Histoire de la Dordogne

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Cet article résume l'histoire de la Dordogne.

La Dordogne est un département français de la région Aquitaine qui doit son nom au fleuve du même nom.

Paléolithique[modifier | modifier le code]

  • Entre 100 000 ans et 43 000 ans av. J.-C.

Premiers peuplements avérés en Périgord par l'Homme de Néandertal (sites de La Ferrassie, Le Moustier, Le Regourdou).

  • Vers 35 000 ans av. J.-C.

Disparition progressive de l'Homme de Néandertal remplacé par l'Homme de Cro-Magnon.

  • Vers 17 000 ans av. J.-C.

L'Homme de Cro-Magnon occupe tout le Périgord (sites de Laugerie-Haute, Laugerie-Basse, Lascaux).

  • Vers 10 000 ans av. J.-C.

Les changements climatiques provoquent la disparition en Périgord du bouquetin, cheval, mammouth, renne et rhinocéros laineux.

Néolithique et Protohistoire[modifier | modifier le code]

Diffusion de la culture campaniforme depuis les Charentes.

  • Du XIIIe siècle au VIIe siècle av. J.-C..

Invasion progressive de Proto-Celtes, les Ibères (culture des champs d'urnes et rites d'incinération) et des Celtes de Gaule.

Premier Âge du fer lié à la présence de minerai de fer dans le nord de la région (Champs-Romain). Rites d'inhumation.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les Romains créent le vignoble de Bergerac.

Les Pétrocores (le peuple celte peuplant les vallées de l'Isle, de la Vézère et de l'Auvézère principalement) envoient à Vercingétorix environ 5 000 guerriers pour l'aider à affronter les légions romaines de Jules César.

Le peuple Pétrocorien : Les Pétrocoriens (Petrocorii) étaient un peuple gaulois situé dans l'actuel département de la Dordogne, en France, et plus précisément entre la Dordogne et la Vézère. Leur capitale était Vesonna (Périgueux). La ville de Périgueux ainsi que l'ancienne province du Périgord tirent leur nom de ce peuple qui en Gaulois signifie les quatre armées, de petru- « quatre » et corii « l'armée ». Le nom de Pétrocoriens désigne de nos jours les habitants de Périgueux (également nommés Périgourdins).

«  Prends garde, fier Pétrocorien,
Réfléchis avant de prendre les armes,
Car, si tu es battu,
César te fera couper les mains ! »

Révolte contre les romains en Aquitaine.

Auguste ordonne la réorganisation de la Gaule maintenant sous domination romaine. Le futur Périgord fait partie intégrante de la Province aquitaine.

Fondation de Vesunna (Vésone), future Périgueux.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le protestantisme apparaît dans la vallée de la Dordogne dans les années 1530[1].

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

De 1791 à 1793, les neuf districts (Nontron, Excideuil, Montignac, Sarlat, Belvès, Bergerac, Montpon[2], Ribérac et Périgueux) du département de la Dordogne fournirent huit bataillons de volontaires nationaux.

Histoire du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Article connexe : Affaire de Hautefaye.

Dans le village de Hautefaye (au nord-ouest du département), le 16 août 1870, un jeune noble, Alain de Monéys, fut supplicié pendant deux heures par une foule de trois à huit cents personnes. Accusé d'avoir crié « Vive la République ! », il a été molesté puis brûlé sur la place du foirail du village. Quatre des prévenus ont été condamnés à la guillotine et exécutés le 6 février 1871 sur cette même place[3].

Les travaux à propos de ce drame sont nombreux, mais nous retiendrons ici le travail d'Alain Corbin, historien spécialiste du XIXe siècle, qui a mené une réflexion novatrice (sur le plan méthodologique mais également épistémologique) en ce qui concerne ce massacre. Travaillant sur l'imaginaire des paysans, sur l'évolution des sensibilités face à l'horreur, mais aussi sur l'importance de la rumeur en tant que vecteur d'informations, il réussit à se plonger dans un monde de perceptions, de sentiments, de sensibilités qui lui sont étrangers. De plus, c'est au travers du regard paysan (des « dominés ») qu'Alain Corbin observe les évènements de Hautefaye, sans toutefois tomber dans la subjectivité. Plus qu'une simple énonciation des faits qui se sont déroulés le 16 août 1870, l'ouvrage donne des pistes explicatives quant au massacre du jeune noble Alain de Monéys, massacre qui résulte notamment de l'angoisse des acteurs du drame. Cette inquiétude provenant notamment du contexte contemporain aux faits mais aussi de certains « fantômes » du passé[3].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les FFI du département comptent 23 957 membres[4].

Du 26 mars au 19 avril 1944, le département fut terrorisé par la Division B commandée par le général Walter Brehmer destinée au « nettoyage », à la répression et à l’anéantissement des Maquisards Dordognots et Limousins.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire du protestantisme dans la vallée de la Dordogne
  2. La même année que la création des districts, le chef-lieu est déplacé de Monpont à Mussidan.
  3. a et b Alain 1990.
  4. Dominique Lormier, La Libération de la France : Aquitaine, Auvergne, Charentes, Limousin, Midi-Pyrénées, Éditions Lucien Sourny (ISBN 978-2-84886-065-7), p. 15.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Corbin Alain, Le village des « cannibales », Paris, Aubier,‎ 1990, 204 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Élisabeth Pénisson (dir.) et al. (préf. Michel Moyrand et Bernard Cazeau, ill. Garance de Galzain), Quoi de neuf chez les Pétrucores ? : Dix ans d'archéologie en Périgord gallo-romain, Périgueux, Éditions Fanlac,‎ 2013, 128 p. (ISBN 9-782865-772780)

Articles connexes[modifier | modifier le code]