Christophe Miossec

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Miossec (homonymie).

Miossec

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Christophe Miossec en concert lors du 5e festival Aux Zarbs d'Auxerre en juillet 2007.

Informations générales
Nom de naissance Christophe Miossec
Naissance 24 décembre 1964 (49 ans)
Brest, France
Activité principale Chanteur
Genre musical Nouvelle scène française, rock
Années actives Depuis 1980
Labels PIAS
Site officiel www.christophemiossec.com

Christophe Miossec, simplement appelé Miossec, est un auteur-compositeur-interprète et poète français né le 24 décembre 1964 à Brest (Finistère). Il est l'un des artistes ayant participé à définir la Nouvelle scène française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'un père plongeur pompier et d'une mère ayant travaillé pour la marine nationale[1], Christophe Miossec a exercé différents métiers dans le domaine de la presse, de la publicité, et chez TF1[1] avant de se consacrer à la musique, au milieu des années 1990. Il n'était pas tout à fait un nouveau venu sur la scène rock brestoise qu'il avait déjà côtoyée, dans les années 1980 avec un groupe local : Printemps Noir, où il était guitariste. Le groupe d'origine brestoise Goûts de luxe aurait pour son tube Les Yeux De Laura emprunté le refrain à un titre de Printemps Noir écrit par le batteur du groupe, Jean-Claude Herry[2]. Ce sera sa rencontre en 1994 avec le guitariste Guillaume Jouan puis avec le guitariste Bruno Leroux (membre des Locataires, autre groupe local) qui sera déterminante.

Miossec a travaillé quelques années à Bruxelles[3] à proximité de sa maison de disques PIAS qui a publié l'ensemble de ses albums depuis 1995. Il s'est réinstallé en 2007 dans le Finistère[4],[1].

Boire avant L'Étreinte[modifier | modifier le code]

Miossec en concert à Brest en 2003.

Après avoir rodé une petite quinzaine de compositions dans les bars et les salles brestoises, le trio composé de Miossec, Jouan, et Leroux entre en studio et publie Boire, en 1995, un premier album que la critique soutient, notamment les Inrockuptibles[4],[5]. Le disque frappe par ses textes crus et désabusés, aux rimes et pieds approximatifs, ainsi que par sa musique dépouillée (simplement deux guitares, dont celle de Guillaume Jouan, et une basse). Cet album connaîtra un relatif succès national avec plus de 100 000 exemplaires vendus, mais sera surtout notamment considéré comme l'un des albums novateurs et fondateurs de la « nouvelle vague de la chanson française »[4] avec les disques de Dominique A.

Encouragé par ces débuts, Miossec va par la suite s'entourer de nouveaux musiciens, dont Yves-André Lefeuvre à la batterie, ou encore Olivier Mellano (collaborateur habituel de Dominique A) à la guitare et au violon. Cette formation permettra au chanteur d'étoffer musicalement ses premières compositions[réf. souhaitée]. Il poursuivra sa production discographique avec Baiser, en 1997. L'auteur n'est toutefois pas satisfait du résultat. À l'époque, Miossec fonctionne en groupe et joue beaucoup sur scène. C'est fatigué par une tournée qu'il arrive à l'enregistrement de ce qui sera, selon lui, une auto-parodie[6].

Décidant de renouer avec la naïveté de Boire, Miossec se remet à travailler en duo avec Guillaume Jouan, les autres musiciens n'étant là qu'à l'occasion de l'enregistrement[6]. Miossec connaîtra alors une vraie consécration nationale avec son troisième album, À prendre (1998), qui apparaît comme un aboutissement de ses deux précédentes productions. Le succès de ce disque lui donnera une notoriété jamais démentie depuis et lui ouvrira de nouveaux horizons. Il se met alors à écrire des textes pour différents artistes.

Malgré le changement de fonctionnement, l'artiste reste insatisfait de son troisième album qu'il n'aime pas[7] et qu'il considère même comme inaudible, et décide de changer encore une fois de méthode de travail. Il s'entoure de musiciens comme Armand Gonzalez, Jérome Nivelle et Gael Desbois, qu'il qualifie de « fortes personnalités explosées » et s'enferme en studio pendant deux mois. Les épreuves sont cependant jetées à la poubelle et Miossec se sépare de tous ses acolytes, même de Guillaume Jouan, et reprend tout à zéro[7]. Cela donnera finalement Brûle, où l'on retrouve l'inspiration première qui a révélé l'artiste et qui sera le premier album depuis Boire où le Brestois se dit satisfait du résultat[7]. S'étant définitivement séparé de Guillaume Jouan, il trouvera dans le réalisateur Matthieu Ballet un nouveau compère musical, ce dernier le suivant même en tournée, accompagné aussi de Yan Péchin, Philippe Entressangle, Alain Ekpob et Jérôme Bensoussan. Le morceau Grandir donnera une nouvelle dimension à l'univers de Miossec[réf. nécessaire], en faisant allusion à son fils.

Invité pour arranger ses quatre premiers albums par l'Orchestre lyrique de Région Avignon Provence, où il réside alors, Miossec transforme la commande en un cinquième album où l'orchestre participe sur certains titres[8]. Intitulé 1964, en référence à son année de naissance, la musique orchestrale donne une certaine ampleur, nouvelle chez Miossec, et les textes, parlant toujours de la famille (Je m'en vais dédiée à son frère et à sa famille et non à une femme), mais aussi de la fin de la jeunesse (Brest, La Quarantaine), des amis perdus (Les gueules cassées), de la difficulté d'être au monde (Rester en vie), sont plus chantés. « Miossec a ainsi pu, pour la première fois depuis son premier album Boire, retrouver un équilibre digne entre ses mots et sa musique » diront même les Inrockuptibles[8]. Ce disque le consacre définitivement à sa sortie en 2004[8] ; c'est l'album de la maturité, diront certains[9]. Il est élu grand prix du disque du Télégramme 2004.

L'Étreinte, paru en 2006, est une sorte d'écho à 1964. Les thèmes y sont tout aussi matures et l'attention portée à la musique, même si elle n'est plus symphonique, est aussi importante que sur le précédent opus[10]. Dans la lignée de 1964, le trentenaire de Boire s'est assagi en devenant un quadra passé par l'expérience du couple et des enfants. En 2007, sort sa première compilation Brest of (Tout ça pour ça) pour laquelle certaines anciennes chansons sont ré-enregistrées.

Retour à l'Ouest[modifier | modifier le code]

Miossec (à droite), sur scène avec Yann Tiersen (à gauche)

Miossec, un temps exilé à Bruxelles, revient dans le Finistère en 2007. En janvier et février 2009, il organise une mini-tournée avec Yann Tiersen, un ami de longue date avec lequel il n'avait jamais eu l'occasion de travailler. Cette série de concerts leur permet de présenter et tester les titres du prochain album de Miossec sur lequel Yann Tiersen a pris une part importante, puisqu'il a composé l'intégralité des musiques (seul ou avec Christophe Miossec), joué presque tous les instruments et réalisé l'album. Cet album, intitulé Finistériens, sort le 14 septembre 2009. On y retrouve l'univers du Brestois, les plaies du couple, les turpitudes de la vie, qui trouvent écho dans des chansons toujours inspirées du quotidien, mais cette fois également par le monde du travail comme pour Les Chiens de paille et CDD.

En juin 2011 est diffusé sur les radios Chanson pour les amis, le premier extrait de son nouvel album[11]. L'album Chansons ordinaires paraît en septembre 2011[12]. Il est très axé rock.

Il écrit également à cette période plusieurs textes pour Axelle Red, dont La Claque, le premier extrait de son album Un cœur comme le mien. Il écrit également des textes pour Johnny Hallyday, dont la chanson 20 ans qui recevra la Victoire de la musique 2014 de la chanson de l'année. Enfin, il parraine un album de reprises de chants de marins bretons intitulé Les Marins d'Iroise à paraitre pour le 27 juin et en collaboration avec TF1, son ancien employeur. Un nouvel album, intitulé Ici-bas, ici-même, est prévu pour le 14 avril 2014. Écrit et composé par Miossec, il est arrangé par Albin de la Simone. Un premier extrait On vient à peine de commencer est dévoilé en février[13].

Divers[modifier | modifier le code]

Très ami avec Miossec, le chanteur Cali a déclaré s'inspirer de son franc parler. Renan Luce a déclaré sur Europe 1 que voir Miossec sur scène lui avait donné envie de faire des concerts.

Miossec est candidat aux élections municipales de 2008 à Locmaria-Plouzané où il est résident, en position non-éligible sur la liste de gauche conduite par Jean Le Traon. La liste est battue de 37 voix au deuxième tour[14].

Il a tenu quelques rôles au cinéma dans le film Illumination de Pascale Breton en 2004 puis récemment avec le film Les Salauds de Claire Denis (2013) ainsi que dans une série télévisée[15].

En janvier 2012, il est nommé chevalier dans l'Ordre des arts et lettres.

Depuis 2009, une forme d'ataxie, maladie orpheline touchant le cervelet, lui a été diagnostiquée l'obligeant à ne plus boire d'alcool sous peine d'importantes complications dont l'impossibilité de se déplacer[16]. Il doit même s'appuyer avec une canne pour marcher.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Compilation[modifier | modifier le code]

Autres morceaux enregistrés[modifier | modifier le code]

  • 1998 : Stade Brestoa, sur la compilation Amour Foot.

Participations[modifier | modifier le code]

Reprises[modifier | modifier le code]

Reprises de ses titres[modifier | modifier le code]

Textes[modifier | modifier le code]

Christophe Miossec a également écrit des textes pour Erwann Menthéour et Joseph d'Anvers[réf. souhaitée].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cali & Miossec, Rencontre au fil de l'autre, Éditions Le Bord de L'eau, 14 mars 2006 (ISBN 2915651426).
  • 40 ans de rock à Brest aux éditions La Blanche production.
  • En quarantaine par Vincent Brunner et Christophe Miossec chez Flammarion, 2007 (ISBN 208068955X).
  • Miossec, Miossec 1964 et autres (recueils de partitions), éditions Capte Note, 2004.
  • Miossec, L'Étreinte (recueils de partitions), éditions Capte Note, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]