençait la nouvelle année, annoncée par le rallongement des jours. Ce culte, qui reprend des aspects de la mythologie d'Apollon et du culte de Mithra, s'est répandu aux IVe et IIIe siècles av. J.-C. et se concluait par le sacrifice d'un taureau, le Sol Invictus correspondant à la naissance du jeune dieu solaire qui, reprenant les traditions mithraïques, était censé surgir d'un rocher ou d'une grotte sous la forme d'un enfant nouveau-né.

Symboles et traditions[modifier | modifier le code]

Dans les sociétés occidentales, il existe plusieurs symboles et traditions de Noël.

Christianisme[modifier | modifier le code]

Avent et célébrations[modifier | modifier le code]

Couronne de l'Avent

L'Avent est la période liturgique qui englobe les quatre dimanches qui précèdent Noël. Traditionnellement, les chrétiens allument une bougie le premier dimanche, puis une de plus chaque dimanche suivant, symboles de la lumière qui va renaître le soir de Noël[réf. nécessaire]. Ces bougies sont souvent réunies sur un même support, le plus courant ayant une forme de couronne sur laquelle se répartissent les bougies. De cette période est née la tradition du calendrier de l'Avent : cela consiste, dans une grande planche en carton prédécoupée, à ouvrir des petites fenêtres, une par jour depuis le 1er décembre jusqu'à Noël (24 jours). Chaque fenêtre contient une phrase de l'Évangile (version chrétienne), ou une petite confiserie (version profane).

D'un point de vue liturgique, les communautés de religieux et certaines églises catholiques, lors des Vêpres précédant Noël, respectent les anciennes grandes antiennes Ô et l'hymne Veni, Veni, Emmanuel (en)[30]. Généralement chantées entre le 17 et le 23 décembre, elles symbolisent un crescendo d'attente quant à l'arrivée du Messie. Certaines traditions, particulières à ces antiennes, sont parfois encore bien vivaces.

Chez les catholiques, la messe de minuit, le 24 décembre au soir, célèbre la Nativité de Jésus. Traditionnellement elle commençait à minuit ; aujourd'hui elle a lieu de plus en plus souvent en début de soirée. Dans le calendrier liturgique catholique, c'est un cycle de quatre messes qui est prévu pour Noël, les messes de Noël. La messe de minuit est la deuxième.

Chez les protestants, certains célèbrent aussi un culte de Noël dans la soirée du 24 décembre (par exemple les Églises luthériennes scandinaves), mais la majorité préfère célébrer le culte de Noël le 25 décembre au matin, aux mêmes horaires qu'un culte dominical.

Crèche de Noël[modifier | modifier le code]

Crèche
Article détaillé : Crèche de Noël.

C'est une mise en scène de la naissance de Jésus telle qu'elle est présentée dans le Nouveau Testament : sur une table, ou à même le sol, une étable miniature est bâtie dans laquelle des personnages (en terre cuite souvent) sont disposés représentant les parents de Jésus et les bergers réunis autour du nouveau-né. La première crèche aurait été réalisée par François d'Assise en 1223 à Greccio, en Italie ; ç'aurait été une crèche vivante, c'est-à-dire incarnés par de vraies personnes. Depuis le XVIIIe siècle, la tradition de la crèche s'est perpétuée dans tout le monde catholique et en a largement débordé au cours du XIXe siècle. En Provence, des personnages nouveaux ont été ajoutés, les santons qui figurent souvent les métiers traditionnels du XIXe siècle ou les scènes de la vie quotidienne de la région. Les rois mages Gaspard, Melchior et Balthazar, trois érudits de l'époque de Jésus, sont représentés en route vers cette même étable, mais leur arrivée n'est célébrée qu'à l'Épiphanie. Ils symbolisent l'universalité de l'événement qu'est la naissance de Jésus.

Symboles religieux et traditions profanes[modifier | modifier le code]

Veillée de Noël[modifier | modifier le code]

Repas de Noël en Europe du Nord au début du XXe siècle dans une famille aisée (illustration de Carl Larsson, 1904-1905)

La soirée du 24 décembre qui, pour les catholiques, est coupée par la messe de minuit, est dans la très grande majorité des cas, passée en famille. Au Japon, les couples fêtent généralement Noël sous la forme d'une soirée romantique au restaurant, ou à la maison en famille pour ceux qui ont de jeunes enfants[31]. En France, les 3/4 des Français considèrent que Noël est d'abord une fête familiale ou commerciale[32].

Le repas de Noël est le repas festif, constitué notamment de la dinde de Noël, de fruits de mer, de foie gras et qui se termine traditionnellement par la bûche de Noël, un dessert en forme de petite bûche ; ce dernier est souvent un gâteau roulé recouvert de crème au chocolat, parfois il s'agit d'une glace. Cette bûche rappelle la tradition ancienne où l'on mettait au feu une grosse bûche en début de soirée. Cette bûche était choisie pour sa taille et sa qualité car elle devait brûler pendant toute la veillée.

Père Noël[modifier | modifier le code]

Apparence type du Père Noël
Article détaillé : Père Noël.

Chargé d'apporter des cadeaux, il est représenté comme un vieil homme pourvu d'une longue barbe blanche et d'une houppelande rouge (au départ verte mais à la suite d'une publicité de Coca Cola où le Père Noël en buvant cette boisson devient alors rouge, cette image est restée). Cette image est accompagnée de tout un folklore : traîneau volant tiré par des rennes, lettre de demande de cadeaux à son intention, son sac rempli de jouets, etc.

Personnage d'invention anglo-saxonne et protestante au XIXe siècle, de Charles Dickens notamment avec ses cinq Livres de Noël, dont la publication du premier, Un chant de Noël (A Christmas Carol, dans sa version originale), remonte à 1843. La première mention du « père Noël » en français est trouvée en 1855 sous la plume de George Sand[33]. Une de ses premières représentations date de 1868, dessinée par Thomas Nast pour Harper's Weekly[34]. À l'origine le personnage est habillé soit en vert soit en rouge, au gré de la fantaisie des illustrateurs.

S'il est inspiré du Saint Nicolas chrétien, notamment par ses habits, il peut également être assimilé à Julenisse, un lutin scandinave qui avait la même fonction à la fête de la mi-hiver, jul, en norvégien, (ou « Jol » ou « Midtvintersblot » correspond au solstice d'hiver) et aidait aux travaux de la ferme.

Couverture d'un catalogue offrant des cadeaux de Noël (1904)

Cadeaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cadeau de Noël.

Les présents s'échangent le jour de Noël avec les personnes réunies sous le même toit, et dans les jours qui suivent avec la famille et les amis proches. Ces cadeaux sont bien emballés dans des papiers aux motifs colorés. Ils sont ouverts le matin de Noël, ou parfois à la fin de la veillée de Noël. Pour les enfants, ces cadeaux sont essentiellement des jouets et Noël est la période où les marchands de jouets réalisent l'essentiel de leurs ventes.

Pour les chrétiens, ces cadeaux font référence aux cadeaux offerts à l'enfant Jésus par les rois mages : l'or, l'encens et la myrrhe. La tradition de faire des cadeaux se maintient hors de tout contexte chrétien. Gérald Berthoud, professeur d'anthropologie culturelle et sociale à l'Université de Lausanne, l'explique ainsi[35] : « La période de Noël, qui est très chargée cérémoniellement, possède une certaine intensité rituelle. Même si nous vivons fondamentalement dans une société marchande, il y a dans cet échange de cadeaux quelque chose qui est de l'ordre du don et qui est universel dans son principe : ils créent, maintiennent et consolident des liens ; ils constituent en quelque sorte une matrice du social. »

Décorations[modifier | modifier le code]

Présentes, aussi bien à l'intérieur des habitations que dans les rues, elles donnent un air de fête. Elles sont souvent lumineuses pour pouvoir être allumées dès la nuit tombée.

Le sapin de Noël, toujours présent à l'intérieur des habitations, est chargé de décorer et de regrouper les cadeaux de Noël dans les familles. Le premier arbre de Noël serait apparu à Sélestat en Alsace en 1521[36]. Certains auteurs font le rapprochement avec les mystères, pièces de théâtre jouées dans les églises ou sur les parvis : au temps de Noël, on représentait les récits bibliques de la Création du monde, et un sapin figurait l'arbre de vie planté au milieu du paradis terrestre. Cet arbre était décoré d’oblatas (offrandes, petites friandises figurant les hosties), et de pommes représentant le fruit défendu, objet du premier péché.

Cependant, la tradition d'un arbre décoré est beaucoup plus ancienne puisque les Celtes décoraient déjà un arbre, symbole de vie au moment du solstice d'hiver[37]. Les Scandinaves faisaient de même pour la fête de Jul, qui avait lieu à peu près à la même date que Noël. L'installation de cet arbre sera d'ailleurs considérée comme une pratique païenne jusqu'au milieu du XXe siècle par l'Église catholique. Au contraire, les protestants l'adopteront dès la Réforme de 1560 comme symbole de l'arbre du paradis. Interdit en URSS dans le cadre de la politique antireligieuse d'État, le sapin de Noël est à nouveau autorisé par Joseph Staline à partir de 1934, mais à condition d'être dressé désormais pour célébrer le Nouvel An.

En France, cette tradition d'abord confinée à l'Alsace est popularisée par les Alsaciens émigrés vers la "France de l'intérieur" après la guerre de 1870[38].

Marchés[modifier | modifier le code]

Marché de Noël à Düsseldorf

Le marché de Noël se compose d'échoppes habituellement en bois et construites pour l'occasion, qui proposent des petits articles de décoration, des jouets et des cadeaux souvent artisanaux. En France, la tradition des marchés de Noël, vivante dans l'Est (Alsace), s'est répandue dans le reste du pays au cours des années 1990. Les marchés de Noël s'étendent généralement de fin novembre à fin décembre.

Société[modifier | modifier le code]

Changements culturels[modifier | modifier le code]

Avec la mondialisation des échanges culturels et la laïcisation de la société, les festivités liées à Noël prennent progressivement un caractère profane et familial[39] et sont de plus en plus déconnectées de l'interprétation religieuse. Noël est néanmoins un jour férié dans certains pays[40] et donne parfois lieu à des vacances scolaires[41] permettant le rassemblement des familles.

Noël redevient donc, généralement, une fête profane où des membres d'une même famille se retrouvent et s'échangent des cadeaux entre eux selon un rituel assez universel : décoration de son habitation et de l'arbre de Noël (sapin dans les pays froids ou tempérés) ; installation le soir du 24 décembre pour le réveillon de Noël des chaussures de tous les membres de la famille au pied de l'arbre ; ouverture des cadeaux quelques heures après, souvent le matin du 25 décembre ; repas constitué d'une dinde de Noël et se terminant par une bûche de Noël, etc. Ce rituel se retrouve également à l'échelle d'une population locale avec la décoration des rues et vitrines de magasins des villes et villages dès le début du mois de décembre, la venue du père Noël sur les marchés ou dans les écoles maternelles, ou en janvier par la galette des Rois, qui fête l'arrivée des rois mages auprès de l'enfant Jésus.

Ces traditions sont très largement admises et partagées par la majorité des chrétiens pratiquants qui personnalisent leur fête religieuse par l'ajout d'une crèche et, pour les catholiques, la célébration de la Nativité pendant la messe de minuit ; quelques-uns y voient cependant un détournement de la fête de Noël. Déchristianisé, ce jour devient, pour certaines familles, la fête où les parents célèbrent leurs enfants : ils manifestent leur amour par des cadeaux sans raison (contrairement aux anniversaires, fêtes individuelles, etc.)[42], même si pour l'enfant le cadeau est parfois associé à un comportement jugé conforme[43].

Vente de sapins de Noël

D'autres grandes religions connaissent des fêtes où les parents remercient leurs enfants d'exister (par exemple Pourim dans la tradition juive). Mais les instances catholiques expriment depuis longtemps leur désapprobation devant la tournure mercantile que prend cette fête. Exceptionnellement cette désapprobation a pu prendre des aspects spectaculaires, comme le 23 décembre 1951 où une effigie représentant le père Noël a été brûlée sur le parvis de la cathédrale de Dijon par des paroissiens[44].

Plusieurs Églises ne fêtent pas Noël, l'assimilant à une fête païenne[45],[46],[47]. Noël est parfois considéré comme une fête commerciale[48]. L'achat massif de cadeaux de Noël a pour effet un pic dans la consommation, notamment sur les secteurs du jouet, du loisir, de l'alimentation et de la restauration. En réponse à cette frénésie d'achats, une journée mondiale sans achat, programmée le plus souvent le 25 novembre, est organisée par les adbusters afin de dénoncer l'aspect économique de cette fête, et par extension la consommation de masse en général.

Animations[modifier | modifier le code]

Les animations de Noël sont nombreuses et variées. Certaines sont plus symboliques et récurrentes que d'autres comme les arbres de Noël, les spectacles de Noël et les marchés de Noël. Toutes ont pour objectif premier d'apporter le rêve et la magie associés à Noël, en partie pour les enfants.

Arbres de Noël[modifier | modifier le code]

Sapin de Noël

Deux types d'arbres de Noël sont aperçus : les arbres de Noël privés (généralement internes aux entreprises) et les arbres de Noël publics. Les arbres de Noël privés sont généralement composés de spectacles, et d'animations mettant en scène des protagonistes déguisés : Des lutins de Noël, la mère Noël, le Père Noël… Les arbres de Noël publics sont différents : Un sapin de Noël de grande taille à proximité d'un marché de Noël avec, parfois, un Père Noël qui accepte de poser pour des photos.

Spectacles de Noël[modifier | modifier le code]

Les spectacles de Noël sont souvent privés. Pour les comités d'entreprise quelques semaines avant Noël ou tout simplement pour le grand public. Le principe étant de donner du rêve aux enfants, sur la thématique de Noël, en leur racontant des histoires grandeur nature, en distribuant des papillotes; Les personnages animant cet évènement étant déguisés. À la Place-des-Arts de Montréal, la tradition des Fêtes consiste en la présentation du ballet Casse-Noisettes de Tchaïkovski dans la mise en scène de Fernand Nault. Les représentations ont lieu de la mi-décembre jusqu'au 31 décembre. Les Grands ballets canadiens ont une fondation, la fondation Casse-Noisettes, qui permet aux enfants plus démunis d'assister au spectacle. De plus, avant chaque représentation, un comédien récite l'histoire de Casse-Noisettes aux enfants afin de leur permettre de mieux comprendre ce qui se passera sur scène. À ce moment-là, un tirage s'effectue parmi les enfants qui ont entre 6 et 10 ans, dans le but de choisir quelqu'un qui jouera le rôle d'une souris dans la scène de la bataille des soldats-jouets contre le roi des souris.

Marchés de Noël[modifier | modifier le code]

Les marchés de Noël, historiquement, présentent des produits artisanaux dédiés à Noël. Ce type de manifestation perdure dans le temps même si la nature des produits a tendance à devenir de plus en plus industrielle et hétéroclite.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers chrétiens ne fêtaient donc pas la naissance de Jésus-Christ comme le font les chrétiens d'aujourd'hui. Théologiquement, la royauté du Christ n'étant pas de ce monde, certains comme Origène (milieu du IIIe siècle) refusent de célébrer cette naissance comme il était ainsi fait à l'époque pour un souverain temporel (roi, empereur, pharaon, reine).

Il aura fallu attendre plus de trois siècles et demi pour que Noël devienne une fête religieuse officielle et encore deux siècles pour que cette fête soit généralisée.

Début de l'ère chrétienne[modifier | modifier le code]

Pendant près de trois siècles, les chrétiens ne semblent pas avoir célébré d'autre fête annuelle que Pâques. Progressivement va apparaitre le désir d'historiciser la naissance de Jésus-Christ. C'est à partir du IVe siècle, une fête de la conception et de la naissance de Jésus-Christ, traduites par l'Épiphanie et Noël, va prendre place à côté des fêtes plus anciennes de Pâques et de la Pentecôte dans le calendrier liturgique chrétien en composition[49].

Attestée à Rome, sous le pontificat de l'évêque Libère, une fête de l'incarnation du Sauveur se déroule le 25 décembre[50] à l'occasion de laquelle l'évêque rassemble les chrétiens dans la basilique nouvellement construite au Vatican, achevée en 354, dans un cadre plus général qui apparaît comme celui de la constitution d'un calendrier liturgique destiné à concurrencer, à Rome, les réjouissances païennes[51].

Le 25 décembre devient ainsi la date commémorative de la naissance de Jésus-Christ puis les célébrations du temps de la nativité vont progressivement s'étendre, à l'instar du cycle pascal, avec une période de préparation de deux à quatre semaines — l'Avent —, puis une période qui se poursuit jusqu'à la conclusion du cycle avec la célébration de la présentation de Jésus au Temple qui prend place le 2 février à la Chandeleur.

N'ayant pas de correspondance avec le calendrier hébraïque, à la différence des deux autres fêtes qui suivent ainsi le calendrier lunaire, la célébration de la naissance de Jésus-Christ suivra le calendrier solaire, ce qui ne sera pas sans poser de problèmes dans la détermination de l'année liturgique[49].

Cette commémoration se répand progressivement en Gaule et en Orient[52].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Ve siècle sous le pontificat de Grégoire le Grand, la messe de minuit se célèbre déjà. Au VIIe siècle, l'usage s'établit à Rome de célébrer trois messes : la vigile (veillée) au soir du 24 décembre, la messe de l'aurore et la messe du jour le 25 décembre. Les 40 jours qui précèdent Noël deviennent les « 40 jours de saint Martin » en l'honneur de saint Martin de Tours.

La fête de Noël continue progressivement à se répandre en Europe : fin du Ve siècle en Irlande, au VIIe siècle en Angleterre, au VIIIe siècle en Allemagne, au IXe siècle dans les pays scandinaves, aux IXe et Xe siècles dans les pays slaves.

Aux alentours de l'an Mil, l'Église s'appuie sur l'importance du temps de Noël pour imposer aux seigneurs belliqueux une période de paix forcée, la Trêve de Dieu.

À partir du XIIe siècle, la célébration religieuse est accompagnée de drames liturgiques, les « mystères » qui mettent en scène l'adoration des bergers ou la procession des mages. Ces drames liturgiques se jouent primitivement dans les églises, puis gagnent les parvis.

À partir de la Renaissance[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, les crèches apparaissent dans les églises, d'abord en Italie puis se répandent dans les foyers au XVIIe siècle. Dans les pays réformés, les célébrations de Noël, fête jugée trop païenne ou trop catholique[53], sont limitées. Interdites en Angleterre à partir de 1647, elles sont rétablies en 1660 mais restent mal vues de la majorité du clergé anglais. En Amérique du Nord à Boston, les premiers colons interdisent les célébrations de Noël. L'interdit sera levé en 1681.

En 1893, l'Église catholique enrichit le temps de Noël en instaurant la fête de la Sainte Famille le dimanche qui suit immédiatement Noël.

Nativité de Jésus-Christ[modifier | modifier le code]

L'adoration des bergers lors de la Nativité, par Georges de La Tour, vers 1644.

Traditionnellement, la fête de Noël est la solennité de la nativité de Jésus-Christ, la fête commémorative chrétienne de la naissance de Jésus de Nazareth qui, d'après les Évangiles selon Luc[54] et selon Matthieu[55] serait né à Bethléem. Les historiens hésitent pour leur part entre Bethléem et Nazareth sans qu'une des hypothèses parvienne à s'imposer[56].

Seul l'Évangile selon Luc raconte cette naissance[57]. L'Évangile selon Matthieu[58] ne fait que l'évoquer mais trace une généalogie à Jésus, tandis que les Évangiles selon Marc et selon Jean[59] débutent le récit de sa vie par sa rencontre avec Jean le Baptiste.

Selon Luc[modifier | modifier le code]

L'Évangile selon Luc présente la naissance de Jean le Baptiste et de Jésus de Nazareth dans une mise en parallèle[60]. Le récit de la naissance de Jésus au chapitre II raconte[61] :

« 1En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. 2Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. 3Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. 4Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David, 5afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. 6Pendant qu'ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, 7et elle enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie. 8Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. 9Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d'eux. Ils furent saisis d'une grande frayeur. 10Mais l'ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie : 11c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. 12Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. 13Et soudain il se joignit à l'ange une multitude de l'armée céleste, louant Dieu et disant : 14Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu'il agrée ! 15Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres : Allons jusqu'à Bethléhem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. 16Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. 17Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant. 18Tous ceux qui les entendirent furent dans l'étonnement de ce que leur disaient les bergers. »

L'épisode de l'annonciation aux bergers - traditionnellement méprisés dans le monde antique et considérés comme impurs dans l'Antiquité juive[62] - reprend le motif de l'adoration de l'« Enfant-Roi » découverts par des pâtres, motif récurrent dans les récits de naissance de la mythologie gréco-romaine, à l'instar des naissances de Pâris, d'Œdipe ou encore de Romulus[60]. L'on rencontre également des bergers dans les récits de la naissance de Mithra[24]. Le rédacteur propose la notion d'un Messie caché aux puissants et aux savants et découvert par des gens simples, dont les titres de « Sauveur » et de « Seigneur » - habituellement réservé à l'empereur - suggèrent qu'il réussira à imposer une paix là où les légions de Rome ont échoué[60].

Selon Matthieu[modifier | modifier le code]

Fresque de Cappadoce (XIIe siècle)

Dans l'Évangile selon Matthieu[63], l'accent est mis sur la naissance miraculeuse de Jésus :

« 1. 18Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint Esprit, avant qu'ils eussent habité ensemble. 19Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. 20Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint Esprit ; 21elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. 22Tout cela arriva afin que s'accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : 23Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, dont le nom d'Emmanuel sera donné, ce qui signifie Dieu avec nous. 24Joseph s'étant réveillé fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui. 25Mais il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.
2. 1Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, 2et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer. »

Hérode le Grand meurt, selon les sources, en -4 ou -1 et il lui est attribué l'épisode Massacre des Innocents[64] ce qui fait de lui le « candidat » le plus probable qui est mentionné dans ce passage. Cette présentation du massacre est une réactualisation de l'histoire de la persécution par Pharaon de Moïse, quoiqu'il s'appuie peut-être sur une base historique[65].

Date imprécise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Date de naissance de Jésus.

Historiquement, ni l'année ni le jour de la naissance de Jésus de Nazareth ne sont connues. Les Évangiles ne donnent aucune précision quant à la date de sa naissance.

Les dates retenues concernant l'année de naissance de Jésus peuvent osciller entre -9 et -2[66]. Les Évangiles selon Matthieu et selon Luc la situent sous le règne d'Hérode le Grand dont le long règne s'achève en 4 avant notre ère[67]. L'estimation généralement retenue par les historiens actuels va de 7[68] à 5 avant notre ère[69].

Il est paradoxal que Jésus de Nazareth puisse être né « avant Jésus Christ » : l'origine de l'ère commune est en effet censée être la naissance du Christ. Mais ce début de l'ère chrétienne (l'Anno Domini), qui ne s'est imposé progressivement en Europe qu'à partir du Ier millénaire[69], a été fixé d'après les travaux du moine Denys le Petit réalisés au VIe siècle, à présent erronés[70] et, si le calendrier historique a été précisé depuis, son origine conventionnelle n'a pas été modifiée.

Fixation de la fête[modifier | modifier le code]

La naissance de Jésus — la « Nativité » — est traditionnellement fêtée le 25 décembre, à Noël, mais cette date est entièrement conventionnelle, et n'a rien d'un « anniversaire ». Elle aurait été fixée dans l'Occident latin au IVe siècle, possiblement en 354[71], pour coïncider avec la fête romaine du Sol Invictus[72], célébrée à cette date à l'instar de la naissance du dieu Mithra, né un 25 décembre[73]; le choix de cette fête permettait une assimilation de la venue du Christ - « Soleil de justice » - à la remontée du soleil après le solstice d'hiver[74]. Avant cette date, la Nativité était fêtée le 6 janvier et l'est encore par la seule Église apostolique arménienne, alors que l’Église catholique romaine y fête aujourd’hui l’Épiphanie ou Théophanie[75].

La fête de la naissance du Christ le 6 janvier, le jour de l'Épiphanie, pourrait trouver son origine au sein de certaines communautés chrétiennes d'Égypte au IIIe siècle[76]. Il semble que les basilidiens célébraient dès cette époque le baptême de Jésus à cette date[77] qui se confondait déjà avec sa naissance[78] mais la question reste débattue[79].

Selon la tradition catholique, c'est le pape Libère qui, en 354, aurait institué la fête de la Nativité à Rome le 25 décembre, date du Natalis Invicti[80]. Beaucoup de dates étaient proposées pour la naissance du Messie et il est admis que la popularité des fêtes de Mithra au solstice d'hiver dans l'Empire romain ait joué un rôle dans le choix de la date[80].

Les Églises orthodoxes fêtent quant à elles Noël le 25 décembre du calendrier qu'elles suivent (calendrier julien ou grégorien) et le baptême du Christ le 6 janvier. Le Noël de l'Église apostolique arménienne est également célébré le 6 janvier partout dans le monde à l'exception de Jérusalem où elle le fête le 19 janvier[81].

La tradition chrétienne de Noël s'inscrivant dans une démarche théologique, elle fête davantage l’événement de la naissance du Christ, plutôt qu'elle ne célèbre une date en particulier ; dans cette optique, l'exactitude et la correspondance des dates avec la réalité historique sont donc des éléments accessoires.

Aspect doctrinal[modifier | modifier le code]

Dans une allocution du , Jean-Paul Jaeger, évêque d'Arras explique le choix d'une date proche du solstice d'hiver :

« Les évangélistes dont un sur quatre seulement propose un récit de la naissance de Jésus étaient bien incapables d’en situer la date exacte. Excellente pédagogue, l’Église, en Occident, a fixé en 353 la célébration de Noël au moment de la fête païenne du solstice d’hiver. Le signe est magnifique. Les rayons du soleil sont au plus bas de leur déclin. Progressivement le jour va s’imposer à la nuit. La lumière va triompher. Le Christ naissant est alors loué et accueilli comme la lumière qui brille dans les ténèbres, comme le jour qui se lève sur l’humanité engourdie et endormie. Il est le jour nouveau qui pointe à minuit. »

Cette métaphore du Christ identifié à une lumière nouvelle qui va éclairer le monde est déjà présente dans l'évangile selon Jean (8:12). Elle est reprise fréquemment dans les homélies du temps de Noël, par exemple celle du pape Benoît XVI à l'occasion de Noël 2007[82] :

« Dans l’étable de Bethléem, le ciel et la terre se rejoignent. Le ciel est venu sur la terre. C’est pourquoi, de là émane une lumière pour tous les temps; c’est pourquoi, là s’allume la joie. »

Médias[modifier | modifier le code]

Nom de famille et prénom[modifier | modifier le code]

Il est difficile d'attester du moment où « Noël » devient un nom de famille, mais une trace est trouvée dès le Moyen Âge. En plus des noms issus de la forme française de ce mot, il faut ajouter les noms issus de diverses langues parlées localement (par exemple Nadal ou Nadau dans les langues d'oc, Nedeleg en breton) qui sont aussi à l'origine de noms de famille. Quelques exemples :

« Joyeux Noël » dans toutes les langues[modifier | modifier le code]

Décoration lumineuse du sapin de Noël
Décoration d'une maison, Noël 2007
Décoration d'une table
En Afrique
  • Afrikaans : Geseënde Kersfees
  • Berbère : Massilul Ameggaz
  • Kabyle : Massilul Ameggaz
  • Arabe : Milad majid wa aam said ! (« Noël Béni et joyeuse année »)
  • Malagasy : Arahaba tratry ny Noely
En Amérique
  • Haïtien : Bon nwèl
  • Anglais : Merry Christmas (souvent écrit « Merry Xmas ») (États-Unis et Canada)
En Asie
  • Arabe : Milad majid wa aam said ! (« Noël Béni et joyeuse année »)
  • Bengali : Subha baradina
  • Chinois : 圣诞快乐 (shèng dàn kuài lè)
  • Coréen : Meli keuliseumaseu
  • Gujarati : Meri Krisamasa
  • Hindi : Meri Krisamasa
  • Indonésien : Selamat Hari Natal
  • Japonais : メリークリスマース merī kurisumāsu (importé de l'anglais « Merry Christmas ») (les ー peuvent être totalement ou partiellement supprimés)
  • Kannada : Merri Krismas
  • Tagalog : Maligayang Pasko
  • Turc : Noeliniz kutlu olsun
En Europe
En France
  • Alsacien : Fràliche Wihnorde
  • Basque : Eguberri On
  • Breton : Nedeleg laouen
  • Catalan : Bon Nadal
  • Corse : Bon Natale
  • Créole : Bon Nwèl (Guadeloupe), jénwèl (Martinique), zwayé Noèl (Île de la Réunion)
  • Flamand (Nord) : vrolyke Kerstfeest, vrolyken Kerstdag
  • Franc-comtois : Bon Nâ, Noué
  • Gallo : Boun Noué
  • Gascon : Bon Nadau
  • Lothringerdeutsch/Lothringer Platt: Frohe Wihnàcht, Frohe Winachde, Freliche Wihnochde, Frohe Weihnachten
  • Niçois : Bouòni Calèna
  • Normand : Bouon Noué
  • Occitan : Bon Nadal
  • Poitevin : Boune Nàu
  • Provençal : Bon Nouvé, Nadau ou encore Calèndo (en hommage aux Calendes de janvier romaines, qui désignaient le Jour de l'an)
  • Savoyard : Bones Chalendes (cf l'explication pour le provençal)
En Océanie

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=2858
  2. Site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales : étymologie de Noël, Accès en ligne.
  3. Albert Dauzat, Henri Mitterand, Jean Dubois, Nouveau dictionnaire étymologique Larousse, éditions Larousse 1980, p. 495b.
  4. CNRTL, ibid.
  5. Albert Dauzat, Henri Mitterand, Jean Dubois, op. cit., Introduction, II. La phonétique, p. XXI.
  6. Alain Rey (dir), Dictionnaire historique de la langue française,  éd. Dictionnaires Le Robert, 1998, p.2380
  7. Martyne Perrot, Ethnologie de Noël, une fête paradoxale, éd. Grasset, 2000, extrait en ligne
  8. ibid.
  9. Daniel Baril, « Joyeux Noio hel: le paradoxe des souhaits de Noël », Le Devoir, 15 décembre 2006 lire en ligne
  10. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance 2003, p. 235.
  11. Xavier Delamarre, op. cit., p. 277-278.
  12. cf. Georges Dottin, La Langue gauloise: grammaire, textes et glossaire, Volume I et II, C. Klincksieck, 1920 et Xavier Delamarre, op. cit., p. 284.
  13. Duden Herkunftswörterbuch, Band 7, Dudenverlag ISBN 3-411-20907-0. p. 805b.
  14. Origines et traditions de Noël - Philippe Conrad, Clio, décembre 2001
  15. Stromates, liv. I, p. 340
  16. Dom Guéranger, L'année liturgique : Le temps de Noël, édition de 1900, chapitre premier : historique du temps de Noël [lire en ligne] (numérisation : Abbaye Saint Benoît de Port-Valais)
  17. Philippe Conrad, Origines et traditions de Noël, op. cit.. Voir aussi sur le portail du Centre National de Ressources Textuelles, l'étymologie du mot « étrenne ».
  18. Gérald Berthoud, professeur d'anthropologie culturelle et sociale à l'université de Lausanne, cité par Michel Audétat in L'Hebdo no 50, décembre 1996
  19. (en) Catholic Encyclopaedia, 1908
  20. Oscar Cullmann, «La Nativité et l'arbre de Noël. Les origines historiques», Éditions du Cerf, coll. Théologies, 104 pp., 442 F
  21. « Noël est célébré le 25 décembre dans toutes les Églises chrétiennes depuis le IVe siècle. Cette date était alors celle de la fête païenne du solstice d’hiver appelée ‘Naissance (en latin, Natale) du soleil’, car celui-ci semble reprendre vie lorsque les jours s’allongent à nouveau. À Rome, l’Église a adopté cette coutume fort populaire d’origine orientale, qui venait de s’imposer dans le calendrier civil, en lui donnant un sens nouveau. […] La fête de Noël n’est donc pas, à proprement parler, l’anniversaire de la naissance de Jésus, dont la date est ignorée. »Encyclopædia Universalis (1968) volume XIX, page 1360
  22. a et b Marianne Périlleux, « D'où vient la tradition de Noël ? », sur sonuma.be,‎ 24 décembre 1998 (consulté le 16 février 2013)
  23. Mohammad Heydari-Malayeri, Mithra, Marianne, même combat, in Historia, n°679, juillet 2003, pp.22-23, article en ligne
  24. a et b Robert Turcan, Mithra et le mithriacisme,  éd. Les Belles Lettres, 1993, p. 96
  25. par ex. Protévangile de Jacques, 19,1-2 ; cf. Willy Rordorf, Liturgie, foi et vie des premiers chrétiens : études patristiques,  éd. Beauchesne, 1986, p. 170, passage en ligne
  26. Mohammad Ali Amir-Moezzi, La religion discrète : croyances et pratiques spirituelles dans l'islam shi'ite,  éd. Vrin, 2006, passage en ligne
  27. Les vraies origines de Noël et du Père Noël & Tradition de la fête de Noël
  28. Robert Turcan, L'art et la conversion de Rome, in Aux origines du christianisme,  éd. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 551
  29. D'où vient le bonnet de Marianne ? - Mohammad Heydari-Malayeri, Observatoire de Paris/LERMA, 2004
  30. Site de la province dominicaine de France (page spécifique aux grandes antiennes de Noël)
  31. (en) Christmas in Japan - Shizuko Mishima, About.com
  32. Sondage CSA/I-télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France, réalisé les 21 et 22 décembre 2006 auprès de 1003 personnes selon la méthode des quotas, cité par LCI, [1], consulté le 10 août 2010
  33. cf Alain Rey (dir), op. cit. p.2380
  34. Couverture de Harper's Weekly du 3 janvier 1863 - Histoire-fr.com [image]
  35. cité par Michel Audétat in L'hebdo n° 50, décembre 1996
  36. C'est à Sélestat qu'est conservée la plus ancienne mention connue au monde à ce jour en rapport avec une tradition d'arbre de Noël : Les premières mentions écrites de l’arbre de Noël dans les archives de la Ville de Sélestat
  37. Le culte millénaire du soleil
  38. Pourquoi un épicéa à Noël ?, ONF - L'Épicéa, l'arbre de Noël
  39. Martyne Perrot, Sous les images : Noël !, Le Seuil, 2002 (ISBN 978-2-0205-3866-4)
  40. Exemple en France : Code du travail : Fêtes légales et jours fériés - service-public.fr
  41. Exemple en France : Le calendrier scolaire - Ministère de l'Éducation nationale
  42. Cet aspect sociologique de Noël est détaillé dans le documentaire Noëls Noëls de Marie Desmeuzes diffusé en 1998
  43. Cf. par exemple les paroles de la chanson Petit Papa Noël
  44. « Le Père Noël supplicié » - Claude Lévi-Strauss, Les Temps modernes no 77 de 1952, site de l'Université du Québec à Chicoutimi
  45. La véritable origine de Noël - David C. Pack, L’Église de Dieu restaurée
  46. Les Origines de Noël et des Pâques - Les Églises Chrétiennes de Dieu (Christian Churches of God)
  47. Noël : Baal & Asherah: le roi soleil et sa compagne - Blog Deconstruire Babylone (auteur inconnu)
  48. Les sens de Noël - Jacqueline Remy, L'Express, 19 décembre 2002
  49. a et b Ermanno Genre et Corinne Lanoir, Le culte chrétien: une perspective protestante,  éd. Labor et Fides, 2008, pp.47-48, extraits en ligne
  50. d'après le Chronographe de 354
  51. Michel-Yves Perrin, in Yves-Marie Hilaire (dir.), Histoire des papes et de la papauté,  éd. Seuil/Tallandier, 2003, p. 54
  52. fête de Noël origine histoire jour de noel (cybercuré)
  53. (en) Christmas celebrations, trappings of popery : « les célébrations de Noël, pièges de la papauté », cf. (en)Christmas#From the Reformation into the 1800s
  54. Lc 2,4
  55. Mt 2,1
  56. cf Michel Quesnel, Jésus et le témoignage des Évangiles, in Aux origines du christianisme,  éd. Gallimard/Le monde de la Bible, 2000, p. 202.
    Ainsi certains chercheurs avancent que « la recherche exégétique a en effet démontré depuis longtemps que la localisation de sa naissance à Bethléem doit être considérée comme un élément d'un récit de formation du christianisme primitif sur le plan littéraire » ; Klaus Bieberstein, Les lieux de mémoire de l'évangile, in Les premiers temps de l'Église,  éd. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2004, p. 670
  57. Lc 1
  58. Mt 1
  59. Mc 1 et Jn 1
  60. a, b et c Daniel Marguerat, Des dieux enfants à l'enfant Dieu : dans les évangiles, in Le Monde de la Bible no  191, décembre 2009, p. 28
  61. Lc 2. 1-18
  62. Nomades, marginaux, brigands pour les Romains et voleurs pour les Juifs, les bergers jouissaient d’une très mauvaise réputation, à la limite de la sauvagerie ; cf. Marie-Françoise Baslez, Bible et histoire,  éd. Gallimard, 1998, p. 195
  63. Mt 1,18-25 et Mt 2,1-2
  64. Mt 2,16
  65. Marie-Françoise Baslez, Bible et Histoire,  éd. Gallimard/Fayard, 1998, p.188 ; Paul Veyne Païens et chrétiens devant la gladiature, in Mélanges de l'École française de Rome. Antiquité, Tome 111, no 2, 1999, p. 895 article en ligne
  66. Quelques historiens et exégètes placent la naissance et mort de Jésus entre les années mentionnées parmi lesquels les chercheurs anglo-saxons : D. A. Carson, Douglas J. Moo et Leon Morris. An Introduction to the New Testament. Grand Rapids, MI: Zondervan Publishing House, 1992, 54, 56 ; Michael Grant, Jesus: An Historian's Review of the Gospels, Scribner's, 1977, p. 71 ; John P. Meier, A Marginal Jew, Doubleday, 1991–, vol. 1:214 ; E. P. Sanders, The Historical Figure of Jesus, Penguin Books, 1993, p. 10–11, et Ben Witherington III, « Primary Sources », Christian History 17 (1998) No. 3:12–20
  67. Même si le recensement de la Judée, également évoqué dans l'évangile selon Luc, eut lieu après la déposition d'Hérode Archélaos en 6 de notre ère, quand Publius Sulpicius Quirinius était gouverneur de Syrie, cf. Ernest Renan, Vie de Jésus, Paris, Michel Lévy, 1864, tome 1, pp. 232-235 [lire en ligne]
  68. Pierre Geoltrain, Les origines du Christianisme : comment en écrire l'histoire, in Aux origines du christianisme,  éd. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. XVII
  69. a et b Michel Quesnel, Jésus et le témoignage des évangiles, op. cit., p. 201
  70. Paul Matteï, Le christianisme antique de Jésus à Constantin,  éd. Armand Collin, coll. U, 2008, p. 61
  71. première mention connue dans le Chronographe de 354, partie XII : VIII kal. Ian. natus Christus in Betleem Iudeae (« Huit jour avant les calendes de janvier, naissance du Christ à Bethléem en judée »)
  72. R. J. Zwi Werblowsky, Hanouca et Noël ou Judaïsme et Christianisme. Note phénoménologique sur les rapports du mythe et de l'histoire, in Revue de l'histoire des religions, 1954, vol. 145, n° 1, pp. 30-68, article en ligne
  73. Desroche Henri. Halsberghe (Gaston H.), The Cult of Sol Invictus, in Archives des sciences sociales des religions, 1973, vol. 36, n° 1, p. 176, résumé en ligne
  74. Paul Matteï, Le christianisme antique de Jésus à Constantin,  éd. Armand Collin, coll. U, 2008, p. 63, note 35
  75. baptême de Jésus dans le Jourdain, évènement que les plus anciennes Églises préromaines utilisaient comme acte de « naissance » du Christ
  76. Simon Mimouni et Pierre Maraval, Le christianisme des origines à Constantin,  éd. PUF/Nouvelle Clio, 2007, p. 448
  77. Cf. Clément d'Alexandrie, Stromates 1,21,146,1-2. cité par Paul Mattéï, Le christianisme antique de Jésus à Constantin,  éd. Armand Colin, 2008, p. 260
  78. Cf. Epiphane de Salamine, Haer., II, 27, in Patrologiæ Græcæ, vol. 41, 936
  79. Simon Mimouni et Pierre Maraval, Le christianisme des origines à Constantin,  éd. PUF/Nouvelle Clio, 2007, p. 448
  80. a et b (en) The Catholic Encyclopaedia, 1908
  81. (en) Sarah Irving, Palestine, Bradt Travel Guides,‎ 2011 (lire en ligne), p. 154
  82. Benoît XVI, homélie de la messe de Minuit 2007
  83. Généalogies de Noel
  84. Archives départementales des Côtes d'Armor
  85. Rootsweb

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Bénichon, Fêtes et calendriers. Les rythmes du temps, Paris 1992
  • Régis Bertrand (dir.), La Nativité et le temps de Noël, XVIIe ‑ XXe siècle,  éd. Publications de l’université de Provence, 2003
  • Jean-Paul Boyer et Gilles Dorival (dir.), La nativité et le temps de Noël, de l'Antiquité au Moyen Âge,  éd. Publications de l’université de Provence, 2003
  • Jean Chelini, Le calendrier chrétien: cadre de notre identité culturelle. Paris: Picard, 2007
  • Nadine Cretin, Histoire du Père Noël, Le Pérégrinateur éditeur, Toulouse, 2010 (ISBN 978-2-9103-5253-0), 132 pages (lauréat au Grand prix catholique de littérature 2011)
  • Bernard Dompnier (dir.), La Célébration de Noël du XVIIe au XIXe siècle, liturgie et tradition, in Siècles no 21, Cahiers du Centre d’Histoire « Espaces et cultures », université Blaise Pascal Clermont-Ferrand II, 2005
  • Arnaud Join-Lambert, « Quel sens pour les fêtes chrétiennes ? », Études, no 4123 (mars 2010) p. 355–364
  • Robert Le Gall, « Année liturgique et vie spirituelle », La Maison Dieu, no 195 (1993) p. 197–210
  • Martyne Perrot, Ethnologie de Noël, une fête paradoxale,  éd. Grasset, 2000
  • Thomas J. Talley, Les origines de l’année liturgique. Paris, Cerf, 1990 (Liturgie 1).
  • Xavier Tilliette, Les philosophes lisent la Bible, Cerf, 2001, prix du Cardinal-Grente de l'Académie française
  • Philippe Walter, Mythologie chrétienne. Fêtes, rites et mythes du Moyen Âge,  éd. Imago, 2003

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Noël en musique
Dans le monde
Pendant la fête
Pendant la guerre

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