Thouars

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Thouars
Le château des ducs de La Trémoille
Le château des ducs de La Trémoille
Blason de Thouars
Blason
Thouars
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Bressuire
Canton Chef-lieu de deux cantons :
Thouars-1
Thouars-2
Intercommunalité Communauté de communes du Thouarsais
Maire
Mandat
Patrice Pineau
2014-2020
Code postal 79100
Code commune 79329
Démographie
Gentilé Thouarsais
Population
municipale
9 622 hab. (2011)
Densité 796 hab./km2
Population
aire urbaine
26 944 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 46° 58′ 33″ N 0° 12′ 51″ O / 46.975833, -0.214166646° 58′ 33″ Nord 0° 12′ 51″ Ouest / 46.975833, -0.2141666  
Altitude 100 m (min. : 47 m) (max. : 117 m)
Superficie 12,09 km2
Localisation

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Thouars

Thouars est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Poitou-Charentes. Anciennement appelée Thouars-sur-le-Thouet.

Ses habitants sont appelés les Thouarsais.

Thouars a été labellisée ville fleurie et ville d'art et d'histoire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Thouars se situe au nord du département des Deux-Sèvres sur un plateau qui domine la rivière nommée le Thouet, un affluent de la Loire. Elle est la capitale du Thouarsais une région naturelle constituée par la plus grande partie de la plaine de Thouars et la partie moncontouroise du Loudunais. Les villes les plus proches[1] sont Bressuire, Parthenay, Saumur et Loudun.

Accès[modifier | modifier le code]

Thouars est située à 50 minutes par la route de grandes agglomérations de l'Ouest : Niort, Poitiers, Angers. L'accès à Niort (passant par Parthenay) est réalisé via une route à trois voies.

Thouars est desservie via sa gare SNCF (trains et cars TER). La ville possède un aérodrome. La commune est aussi desservie par le réseau de cars RDS (Réseau des Deux-Sèvres) du conseil général des Deux-Sèvres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Verge Louzy Rose des vents
Sainte-Radegonde N Saint-Léger-de-Montbrun
O    Thouars    E
S
Saint-Jacques-de-Thouars Saint-Jean-de-Thouars Missé

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Thouars est arrosé par le Thouet, affluent de rive gauche de la Loire.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous les formes latinisées Toareca (pièce mérovingienne), Toarcis en 762.

Nom dérivé de celui de la rivière selon un processus fréquent en toponymie : le Thouet (Toare VIIe siècle, Toarum vers 866) avec le suffixe d'origine celtique -ica (< *-ika)[2],[3].

L'élément *tobar ou *toar qui entre en composition dans certains noms de rivières (Cf. le Thoré affluent de l'Agout à Castres) de sens inconnu est sans doute préceltique[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque préhistorique et antique[modifier | modifier le code]

Les premières communautés vinrent s'installer à Thouars il y a plus de 5 000 ans, leurs lieux d'habitation se situaient au bord du Thouet entre le château actuel et la vieille ville. Ces hommes ensevelissaient leurs morts au dolmen du coteau de Fleury, occupaient la grotte de Montsavard et invoquaient leurs divinités sur le tumulus de la Motte des Justices. Ce tumulus est aujourd'hui à peine visible, situé en pleine zone industrielle. Ses dimensions (174 m de long et 15 m de large) en faisaient le plus long sanctuaire répertorié en France et l'un des plus importants d'Europe.

Les traces d'une voie romaine découvertes dans la vieille ville semblent confirmer l'hypothèse d'une présence dans l'Antiquité. Mais c'est surtout grâce à la découverte d'une pièce mérovingienne sur laquelle figure la mention Toareca que l'on a confirmation de l'existence de la ville dans l'Antiquité et de son nom[réf. nécessaire].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est seulement au VIIIe siècle que la ville entre dans l'histoire. Dans les années 760, Thouars se trouve en Aquitaine. C'est la forteresse la plus solide de toute la région selon les chroniqueurs de l'époque. Époque guerrière puisque le duc Waïfre se bat pour l'indépendance de l'Aquitaine contre le roi des Francs Pépin le Bref qui compte bien s'en emparer. En 762, accompagné de son fils le futur Charlemagne, Pépin le Bref arrive devant Thouars, il détruit la cité d'origine gallo-romaine et incendie le château.

À partir du IXe siècle, une lignée de vicomtes va s'imposer et administrer ce fief pendant plus de cinq siècles. Le premier vicomte connu à ce jour est Geoffroy Ier. Il fonde la dynastie de Thouars qui régnera sur le Thouarsais jusqu'à la fin du XIVe siècle.

Située au sud de l'Anjou et à l'entrée de l'Aquitaine, la vicomté de Thouars est un fief stratégique et très riche qui s'étend du Haut-Poitou jusqu'à la mer.

À Thouars, une première cité se trouvait entre le château actuel et l'orangerie. On pense également qu'une deuxième citadelle pouvait se trouver entre l'église Saint-Médard et le pôle Anne Desray. Au XIIe siècle, on remplace la citadelle de bois par une forteresse en pierre comparable au donjon de Moncontour et on entoure la ville de fortifications en bois.

On construit également les premiers édifices religieux : Saint-Pierre du Châtelet (aujourd'hui disparu) et Saint-Laon (abbaye fondée pour abriter les reliques de saint Lô). Pour faire face à l'arrivée de nombreux pèlerins, on construit le pont Saint-André au sud (aujourd'hui disparu) et le pont Saint-Jacques à l'ouest (détruit en 1944). Enfin devant l'augmentation de la population, on érige une nouvelle église en dehors des remparts : Saint-Médard-des-Champs.

Capétiens ou Plantagenêts : un choix difficile[modifier | modifier le code]

Lors de son accession à la vicomté de Thouars en 1151, Geoffroy IV de Thouars est un fidèle allié du comte d'Anjou et du Maine Henri Plantagenêt. Mais en 1154, lorsque ce dernier devient roi d'Angleterre sous le nom d'Henri II, il décide de s'allier au roi de France Louis VII. À cette époque, Thouars était coincée entre l'Anjou qui appartenait au roi Henri II et l'Aquitaine qui suite au divorce du roi de France Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine était redevenue indépendante. Or en 1152, Aliénor épouse Henri Plantagenêt. Par ce mariage, l'Aquitaine lie son destin au royaume d'Angleterre (sans toutefois en faire jamais partie); la vicomté de Thouars se retrouve donc enclavée au milieu de ce qu'on appellera plus tard « Empire Plantagenêt », ensemble de territoires liés d'une façon ou d'une autre à la couronne d'Angleterre. Considérant cet état de fait comme une rébellion, le 18 août 1158, Henri II prend la ville d'assaut après trois jours de siège. L'église Saint-Médard est incendiée et le château de nouveau rasé.

Les successeurs de Geoffroy IV seront aussi opportunistes que lui, se rangeant tantôt derrière le roi de France, tantôt aux côtés du roi d'Angleterre. Au XIIIe siècle, pour faire face aux différents conflits entre Capétiens et Plantagenêt, la ville modifie son architecture. Une enceinte de neuf mètres de haut est construite, sa longueur avoisinant les 4,5 km. Elle est renforcée de 37 tours et de trois grandes portes permettant la surveillance et assurant les accès au nord et à l'est de la cité médiévale. De nos jours, seules la tour du Prince de Galles et la tour Porte au Prévôt subsistent. La porte de Paris (qui se trouvait à l'entrée de la rue piétonne) a été détruite au XIXe siècle.

Thouars pendant la guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIVe siècle, l'Angleterre contrôle une grande partie de la France — dont la ville de Thouars, du fait de la rétrocession du Poitou par le traité de Brétigny. Le roi Charles V nomme alors Bertrand Du Guesclin connétable de France, et il le met à la tête d'une armée de 30 000 hommes pour entreprendre la reconquête des territoires perdus.

La ville de Thouars est assiégée en juin 1372 et c'est seulement cinq mois plus tard et après de lourdes pertes que le vicomte Amaury IV de Craon capitule. Il ouvre la Porte au Prévost et remet les clés de la ville aux armées de du Guesclin.

La ville de Thouars fut ainsi définitivement rattachée à la France par Bertrand Du Guesclin le 30 novembre 1372.

Annexée à la couronne de France, la vicomté perd peu à peu de son autorité et de son autonomie. Puis en 1397, sa puissance va à nouveau décliner avec la mort de sa vicomtesse Péronnelle de Thouars, dernière descendante de la famille. La branche ainée des Thouars s'éteint donc après six siècles d'existence.

Thouars et la famille d'Amboise[modifier | modifier le code]

La lignée des Thouars disparue, la ville va passer à la famille d'Amboise mais pour très peu de temps, puisqu'après une série d'intrigues, le vicomte Louis d'Amboise va être dépossédé de ses terres par Louis XI.

Louis XI passa son enfance en Touraine[5], mais après 1472, il prit l'habitude de venir chasser dans les forêts autour de Thouars en compagnie de son ami Philippe de Commynes, seigneur d’Argenton. Une fois sur le trône de France, Louis XI réside souvent à Plessis-lez-Tours et il aime venir à Thouars où il séjourne régulièrement, préférant l'« hôtel des trois rois » au château seigneurial.

C'est alors que les intrigues contre le vicomte vont commencer.

Louis XI ne supportait pas le comportement du vicomte Louis d'Amboise. Il lui reprochait son train de vie luxueux et sa débauche légendaire. Le vicomte de Thouars se conduisit brutalement vis-à-vis de sa première femme Louise-Marie de Rieux, qu'il fit enfermer au château de Talmont ; puis sa seconde épouse Nicole de Chambes fut rapidement empoisonnée (elle inspira d'ailleurs à Alexandre Dumas son roman : la Dame de Monsoreau).

En 1469, avec la complicité de Louis Tyndo, seigneur de la Brosse, filleul du vicomte, il détruit quelques titres de propriété et annexe la Vicomté au royaume de France. En remerciement, Louis Tyndo est nommé conseiller du roi et premier président du parlement de Bordeaux. Il se fait également construire un bel hôtel particulier où il reçoit à plusieurs reprises Louis XI. Selon Hugues Imbert, l'hôtel Tyndo, serait construit sur les fondations d’un ancien palais du XIIe siècle, appelé « Résidence des Rois d’Angleterre ».

En mai 1470, Louis XI octroya à Anne de France, fille aînée, la vicomté de Thouars en tant que dot[6], pour le mariage prévu avec Nicolas de Lorraine, jusqu'à la mort de ce dernier le 27 juillet 1473[7].

Directement administrée par le roi Louis XI dès 1476[8], la ville entame une période de renouveau et de prospérité. De plus, le 29 décembre 1478, le roi ordonne l'établissement d'un siège royal à Thouars[9]. Les enceintes du château médiéval sont restaurées et l'église Saint-Laon se dote d'une imposante flèche de style gothique.

Mais c'est surtout grâce à la reine Marguerite d'Écosse que l'abbaye Saint-Laon va acquérir un prestige particulier ; elle va y fonder une chapelle qui quelques années plus tard abritera son tombeau.

En ville, les grandes voies de communications s'améliorent. Le Pont-Neuf (l'actuel Pont des Chouans), est fortifié et protège efficacement l'accès sud-est de la ville.

Avant de mourir, le roi Louis XI décide de restituer la terre de Thouars à ses propriétaires légitimes et c'est ainsi Louis II de La Trémoille, petit-fils de Louis d'Amboise, qui récupère la vicomté.

La Vicomté de Thouars devient Duché sous les La Trémoille[modifier | modifier le code]

Louis de La Trémoille est un homme de caractère qui met souvent son épée au service de la couronne. Pendant qu'il guerroie au côté de François Ier, sa femme, Gabrielle de Bourbon entreprend de grands travaux dans la ville. Elle fait démolir près du château médiéval l'église Notre-Dame pour la rebâtir dans un style plus conforme au gout de l'époque. La collégiale Sainte Chapelle Notre-Dame est unique en France.

En 1563, la vicomté de Thouars est érigée en duché-pairie en faveur des La Trémoille par le roi Charles IX. Mais cela ne change pas le quotidien des Thouarsais, car la ville qui est une citadelle du parti protestant, est durement éprouvée par les guerres de religion.

Ce n'est qu'au début du XVIIe siècle que Thouars retrouve calme et prospérité. Le sud de la ville se transforme en vaste chantier puisque c'est ici que débute en 1635 la construction d'un nouveau château voulu par l'épouse du duc Henri III de La Trémoille : Marie de La Tour d'Auvergne.

Une série de dessins exécutée en 1699, montre les aménagements du site de la ville basse à la fin du XVIIe siècle. L'orangerie comptait 182 pieds d'arbres selon l'inventaire de l'époque. Au début du XVIIe siècle, Charles Belgique Hollande de La Trémoille, le petit-fils de Marie de La Tour d'Auvergne, fait redessiner les jardins du château, ce qui entraine la destruction des écuries et de la remise aux carrosses. La construction de nouvelles écuries plus proches du château est alors confiée à l'architecte du roi Robert de Cotte. Jamais terminées, ces écuries seront successivement transformées au XIXe siècle en ateliers, école de jeunes filles et même en caserne. Aujourd'hui, elles abritent l'école municipale d'arts plastiques, le centre régional « Résistance et liberté » et le centre d’interprétation géologique du Thouarsais.

Les prémices de la révolte puis la Révolution de 1789[modifier | modifier le code]

Thouars va connaitre au XVIIIe siècle une série de catastrophes naturelles. En 1708, une terrible sécheresse suivie d'un hiver glacial entraine mauvaises récoltes, famine et épidémies. On dénombrera, rien que dans la paroisse Saint-Médard, 180 morts. Ensuite, un tremblement de terre et deux mois d'orages et de tempêtes éprouvent durement la ville. Le 10 décembre 1711, la flèche gothique de l'église Saint-Laon s'effondre à l'heure de la grande messe. Le bâtiment restera ainsi pendant plus d'un siècle.

À cette époque, les ducs de la Trémoïlle se désintéressent de la ville. Les fastes de la Cour les retiennent à Versailles. Ils ne reviendront que très rarement à Thouars, ne se préoccupant du sort des Thouarsais qu'au moment de la récolte des impôts.

En ville, la rancœur est grande et la colère gronde. Les idées révolutionnaires de 1789 vont ainsi trouver un écho favorable dans toute la région. Au lendemain de la prise de la Bastille, les Thouarsais plantent un arbre de la liberté devant l'église Saint-Médard. Le consensus est grand parmi la population et une partie du clergé va même embrasser les idéaux républicains. Mais les événements vont se précipiter. En 1791, le couvent des Jacobins, devenu bien national, est vendu puis transformé en poudrière. Il sera finalement en partie démoli. L'église Saint-Laon, qui a perdu sa flèche, est interdite au culte et un hôtel de la patrie est dressé dans le chœur. Le bâtiment sert également de salle de bals et de mariages. Au pied du château, le Pont-Neuf est rebaptisé pont des Chouans car c'est par ce pont que les armées royalistes de Vendée entrent triomphalement dans Thouars lors de la bataille de Thouars le 5 mai 1793. Mais Thouars ne sera occupée que brièvement par les Vendéens pendant la guerre de Vendée; en effet dès septembre 1793 ils sont repoussés et les idées républicaines finissent par triompher.

La Restauration des Bourbons avec Louis XVIII en 1814 suscite un immense mécontentement. Des sociétés secrètes vont chercher à rétablir la République. L'une d'elle va choisir Thouars pour lancer son offensive. Le 24 février 1822, « les Chevaliers de la Liberté » commandés par le général Breton surprennent les gendarmes dans leur sommeil et prennent la ville. Breton essaie de convaincre les Thouarsais de le suivre mais l’insurrection échoue. Arrêté le 17 juin 1822, il est jugé et guillotiné à Poitiers. Ses deux complices Jaglin et Saugé sont eux guillotinés le 7 octobre 1822 sur la place Saint-Médard.

Thouars : ville industrielle et "cheminote"[modifier | modifier le code]

Poste d'aiguillage près de la gare des chemins de fer.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et d'arrondissement de 1800 à 1804.

La cité s'est beaucoup développée grâce à l'activité liée aux chemins de fer sur la fin du XIXe siècle et toute la première moitié du XXe siècle, lui valant un temps le surnom de « cité cheminote » tant la part de sa population liée au rail était importante. La gare est implantée sur l'axe Paris / Bordeaux et Tours / Les Sables-d'Olonne, il y circulait jusqu'à 65 trains de marchandises ou de voyageurs par jour.

De nos jours, la cité souffre d'un vieillissement et d'une baisse de sa population depuis le milieu des années 1970. Ceci conduit les divers responsables locaux à déployer leur énergie dans la recherche et l'accueil de nouvelles entreprises à l'échelon intercommunal et plus largement sur le Pays thouarsais, et par là même, d'une nouvelle population qui permettrait le maintien des écoles de la ville et un renouveau économique espéré.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Créée en 1793, la commune de Thouars a absorbé en 1885 la commune nommée Les Hameaux.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1821   Pierre-Louis de La Ville-Baugé   Général vendéen
1953 1978 Jacques Ménard Divers droite Vétérinaire
1978 1983 Raymond Vouhé - -
1983 1989 Jean Dumont Divers droite Docteur vétérinaire
1989 2001 Serge Moulin PS Cardiologue
2001 2005 Christian Valteau UMP Géomètre
2005 2008 Alain Ligné SE, puis UMP[10] Consultant
2008 en cours Patrice Pineau[11] PS Chef du service de biologie du centre hospitalier

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Depuis avril 2013, Thouars possède une unité de production d'énergie par méthanisation, TIPER (Technique Innovante pour la Production d’Energies Renouvelables), produisant 16 GWh d’électricité par an pour 75 000 tonnes de déchets absorbés. Elle est alimentée par les déchets biologiques d'entreprises agro-alimentaires et d'agriculteurs locaux.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Commune[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 622 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 735 2 035 2 197 2 592 2 314 2 270 2 244 2 397 2 287
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 449 2 573 2 569 2 622 3 468 3 535 4 992 5 169 5 033
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 669 6 273 7 111 8 110 8 181 8 726 10 077 10 422 10 626
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
11 257 11 787 12 141 11 498 10 905 10 656 10 256 9 622 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Le Thouarsais possède un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale. Le nombre d’intérimaires et de saisonniers est néanmoins particulièrement élevé.

Agglomération et aire urbaine[modifier | modifier le code]

L'unité urbaine de Thouars (son agglomération), compte 15 023 habitants en 2010[14] tandis que son aire urbaine en compte 26 944[15].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville possède plusieurs établissements scolaires :

  • plusieurs écoles maternelles et primaires :
    • quatre groupes scolaires publics : école Bergeon-Jaurès, école des Capucins-Anatole France, école Ferdinand Buisson-Jean Macé et école Paul Bert ;
    • une école privée : l'école Saint-Charles ;
  • trois collèges :
    • deux collèges publics : le collège Jean Rostand et le collège Marie de La Tour d'Auvergne (situé dans le château des ducs de La Trémoille) ;
    • un collège privé : le collège Saint-Charles ;
  • deux lycées :
    • le lycée public Jean-Moulin ;
    • le lycée privé Saint-Charles ;
  • deux crèches :
    • une crèche municipale ;
    • une crèche privée inter-entreprises qui fut la première de Poitou-Charentes inaugurée début 2008 ;
  • un conservatoire à rayonnement intercommunal de musique et de danse (CRI).

Sports[modifier | modifier le code]

Le Thouarsais est réputé pour sa forte tradition associative, et le sport y est particulièrement présent. Avec plus d’une centaine de clubs, on recense plus de 10 000 pratiquants sportifs, dont 6 000 licenciés. Ainsi la communauté de communes du Thouarsais est sans doute l’un des territoires les plus sportifs de Poitou-Charentes. Régulièrement, les sportifs thouarsais se distinguent, tant dans les sports individuels que collectifs. Si le football a été pendant longtemps une locomotive (club "Thouars Foot 79"), en raison de la population cheminote, et si le football continue de dominer la vie sportive locale, de nombreux autres sports sont également aujourd’hui pratiqués à Thouars, avec le soutien des collectivités et entreprises thouarsaises.

Santé[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Thouars est rattachée au diocèse de Poitiers.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Des sociétés de production de melon : les deux plus importants producteurs, le Rouge Gorge et Sol Dive, représentent à eux seuls plus de 20 % de la production nationale.

La viticulture est également très présente. Avec près d’une trentaine de domaines répartis sur plus de 750 hectares de vignes, le Thouarsais peut s’enorgueillir de posséder les seules AOC Anjou et Saumur des Deux-Sèvres.

Industrie[modifier | modifier le code]

Le tissu économique est dense et diversifié et les entreprises sont présentes dans de nombreux domaines d’activités. L’industrie est composée de PME dont les centres décisionnels sont en majeure partie locaux. Le développement économique y est principalement de tradition endogène, preuve de la fidélité des responsables d’entreprises et de leur confiance dans l’économie locale. Thouars possède quelques entreprises connues. À titre d’exemples, citons Asselin, Leul menuiseries, Compagnie européenne des emballages R. Schisler, Loeul et Piriot, Anett, Sésame, Rivadis (produits d'hygiène, distribution en collectivités et hôpitaux), France champignon…

Récemment, la compétence du développement économique a été dévolue à la communauté de communes du Thouarsais. Elle gère près d’une dizaine de parcs d’activités dont Talencia et met en œuvre, depuis peu, une politique offensive sur le plan de la prospection économique.

Thouars possède un bureau de la Chambre de commerce et d'industrie des Deux-Sèvres.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Thouars possède un camping situé au bord du Thouet et de l'ancienne piscine d'été, en attente de réhabilitation (deux piscines existent : une d'été désaffectée depuis 2006 et une couverte type tournesol, un pôle aquatique est en cours de construction fin 2014).
  • C'est « l'office de pôle » (structure dépendant du Pays thouarsais) qui assure les missions de syndicat d'initiative sur le Thouarsais.
  • Thouars est labellisée Ville d'art et d'histoire[16].
  • Centre d'interprétation géologique du Thouarsais[17].

Justice[modifier | modifier le code]

Thouars accueille un conseil de prud'hommes qui dépend du Tribunal d'Instance de Bressuire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La ville de Thouars est labellisée "Ville d'art et d'histoire".

Sites culturels[modifier | modifier le code]

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  • Le Centre régional "Résistance et liberté", centre d'interprétation à vocation pédagogique et culturelle qui traite des évènements de la Seconde Guerre mondiale et des actes et des acteurs de la Résistance régionale.

La commune dispose :

  • d'un théâtre, géré par l'association « S'il vous plaît » ;
  • d'une médiathèque municipale[19] et d'une bibliothèque SNCF ;
  • d'une antenne départementale de la bibliothèque centrale de prêt de livres ;
  • d'un conservatoire à rayonnement intercommunal de musique et de danse.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

De son passé riche, la commune conserve de nombreux bâtiments ou monuments dont plusieurs sont inscrits aux monuments historiques ou classés.

Patrimoine militaire ou civil[modifier | modifier le code]

  • Le château des ducs de La Trémoille (abrite aujourd'hui le collège Marie de La Tour d'Auvergne), XVIIe siècle, son orangerie et sa chapelle, classés.
  • Les remparts, classés : la ville possède une importante enceinte datant des XIIe et XIIIe siècles et plusieurs tours :
    • la tour du Prince de Galles[20], classée : dépôt de vivres à la garnison puis prison pour les contrebandiers de sel ;
    • la tour Porte au Prévost[21], classée. L'armée de Du Guesclin y fit son entrée le 30 novembre 1372. Tour rectangulaire du XIIe siècle où l'on a accolé au début du XIIIe siècle une tour de style architecture Plantagenêt avec deux tourelles talutées à la base.
    • Les remparts sont aussi visibles au parc Imbert, ainsi que le long du Thouet.
    • La Porte Maillot (classée), constituée par la poterne et le pont des Chouans, reliant Thouars et Saint-Jean-de-Thouars, fait partie de cet ensemble de remparts.
  • Les premiers numéros pairs comme impairs de la rue Porte Maillot sont également classés.
  • L'Hôtel particulier du président Tyndo, fin du XVe siècle, classé.
  • L'Hôtel des Trois Rois, XVe siècle, inscrit.
  • L'Hôtel de ville, ancienne abbaye reconstruite aux XVIIe et XVIIIe siècles, inscrite.
  • Une maison de la place Saint-Médard, XVe siècle, inscrite.
  • Le portail d'entrée du 18 rue Archer, XVIIIe siècle, inscrit.
  • Le viaduc Eiffel[22] : pont de chemin de fer au-dessus de la rivière le Thouet.
  • Le moulin de Crevant.
  • Le pont des Chouans[23],[24]
  • La passerelle de Saint-Jacques[25] devant le château, mis en service en 1896.
  • Ossuaire et plaque commémorative aux 25 officiers polonais tombés le 18 juin 1940[26]
  • Les halles, bâtiment historique où le marché prend place chaque mardi et vendredi matin.
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Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

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  • La chapelle Jeanne d'Arc.
  • La chapelle du château des ducs de La Trémoille. Appelée également collégiale Sainte Chapelle Notre-Dame, elle est unique en France. Elle mêle à la fois le gothique flamboyant dans la partie basse de l'édifice aux influences de la Renaissance italienne dans sa partie haute. La loggia au-dessus du porche d'entrée témoigne de ce style architectural qui finira par s'imposer dans tout le royaume.
    La chapelle haute de la collégiale abritait les sépultures de la famille, mais les gisants n'ont pas survécu à la Révolution française.
  • L'église Notre-Dame du Cottage, construite en 1960, architecture sobre, orientée à l'ouest et dotée de vitraux[29].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • Le parc Imbert, parc fleuri dominant la vallée du Thouet[30].
  • De nombreux jardins privatifs sont cultivés le long du Thouet.
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Thouars et le cinéma[modifier | modifier le code]

Certaines scènes du film Pleure pas la bouche pleine sont tournées à Thouars[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Labels[modifier | modifier le code]

  • Label « Ville fleurie » (quatre fleurs). Thouars possède en effet 65 hectares d'espaces verts et une équipe de 34 jardiniers, ainsi que deux associations qui œuvrent pour la valorisation de la ville : Terra Botanica et les jardins familiaux.
  • Label « Villes et Pays d'Art et d'Histoire » depuis 2001.
  • Label « Marchés de France ». Marchés le mardi matin et, plus important, le vendredi matin.
  • Label « théâtre scène conventionnée » octroyé par le ministère de la Culture et de la Communication, le théâtre de Thouars, géré par l'association s'il vous plaît, est le seul des Deux-Sèvres à bénéficier de cette reconnaissance nationale. Avec une programmation de grande qualité, il accueille chaque saison plus de 20 000 spectateurs.
  • Label « Musée de France » pour le musée Henri-Barré.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Famille de Thouars[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or au franc quartier de gueules, semé de fleurs de lys d'azur.
Commentaires : Le blason de la famille de Thouars est issu des armes du vicomte de Thouars, Herbert II.

Ville de Thouars[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur semé de fleurs de lys d'or, au franc-quartier de gueules.
Commentaires : Lorsque la ville de Thouars adopta le blason, les couleurs furent inversées « d'azur au franc quartier de gueules, semé de fleurs de lys d'or », on ne sait pas exactement pourquoi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (dans un rayon de 28 à 40 kilomètres)
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Vol. 1. p. 45.
  4. Ernest Nègre, Op. cité.
  5. Louis XI à Loches
  6. Bibliothèque nationale, Fr.20494, folio 22 ; trouvé et publié par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome III, p.173-174, note n°1, Société de l'histoire de France et Librairie Renouard, Paris 1887
  7. Le même document.
  8. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA208 Lettres patentes de Louis XI, Les Forges-lèz-Chinon, le 27 octobre 1476
  9. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA433 Lettres patentes de Louis XI, Thouars, le 29 décembre 1478
  10. M. Ligné a été élu en 2001 sur une liste présentée par la droite. Il est devenu maire en 2005 suite au retrait de M. Valteau. Le 17 mai 2007, M. Ligné (ex-attaché parlementaire du député Dominique Paillé) – n'étant pas adhérent d'un parti politique – a officiellement été investi candidat avec M. Paillé par l'UMP pour les élections législatives de juin 2007 (Deux-Sèvres - 4e circonscription). Source : Site de l'UMP - page des candidats investis par le parti dans les Deux-Sèvres 4e circonscription; candidats officiels de l'UMP : M. Paillé, suppléant M. Ligné.
  11. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. Unité urbaine 2010 de Thouars (79302) sur le site de l'Insee, consulté le 5 octobre 2013.
  15. Aire urbaine 2010 de Thouars (211) sur le site de l'Insee, consulté le 5 octobre 2013.
  16. Balades dans les rues de Thouars, Ville d'Art et d'Histoire, pour les graines de curieux sur le site Deux-Sèvres tourisme, consulté le 19 mars 2014.
  17. De la géologie, mais pas comme vous l'imaginez sur le site Deux-Sèvres tourisme, consulté le 19 mars 2014.
  18. chapelle Jeanne d'Arc
  19. Médiathèque de Thouars
  20. Ville de Thouars : Latour du Prince de Galles : tour ou prison ?
  21. Ville de Thouars : La tour porte au Prévost, passage obligé
  22. Ville de Thouars : Le viaduc Eiffel, un ouvrage d'art audacieux
  23. Ville de Thouars : Le pont des Chouans,une forteresse sur le Thouet
  24. Ville de Touars : Le pont des Chouans en 1758
  25. Ville de Thouars : La passerelle de Saint-Jacques, lien fragile entre deux rives
  26. La Résistance polonaise en France, DVD-rom édité par la Société Historique et Littéraire Polonaise sous la direction de Jean Medrala, 2013 (ISBN 978-2-915742-29-9)
  27. L'église de Saint-Laon de Thouars sur le site du diocèse de Poitiers, consulté le 28 août 2012.
  28. L'église Saint-Médard de Thouars sur le site du diocèse de Poitiers, consulté le 28 août 2012.
  29. L'église Notre-Dame du Corrage de Thouars sur le site du diocèse de Poitiers, consulté le 28 août 2012.
  30. parc Imbert
  31. L'homme à fables sur Libération.fr, consulté le 5 avril 2011.
  32. Claude Pierrard : Thouars ne demande qu'à se réveiller sur la Nouvelle République du 29 janvier 2012.