Cestas

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Cestas
L'église Saint-André
L'église Saint-André
Blason de Cestas
Blason
Cestas
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arrondissement de Bordeaux
Canton Canton de Gradignan
Intercommunalité Communauté de communes Jalle Eau Bourde
Maire
Mandat
Pierre Ducout
2014-2020
Code postal 33610
Code commune 33122
Démographie
Gentilé Cestadais
Population
municipale
16 417 hab. (2011)
Densité 165 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 44′ 43″ N 0° 40′ 52″ O / 44.7452777778, -0.68111111111144° 44′ 43″ Nord 0° 40′ 52″ Ouest / 44.7452777778, -0.681111111111  
Altitude Min. 33 m – Max. 80 m
Superficie 99,57 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-cestas.fr

Cestas (Cestàs en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Cestadais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine dans les Landes de Bordeaux, au sud-ouest de Bordeaux sur l'Eau Bourde.

Sur la commune sont disséminées deux plans d´eau et un étang au milieu de 600 hectares de forêts. La forêt est essentiellement composée de pins et de fougères. Y sont situés trois parcs de randonnée où s'étendent des dizaines de kilomètres de chemin ainsi que 25 km de pistes cyclables.

La commune de Cestas comprend les lieux-dits de Gazinet, Réjouit, Pierroton, Toctoucau (appartenant a Pessac également) et Labirade.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Cestas vient de Cestum ou six stades en latin qui est la distance (environ 20 km) la séparant de Burdigala (Bordeaux).

Durant le Moyen Âge, Cestas était une étape sur la route de pèlerinage menant à St Jacques de Compostelle.

Durant sa campagne vers l'Espagne, Napoléon Ier a dormi avec ses troupes dans la forêt de Cestas, au lieu-dit "Les sources".

La gare de Gazinet-Cestas fut ouverte le 7 mai 1841 par la Compagnie du chemin de fer de Bordeaux à La Teste. Les voies furent électrifiées en juin 1927.

En été 1949, Cestas a été touché par un incendie qui s’est étendu sur une grande partie de la Gironde. Le 20 août, 82 hommes ont été tués (pompiers, militaires et habitants des communes touchées). Un monument leur est dédié.

Cestas connaît aussi la première (février 1969) prise d’otages médiatisée de France avec celui qu’on a nommé à l’époque le forcené de Cestas. Entre le mardi 11 février 1969 et le lundi 17 février 1969, un homme, André Fourquet, 38 ans, divorcé de sa femme, se barricade dans sa maison dans la ferme du Sayet à Gazinet avec ses deux enfants Francis et Aline, âgés respectivement de 11 et 13 ans. L'homme refuse la décision de justice qui lui retire la garde des petits. Après que les négociations aient échoué, les forces de l'ordre donnent l'assaut (un gendarme ayant été tué) : Fourquet se donne la mort après avoir tués les deux enfants. Lors des funérailles Micheline Berton ex-Fourquet, la mère des enfants, fut prise à parti et faillit être lynchée par une partie de la population qui la tenait pour responsable du drame car elle n’avait pas voulu voir son ex-mari comme il le demandait lors du siège de la ferme du Sayet[2]. Le film de Robert Enrico Fait d'hiver s’inspire directement de cette affaire. La fille ainée Chantal Fourquet, seule survivante, a essayé de le faire interdire[3],[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Cestas se blasonnent ainsi :

Écartelé, au premier et au quatrième d'or à la hure de sanglier arrachée au naturel, au deuxième et au troisième de sinople à la ruche d'or ouverte de sable, à Saint Roch auréolé d'argent tenant un bourdon du même brochant sur la partition[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1972 en cours Pierre Ducout[6] PS Ingénieur des TPE
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 16 417 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700 529 437 739 865 815 935 959 965
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 080 1 102 1 221 1 237 1 431 1 460 1 561 1 734 1 710
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 762 1 872 1 916 1 974 1 842 2 021 1 920 1 915 2 302
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 960 3 548 6 445 13 730 16 768 16 927 16 674 16 417 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Cestas

De l’église romane primitive il ne reste qu’un dessin daté de 1744 montrant une implantation surplombant le ruisseau de l’Eau Bourde et un plan de 1871 dressé avant sa démolition. La surface au sol était de 177 m2. Seuls cinq bas-reliefs encadrant le porche ont été conservés et enchâssés dans le mur extérieur de l’abside de l’église actuelle.
À la suite des grandes épidémies de peste, l’église fut dédiée à saint André. Une confrérie s’étant alors constituée, une statue de saint Roch fut donnée à l’église au XVIIe siècle en remerciement par les Cestadais lors d’une épidémie de peste ovine (statue restaurée en 1995 et actuellement dans l’église).
En 1871, l’édifice, jugé trop petit, n'est pas agrandi, mais démoli. La construction de l’église nouvelle (1873) est adjugée au rabais au sieur Goyetes ; elle est achevée en 1875/76.
En 1911, un incendie détruit une partie de l’intérieur et les objets du culte. L’église est remise en état en 1912.
En 1982, le Père Étienne Damoran étant curé, la Mairie et la Paroisse décident de restaurer les trois nefs et d’agrandir l’église. Cet agrandissement, résolument moderne sera ajouté à la nef gauche de l’église. Les vieilles portes en bois du portail sont supprimées et remplacées par des portes en verre. Les vitraux originels de la partie gauche de l’église seront insérés dans les nouveaux vitraux de la nouvelle nef. Christian Lacrampe est chargé par le maire du suivi des travaux avec l’architecte Michel Sadirac.
La décoration intérieure n’utilise que le bois et le bronze. Les sculptures sont de François Caldéron et Gérard Auliac. Les personnages des vitraux du XIXe siècle sont intégrés après restauration dans les vitraux modernes assemblés au plomb à l’ancienne. Jacques Fonmarty a signé ces vitraux aux frais de la paroisse. En 1989 l’orgue, à bout de souffle, est remplacé par un instrument réalisé par Yves Sévère. Il est inauguré en 1990.

Chapelle de Gazinet

Une chapelle existe à Gazinet (commune rattachée à Cestas). Cette dernière est restée en piteux état jusque dans les années 1990, servant de salle d'entraînement à la danse et à d'autres sports.
En 1991, Pierre Ducout, alors maire de Cestas décide de faire restaurer ce monument. La chapelle est consolidée, réparée et dotée de nouveaux vitraux. Elle sert actuellement de lieu de représentation et ne sert que très rarement pour le culte.

Monument aux morts

Le monument aux morts de la ville de Cestas se trouve devant l'église. À l'origine, il se trouvait sur une place en face de l'ancienne mairie (actuelle salle de billard). Cette place a été transformée totalement. On y trouve maintenant le centre culturel de Cestas ainsi que le cinéma et une salle des fêtes.

Ancienne Mairie

L'ancienne mairie se situe au centre-ville à côté du centre culturel. Elle abrite aujourd'hui en particulier la salle de billard.

Vieux Cestas

Du vieux Cestas, il ne reste presque plus rien de nos jours. Le vieux centre-ville a disparu lors de la modernisation de ce dernier. Dans la rue qui mène de la mairie à l'église se trouvaient la poste, la salle des fêtes, le château d'eau et la place du marché ainsi que des habitations. Tous les bâtiments de cette rue ont disparu à la fin des années 1980, début 90. N'en subsiste aujourd'hui qu'une devanture de magasin insérée dans un nouveau bâtiment face au centre culturel.

Vieux four à pain

Il subsiste à Cestas un vieux four à pain restauré dans les années 1980-1990. On peut le visiter et chaque année une fête du pain y est organisée par la mairie.

Sources

Il y a une source ferrugineuse très froide dans la forêt de Cestas (près de la maison des abeilles). Celle-ci se déverse dans l'Eau Bourde tout en laissant des traces de fer. Napoléon premier s'y est arrêté avec ses troupes, pour une nuit, lors de sa descente vers l'Espagne. Autrefois, les Bordelais venaient s'y reposer et danser.
C'est maintenant un lieu de promenade des Cestadais qui a été aménagé par la mairie : bancs, parking et salle des fêtes avec barbecue.

Étangs de Montsalut

Situés à Gazinet, les étangs sont artificiels. Le parc est une zone très argileuse que l'on exploitait pour fabriquer des briques. Des sources étant situées sous la zone de forage, ces espaces se sont remplis d'eau. Une briqueterie était située juste à côté, on peut y voir ses ruines notamment celle de l'ancien four.

Château Haussmann

Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Le baron Haussmann, grand architecte réputé pour la création des avenues de Paris et de Bordeaux avait une propriété à Cestas. Celle-ci est située à moins d'un kilomètre du bourg. Il venait s'y reposer et chasser. Ce château appartenait en réalité à sa femme, mademoiselle de la Harpe. Il était moderne puisqu'en 1860, il y avait déjà l'eau courante. Ce château est maintenant privé et n'est pas visitable (mis à part quelques scolaires). Il a été inscrit monument historique en 1975 et 1989[9].

Monuments des victimes de l'incendie

Au milieu du XXe siècle, la forêt des Landes a été victime d'un nombre important d'incendies réduisant presque de moitié la surface boisée. Le plus gros incendie fut celui du mois d'août 1949 (Incendie de forêt d'août 1949), entre Bordeaux et Arcachon.
Situés sur la RN10, au lieu dit Le Puch, au sud de Cestas, les monuments aux victimes ont été construits pour rendre hommage aux hommes morts lors du gigantesque incendie de 1949.
82 hommes des communes environnantes sont morts brûlés ou asphyxiés en combattant le feu. Cet incendie est accidentel, on dit que c'était un été très chaud, que la forêt était sèche. Deux ouvriers avaient allumé un feu pour réchauffer leur repas, le feu s'est propagé très vite créant un incendie.
Depuis, pour éviter qu'une telle catastrophe ne se reproduise, des pare-feux ont été mis en place (large chemin délimitant des parcelles de pins) ainsi qu'une caserne de pompiers et des tours de surveillances.

Gare de Gazinet

Elle a été ouverte le 7 mai 1841 par la Compagnie du chemin de fer de Bordeaux à La Teste pour transporter les troncs de pins exploités aux alentours. Elle s'est ensuite transformée en gare de tourisme pour les voyageurs Bordelais qui venaient passer une journée à la campagne ou se rendaient à Arcachon. C'est grâce à la gare que des commerces se sont créés et que le quartier de Gazinet s'est développé.

Cinéma Rex

Le cinéma Rex a été construit dans les années 80, par la municipalité de Cestas et mis à disposition d'un exploitant. Il dispose de 2 salles dans lesquelles sont programmés quotidiennement des films grand public et d'art et essai.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville est développée suivant trois axes principaux : route d'Arcachon, avenue Salvador Allende et RN10. De là, 90 % des logements sont des pavillons (maisons de type arcachonnaise ou landaise essentiellement), construits en lotissement. Sur la plupart des terrains étaient bâties d'anciennes propriétés confortables avec de belles bâtisses qui ont été rasées et dont le nom a souvent été donné au lotissement.

Il ne reste que deux feux tricolores à Cestas, et très peu de carrefours sur les axes principaux mais un grand nombre de rond-points divers et variés.

Trois décharges à ciel ouvert ont déjà été utilisées puis abandonnées : la ville s'est pourvue d'un centre de tri.

La proximité de l'autoroute A63 (Bordeaux-Hendaye) est un atout pour l'économie de la ville. La commune est desservie par les accès sortie 25 Cestas centre et sortie 24 Toctoucau / Le Barp. Les centrales d'achat de E.Leclerc, la société Antalis et Solectron s'y sont déjà installées depuis longtemps, et Carrefour, Décathlon et Cdiscount ont rejoint la commune avec trois hangars immenses pour un total de 100 000 m2. Un centre de tri de La Poste a également été installé récemment.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

En 1982, Cestas et Reinheim, (ville d'Allemagne dans la banlieue de Darmstadt), ont signé le serment de jumelage. Quelque temps plus tard fut créé le comité de jumelage qui assure depuis de nombreux échanges linguistiques et culturels chaque année entre les deux villes. Cependant les échanges scolaires du collège Cantelande ont cessé dans les années 1990 car les écoles de Reinheim recevaient très peu de demandes d'apprentissage du Français. Les échanges se firent alors avec Groß-Bieberau, ville voisine, jusqu'à l'automne 2006 où le nombre d'élèves a permis d'échanger à nouveau avec Reinheim.

En 2003, Cestas a fêté les 20 ans du jumelage avec Reinheim et en a profité pour signer une charte d'amitié avec les trois autres villes jumelées à Reinheim[11] :

En octobre 2005, une conférence européenne a été organisée par le Comité de jumelage de Cestas avec la participation des villes de Reinheim, Fürstenwalde, Sanok et Licata ainsi que Canéjan (la ville voisine de Cestas) et sa ville jumelle Poggio Mirteto (Italie).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau TBC[modifier | modifier le code]

  • Réseau -Bus-

À partir du 22 février 2010

Ligne 23 Fontaine d'Arlac ⇔ Pessac-Romainville ou Toctoucau

Réseau -Trans Gironde-[modifier | modifier le code]

505 Peixotto⇔ Le Barp-Bourg ou -Laser Megajoules ou Belin-Béliet-Belin
602 UNITEC ⇔ Canéjan-Moutines

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de Cestas sur habitants.fr, consulté le 18 décembre 2011.
  2. Christophe Caupenne, Négociateur au RAID, Le Cherche midi, 29 septembre 2011, 278 pages, consulté le 13 décembre 2013.
  3. Le Crapouillot printemps 1969.
  4. Paris Match n° 1034, 1er mars 1969
  5. GASO - Banque du blason - 33122
  6. Commune de Cestas sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 18 décembre 2011.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Inscription du château », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 18 décembre 2011.
  10. http://www.gerard-leroux.com/PagesFR/Artiste.html Gérard Leroux
  11. « Jumelage(s) de Cestas », sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du Ministère des Affaires étrangères (consulté le 19 janvier 2013)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.