Saint-Jean-de-Luz

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Saint-Jean-de-Luz
Panorama de Saint-Jean-de-Luz depuis La Rhune
Panorama de Saint-Jean-de-Luz depuis La Rhune
Blason de Saint-Jean-de-Luz
Blason
Saint-Jean-de-Luz
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Chef-lieu du canton de Saint-Jean-de-Luz
Intercommunalité Agglomération Sud Pays Basque
Maire
Mandat
Peyuco Duhart
2014-2020
Code postal 64500
Code commune 64483
Démographie
Gentilé Luzien
Population
municipale
12 960 hab. (2011)
Densité 680 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 28″ N 1° 39′ 31″ O / 43.3911, -1.65861111143° 23′ 28″ Nord 1° 39′ 31″ Ouest / 43.3911, -1.658611111  
Altitude Min. 0 m – Max. 84 m
Superficie 19,05 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-saintjeandeluz.fr

Saint-Jean-de-Luz (en basque Donibane-Lohitzun) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Luzien[1] (ou Donibandar[2] en basque).

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune de l'Aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine, elle fait partie de la province basque du Labourd ainsi que de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Saint-Jean-de-Luz partage avec Ciboure la Baie de Socoa, sur le Golfe de Gascogne, les deux villes formant la même agglomération.

La Baie de Socoa est la seule rade abritée entre Arcachon et l'Espagne. Grâce à ses digues qui la protègent des colères de l'océan Atlantique, elle a la faveur des baigneurs et est devenue une station balnéaire réputée de la côte basque. La station balnéaire est de création relativement récente mais le port, lui, est très ancien, puisqu'il date de la préhistoire[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Guéthary et Bidart Rose des vents
Golfe de Gascogne / golfe de Biscaye N Ahetze, Ascain et Saint-Pée-sur-Nivelle
O    Saint-Jean-de-Luz    E
S
Ciboure

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Falaise

La commune a 6 mètres pour altitude maximale[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées par la Nivelle et par ses affluents, les ruisseaux d’Etxeberri, d'Isaka et de Xantako. Un autre fleuve côtier, le ruisseau de Basarun, ainsi que son tributaire, le ruisseau de Mendi, traversent Saint-Jean-de-Luz. La partie basse de ce dernier cours d'eau a été canalisée ; le débouché littoral du Mendi se situe sur la plage d'Erromardie. Un affluent de l'Uhabia, fleuve côtier de la commune voisine de Bidart, et le ruisseau d'Amisola, passent également sur les terres de la commune[5].

La baie de Saint-Jean-de-Luz est la seule rade abritée entre Arcachon et l'Espagne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Saint-Jean-de-Luz est sensiblement identique à celui de Biarritz :

Relevé météorologique de Biarritz et sa région
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,5 5,3 6,1 8,2 10,9 13,7 16 16,1 14,3 11,5 7,3 5,1 9,9
Température moyenne (°C) 8,1 9 10 11,7 14,6 17,3 19,8 19,9 18,6 15,6 11 8,5 13,7
Température maximale moyenne (°C) 11,6 12,6 13,8 15,3 18,3 20,9 23,5 23,7 22,9 19,7 14,7 12 17,4
Record de froid (°C) −12,7 −11,5 −7,2 −1,3 3,3 5,3 9,2 8,6 5,3 −0,6 −5,7 −8,9 −12,7
Record de chaleur (°C) 23,4 28,9 29,7 32,1 34,8 39,2 39,8 40,6 37 32,2 26,1 25,1 40,6
Précipitations (mm) 143,2 122,7 121,7 132,9 121 90,9 65,1 102,3 124,6 135,7 174,2 148,7 1 482,9
Source : Climatologie mensuelle Biarritz, 69 m (période 1961-1990)[6]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Luz s'étend de part et d'autre de la RD 810, ancienne route nationale 10. L'agglomération est desservie par l'autoroute A63 : sorties 3 (Saint-Jean-de-Luz nord) et 2 (Saint-Jean-de-Luz sud). Cette autoroute, actuellement en 2 fois 2 voies, est en projet d'élargissement en 2 fois 3 voies dont la fin des travaux est prévue en 2015[7].

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare de Saint-Jean-de-Luz - Ciboure est une gare sur la voie ferroviaire SNCF Bordeaux-Irun à la limite des villes dont elle porte le nom.

Tous les jours, plusieurs trains TGV et TER Aquitaine assurent la liaison entre Hendaye et Bordeaux et la capitale, avec un terminus à la gare de Paris-Montparnasse. Une halte routière est située à proximité immédiate de la gare ainsi que des taxis.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Luz est desservie par la ligne 876 (Bayonne - Hendaye) du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, gérée par Transdev ATCRB, ainsi que les lignes 863 (Saint-Jean-de-Luz - Hasparren) et 868 (Saint-Jean-de-Luz - Sare), exploitées par une compagnie privée.

De plus, deux navettes sont mises en place entre Saint-Jean-de-Luz et Ciboure tout au long de l'année par le syndicat intercommunal de la baie de Saint-Jean-de-Luz - Ciboure. Ces navettes sont gérées par Citram Pyrénées, filiale de Transdev.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Une piste cyclable existe entre la plaine des sports de Chantaco et le port de Saint-Jean-de-Luz, et la véloroute Atlantique passe par Saint-Jean-de-Luz, en site propre[8].

Piste cyclable à Saint-Jean-de-Luz

Quartiers[modifier | modifier le code]

La mairie de Saint-Jean-de-Luz découpe[Quand ?] la ville en cinq quartiers :

  • La Barre ;
  • Errepira ;
  • Erromardie ;
  • La Route de Bayonne ;
  • Urdazuri.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est constituées de plusieurs lieux-dits et hameaux :

  • Acotz ou Akotze
  • Allots
  • Alturan
  • Basa Beltz
  • Baleinia
  • Centre
  • Chantaco
  • Erromardie
  • Etxebiage
  • Fargeot
  • Habas
  • Haize Errota
  • Elgar
  • Itxaka
  • Karsinénéa
  • Jaldai (industriel)
  • Lac
  • Laiatz (industriel)
  • Moleressenia
  • Sainte-Barbe
  • Saint-Joseph
  • Serres (ancienne commune intégrée à Ascain et Saint-Jean-de-Luz)
  • Urdazuri
  • Urquijo
  • Urthaburu

Erromardie[modifier | modifier le code]

Immédiatement au sud d'Acotz se trouve le quartier d'Erromardie, beaucoup moins étendu, qui fait la transition entre la zone périurbaine et l'urbanisation de l'agglomération luzienne proprement dite. Le quartier a une forme grossièrement triangulaire, étirée entre sa base, à l'ouest, constituée par la plage d'Erromardie (en fait, deux plages séparées l'une de l'autre par un cours d'eau, le Grand Ichaca (du basque Isaka qui signifie « fossé ») et une pointe matérialisée par le croisement entre la ligne de chemin de fer et la D810, qui l'enjambe au lieu-dit du « Pavillon Bleu »[9]. Au nord du quartier on trouve une zone dunaire et marécageuse, mais bien drainée, et en partie urbanisée, qui forme le prolongement naturel des paysages d'Acotz et comprend quelques-uns des campings mentionnés plus haut. L'absence de liaison routière directe entre Erromardie et Acotz (sauf pour la navette des plages « Itzulia » qui, en saison, dessert toutes les plages par le bord de mer) donne cependant une identité spécifique au quartier, bordé au sud par une colline lotie dans les années 1960 (villas d'Ibignary, entre autres) mais sur laquelle se construisent actuellement de nouvelles demeures. Entre la plage d'Erromardie et la pointe d'Archilua (croix votive), en bord de mer, on trouve quelques garennes, de vastes jardins mais aussi l'ancien site d'un skatepark (en cours de démantèlement et délaissé de longue date par la jeunesse locale au profit d'un équipement plus modeste mais installé en centre-ville) et, surtout, le site des arènes de plein air (démontables) où se produisent durant la saison estivale les vachettes d'Intervilles (dans le cadre de spectacles « landais » au cours desquels les spectateurs sont invités à devenir des acteurs : course d'ânes, taureau-piscine, etc.) Les plages d'Erromardie ont un fond rocheux (les nageurs doivent y prendre garde à marée basse) mais elles sont un terrain de jeu idéal pour les plongeurs en apnée et autres pêcheurs sous-marins. Curiosités à signaler : la faune du site d'Erromardie est particulièrement riche et facile à observer (lapins et écureuils dans les dunes, aperçus aux heures calmes du petit matin, cormorans, poissons et poulpes côté océan, sans compter de nombreux oiseaux). Le ramassage des algues et le nettoyage régulier de la plage sont liés à la valorisation industrielle des algues (pratique du ramassage sur toutes les plages de la commune). À noter l'identité spécifique du lotissement Argi Eder, ouvert sur le rond-point qui marque, sur la route de Bayonne, l'entrée dans la zone urbaine dense, comme celle du lieu-dit Etchebiague (en fait un lotissement et un bloc de maisons individuelles, situés de part et d'autre de la voie ferrée SNCF, parallèle à la route de Bayonne[10],[11]).

La « campagne » luzienne[modifier | modifier le code]

À l'est de la commune, au-delà d'une ligne Uhalden Borda - ferme Jaldai - Sopitenea - Billitorte, s'étend une très vaste zone d'aspect encore rural, correspondant en gros au quartier de Chantaco et aux marges rustiques de l'espace luzien, vers les communes d'Ahetze et Saint-Pée-sur-Nivelle. Cet espace, encore voué pour l'essentiel aux bois, champs et pacages, s'étend des abords de la route d'Ostalapia, vers Ahetze, au nord (soit à gauche de la D810 quand on arrive en ville depuis Biarritz) jusqu'à la Nivelle au sud. Les écarts, nombreux, situés autour d'une vieille ferme basque (Anderenea, Indiazabal, Martienea), d'un château (Fagosse) ou du site d'un ancien village déchu de son statut communal (Serres) ont chacun leur personnalité et mitent le paysage ; la construction de belles villas vient renforcer ce processus, comme le projet de construire des logements (livraison en 2010 de l'éco-quartier Alturan) à proximité du chenil - lequel serait à terme transféré vers Jalday). De nombreux rus et ruisseaux (en basque, errekak) irriguent le secteur et quelques plans d'eau ont été aménagés ; on pratique encore la chasse sur ce territoire accidenté agrémenté de bosquets touffus, en utilisant notamment des appâts volants. Le noyau le plus densément urbanisé de cette frange orientale et très verte du territoire communal se trouve au sud, au-dessus des basses terres de la Nivelle (zones inondables dites « barthes ») à proximité immédiate du golf et de l'hôtel portant le nom du quartier Chantaco. Cette sortie de ville (vers Ascain par la D 918) est en plein développement, après la construction déjà relativement ancienne d'établissements scolaires (un collège, un lycée professionnel) et d'équipements sportifs (terrains de football et de rugby, salle polyvalente, tennis, garage pour l'aviron) au bord du fleuve puis l'implantation récente d'une piscine « sports et loisirs ». On peut considérer que le quartier de Chantaco proprement dit se limite aux seuls environs du golf, là où court le ruisseau de Chantaco, lequel se jette dans l'étang de Billitorte, en fait un méandre de la Nivelle utilisé jadis pour faire fonctionner un moulin à marée. La tranquillité de cette « campagne » luzienne, seulement effleurée à l'ouest par l'autoroute A63, dont le tracé sert en quelque sorte de limite à la ville proprement dite, pourrait être remise en cause par la pression qu'exerce la poussée urbaine sur ce type d'espace périphérique. La réalisation d'une rocade routière permettant de désengorger le centre de l'agglomération est discutée (un projet d'échangeur et de deuxième pont a été ajourné par l'équipe municipale actuelle à proximité du franchissement de la Nivelle par l'autoroute) et une ligne ferroviaire à grande vitesse pourrait transiter dans ce secteur. Déjà, l'extension des activités industrielles et commerciales sur le site de Jalday a conduit à la décision d'étendre considérablement la superficie de la zone d'activités (travaux en cours de réalisation, au profit notamment de la firme Quiksilver Europe).

Jaldai (Jalday) et Urthaburu (Urtaburu)[modifier | modifier le code]

Jaldai n'est pas une ZAC ordinaire, mais doit son nom à une très belle ferme du XVIIe siècle, enclavée aujourd'hui dans une zone comportant des commerces (un hypermarché, notamment, mais aussi une boulangerie, des garages, etc.) et des usines, bureaux et entrepôts (conception et commercialisation de sportswears, logistique et mareyage, etc.). La zone de Jalday abrite de grandes entreprises connues dans toute l'Europe et même au-delà. On peut citer Quiksilver, B. Braun, Bioluz ou encore le groupe Olano spécialisé dans le transport frigorifique. Quelques habitations sont implantées au beau milieu de la zone, mais le principal secteur résidentiel jouxtant le parc d'activités est Urthaburu (écrit aussi sans « H » comme on peut lire parfois « Jaldai » avec un « Y »).

Il s'agit de tout le quartier, en forme de triangle, compris entre le Grand Ichaca, l'autoroute A63 et l'avenue Lahanchipia (probablement « la petite lande »), et desservi par la rue d'Urthaburu. En réalité, cet axe sépare du lotissement Urtaburu proprement dit, au nord-est, la ferme et le lotissement Arrieta. Le nom d'Urtaburu a sans doute un rapport avec l'humidité de la zone, inondable mais en principe protégée aujourd'hui par le recalibrage du lit du ruisseau (buru, la tête, peut désigner une extrémité ou un sommet, et l'on reconnaitra éventuellement dans urta la racine ur pour eau - urtatu signifiant « tremper » ; cependant Urtaburu est aussi le nom d'une petite montagne au Pays basque espagnol). Un ancien moulin à demi ruiné est encore visible à l'entrée du quartier, entrée assez anarchique du fait de la présence de l'échangeur de Saint-Jean-de-Luz-nord et d'une vaste aire de stationnement pour autocars et poids lourds. Le paysage urbain de la zone devrait être remodelé à la suite de l'extension programmée de l'autoroute A63 (mise à deux fois trois voies). La pression foncière se renforce dans ce quartier encore résidentiel où viennent d'être bâtis des logements collectifs, un centre de dialyse et une maison de retraite.

Les quartiers denses[modifier | modifier le code]

La municipalité n'a pas procédé à une délimitation nette des différents quartiers, qui imposerait une vision administrative de leurs délimitations (il n'y a pas de sectorisation en matière scolaire, par exemple). Mais certains quartiers ont cependant une personnalité indiscutable.

Le centre-ville correspond en gros au Vieux-Saint-Jean, limité par le port, la rue du Midi et le boulevard Thiers, mais s'étend, autour du boulevard Victor-Hugo, bien au-delà du site initial de la "cité des Corsaires". Un vaste secteur piétonnier (restaurants, magasins) relie la mer (promenade Jacques-Thibaud) à la "grand rue" (karrika handia baptisée du nom de Gambetta) laquelle débouche sur la place "Louis XIV" et ses accueillantes terrasses (kiosque à musique et exposition de peintures en saison). Autour des halles et de la gare s'organise une vie de quartier dynamisée par la présence du marché (très actif les mardis et vendredis matin) et l'implantation récente d'un complexe cinématographique.

Sur le plan architectural, la commune n'a pas subi (au contraire de certaines de ses voisines) une inflation de constructions verticales récentes sur son front de mer, mais le cœur de ville présente peu de bâtiments anciens (le restaurant "Kaiku" rue de la République, ancienne gendarmerie, est la plus vieille demeure conservée). La ville renvoie une image assez éclectique, quoique pittoresque. Il est question de classer et protéger en partie son patrimoine bâti, qui a parfois souffert certains outrages ; c'est ainsi que la Pergola (réalisation de Mallet-Stevens) a été défigurée par l'ajout d'étages supplémentaires).

Au sud de la gare, le quartier d'Urdazuri a "tout d'une ZUP" sauf les défauts de celles-ci. Aménagé dans les années 1960–1970 sur des terrains humides, il doit son nom à la Nivelle (Urdazuri en est le nom basque, d'après le site de sa source, au-delà de la frontière des Pyrénées : l'eau d'Urdax). Malgré un relatif enclavement (coupure du tissu urbain par la voie SNCF) et un urbanisme sans grande originalité, c'est un quartier situé en bord de fleuve (vues sur les montagnes), qui dispose de services variés (écoles, aires de jeu, collège-lycée, chapelle, commerces) sans ignorer la proximité dont il jouit par rapport au centre-ville et aux plages.

Le quartier Ichaca ou celui du Lac, fortement résidentiels, ont des associations actives.

Le quartier du Fargeot est peut-être le plus densément peuplé de toute la ville, l'habitat collectif s'y étant progressivement substitué aux activités économiques (anciens sites de transformation du poisson, reconvertis). D'autres quartiers souffrent d'être en grande partie inhabités l'hiver (avenue de l'Océan, rue Vauban, etc.).

La transformation du tissu urbain luzien est telle que les appellatifs conservent parfois le souvenir de l'époque pré-industrielle sans plus renvoyer de nos jours à une réalité incontestable. C'est ainsi que l'on évoque le quartier Aïce Errota (Haize Errota : le moulin à vent) pour désigner le bord de mer à hauteur de « la digue aux chevaux » ou la rue et le groupe scolaire homonymes situés beaucoup plus haut, au-delà du fronton et face au Jai Alai.

Logements[modifier | modifier le code]

À Saint-Jean-de-Luz, ville axée sur le tourisme, 53 % de la population est en résidence principale sur 12 635 logements[12].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Jean-de-Luz a récemment aménagé le "cœur de ville" : routes entièrement piétonnes autour de la place Louis XIV, construction d'un parking souterrain Vinci Park en centre ville et réaménagement du parvis des halles. Une piste cyclable a également été aménagée entre le port de pêche et la plaine des sports de Chantaco.Ainsi qu'une école maternelle

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Saint-Jean-de-Luz apparaît sous les formes Sanctus-Johannes-de-Luis (1186[13], cartulaire de Bayonne, feuillet 32[14]), sen johan de luis (1257[15]), Sanctus-Johannes-de-Luk et Sanctus-Johannes-de-Luys (respectivement 1315[13] et 1438[13], rôles gascons), lohitz (1414[15]), Sent-Johannes-de-Luxs (1450[13], titres du Labourd, E 426[16]), Sent-Johan-de-Luus (1490[13], notaires de Pau[17]), Sent-Johan-de-Lus, Sainct-Jehan-de-Lux et Sanctus-Johannes-de-Luce (respectivement 1491[13] pour la première et 1526[13] pour les deux dernières, chapitre de Bayonne[18]), S-Iean de Luz (1650[13], carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins) et Chauvin-le-Dragon (1793[13]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Orpustan[15] indique quant à lui, la graphie Donibane-Lohitzun, Lohitzun signifiant « lieu d'alluvion ».
Le toponyme Lohitzun apparaît sous les formes L'Hohutzun (1337[15]), Lohitzsun (1476[13], contrats d'Ohix[19]), Lohitzssun (1690[15]), Lohixun (XVIIe siècle[13], titres D'Arthez-Lassalle[20]) et Lohitcun (1793[21] ou an II).
Orpustan[15] indique que Luz est la forme réduite et moderne de lohitz, déjà présent en 1414.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Acotz apparaît sous la forme Accots (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[13]).

Allots, hameau de Saint-Jean-de-Luz, est mentionné en 1692[13] dans les collations du diocèse de Bayonne[22].

Chibau apparaît sous la forme Chibaucoa (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[13]).

Le toponyme Jalday apparaît sous la forme Jaldai (1233[13], cartulaire de Bayonne, feuillet 28[14]).

Serres apparaît sous les formes Villa quœ dicitur Asseres (vers 1140[13], cartulaire de Bayonne, feuillet 8[14]) et Sanctus-Jacobus de Serres (1691[13], collations du diocèse de Bayonne[22]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Donibane Lohizune[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville, résidence temporaire de Louis XIV en 1660

Saint-Jean-de-Luz ne fut à l'origine qu'une modeste bourgade sur les dunes, entre mer et marais, à l'entrée de l'estuaire de la Nivelle, face à la colline de Bordagain. Jadis propriété des chanoines de la cathédrale de Bayonne, la communauté, bien que devenue autonome, ne posséda jamais d'enceinte ; elle ne fit par conséquent pas véritablement figure de ville avant l'époque moderne.

Au XVe siècle, les pêcheurs basques du port de Saint-Jean-de-Luz explorèrent les premiers les bancs de Terre-Neuve et la pêche à la morue jointe à la chasse à la baleine accrurent considérablement la prospérité de la commune. Du XVIe au XVIIIe siècle, la ville devint un nid de corsaires qui combattaient pour le compte du roi de France. L'enrichissement du port et l'afflux de population furent tels qu'il en résulta l'urbanisation de Ciboure, quartier détaché d'Urrugne (le couvent des Recollets fut implanté à proximité du pont qui relie les deux communes pour apaiser les relations entre les deux communautés, souvent rivales).

Le début du XVIe siècle en Labourd est marqué par l'apparition de la peste. La lecture des registres gascons[23] permet de suivre son expansion. Le 11 avril 1518, la peste sévissant à Saint-Jean-de-Luz, la ville de Bayonne « fait inhibition et défense à tous les manants et habitants de la cité et autres étrangers d'aller entretenir des relations au lieu et paroisse de Saint-Jean-de-Luz où les gens sont morts de la peste ».

Paul Raymond[13] note que la baronnie de Saint-Jean-de-Luz appartint au chapitre de Bayonne jusqu'en 1621.

Saint-Jean-de-Luz, souvent prise et pillée par les Espagnols, souffrit longtemps de sa position frontalière. Elle subit notamment, en 1558, un incendie qui n'épargna qu'une seule maison - celle où résidait le chef du contingent ibérique ayant occupé la cité. C'est à la fois pour faciliter le mouillage des navires et protéger la baie que le roi Henri IV entreprit de construire le fort de Socoa (commune de Ciboure).

Saint-Jean-de-Luz connut son heure de gloire lorsque, à l'issue du traité des Pyrénées conclu quelques mois plus tôt (7 novembre 1659) par Mazarin, Louis XIV vint y épouser Marie-Thérèse d'Autriche infante d'Espagne le 9 juin 1660. La porte de l'église Saint-Jean-Baptiste, franchie à sa sortie de l'église par le couple royal fut murée 3 ans après la cérémonie, quoique l'inscription gravée dans le mur donne à croire que la condamnation de la porte a été réalisée juste après le mariage.

En 1713, le traité d'Utrecht abandonnant Terre-Neuve à la Grande-Bretagne porta un coup funeste à Saint-Jean-de-Luz. À la fin du siècle, la baleine ayant disparu du golfe de Gascogne et l'océan ayant rompu les barres de Socoa et de Sainte-Barbe, qui protégeaient la baie, le port et une partie de la ville se trouvèrent ruinés. Ce fut la décadence ; pêcheurs et gens de mer émigrèrent en masse, la ville perdit l'essentiel de ses habitants. L'année 1789 fut marquée, en particulier, par une terrible tempête qui détruisit tout un quartier de la ville (« La barre ») et submergea le couvent des Ursulines.

Sous la Révolution, la commune fut rebaptisée, comme beaucoup d'autres localités basques. Fusionnée avec Ciboure le 24 novembre 1793[24], elle porta en effet (du 21 novembre 1793 au 20 mars 1795[24]) le nom de Chauvin-Dragon, d'après le patronyme d'un dragon de la commune, tué par les Espagnols en défendant une redoute. Le Pays basque en général et Saint-Jean-de-Luz en particulier souffrirent énormément de la Révolution et de l'Empire : les guerres continuelles avec l'Espagne amenèrent des régiments de soldats avec leurs réquisitions, leurs pillages et les combats. Le blocus britannique tua toute activité maritime pendant 20 ans. En 1813, l'offensive de Wellington qui séjournait à Lesaka[Note 1], épargna Saint-Jean-de-Luz et les régions côtières.

En 1790, le canton de Saint-Jean-de-Luz comprenait les communes de Bidart, Ciboure, Guéthary et Saint-Jean-de-Luz et dépendait du district d'Ustaritz[13].

Au XIXe siècle, les digues, souvent détruites, furent reconstruites afin d'assurer définitivement la sécurité du port et de la ville. Les voyages de Napoléon III dans la région puis l'engouement de la bonne société pour la Côte basque débouchèrent à cette époque, avec l'arrivée du chemin de fer, sur un grand essor touristique. À la suite de l'édification de ses trois digues (Socoa, l'Artha, et Sainte-Barbe), Saint-Jean-de-Luz ne fut plus systématiquement envahie par les eaux lors des grandes tempêtes, comme cela avait été souvent le cas auparavant (en 1749, une terrible tempête ravagea le port, 200 maisons furent rasées et plus de la moitié de la population a du quitter la ville). Cassant les gros rouleaux venus de l'océan, ces digues contribuèrent, dès le début du développement des bains de mer, à faire de Saint-Jean-de-Luz un lieu de villégiature très prisé des familles.

Au début du XXe siècle, Saint-Jean-de-Luz devint une ville moderne et pour partie ouvrière. La généralisation de la chaudière à vapeur modifia dans un premier temps sensiblement les conditions de pêche et raccourcit les distances. De nombreuses usines s'édifièrent alors pour traiter le poisson dans le quartier du Fargeot, l'essentiel de la main d'œuvre étant alors importée d'Espagne et aussi de Bretagne. Des majorités républicaines furent élues et administrèrent la municipalité, qui donnèrent le nom de Gambetta à la grande rue (Karrika Handia) et firent percer les boulevards Thiers et Victor-Hugo. Le développement touristique n'en fut pas entravé, Saint-Jean-de-Luz restant une destination élégante et à la mode. À proximité du site de Sainte-Barbe, où l'un des tout premiers parcours de golf du continent avait été ouvert, le baron Van Bree, aviateur belge tombé amoureux du Pays basque, créa un motel unique.

Évacuation de l'armée polonaise par la mer en juin 1940[modifier | modifier le code]

Quelques semaines après l'invasion de la France par l'Allemagne, en 1940, Saint-Jean-de-Luz a été le théâtre d'évènements dramatiques. Les soldats polonais qui n'avaient pu s'embarquer pour l'Angleterre à Saint-Nazaire affluaient sur la plage et le quai du port de pêche où les gros navires ne pouvaient accoster. Les paquebots polonais M/S Batory et M/S Sobieski durent jeter l'ancre dans la rade. Des pêcheurs volontaires firent la navette entre la côte et chacun de ces deux gros bateaux. La mer était forte, les bateaux de pêche avaient des difficultés pour s'approcher de l'échelle de coupée et permettre aux hommes qui voulaient s'embarquer d'y accéder sans tomber à l'eau. Les femmes et les enfants étaient aidés par les marins[Note 2]. Des diplomates et des fonctionnaires du ministère polonais des Affaires Étrangères, s’étaient également embarqués sur ces navires ainsi que des Français qui avaient entendu l’appel du général de Gaulle quelques jours plus tôt, le 18 juin. On connaît en détail les différents mouvements de ces paquebots grâce aux livres de bord qui ont pu être conservés[25]. Le M/S Sobieski qui se trouvait à l'embouchure de la Gironde dans la journée du 20 juin est arrivé en rade de Saint-Jean-de-Luz dans la nuit du 20 au 21. L'embarquement a aussitôt commencé. Quant au M/S Batory, il se trouvait le 21 juin à 7 heures du matin à l'embouchure de l'Adour et commençait à manœuvrer pour entrer dans le port de Bayonne sans jeter l'ancre. Mais sur la recommandation d'un officier de liaison britannique, il mit le cap sur Saint-Jean-de-Luz où étaient regroupés les unités polonaises et des réfugiés civils. C’est sur le M/S Batory que s’est embarqué Maurice Schumann[26]. Le mauvais temps et un ciel bas ont certainement éloigné le spectre d'une attaque de la Luftwaffe et évité la catastrophe qui avait fait quelques jours plus tôt, le 17 juin, à Saint-Nazaire, de très nombreuses victimes sur le paquebot britannique Lancastria où s'étaient embarqués des soldats et des civils du Royaume-Uni. Le rembarquement s'acheva le 25 juin 1940.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Après 1945, les industries du quartier Fargeot disparurent progressivement, victimes de la surpêche et de la concurrence. Ce phénomène renforça l'aspect cossu et touristique, jamais démenti, de Saint-Jean-de-Luz (plus de 40 % des logements[réf. nécessaire] de la commune seraient aujourd'hui encore des résidences secondaires). L'agglomération s'étendit dans les années 1960 vers le Nord (avenue de l'Océan) puis le Sud (quartier Urdazuri). Raccordée depuis les années 1970 au réseau autoroutier (A63), desservie par le TGV, Saint-Jean-de-Luz dispose d'une situation excellente et d'importantes réserves foncières qui peuvent assurer son développement ultérieur. Une portion notable de son littoral a jusqu'ici échappé à l'urbanisation, ce qui est exceptionnel, voire unique (tout le reste de la Côte basque est en effet urbanisé, mis à part la Corniche, côte à falaise entre Socoa et le domaine d'Abbadia).

Les Luziens, en 1914-1918 puis en 1939-1945, payèrent un lourd tribut aux deux guerres mondiales. Un monument (square de Verdun) célèbre la mémoire des combattants, et une stèle dédiée au mouvement de résistance « Orion » a été placée, sur le quai de l'Infante, pour rappeler l'importance des réseaux d'évasion hors du territoire métropolitain occupé. Quelques casemates (en allemand des « blockhaus ») vestiges du mur de l'Atlantique, sont encore visibles sur la promenade de Sainte-Barbe.

De nos jours, la « cité des corsaires » vit de plus en plus ouvertement du tourisme. Sa grande plage, très sûre pour les enfants, est très appréciée. L'équipement de la station est par ailleurs complet et permet à la saison d'excéder les seuls mois d'été (tourisme populaire mais également hôtels de standing, thalassothérapie, piscine, casino, golf… un centre de conférence est en construction). Saint-Jean-de-Luz profite en outre, toute l'année, d'un tourisme de proximité important : l'animation commerciale est notable le week-end, grâce à l'ouverture assez générale des commerces du secteur piétonnier, y compris le dimanche, et aux promeneurs venus des grandes agglomérations urbaines proches (conurbation littorale de Guipuscoa et agglomération de Bayonne essentiellement) comme de tout le grand Sud-Ouest. Grâce à son site et à sa qualité de vie, la ville est particulièrement attractive aux yeux des jeunes séniors, dont beaucoup viennent s'y établir. Des manifestations culturelles et sportives ont lieu toute l'année (stages et concerts publics de musique classique organisés par l'Académie Ravel, le plus souvent dans l'auditorium du même nom, festival de cinéma consacré aux jeunes réalisateurs, semaine à l'intention de la presse, festival du film de surf, championnats de pelote…) lesquelles viennent s'ajouter aux grands événements organisés à Biarritz ou Saint-Sébastien, toutes proches, et contribuent à l'attractivité de la villégiature luzienne.

Les éventuels effets pervers du développement économique et démographique moderne (engorgement relatif de la circulation, inflation des prix immobiliers, vieillissement accéléré de la population résidente, surcoûts liés à l'entretien de réseaux surdimensionnés, voire perte d'identité culturelle) sont toutefois au cœur des préoccupations de la Ville et y alimentent parfois de vifs débats. Il n'en reste pas moins que Saint-Jean-de-Luz, tout en constituant un maillon fort du réseau urbain littoral, constitue un cadre de vie privilégié. Tout en restant fidèle à sa longue tradition d'accueil, elle maintient un caractère basque indéniable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune de Saint-Jean-de-Luz ont toujours voté en majorité à droite lors de toutes les élections depuis la Révolution.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours 
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours 
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores 
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores 
Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours 
Élections municipales, résultats des deuxièmes tours 
Élections référendaires 

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de 33 membres dont le maire[40].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Sous l’Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[42]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Baptiste Ducos    
1792 1793 Saubat Claret    
1793 1794 Alexis Pages    
1794 1795 Saubat Claret    
1795 1795 Gerard    
1795 1800 Ducos Cadet    
1800 1803 J.-B. Lorriague    
1803 1808 Salvador Paul Leremboure    
1808 1814 Joseph-Joachim Labrouche    
1814 1816 Dominique Laxalde    
1816 1818 Raymond Saint-Jean    
1818 1853 Joseph-Joachim Labrouche    
1853 1855 Gratien Goyeneche    
1855 1871 Dominique Dathané    
1871 1878 Vincent Barjonnet    
1878 1888 Martin Guilbeau    
1888 1890 Albert Goyenêche    
1890 1892 Achille Fouquier    
1892 1900 Albert Goyenéche    
1900 1907 Dominique Larrea    
1907 1908 Auguste Gire    
1908 1919 Auguste Rousseu    
1919 1929 Adrien Barnetche    
1935 1944 Marcel Hiribarren    
1935 1944 Général Henri Lambrigot    
1944 1953 Élie de Sèze    
1953 1961 Alfred Pose    
1961 1971 Pierre Larramendy UDR  
1971 1987 André Ithurralde UDR/RPR  
1987 1989 Paul Ricau DVD  
1989 1995 Paul Badiola UDF  
1995 2002 Michèle Alliot-Marie RPR Ministre (Sports, Défense, Intérieur, Justice, Affaires étrangères), députée
2002   Peyuco Duhart UMP Réélu en 2014. Président de l'Agglo Sud Pays Basque depuis 2014

Michèle Alliot-Marie a été réélue maire en 2001. Lorsqu'elle est entrée dans le gouvernement Raffarin en tant que ministre de la Défense, elle a été remplacée par Pierre Duhart (dit « Peyuco »). Elle reste la 1re adjointe au maire chargée de l'intercommunalité et des relations avec les instances extérieures jusqu'en 2014. Elle quitte la vie politique luzienne, et Peyuco Duhart est réélu en 2014 au premier tour.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Luz relève des juridictions des tribunaux d'instance et de grande instance de Bayonne, dans le ressort de la cour d'appel de Pau[43]. Elle relève également du tribunal administratif de Pau et de la cour administrative d'appel de Bordeaux.

Saint-Jean-de-Luz est le chef-lieu du canton de Saint-Jean-de-Luz, situé dans l'arrondissement de Bayonne, lui-même situé dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine. La commune appartient à la sixième circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Services publics[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Jean-de-Luz possède sa propre police municipale, comprenant une dizaine d'hommes, ainsi qu'une médiathèque et un CCAS.

Un hôtel de police est situé sur la commune, tout comme une brigade de proximité de gendarmerie. Un centre de secours du SDIS64 est également présent, ainsi qu'une antenne de l'assurance maladie de Bayonne et une antenne de la caisse d'allocations familiales de Bayonne. Une agence Pôle emploi est également présente tout comme une maison de la solidarité départementale. Un inspecteur académique de l'académie de Bordeaux est également présent sur la commune, au niveau du groupe scolaire du Centre[44], tout comme un centre d'information et d'orientation, situé au boulevard Victor-Hugo, concernant l'orientation des lycéens de la circonscription[45].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Luz fait partie de neuf structures intercommunales[46] :

  • l’agglomération Sud Pays Basque, dont le siège est à Urrugne ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques, dont le siège est à Pau ;
  • le syndicat intercommunal de la baie de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure, dont le siège est à Saint-Jean-de-Luz ;
  • le syndicat intercommunal des collèges d'enseignement secondaire de Saint-Jean-de-Luz, dont le siège est à Saint-Jean-de-Luz ;
  • le syndicat intercommunal du centre de secours de Saint-Jean-de-Luz, dont le siège est à Saint-Jean-de-Luz ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque, dont le siège est à Bayonne ;
  • le syndicat mixte Bizi Garbia, dont le siège est à Saint-Pée-sur-Nivelle ;
  • le syndicat mixte pour l'aménagement et l'exploitation de l'aérodrome de Biarritz - Bayonne - Anglet, dont le siège est à Anglet ;
  • le syndicat mixte pour le fonctionnement du conservatoire à rayonnement régional Maurice-Ravel, dont le siège est à Bayonne.

La commune adhère à l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Dans le cadre du Schéma départemental de coopération intercommunale, plusieurs syndicats seront amenés à disparaître pour être dissous dans l’Agglomération Sud Pays Basque, parmi lesquelles le syndicat mixte Bizi Garbia, le syndicat intercommunal de la baie de Saint-Jean-de-Luz et le syndicat intercommunal du centre de secours[47].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Budget de la communes[modifier | modifier le code]

Le budget de la commune de Saint-Jean-de-Luz pour 2012 est de 36 472 234 €, comprenant un budget de fonctionnement d'un peu moins de 24 millions d'euros, et d'un budget d'investissement de 12 millions d'euros[48]. Le budget de fonctionnement est voté à l'équilibre, la loi obligeant les collectivités territoriales à présenter un budget de fonctionnement à l'équilibre, suivant les recettes de la collectivité.

Endettement de la commune[modifier | modifier le code]

En 2010 l'endettement de la ville de Saint-Jean-de-Luz est de 18 310 000 € , soit 1 286 € par habitant, en baisse depuis 2009 avec un pic en 2008 à plus de 20 000 000 d'euros. En 2005 l'endettement était de 12,9 millions d'euros[49].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets est assurée par le syndicat mixte Bizi Garbia. Le tri sélectif est en place depuis plusieurs années à travers 28 points d'apport volontaire. La syndicat mixte possède une déchèterie sur la commune. Le service propreté de la ville, comprenant une trentaine d'agents, assure la collecte quotidienne des cartons auprès des professionnels du centre-ville, une collecte des encombrants chez les particuliers tous les mercredis, ainsi que le nettoyage des rues piétonnes du centre-ville et des plages[50].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Jean-de-Luz n'est jumelée avec aucune ville dans le monde[51].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 960 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 323 2 553 2 624 2 439 2 860 3 469 3 255 3 574 2 847
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 668 2 793 2 829 3 260 4 083 4 451 3 960 3 856 3 951
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 309 4 523 5 372 6 072 7 633 8 737 7 804 10 234 9 672
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 241 10 841 11 854 12 769 13 031 13 247 13 579 12 960 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[52].)
Histogramme de l'évolution démographique


Saint-Jean-de-Luz forme une seule agglomération de 20 000 habitants avec la commune limitrophe de Ciboure. Elle rayonne en outre sur la vallée de la Nivelle, axe de périurbanisation majeur, et l'unité urbaine luzienne inclut de nos jours l'essentiel des quartiers habités d'Urrugne. Ceci explique la qualité et la densité des services publics et marchands implantés sur la commune. Malgré la proximité de l'agglomération de Bayonne (le BAB) et l'influence exercée par les centres urbains espagnols sur la région hendayaise, Saint-Jean-de-Luz joue le rôle de centre urbain principal pour toute la partie méridionale de la Côte basque de France.

La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Saint-Jean-de-Luz est une ville relativement jeune puisque les moins de 20 ans représentent 23,3 % de la population[53].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement public[modifier | modifier le code]

La commune dispose de quatre écoles maternelles (Aice Errota, Urdazuri, Ichaca et Centre) et de trois écoles primaires (Aice Errota, Urdazuri et Centre). Mais les groupes scolaires Ichaca et Urdazuri vont être prochainement regroupés dans de nouveaux locaux plus adaptés, situés au bord de la Nivelle, la municipalité ayant entrepris la construction d'une école neuve à cet effet. L'opération permettra en outre de mettre à disposition de l'école associative sous contrat dispensant ses cours en basque des bâtiments plus convenables que les modules provisoires occupés jusqu'ici.

L’offre scolaire se complète de deux collèges publics appartenant au conseil général des Pyrénées-Atlantiques situés sur la commune (le collège Chantaco[54] et le collège Maurice-Ravel[55]), d’un lycée général appartenant à la région Aquitaine, le lycée Maurice-Ravel, et d’un lycée professionnel, le lycée Ramiro-Arrue[56].

Le lycée public Maurice-Ravel propose depuis des années une option internationale de baccalauréat (OIB franco-espagnole) unique dans la Région (une seule section équivalente, à Bordeaux) et une section bilingue basque, de même qu'une section européenne espagnole (ces deux dernières sections commencent dès le collège). Une section "Bachibac" (baccalauréat franco-espagnol) y a de plus été ouverte à la rentrée 2010, puis - en 2013 - une section européenne anglais (adossée à l'enseignement des sciences de la vie) et une section STMG ont été inaugurées.

Les élèves du lycée Maurice-Ravel participent régulièrement aux championnats UNSS.

Enseignement artistique

La commune dispose d'une antenne du conservatoire à rayonnement régional Maurice-Ravel.

Enseignement privé[modifier | modifier le code]

La ville dispose de groupes scolaires sous contrat avec l'État :

  • l'ikastola proposant un enseignement en basque (par immersion) et dépendant de la Fédération Seaska ;
  • des écoles confessionnelles catholiques, à savoir :
    • le groupe scolaire Donibane composé d'une école maternelle et élémentaire à Sainte-Marie-d'Urquijo et d'un autre établissement similaire à Saint-Joseph mais proposant un enseignement bilingue ; également du collège Sainte-Marie[57] qui propose une section bilingue basque dès la sixième pour une poursuite en lycée,
    • le collège et le lycée Saint-Thomas-d'Aquin[58]. Le collège propose une section pelote basque, foot, secours et assistance et musique et le lycée, ayant été désigné en 2007 deuxième meilleur lycée de France selon L'Express, propose quant à lui une section européenne commençant en 4ème ou en 2nde, une section bilingue basque ainsi qu'une section bachibac délivrant simultanément le baccalauréat français et le bachillerato espagnol.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les fêtes suivantes se succèdent tout au long de l’année :

  • semaine du carnaval basque Ihauteriak 1re semaine de février ;
  • festival andalou le week-end de Pentecôte ;
  • fête patronale de la Saint-Jean fin juin ;
  • fête du thon le 2e samedi de juillet et tournois de pêche au thon pour amateurs ;
  • nuit de la sardine en juillet et août ;
  • depuis 1953, le Yacht Club basque organise chaque année, en août, un championnat international de pêche au thon pour amateurs ;
  • festival « Musique en Côte basque » en septembre ;
  • académie internationale de musique Maurice Ravel, 1re quinzaine de septembre ;
  • fêtes de la rue de la République, 3e week-end de septembre ;
  • depuis 1996, festival international des jeunes réalisateurs, 1re quinzaine d'octobre ;
  • festival international de chant choral au Pays basque à la Toussaint.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune est équipée d'une polyclinique, dotée de 78 lits hospitaliers, dont 14 en ambulatoire. Elle emploie 213 personnes[59]. En 2011 un agrandissement de la clinique a eu lieu, augmentant le nombre de chambres à l'étage, les urgences, le service ambulantoire au rez-de-chaussée et la pharmacie et cuisines au sous-sol[60]. Le parking a également été agrandi. En 2010 c'est un scanner qui a ouvert à la polyclinique.

La polyclinique de la Côte Basque a repris en juin 2011 la clinique voisine, Luz Clinic, spécialisé dans la chirurgie ophtalmologie, qui était en redressement judiciaire depuis douze mois[60].

À proximité immédiate de la polyclinique se trouve également une clinique spécialisée dans les yeux, la clinique Helios[61].

L'hôpital public le plus proche est le centre hospitalier de la Côte Basque (CHCB), qui dispose de deux sites à Saint-Jean-de-Luz mais dont les urgences sont à Bayonne, le centre hospitalier disposant de deux sites à Saint-Jean-de-Luz, un à Udazkena et un centre de gériatrie à Trikaldi[62].

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Aviron

L'Ur Yoko, club d'aviron et de trainière a fêté son centenaire en 2012.

Football

L'Arin Luzien est le club de football de la ville, évoluant en DHR aujourd'hui, l'équivalent de la 8e division. Il a fêté ses 100 ans en 2009. L'équipe monte en DSR, Division Supérieure Régionale d'Aquitaine pour la saison 2012-2013.

Pelote basque

Le club de pelote Luzaz Gazte rassemble les amateurs et professionnels de la commune.

Rugby

Le Saint-Jean-de-Luz olympique rugby (SJLO) est un club de rugby à XV français évoluant en 2011-2012 en Fédérale 1 (D3).

Tennis

Représenté par le tennis club luzien.

Équipements sportifs municipaux[modifier | modifier le code]

  • Plaine de Chantaco :
    • Terrain de golf
    • Courts de tennis
    • Piscine sports loisirs à Chantaco
    • Stade de football
    • Stade de rugby
    • Salle omnisports
    • Tennis couvert à Chantaco
  • Pavillon Bleu :
    • Stade de football « Kechiloa »
    • Stade de rugby
    • Piste de course athlétique
  • circuit auto
  • autres équipements :

le gymnase d'Urdazuri, la salle omnisports du collège-lycée Saint-Thomas-d'Aquin, le Jai Alai, le fronton municipal, le tennis couvert, les différents frontons des quartiers, les agorespaces.

Équipements de loisirs[modifier | modifier le code]

  • Terrain de golf
  • Salle polyvalente Kechiloa (l'été) et le gymnase Urdazuri est aménagé en salle de jeux gratuite pour enfants (lors de certaines vacances scolaires).

Médias[modifier | modifier le code]

La Web-Tv sur Saint-Jean-de-Luz: Tvpb64 à voir sur Youtube. Le bulletin municipal édité par la mairie tous les 3 mois ainsi que le bulletin de la communauté de communes. Les journaux régionaux et locaux, comme le quotidien Sud Ouest[63] ou le journal du pays basque, traitent quotidiennement de Saint-Jean-de-Luz dans leurs rubriques locales. L'actualité de la commune est également couverte par la radio France Bleu Pays Basque ainsi que par l'édition locale de France 3 Aquitaine

Cultes[modifier | modifier le code]

En plus des églises catholiques, une Salle du Royaume des Témoins de Jéhovah occupe la ville.

Économie[modifier | modifier le code]

Plage de Saint-Jean-de-Luz
Saint-Jean-de-Luz Panorama
Le port, sur fond de Rhune

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 469 €[64].

Emploi[modifier | modifier le code]

Nombreux emplois dans le tourisme (hôtellerie, restauration), fonction publique, commerce et médical.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L'économie locale a longtemps été tournée vers l'exploitation de la pêche de haute mer. La criée et les activités de maréyage restent importantes, le volume des prises a diminué et l'industrie de transformation et conservation des poissons, jadis prospère, a quasiment disparu de nos jours. La gestion du port est assurée par la chambre de commerce et d'industrie de Bayonne Pays basque. Le port de pêche est partagé avec la commune de Ciboure. La plaisance prend une place de plus en plus visible (mouillages de Port-Nivelle, et, en dehors de la commune, Socoa).

La commune de Saint-Jean-de-Luz fait partie du syndicat mixte pour l'aménagement et l'exploitation de l'aérodrome de Biarritz-Bayonne-Anglet aux côtés de la chambre de commerce et d'industrie de Bayonne Pays basque, de l'agglomération Côte Basque-Adour, du département des Pyrénées-Atlantiques et du département des Landes. Ce syndicat mixte gère l'aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne.

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'Ossau-Iraty.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Idéalement placée au cœur de la Côte basque, Saint-Jean-de-Luz est une destination balnéaire favorisée par la présence d'une grande plage de sable abritée au fond d'une baie semi-fermée, accessible à pied depuis le centre-ville. Le tourisme joue un rôle très important dans la prospérité locale (hôtels, restaurants, thalassothérapie, golfs, etc.).

La jetée de Saint-Jean-de-Luz

Entreprises[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Luz est aussi l'un des centres les plus dynamiques de la « Glissicon Valley » qui, depuis Hendaye au sud jusqu'à Soorts-Hossegor au nord concentre de nombreuses industries spécialisées dans la conception et la commercialisation de matériels de sports de glisse et aquatiques (surf, plongée, etc.). La société Na Pali (marques Roxy et Quiksilver) est, en particulier, présente dans la commune, qui profite en outre de l'intensification des flux transfrontaliers et devient une plate-forme logistique importante.

Le groupe Olano, transporteur frigorifique, a son siège à Saint-Jean-de-Luz où il emploie environ une centaine de personnes.

Commerces[modifier | modifier le code]

La commune possède un hypermarché Carrefour de 6 000 m2, des supermarchés Carrefour Market, Leader Price et Lidl, ainsi que de nombreux commerces de proximité des groupes Carrefour et Casino. De plus, dans la zone industrielle de Jalday se situent un Intersport et un Gamm Vert à proximité immédiate du Carrefour. Plusieurs projets sont en cours sur la ZI de Jalday, notamment dans d'anciens entrepôts d'une entreprise espagnole ainsi que dans les entrepôts logistiques de Quiksilver. Le long de la RD810, en face du garage Lamerain, plusieurs commerces sont également en cours de construction.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Jean-Baptiste[P. 1], typiquement basque, a servi de cadre au mariage de Louis XIV avec l'infante d'Espagne. Elle recèle un riche mobilier inventorié par le ministère de la Culture (chaire à prêcher[P. 2] du XVIIe siècle, un bas-relief[P. 3] datant du XVIIe siècle et représentant saint Ambroise, un tableau[P. 4] de 1727 représentant l'adoration des mages, trois lustres[P. 5] de style Louis XIV du XVIIe siècle, deux aigles-lutrins[P. 6] du XVIIe siècle, un buffet d'orgue[P. 7], [65] du XVIIe siècle, un retable[P. 8] du maître-autel du XVIIe siècle, une broderie dite ornement de Louis XIV[P. 9], une Vierge de Pitié[P. 10] en pierre datant du XVe siècle, un tableau du XVIIe siècle représentant le jugement du Christ[P. 11], un tableau du XVIIe siècle représentant saint Bonaventure[P. 12], les lambris de revêtement des fonts baptismaux[P. 13] du XVIIIe siècle, un antependium[P. 14] (parement d'autel) du XVIIe siècle, un tableau du XVIIe siècle représentant une décollation d'une sainte martyre[P. 15], un chemin de croix et une Jeanne-d'Arc du sculpteur Real del Sarte, datant de 1950).

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La maison de l'Infante
La Rhune, vue de la maison de l'Infante

La commune présente un ensemble de demeures dont la construction s’étale du XVe au XVIIe siècle. Ainsi, la maison Esquerrénéa[P. 16], se dressant à l'angle des rues de la République et de la Baleine, date de la fin du XVe siècle. La maison dite Lohobiague Enea ou maison Louis XIV[P. 17], place Louis XIV date de 1643. Elle accueillit le roi Louis XIV pendant quelques jours à l'occasion de son mariage. Lorsqu'il arriva devant la foule au balcon, il lança des pièces sur lesquelles il était inscrit « Le Roi et seul le Roi ».[réf. nécessaire]
La maison dite de l'Infante[P. 18] ou maison Haraneder, fut la demeure d'Anne d'Autriche, où l'Infante Marie-Thérèse logea quelques nuits. Le nom initial de la maison est Joanoenia, c'est-à-dire la maison de Jeannot de Haraneder[66], d'une famille d'armateurs enrichis aux XVIIe et XVIIIe siècles, anoblie et alliée à la vieille noblesse de Macaye.
La maison Betbeder-Baïta[P. 19], sise quai de l'Infante, date du XVIIe siècle. La maison Saint-Martin[P. 20], rue Mazarin, date, elle, de 1713, et la maison dite des Pigeons blancs[P. 21], rue de la République, est recensée aux monuments historiques.
Le phare du port[P. 22], est classé monument historique, et fut construit par André Pavlovsky.

Le port détient deux bateaux de pêche au thon à la ligne, inventoriés par le ministère de la Culture, l’Aïrosa[P. 23] et le Patchiku[P. 24].

Article détaillé : Port de Saint-Jean-de-Luz.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2012, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[67].

Baie vue de la colline de Sainte-Barbe
Digue de Sainte-Barbe
Colline de Sainte-Barbe

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à St-Jean de Luz est le labourdin.

Ville basque et cosmopolite tout à la fois, Saint-Jean-de-Luz est ouverte aux influences ibériques (écoles bilingues enseignant le castillan) et a connu dans le passé de nombreuses vagues d'immigration (Gascons, Bretons). Elle reste l'une des villes côtières où l'on entend encore fréquemment pratiquer le basque.

Loisirs et culture

Il y a une médiathèque en plein cœur de la ville.

Une université du temps libre et diverses troupes de théâtre et écoles de danse existent dans l'agglomération.

Quelques musées sont ouverts aux visiteurs, tels l’écomusée basque et la maison Louis XIV.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le macaron est apparu sous l'impulsion d'un pâtissier, M. Adam, qui en offrit à Louis XIV pour son mariage en 1660. Depuis lors, les descendants du pâtissier perpétuent la tradition.

Le ttoro, soupe de poissons, est une spécialité de Saint-Jean-de-Luz.

Saint-Jean-de-Luz et la philatélie[modifier | modifier le code]

En 1997, est émis un timbre de 3 francs, multicolore, sur les corsaires basques qui ont servi les rois de France pendant l'Ancien Régime. L'illustration représente deux corsaires et leur navire, entourant le paysage montagneux de la Rhune derrière le fort de la Socoa, à Ciboure. La vente anticipée avec oblitération 1er jour se déroule le 13 septembre à Saint-Jean-de-Luz. Le timbre porte le n° YT 3103[68].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Naissance à Saint-Jean-de-Luz.
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Décès à Saint-Jean-de-Luz.
nées au XVIIIe siècle
nées au XIXe siècle
nées au XXe siècle

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé au I d'azur au vaisseau équipé de sable, voguant à pleines voiles d'argent sur une onde de même, la coque du vaisseau de sable brochant l'onde ; au II, de gueules au lion d'or couronné d'une couronne de vicomte du même ; parti d'azur à une crosse épiscopale d'argent posée en pal.
Commentaires : Ces armes ont été adoptées en 1992 par le conseil municipal.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pedro Jose Zarandia Endara (1783-1861) en l'année 1813 accueillit à son domicile de Lesaka le général Wellington, alors il était en train de préparer l'invasion de la France. Il a été nommé évêque d'Orense en 1847 et de Huesca en 1851.
  2. Témoignages recueillis par Henri Musielak en 1994 auprès de François Goya, conseiller municipal de Saint-Jean-de-Luz et de Léon Mugica qui, à l'époque avait 15 ans. Il avait accompagné comme mousse son patron pêcheur sur le Roncevaux 2.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Les notices suivantes sont tirées des bases Mérimée et Palissy du ministère français de la Culture.

Patrimoine =[modifier | modifier le code]

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr.
  2. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque.
  3. Histoire du port..
  4. Altitude de la commune. .
  5. « Notice du Sandre sur Saint-Jean-de-Luz », sur sandre.eaufrance.fr (consulté le 5 juillet 2012).
  6. « Normes et records (1961-1990) », sur Infoclimat (consulté le 5 juillet 2012) et « Climat de Biarritz », sur Météo France (consulté le 5 juillet 2012).
  7. « A63, l'autoroute de la côte basque », sur asf-a63.fr (consulté le 5 juillet 2012).
  8. « La Véloroute Atlantique... entre littoral et rétro-littoral », sur departements-regions-cyclables.org (consulté le 5 juillet 2012).
  9. Carrefour giratoire du Pavillon Bleu..
  10. Histoire des quartiers..
  11. Le rond-point..
  12. Chiffres clés logement à Saint-Jean-de-Luz.
  13. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.
  14. a, b et c Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  15. a, b, c, d, e et f Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4).
  16. Titres du Labourd - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  17. Notaires de Pau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  18. Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  19. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  20. Titres de la famille D'Arthez-Lassalle à Tardets.
  21. a et b Fiche de Lohitzun sur le site du projet Cassini de l'EHESS.
  22. a et b Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  23. Registres gascons, tome 1, pages 44, 53, 141, 154, 158-159, 195 et 233 - cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque IV : Révolution de 1789, t. 4, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2002, 432 p. (ISBN 2913156460 et 9782913156463, OCLC 492295167), p. 42 et 43.
  24. a et b Joseph Nogaret, Saint-Jean-de-Luz des origines à nos jours, Bayonne, Imprimerie du Courrier,‎ 1925.
  25. J. K. Sawicki, Podróże polskich statków 1939-1945, [Les traversées des navires polonais 1939-1945]. Gdynia 1989.
  26. Témoignage enregistré, recueilli par Henri Musielak le 17 avril 1992 auprès de Maurice Schumann.
  27. Résultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur..
  28. Résultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur..
  29. Résultats de l'élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l'Intérieur..
  30. Résultats de l'élection législatives 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur..
  31. Résultats de l'élection législatives 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur..
  32. Résultats de l'élection européenne 2004 sur le site du ministère de l'Intérieur..
  33. Résultats de l'élection européenne 2009 sur le site du ministère de l'Intérieur..
  34. Résultats de l'élection régionale 2004 sur le site du ministère de l'Intérieur..
  35. Résultats de l'élection régionale 2010 sur le site du ministère de l'Intérieur..
  36. Résultats de l'élection cantonale 2008 sur le site du ministère de l'Intérieur..
  37. Résultat de l'élection municipale 2008 sur le site figaro.fr..
  38. Résultat du référemdum 2000 sur le site politiquemania.com..
  39. Résultat du référendum 2005 sur le site du ministère de l'Intérieur..
  40. http://www.saintjeandeluz.fr/index.php?id=82.
  41. De 1600 à 1788 : Joseph Nogaret, Saint-Jean-de-Luz des origines à nos jours, Bayonne, Imprimerie du Courrier,‎ 1925.
  42. De 1790 à 1919 : Joseph Nogaret, Saint-Jean-de-Luz des origines à nos jours, Bayonne, Imprimerie du Courrier,‎ 1925.
  43. [PDF] Ministère de la Justice, carte judiciaire, en ligne, consulté le 1er janvier 2010.
  44. Inspecteur académique de Saint-Jean-de-Luz.
  45. Centre d'information et d'orientation de Saint-Jean-de-Luz, académie de Bordeaux.
  46. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 19 juin 2014).
  47. [PDF] http://www.saintjeandeluz.fr/index.php?eID=tx_nawsecuredl&u=0&file=fileadmin/Conseil_Municipal/2011/CR_20082011.pdf&t=1335965499&hash=07449ec8dba4156f70ef541ef01065e5e1227456.
  48. [PDF] Budget de la commune en 2012, page 3..
  49. Endettement de la ville depuis l'an 2000.
  50. Service propreté de la ville de Saint-Jean-de-Luz.
  51. http://www.cncd.fr/frontoffice/bdd-departement.asp?action=getDepartement&id=7.
  52. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  53. [PDF] Évolution et structure de la population, INSEE, statistiques locales de Strasbourg.
  54. Site du collège Chantaco.
  55. Site du collège Maurice-Ravel.
  56. Site du lycée Ramiro-Arrue.
  57. Site du collège Sainte-Marie.
  58. Site du collège et lycée Saint-Thomas-d'Aquin.
  59. http://www.sudouest.fr/2012/03/12/l-esprit-est-le-meme-656344-4018.php.
  60. a et b « La Polyclinique en plein dans l'ère numérique », sur sudouest.fr,‎ 5 novembre 2011 (consulté le 25 juin 2012).
  61. Site officiel de la clinique ophtalmologie Hélios.
  62. Les différents sites du Centre Hospitalier de la Côte basque à Saint-Jean-de-Luz.
  63. Articles de Sud-Ouest relatifs à Saint-Jean-de-Luz.
  64. http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=COM-64483&codgeo=DEP-64.
  65. Association Orgue à Saint-Jean-de-Luz .
  66. Joseph Nogaret, Une famille de riches bourgeois sous l'Ancien Régime, les Haraneder, de Saint-Jean-de-Luz, bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, 1933 - Documentation citée par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque IV : Révolution de 1789, t. 4, Donostia / Bayonne, Elkarlanean,‎ 2002, 432 p. (ISBN 2913156460 et 9782913156463, OCLC 492295167), p. 55.
  67. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  68. Catalogue Yvert et Tellier, tome 1.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Saint-Jean-de-Luz.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Nogaret, Saint-Jean-de-Luz des origines à nos jours, Bayonne, Imprimerie du Courrier,‎ 1925
  • Jacques Battesti et Gabrielle Duplantier Saint Jean de luz, Bordeaux, éditions Le Festin, 80 pages, 2012

ISBN 978-2-36062-056-2

  • Guides diamant, Biarritz, Bayonne, St. Jean de Luz, Hendaye, Fontarabie, Carnbo, St. Jean-Piéd-De-Port, Paris, Hachette,‎ 1921, 180 p. (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]


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