Paul Faure

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Paul Faure
Paul Faure en 1927
Paul Faure en 1927
Fonctions
Parlementaire français
Député 1924-1932
1938-1942
Gouvernement IIIe République
Groupe politique SFIO
Secrétaire général de la SFIO
19201940
Prédécesseur Ludovic-Oscar Frossard
Successeur Daniel Mayer
Ministre d'État
Président Albert Lebrun
Gouvernement Blum (1)
Chautemps (3)
Gouvernement Blum (2)
Biographie
Date de naissance 3 février 1878
Date de décès 16 novembre 1960
Résidence Saône-et-Loire

Paul Faure, né le 3 février 1878 à Périgueux (Dordogne) et mort le 16 novembre 1960 à Paris, est un homme politique français, dirigeant de la SFIO dans l'entre-deux guerres, de 1920 à 1940.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Faure entre en politique au Parti ouvrier français (guesdiste) en 1901 en tant que rédacteur en chef du Populaire du Centre. À partir de 1915, il se rallie à la minorité de la SFIO « centriste » et pacifiste de Jean Longuet.

En 1920, il s'oppose à l'adhésion du parti à l’Internationale communiste. À partir du congrès de Tours, Faure, qui cultive le verbe « marxiste », devient le patron de l'appareil socialiste. Il est député de Saône-et-Loire de 1924 à 1932. Maire du Creusot de 1924 à 1929

En janvier 1932, il intervint vivement à la Chambre des députés en accusant le groupe Creusot-Schneider d'aider au réarmement allemand, via ses implantations en Tchécoslovaquie et en Hongrie, tandis qu'un de ses associés aux Pays-Bas draînait des fonds pour le NSDAP[1].

Il se présente à l'élection présidentielle de 1932, où il est battu au second tour par Albert Lebrun. La même année, il perd son siège de député de Saône-et-Loire, qu'il retrouvera en 1938 lors du décès du député Jean Laville, et conservera jusqu'en 1940. Il est également conseiller général du canton de Gueugnon de 1937 à 1940.

Il est nommé ministre d'État dans le Gouvernement Léon Blum de 1936. Pacifiste convaincu, il analyse mal la réalité de l'hitlérisme et les fauristes accusent les blumistes de bellicisme, d'où un clivage dans la SFIO.

En 1938, il soutient naturellement les accords de Munich, puis se rallie à Vichy en 1940 : il est nommé au Conseil national. Exclu de la SFIO en 1944, il fonde le Parti socialiste démocratique, qui participe au rassemblement des gauches républicaines (RGR) mais n'a aucun impact politique.

La LICA (ancienne LICRA) dénonce rétroactivement en 1948 la "campagne raciste" que Faure mena en 1939 contre Blum. En octobre de cette année-là, il avoua qu'il redoutait la formation d'un cabinet de guerre avec Blum "installant tout Israël avec lui"[2].

Il est inhumé à Douville en Dordogne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Faure, De Munich à la Cinquième République, Éditions de l'Élan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre de Villemarest, Les Sources financières du nazisme, CEI, 1984, p. 27
  2. voir Simon Epstein, "Un paradoxe français. Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance", publié en 2008 chez Albin Michel dans la collection Bibliothèque Histoire, p.93