Mussidan

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Mussidan
L'église Saint-Georges de Mussidan.
L'église Saint-Georges de Mussidan.
Blason de Mussidan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Mussidan (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Mussidanais en Périgord
Maire
Mandat
Stéphane Triquart
2014-2020
Code postal 24400
Code commune 24299
Démographie
Gentilé Mussidanais
Population
municipale
2 878 hab. (2011)
Densité 748 hab./km2
Population
aire urbaine
7 486 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 09″ N 0° 21′ 59″ E / 45.0358333333, 0.366388888889 ()45° 02′ 09″ Nord 0° 21′ 59″ Est / 45.0358333333, 0.366388888889 ()  
Altitude Min. 42 m – Max. 106 m
Superficie 3,85 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mussidan.fr

Mussidan est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine. C'est le chef-lieu du canton de Mussidan.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Périgord blanc, sur la rive gauche de l'Isle, à sa confluence avec la Crempse. Elle est bordée au nord-ouest par la ligne SNCF reliant Bordeaux à Limoges, Clermont-Ferrand et Lyon, la voie ferrée la séparant de la commune voisine de Saint-Médard-de-Mussidan.

D'une superficie inférieure à 4 km2, c'est l'une des plus petites communes du département.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Le quartier du pont au début du XXe siècle.

Quelques quartiers :

en centre-ville (situé dans le nord de la commune) :

  • quartier de la halle (au nord-est, à l'est du cours de la Crempse autour de la place de la République et l'avenue Gambetta) : rénovation de la couverture de type « ondulation de bois » (2007) ; à voir : le chêne sessile bicentenaire, planté en 1789[réf. nécessaire] ; l'église Saint-Georges, près de l'emplacement de l'ancienne mairie ; le collège des Châtenades ;
  • quartier de la gare (à l'ouest) : la gare SNCF, qui dessert à la fois la commune et celle de Saint-Médard-de-Mussidan, est construite le long de la voie ferrée qui les sépare, du côté sud-ouest de la commune de Mussidan ; le quartier de la gare s'étend sur les deux communes ;
  • quartier Beaupuy (entre les deux quartiers) : l'hôtel de ville et la gendarmerie (rue de la Libération), et le musée bordé au nord par le parc André Voulgre. En façade nord de l'hôtel de ville, la place Woodbridge doit son nom au jumelage de la commune avec la ville au Royaume-Uni ;

en périphérie :

  • quartier Seguinou (au sud) ;
  • quartier La Clède (au sud-ouest) ;
  • quartier La Freunie : ancien hameau. Une rue de l'Ermitage y rappelle l'existence d'un lieu de retraite ancestral. La ligne ferroviaire vers Bergerac (désaffectée) traversait ce quartier ainsi que celui de La Clède.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mussidan
Saint-Front-de-Pradoux Sourzac
Saint-Médard-de-Mussidan Mussidan
Les Lèches Bourgnac

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Moissídan[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le siège de la ville est évoqué dans les Essais de Montaigne en 1569.

Sur la carte de Cassini, représentant la France entre 1756 et 1789, on trouve la graphie « Mucidan ».

Le bourg devient chef-lieu de district de 1790 à 1800.

Un premier pont de bois traverse l'Isle en 1840.

Le 11 juin 1944, un détachement de la Sipo-SD (communément appelée la « Gestapo ») de Périgueux, renforcé par un peloton de la Brigade nord-africaine de la sinistre bande Bonny-Lafont, fusille 52 personnes à Mussidan, parmi lesquelles Raoul Grassin, le maire de la commune, en représailles à une attaque par des résistants d'un train blindé en gare de Mussidan et un accrochage avec un convoi de la 11e Panzerdivision de la Wehrmacht[2].

Pôle industriel important des années 1950 en Dordogne, après une période de crise, Mussidan connaît désormais un renouveau grâce à l'autoroute A89 et à l'échangeur situé à trois kilomètres au sud du centre-ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1792 Pierre Beaupuy - -
1792 1793 Claude Pontard - Juge de paix
1793 1795 Nicolas Beaupuy - -
1795 1798 Claude Pontard - Juge de paix
1798 1799 Julien Plaudet - -
1799 1802 Guy Beaupuy[Note 1] - -
1802 1804 Jean-Baptiste Pommier - -
1804 1806 Guy Beaupuy[Note 2] - -
1806 1815 Jean-Baptiste Dussol - Avocat
1815 1817 Bardy Fourtou - Médecin
1817 1821 Pierre-Prosper Beaupuy - Propriétaire
1821 1831 Jacques Buisson - Notaire
1831 1843 Claude-Léonard Dussol - Propriétaire
1843 1848 Jean Pontard - Notaire
1848 1855 Hubert Barronie - Banquier
1855 1860 Léonard Piotay - Médecin
1860 1861 Ducluzaux - -
1861 1870 Auguste Chastanet - Propriétaire, botaniste
1870 1874 Séguret - -
1874 1878 Arthur de Labrousse de La Peyzie - Médecin
1878 1884 Casimir Ordega - Propriétaire
1884 1886 Gaston Laugère - Pharmacien
1886 1890 Gabriel Vidal - Médecin
1890 1896 Étienne Boutereau - Propriétaire
1896 1902 Henri Villechanoux[Note 1] - Entrepreneur de plâtrerie
1902 1904 Pierre Seillan[Note 3] - Rentier
1904 1907 Henri Villechanoux[Note 1] - Entrepreneur de plâtrerie
1907 1918 Henri Cellérier[Note 4] - Agent voyer en retraite
1918 1919 Délégation préfectorale - -
1919 1941 Charles Mazeau[Note 5] - Marchand drapier
1941 1943 Pierre Lamy-Lapeyrière[Note 1] - Médecin
1943 1944 Raoul Grassin[Note 6] - Liquoriste
1944 1944 Pierre Laubertin[Note 7] - Directeur d'école honoraire
1944 1945 Charles Mazeau - Marchand drapier
1945 1946 Pierre Mathieu[Note 1] - Gérant de la Caisse locale du Crédit agricole
1946 1947 Michel Schneersohn - Directeur de la SATM[Note 8]
1947 1955 François Collas[Note 2] - Docteur vétérinaire
1955 1965 Georges Gerbeaud - Avocat, industriel
1965 1989 Pierre Bonneau MRG Docteur vétérinaire
1989 2001 Gérard-Jean Chevalier RPR Agriculteur
2001 mars 2014 Jean-Yves Fulbert DVG Imprimeur
mars 2014 en cours Stéphane Triquart[4] DVD Médecin

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Mussidan est le siège de la Communauté de communes du Mussidanais en Périgord, instituée le 24 décembre 2002, qui regroupe dix communes du canton de Mussidan.

Auparavant, du 30 décembre 1996 au 3 décembre 2002, elle a fait partie de la Communauté de communes de la Moyenne Vallée de l'Isle.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau des jumelages de Mussidan.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Mussidan depuis 1793. En 2011, Mussidan comptait 2 878 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2005, 2010, 2015, etc., pour Mussidan[5]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 286 1 176 1 411 1 630 1 700 1 953 1 744 1 862 1 919
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 028 1 917 2 070 1 980 2 062 2 025 2 037 2 206 2 215
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 284 2 350 2 416 2 453 2 449 2 416 2 653 3 018 3 006
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 024 3 048 3 235 3 236 2 985 2 843 2 831 2 829 2 864
2011 - - - - - - - -
2 878 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (41,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (30,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (55,1 %) est supérieur de plus de trois points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge, en 2007, est la suivante :

  • 44,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 17,4 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 35,6 %) ;
  • 55,1 % de femmes (0 à 14 ans = 11,4 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 13,8 %, 45 à 59 ans = 15,8 %, plus de 60 ans = 46,6 %).
Pyramide des âges à Mussidan en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,6 
90 ans ou +
3,5 
14,2 
75 à 89 ans
20,8 
19,8 
60 à 74 ans
22,3 
19,3 
45 à 59 ans
15,8 
17,4 
30 à 44 ans
13,8 
13,9 
15 à 29 ans
12,4 
13,8 
0 à 14 ans
11,4 
Pyramide des âges du département de la Dordogne en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,7 
9,7 
75 à 89 ans
13,5 
17,4 
60 à 74 ans
17,7 
22,6 
45 à 59 ans
21,6 
18,8 
30 à 44 ans
18,1 
14,7 
15 à 29 ans
13,1 
16,2 
0 à 14 ans
14,3 

Remarques[modifier | modifier le code]

Ayant connu un essor rapide durant le XIXe siècle, Mussidan a vu sa population croître régulièrement jusqu'aux deux Guerres mondiales qui ont freiné son développement démographique et industriel. Celui-ci reprendra au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et avec l'aide du Baby boom jumelé à un développement des usines, la population restera au-dessus de la barre des 3 000 habitants durant toute la période des Trente Glorieuses.

Dans les années 1980, Mussidan, comme de nombreuses communes rurales, sera touchée de plein fouet. La main d'œuvre quitte le canton pour s'installer dans les grandes villes. La population décroît et vieillit, d'autant plus que la ville devient une terre de prédilection pour de nombreux retraités qui viennent s'y installer[10].

L'agglomération et l'aire urbaine de Mussidan[modifier | modifier le code]

L'unité urbaine de Mussidan (l'agglomération) regroupe six communes : Mussidan, Saint-Front-de-Pradoux, Saint-Louis-en-l'Isle, Saint-Martin-l'Astier, Saint-Médard-de-Mussidan et Sourzac[11], soit 7 179 habitants en 2010[12].

L'aire urbaine, étendue à la commune de Bourgnac[13], regroupe 7 486 habitants en 2010[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Musée des Arts et Traditions Populaires du Périgord du Dr Voulgre[15].
Le musée provient du legs du Dr André Voulgre à sa ville natale de Mussidan. Médecin, il s'installa à Bordeaux où il fonda un Institut de physiothérapie et d'éducation physique. Il resta très attaché au Périgord, et toute sa vie il rassembla dans sa maison paternelle de Mussidan une collection évoquant le passé et l'évolution de la société périgourdine à travers la littérature, les arts, la vie quotidienne, l'évolution des techniques, etc.
À la veille de sa mort, en 1971, il légua sa « Chartreuse » et ses collections à sa ville natale, à condition que l'ensemble prenne le nom de « Musée des Arts et Traditions Populaires du Périgord du Docteur André Voulgre ».
La Municipalité accepta le don et une association, « Les Amis du Musée », se créa en 1973 afin de poursuivre l'œuvre du Docteur, entretenir et enrichir les collections, organiser les visites et animer le musée.
Les Amis du Musée s'acquittèrent de leur tâche avec passion. Ils développèrent le musée pour aujourd'hui présenter la plus riche collection d'Arts et Traditions populaires du Périgord sur plus de 500 m2.
  • Le parc de l'ancienne propriété de la famille Voulgre est aujourd'hui le jardin municipal de Mussidan, agréable et ombragé. On y trouve un parc de stationnement, des tables pour accueillir les pique-niques, des jeux pour enfants, des terrains de pétanque, un auditorium à l'air libre, une auberge pour se restaurer et se rafraîchir et bien sûr le musée André Voulgre.
  • Église Saint-Georges néo-romane, XIXe siècle, bâtie par l'architecte Abadie (sauf la flèche).
  • Ancienne église Notre-Dame du Roc, XVIe et XVIIe siècles. Transformée en cinéma (une salle de 137 places).
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrice Rolli, « Le Périgord dans la Seconde Guerre mondiale, Chronique des années noires du Mussidanais et de l'Ouest de la Dordogne », éditions l'Histoire en partage, 2012.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason : de gueules à Saint Georges monté sur un cheval terrassant un dragon couché, le tout d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Démissionnaire.
  2. a et b Décédé en fonctions.
  3. Suspendu par le sous-préfet de Ribérac pour abus de pouvoir.
  4. En 1916, durant la Seconde Guerre mondiale, H. Cellérier occupa seul les fonctions d'administrateur de la commune, les autres conseillers étant mobilisés ou démissionnaires.
  5. Révoqué par le Gouvernement de Vichy en 1941.
  6. Fusillé par une troupe de SS le 11 juin 1944.
  7. Maire-adjoint de Raoul Grassin, il prit la succession de celui-ci après qu'il eut été fusillé.
  8. Sigle de la Société Anonyme de Travaux Métalliques, devenue société Atemco.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 14 mars 2014.
  2. Patrice Rolli, « La phase insurrectionnelle : l’occupation de Mussidan et l’attaque d’un train de protection allemand (11 juin 1944) », « La répression allemande de l’été 1944 ou la terreur institutionnalisée : le massacre de 52 civils à Mussidan (11 juin 1944) », « Le Périgord dans la Seconde Guerre mondiale, Chronique des années noires du Mussidanais et de l'Ouest de la Dordogne », éditions l'Histoire en partage, 2012.
  3. « Les maires de Mussidan », sur www.francegenweb.org (consulté le 23 juin 2010)
  4. Bruno Boucharel, Stéphane Triquart s'installe dans le fauteuil de maire, Sud Ouest édition Périgueux du 1er avril 2014, p. 22.
  5. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 14 mars 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. « Évolution et structure de la population à Mussidan en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population de la Dordogne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  10. « Pyramide des âges lors du recensement de 1999 », sur www.recensement.insee.fr
  11. Insee, unité urbaine 2010 de Mussidan, consulté le 28 octobre 2011.
  12. Unité urbaine 2010 de Mussidan (24204), sur le site de l'Insee, consulté le 18 août 2013.
  13. Insee, zonage en aires urbaines 2010 de Mussidan, consulté le 28 octobre 2011.
  14. Aire urbaine 2010 de Mussidan (460), sur le site de l'Insee, consulté le 18 août 2013.
  15. Site du Musée
  16. Simler Joseph, Guillaume-Joseph Chaminade, Paris, Lecoffre, 1901, p. 10-40
  17. Homélie du 3 septembre 2000