Biarritz

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Biarritz
La plage Miramar et la Grande Plage, vues depuis la pointe Saint-Martin.
La plage Miramar et la Grande Plage, vues depuis la pointe Saint-Martin.
Blason de Biarritz
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Biarritz-Ouest
Biarritz-Est
Intercommunalité Agglomération Côte Basque-Adour
Maire
Mandat
Michel Veunac (MoDem)
2014-2020
Code postal 64200
Code commune 64122
Démographie
Gentilé Biarrot
Population
municipale
25 903 hab. (2011)
Densité 2 222 hab./km2
Population
aire urbaine
213 969 hab.
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 54″ N 1° 33′ 22″ O / 43.4817, -1.5561111111143° 28′ 54″ Nord 1° 33′ 22″ Ouest / 43.4817, -1.55611111111  
Altitude Min. 0 m – Max. 85 m
Superficie 11,66 km2
Localisation

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Liens
Site web www.biarritz.fr

Biarritz est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine. Elle possède une façade maritime sur l'océan Atlantique longue de 4 kilomètres, dans le creux du golfe de Gascogne, à moins de 25 kilomètres de la frontière avec l'Espagne.

La localité résulte de l'union de deux centres de peuplement ancien, l'un voué à l'agriculture et l'autre tourné vers les métiers marins. Ancienne paroisse de Bayonne, le quartier Saint-Martin s'en émancipe à une date encore inconnue à la fin du XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle. D'abord port de pêche à la baleine, l’histoire économique de la localité bascule au XIXe siècle à l'avènement des bains de mer. L'impératrice Eugénie en fait son lieu de villégiature, et avec elle toute l'aristocratie européenne fréquente la station balnéaire. Cette histoire d'amour ne faiblit pas durant la Belle Époque et aujourd'hui encore, l'économie reste tournée vers le secteur tertiaire, dont l'hôtellerie de luxe, les soins à la personne et les loisirs marins constituent le vecteur prédominant.

Biarritz est aujourd’hui une commune de près de 26 000 habitants dont la population, caractérisée par une forte proportion de seniors, s’est tassée après avoir passé le cap des 30 000 habitants en 1999, en raison de la régression du solde migratoire.

L'histoire de la station est également marquée par des individualités sportives déterminantes qui auront un impact durable sur l'image de la localité tel le Mousquetaire Jean Borotra, le surfeur Joël de Rosnay, premier champion de France de la spécialité, ou Serge Blanco, le Pelé du rugby.

Le climat doux de la station, le spectacle de l'océan et de ses vagues puissantes, ainsi que l'éclectisme de l'architecture ont inspiré de nombreux écrivains ou chroniqueurs.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte montrant le territoire de la commune et les localités limitrophes.
Frontières de Biarritz avec les communes limitrophes. Le trait rouge dans le coin inférieur droit indique la position de l’autoroute A63.

Biarritz est située au sud-ouest du territoire français, à moins de 25 km de la frontière entre l'Espagne et la France et le long de la Côte basque, dans le creux du golfe de Gascogne[Note 1].

Le cap Saint-Martin, que domine le phare de Biarritz, marque la limite entre la côte sablonneuse au nord, commencée à l'extrême pointe de la Gironde et qui se termine à Anglet, et la côte découpée de falaises du Pays basque au sud. Biarritz est construite sur une suite de collines le long de la côte. La ville donne directement sur près de 4 km de criques et plages de sable fin comme la Grande Plage, la côte des Basques ou le port des pêcheurs[EG 1].

Rose des vents Anglet Rose des vents
Golfe de Gascogne N
O    Biarritz    E
S
Bidart Arbonne
Arcangues

En termes de géographie politique, Biarritz est située en Labourd, à la frontière occidentale entre le Pays basque et la Gascogne. Elle réside à la pointe méridionale extrême de l'aire d'influence du gascon (parlar negre), et donc de la Gascogne. La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

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Biarritz est située sur un site géologique particulier. Au nord, la côte landaise se termine à Anglet au terme de près de 200 km de côtes rectilignes et plates constituées de dunes. Le sol y est principalement constitué de terre siliceuse. Cependant, à partir de Biarritz, la côte basque est beaucoup plus découpée et formée de falaises et de rochers au sous-sol varié. Sur 4 km de côte, trois niveaux sédimentaires se succèdent. De la Chambre d'Amour à la plage Miramar, on rencontre des falaises abruptes de calcaires marneux et gréseux grisâtres, dont les couches forment une légère cuvette appelée synclinal. Ces falaises sont dites en escalier et se sont formées lors de l'apparition des Pyrénées il y a 25 millions d'années. De l'hôtel du Palais à la villa Belza, la côte est déchiquetée avec de nombreux îlots rocheux. Ces falaises sont constituées de couches de calcaire gréseux jaune-ocre nettement inclinées. Elles se sont formées il y a 34 millions d'années à l'Oligocène inférieur[EG 1]. Ces roches contiennent de nombreux Nummulitidae (petits foraminifères).

Du nord au sud, la façade maritime de Biarritz commence à la pointe Saint-Martin, puis se succèdent en une grande anse les plages dites Miramar et Grande Plage avant d'arriver au port. Le rocher de la Vierge est un promontoire à partir duquel s'étalent les plages du Port-vieux, de la Côte des Basques, Marbella, et enfin de la Milady[1].

La superficie de la commune est de 1 166 hectares ; son altitude varie entre 0 et 85 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le site du Sandre n’indique que le ruisseau d'Aritxague, qui conflue avec l'Adour à Bayonne après avoir traversé Anglet[3]. Cette situation est relativement récente. Avant le développement de la ville, et le détournement des ruisseaux, le village se présentait comme un espace sableux, vallonné, constitué de terres couvertes d'ajoncs (bastes), de marécages (barthes), de sources (honts) et de ruisseaux (arrius). Au nord coulaient les ruisseaux de la Barte et de Sabaoü, et au sud, ceux de Barchalot et de Chardinerou[Note 2],[Note 3]. Ces ruisseaux alimentaient l'étang de Chabiague[Note 4], entre les plages Marbella et de la Milady, à l'emplacement duquel se trouve aujourd'hui une station d'épuration[MF 1].

Le site Géoportail indique néanmoins la présence de deux lacs séparés par quelque 700 mètres, le lac Marion et le lac Mouriscot, tous deux protégés par le Conservatoire du littoral[1],[4]. Le lac Mouriscot est alimenté par le ruisseau de Hondarrague (ou Hondarague[5]). Il se déverse dans le petit fleuve côtier de La Moulie ou Lamouligne (appelé également Lamoulaygue ou de Lamouley[6]) qui conduit les eaux du lac à l’océan Atlantique sur près de 1 500 mètres jusqu’à la plage d’Ilbarritz à Bidart. Le lac Mouriscot est partiellement classé Natura 2000 par arrêté du 5 septembre 2006 sous l’appellation « site Natura 2000 lac de Mouriscot (zone spéciale de conservation FR 7200777) »[M 1],[7]. La zone protégée couvre, outre les eaux douces du lac lui-même pour 50 % de la surface protégée, des forêts d’arbres à feuilles caduques (25 %), des marais (13 %) ainsi que des landes et broussailles (12 %)[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Du fait de sa situation en forme d'amphithéâtre face à l'océan, Biarritz est ouverte aux vents marins. Les hivers sont doux et la chaleur estivale est supportable. Cette situation climatique privilégiée lui a valu le titre de « station hydrothermale et climatique » depuis 1912. Le régime des vents est dominé par une triple influence : l'océan Atlantique, les Pyrénées et un régime de brises locales. Les vents marins, dominants, apportent de l'humidité et de la fraîcheur en été et de la douceur en hiver. Venant du sud, des vents chauds sont générés par un effet de foehn . En effet, l'air venant d'Espagne perd son humidité en traversant les Pyrénées et se réchauffe en perdant de l'altitude. En hiver, la ville est souvent soumise à des températures élevées par rapport au reste du territoire national. La moyenne des températures en hiver se situe aux alentours de °C et avoisine les 20 °C en été. La température la plus basse relevée a été −12,7 °C le 16 janvier 1985, et la plus élevée, 40,6 °C le 4 août 2003[Note 5],[8]. Les pluies sur les côtes basques sont rarement persistantes, excepté durant les tempêtes hivernales. Elles se manifestent souvent sous forme d'averses orageuses intenses et de courte durée.


Relevé météorologique de Biarritz et sa région pour la période 1961-1990.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,8 5 7 8,5 11,6 14,6 16,7 17 14,5 11,9 7,7 5,5 9,9
Température moyenne (°C) 8,1 9 10 11,7 14,6 17,3 19,8 19,9 18,6 15,6 11 8,5 13,7
Température maximale moyenne (°C) 12 12,8 15 16,2 19,6 22,1 24,1 24,7 23,2 20 15,1 12,5 17,4
Record de froid (°C) −12,7 −11,5 −7,2 −1,3 3,3 5,3 9,2 8,6 5,3 0,8 −5,7 −8,5 −12,7
Record de chaleur (°C) 23,4 28,9 29,7 28,6 34,8 38,7 39,8 37,3 37 32,2 26,1 25,1 39,8
Précipitations (mm) 143,2 122,7 121,7 132,9 121 90,9 65,1 102,3 124,6 135,7 174,2 148,7 1 482,9
Source : Climatologie mensuelle Biarritz, 69 m (période 1961-1990).
« Infoclimat » et « Météo France »
, consultés le 27 septembre 2014.


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Biarritz est desservie par l'autoroute A63 (section Landes - Biriatou), au péage de la Négresse, qui, outre Biarritz, donne accès à Bidart, à l’aéroport de Biarritz-Bayonne-Anglet et à Saint-Pée-sur-Nivelle.

Biarritz est traversée par la route départementale 810, qui était, avant son déclassement, la route nationale 10 de Paris à Hendaye.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Réseau urbain[modifier | modifier le code]

Les lignes A1, A2, C, 8, 10, 12, 13, 14, N (en soirée et toute la nuit l'été) et P (la nuit l'été) du réseau de bus Chronoplus, géré par Transdev agglomération de Bayonne, desservent Biarritz en la reliant aux autres communes de l'agglomération : Anglet, Bayonne, Bidart, Boucau, Saint-Pierre-d'Irube et Tarnos[9],[10]. Trois navettes gratuites desservent également le centre-ville, Saint-Charles et les plages de la Côte des Basques et du Port-Vieux[11].

Réseau interurbain[modifier | modifier le code]

Biarritz est reliée à de nombreuses villes de la moitié ouest du département comme Saint-Jean-de-Luz ou Saint-Palais par les bus du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, géré par le conseil général. La plupart des lignes convergent vers Bayonne, ville qui abrite une gare TGV ainsi que de nombreux établissements d'enseignement et qui permet des correspondances avec le réseau urbain Chronoplus. Biarritz est desservie par la ligne 816, qui mène de Bayonne à Hendaye[12].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Biarritz, au quartier de La Négresse, est desservie par le TGV sur la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Irun entre les gare ouvertes de Bayonne et de Guéthary. L'ancienne gare de Biarritz-Ville, est aujourd’hui fermée. Gare terminus d’un embranchement de 3,5 kilomètres qui partait de La Négresse pour rejoindre le centre-ville, également nommée gare du Midi et reliée par un tunnel d’une longueur de 495 mètres avant d’arriver au lac Marion, elle est définitivement fermée le 14 septembre 1980[13]. Le bâtiment-voyageurs de Biarritz-Ville à la façade Art nouveau, restauré en 1991, fait désormais partie d'un ensemble immobilier destiné à la tenue de spectacles et congrès[14],[15].

De 1888 à 1948, Biarritz était reliée à Bayonne par trois lignes de tramways à voie métrique, le BAB (Bayonne - Anglet - Biarritz), le BLB (Biarritz - Lycée de Marracq - Bayonne) et les Voies ferrées départementales du Midi (Bayonne - La Barre - Biarritz - Saint-Jean-de-Luz).

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Biarritz est desservie par l'aéroport de Biarritz-Bayonne-Anglet (code AITA : BIQ • code OACI : LFBZ), situé pour une petite partie sur le territoire de la localité, mais surtout sur celui d'Anglet[Note 6].

Le syndicat mixte pour l'aménagement et l'exploitation de l'aérodrome de Biarritz-Bayonne-Anglet, qui comprend la chambre de commerce et d'industrie de Bayonne Pays basque, l'agglomération Côte Basque-Adour, les départements des Pyrénées-Atlantiques et des Landes ainsi que la commune de Saint-Jean-de-Luz, assure la gestion de l’aéroport. Celui-ci a accueilli près de 1 100 000 passagers en 2013[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La mairie de Biarritz découpe la ville en 6 quartiers ou regroupements de quartiers, au sein desquels sont organisés des conseils de quartier qui associent les habitants à la gestion de la vie municipale[M 2]. Biarritz s’est inscrite dès 1997 dans ce mode de gestion de proximité, c’est-à-dire avant que l’organisation de conseils de quartier ne soit régie par la loi, devenant entre autres obligatoire pour les villes de plus de 80 000 habitants[Note 7]. Constatant un essoufflement de la formule initiale, dans laquelle un élu assurait la présidence de quartier, la municipalité a réduit de nombre de quartiers — qui étaient au nombre de 8 en 1997 — et renouvelé en 2014 les conseils afin d’améliorer la prise en compte de l’« expertise d’usage »[17]. Le 14 octobre 2014, un tirage au sort par huissier a sélectionné 200 noms dans un ensemble de candidatures, parmi lesquels seront élus par leurs pairs les présidents des 6 conseils pour un mandat de 3 ans[17].

Regroupement Saint-Charles / Phare / Larochefoucauld[modifier | modifier le code]

Le regroupement est situé au nord de la localité et est frontalier avec Anglet. Il rassemble de nombreux commerces de bouche et de services divers. Il présente la particularité de regrouper des lieux de culte d'obédiences différentes (église orthodoxe, temple israélite et chapelle impériale)[18].

Saint Charles est le patron du quartier éponyme, qui a en 1950, donné son nom aux terrasses et au square de même dénomination, puis en 2004 à la place Saint-Charles[MB 1].

Le quartier du Phare doit son nom au phare de Biarritz, inauguré le 1er février 1834. L’actuelle rue du Phare va de l’avenue du Golf à la rue Lasvignottes. Elle fait partie du domaine public depuis le 15 juin 1959[MB 2].

Le comte Gaëtan de La Rochefoucauld, homme politique, s’établit à Biarritz en 1873[MB 3]. Il accueille dans sa propriété les grands de son époque, dont la reine Victoria en 1889 et la princesse Youriewski en 1893. En 1875, le comte propose de rapprocher deux parties de ses propriétés en comblant le ravin les séparant[Note 8]. En échange, il propose à la commune de tracer un chemin praticable sur l’emprise de sa propriété, bordant à l’est son enclos pour rejoindre l’alors chemin d’Anglet. La voie ainsi créée débutait au niveau de la villa Miraflores. Le lycée André-Malraux a ouvert ses portes dans ce quartier dès 1937, étant au départ une annexe du lycée de Bayonne, et la villa a été en 1947 l’internat du lycée[19]. À la suite de son rachat par la municipalité, elle est démolie pour permettre la construction d'un nouvel édifice. C’est le 15 juin 1959 que l’avenue Larochefoucauld devient une voie gérée par la voirie communale[MB 3]. Elle s’étend à présent de l’avenue de la Marne au boulevard Mayol-de-Senillosa.

Quartier du centre-ville[modifier | modifier le code]

La place Clemenceau est un point névralgique de la localité, d'où partent la plupart des rues commerçantes de la ville. La place Bellevue, qui domine la mer de son belvédère, a vu se promener le gotha mondain de la Belle Époque, devant des boutiques de couturiers qui allaient devenir célèbres dans le monde entier (Coco Chanel, Charles Frederick Worth, Paul Poiret, Jean Patou, Jeanne Lanvin, Edward Molyneux ou encore Maggy Rouff[MF 2]). Le Port-Vieux fait également partie de cet ensemble éclectique[20].

La délibération municipale du 28 juin 1870 dénomma rue de France celle qui allait devenir le 16 mars 1919 l’avenue de Verdun en hommage au « courage invincible des milliers de héros tombés en face de l’ennemi devant l’antique citadelle en criant par dessus la muraille on ne passe pas »[MB 4]. Elle devient voie communale en 1959. L’avenue de Verdun s’allonge de la place Clemenceau au rond point de l’Europe.

Regroupement République / Larrepunte / Saint-Martin / Lahouze[modifier | modifier le code]

Le quartier Saint-Martin, juché sur une petite colline, est un des lieux de peuplement originels de Biarritz. L’église Saint-Martin fait l’objet d’une inscription auprès des monuments historiques[21]. L’ancien chemin, dit chemin de Requiem du nom de Peyrot de Requiem qui y habita en 1568, longeant le nord du cimetière est élargi à la suite d'une décision de 1904, et dénommé chemin du cimetière Saint-Martin en 1967, puis rue Saint-Martin depuis le 31 janvier 1984[MB 5]. La rue Saint-Martin mène de l’avenue Foch à l’avenue Gramont. Michel Fabre note qu’à la fin du XVIe siècle, la paroisse Saint-Martin, hameau de Bayonne, devient commune indépendante, se libérant de la tutelle de Bayonne[MF 3].

Le quartier République doit son nom à l’avenue éponyme, ancien chemin des Champs de 1865 à 1893, voie communale par délibération du conseil municipal du 15 juin 1959. L’avenue de la République part de l’avenue Maréchal Foch et se termine à la Croix-des-Champs.

La rue Larrepunte, qui accueillait autrefois le dancing l’Étoile, s’étend de la rue Péricot à la rue du Reptou. Larrepunte est un nom de famille ancien de la région, puisqu’un Arnaud de Larrepunde est mentionné en 1335, que Pierre de Larrepunte était abbé de Biarritz en 1598, que Martin de Larrepunte en 1610 et Gratian de Larrepunte en 1642 étaient députés de la commune[MB 6].

La famille Lahouze (ou Lahousse) est une vieille famille biarrote. On en connait, en autres, Jean Lahousse, un maître tailleur, également maire abbé de 1786 à 1787, et Jean Lahouze, dit de Gourine, député du quartier Boussingorry, en 1782 et 1783[MB 7]. L'avenue Lahouze naît par décision du conseil municipal du 28 janvier 1908, menant initialement de la rue de France (aujourd’hui avenue de Verdun) à la route nationale 10. Elle faisait suite au chemin vicinal no 3, dit chemin de Borde Lahouze. La rue accueillait la villa Arverna, aujourd’hui détruite, appartenant à Armand et Léo Guido[MB 8]. L’avenue Lahouze s’étend actuellement de l’avenue de Verdun au pont de Chelitz.

Regroupement Milady / Colline / Beaurivage[modifier | modifier le code]

Le terme Milady fait référence à Lady Marie Caroline Bruce (selon l’état civil, Louise Elisabeth Beresford), épouse anglaise d’Ernest Auguste Charles, marquis d’Ailesbury, chambellan de la reine d’Angleterre, également président du British club de Biarritz pendant plus de dix ans. Monique Beaufils indique qu’elle était une amie de Napoléon III qui séjournait parfois à la villa Marbella, construite en 1863 par Lady Bruce[MB 9]. L’avenue de la Milady conduit à la plage Milady, reliant la route nationale 10B à l’avenue Beau Rivage. Elle est devenue voie communale le 27 août 1968.

Le lotissement de la Colline, comprend la rue éponyme, acquise par la municipalité par délibération du conseil municipal du 16 août 1978. La rue de la Colline débute de l’avenue de la Milady et s’achève à la rue de Cristobal.

Le quartier Beaurivage est établi autour de la place et de l’avenue Beau Rivage. Surplombant la côte des Basques, il a été longtemps un quartier populaire où marins et touristes se mêlaient[22]. L’avenue du Bois de Boulogne s’étendait, sous le nom de « chemin no 10 dit du Bois de Boulogne », sur huit kilomètres en 1882. Elle devient l’avenue Beau Rivage en 1954, menant de la rue d’Espagne et Lou Bascou, à la place Beau Rivage. Les délibérations du conseil municipal de l’époque mentionnent que le « nom (est) particulièrement évocateur de la beauté du site traversé »[MB 10]. En 1911, le prince Radziwill accueillit Edmond Rostand dans sa propriété de Lilinita, sise sur l’avenue[MB 10]. Aujourd’hui, l’avenue mène de la place Beau Rivage au rond point Lichtenberger.

Quartier de La Négresse[modifier | modifier le code]

Le quartier s'est appelé Harausta avant de prendre la dénomination actuelle[MF 3]. La rue de Harausta, aujourd'hui rue Luis Mariano, mène à Arcangues. Situé de part et d'autre de la RN10, La Négresse est aujourd'hui un quartier résidentiel regroupé autour d'une zone artisanale et de la gare SNCF. Il recèle également les lacs Mouriscot et Marion, classés Natura 2000. Le chemin de fer arriva à Biarritz-La Négresse en 1862, en provenance de Bayonne. Cette gare fut reliée à Biarritz-Ville en 1911, par la Compagnie du Midi.

On trouve dans ce quartier l'école primaire Victor Duruy, le collège Villa Fal et le lycée hôtelier et de tourisme Biarritz-Atlantique. L'église Sainte-Thérèse en est l'église paroissiale. Aux abords de celle-ci, se trouve un petit fronton. Enfin, le centre culturel Atabal a ouvert ces portes dans la zone d’activité industrielle et artisanale. Le territoire du quartier correspond à peu près au grand quartier Parme - La Négresse dont la population était en 2010 de 2 375 habitants[23].

Regroupement Braou / Ranquine / Aguiléra[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un regroupement de quartiers résidentiels, comportant des bâtiments anciens de style basque labourdin. Le rond-point de l'Europe est l'une des plaques tournantes du trafic entre Biarritz et le nord du département.

Lou Braou est le nom d’une maison érigée au XVIIIe siècle, mentionnée en 1764 sur l’état de capitation[MB 11]. Au début du XXe siècle, on trouvait dans l’avenue du Braou la sous-station de tramway à vapeur du BLB. Elle a, depuis, été transformée en immeuble d’habitation. L’avenue devient voie communale le 15 juin 1959. Le quartier du Braou accueille aujourd’hui le groupe scolaire primaire du même nom.

Ranquine est à l’origine le nom d’une ferme de Biarritz, mentionnée en 1863[PR 1]. C'est au cimetière de Ranquine qu'est enterré le chanteur Daniel Balavoine[24]. C'est également dans ce quartier que se situe la déchèterie de Biarritz, à proximité de l'aéroport[M 3].

Don José Aguilera y Chapin était propriétaire du domaine d’Aguiléra à la fin du XIXe siècle, que la ville acheta en 1906[MB 12]. Ce domaine vit la naissance du Biarritz olympique en 1913, de la fusion du Biarritz Stade et du Biarritz Sporting Club, et le parc des sports d'Aguiléra, officiellement stade Léon Larribau depuis 1953, accueille désormais le Biarritz olympique Pays basque, club de rugby à XV. L’allée d’Aguiléra part de l’avenue Henri Haget et s’achève au boulevard du BAB, nom donné à l’artère à vitesse de circulation limitée à 70 km/h qui relie les communes d’Anglet et Biarritz — depuis le carrefour d’Aguiléra — à Bayonne.

Logement[modifier | modifier le code]

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En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 24 202, alors qu'il était de 22 941 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 58,0 % étaient des résidences principales, 40,0 % des résidences secondaires et 2,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 21,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 78,6 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 53,9 %, en hausse par rapport à 1999 (51,0 %). La part de logements HLM loués vides était de 7,0 % contre 6,0 %, leur nombre étant en augmentation sensible 984 contre 883, soit une progression de 11,4 %[Insee 3].

Les statistiques ci-dessus — et en particulier les parts respectives des résidences principales et secondaires — sont représentatives d'une station balnéaire, à la fréquentation saisonnière, dont la population, relativement âgée, est propriétaire de son logement principale à plus de 50 % (pour comparaison, la proportion des résidences principales, propriété de leurs occupants était à la même époque, de 35,1 % à Bayonne[25])[Note 9].

Selon Claude Farrère en 1936[26],

« Biarritz, dont la vogue depuis le Second Empire a sans cesse grandi, apparaît aujourd’hui comme l’expression la plus parfaite de la ville des élégances internationales (…) La plage de Miramar et ses vagues, la ville et les villas, un luxe effarant, un encombrement qui décourage, et mille hôtels dont beaucoup sont splendides, et quelques-uns habitables. Toutes les séductions, toutes les attractions. De quoi tout oublier et s’oublier soi-même. »

De fait, le style architectural de Biarritz, autrefois village de pêcheurs dont le port a conservé quelques crampottes — petites maisons rustiques et chaulées, aux volets colorés, installées au Port-des-Pêcheurs et servant à remiser casiers, bouées et filets de pêche — est éclectique. Chacun de ses illustres visiteurs a tenté, depuis la vogue des bains de mer, d’y laissé son empreinte, léguant à la postérité hôtels particuliers, châteaux et villas de styles, entre autres, néobasque (villa Lou Bascou), néonormand (villa Victoria), Belle Époque (hôtel Bellevue), Art déco (musée de la mer et hôtel Plazza), ou pastiche moyenâgeux (villa Émilia, dessinée par Eugène Viollet-le-Duc), Renaissance (château Boulart) et « Renaissance tardive ou de style Louis XIV » (hôtel du Palais). En s’écartant du littoral, on retrouve également, le style urbain traditionnel de la maison labourdine, aux façades chaulées aux pans de bois apparents peints le plus souvent en rouge brun, mais aussi en vert, gris ou bleu. Pour Roger Brunet, le style architectural de Biarritz est « une synthèse et presque un musée du kitch balnéaire »[27].

Projets d’aménagement[modifier | modifier le code]

Vue d'étals de commerçants dans des halles couvertes.
Marché de Biarritz. Les premières halles ont été inaugurées en 1885[PS 1].

Le projet de schéma de cohérence territoriale (SCOT) de l’agglomération de Bayonne et du sud des Landes a été arrêté le 13 mai 2013 et approuvé le 6 février 2014[28]. Depuis septembre 2010, 48 communes et 6 intercommunalités sont concernées par ce projet d'aménagement[29], soit 212 000 habitants, plus de 90 000 emplois et plus de 120 000 logements sur un territoire de 95 500 hectares[30]. L'agglomération concentre 22 % des emplois des deux départements des Pyrénées-Atlantiques et des Landes, et 20 % de la population[30].

L'objectif principal du projet est de pouvoir accueillir 35 000 habitants supplémentaires à l’horizon 2025, correspondant à une population de 250 000 habitants[31]. Cela se traduit par une augmentation de 31 500 logements supplémentaires dans le périmètre de l'agglomération, ce qui implique d’agir sur l’offre foncière à vocation économique et d’assigner 200 hectares aux besoins des entreprises actuelles et futures du territoire, soit 17 hectares par an. Le SCOT impose de surcroît de réduire de 50 % la consommation foncière par le recentrage du développement et l’évolution des formes urbaines et l’urbanisation prioritaire des zones permettant d’optimiser les équipements existants, dont le réseau d’assainissement collectif.

Le développement devra s’appuyer sur celui des communes dites du cœur d’agglomération ainsi que sur celui des petites villes de l’intérieur, en coordonnant le développement urbain et celui des transports publics. Ceci se traduit pour la zone littorale, à laquelle Biarritz appartient, par la promotion du transport ferroviaire et d’une offre routière performante, dans le respect de contraintes de développement durable, en particulier pour ce qui concerne la gestion de l’eau et des milieux aquatiques et de l’assainissement collectif[31].

Le développement et l’accueil de grands équipements culturels, sportifs, médicaux, administratifs, commerciaux, touristiques et scientifiques sont également retenus comme vecteurs de changement du projet. Il en va de même pour le renforcement des zones commerciales de rayonnement supra-territorial, confortant en priorité l’offre existante sur la zone Bayonne - Anglet - Biarritz par l’intermédiaire du BAB2 et des centres-villes correspondant[31].

La localité a récemment modifié son centre-ville pour améliorer l'accès et la circulation des piétons dans le périmètre défini par la zone qui s'étend du bord de mer vers les halles et le quartier Jules-Ferry. Cette action s'est traduite par la construction d'un parking souterrain de 300 places et la modification des voies de circulation et des stationnements de surface[M 4].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La situation de la commune sur la façade atlantique et la nature de la géologie exposent Biarritz à certain nombre de risques naturels, tels des mouvements de terrain ou des inondations[32]. L’arrêté préfectoral du 9 mars 2011 ne l'inclut néanmoins dans aucun plan de prévention du risque inondation (PPRI)[33]. La localité est située dans une zone de sismicité modérée de niveau 3 sur une échelle de 1 à 5[34].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Biarritz[35] (ou Miarritze[35]) et son nom occitan gascon actuel est Biàrrits. Le gentilé est Biarrot[36] (Biarriztar ou Miarriztar en basque[35]).

Le toponyme Biarritz apparaît sous les formes Bearids et Bearriz (1150), Beiarridz (1165), bearriz et beariz (1170), Bearidz, Bearriz, Beariz, lo port de Beiarriz et Bearridz (respectivement 1186, XIIe siècle pour les deux formes suivantes et 1261 pour les deux dernières graphies, cartulaire de Bayonne[37]), Beiarid (1199), bearritz (1249), beiarriz et beiarrids (1261), Bearridz et Bearrits (respectivement 1281 et 1338, rôles gascons), Bearritz (1498, chapitre de Bayonne[38]), Sanctus Martinus de Biarriz (1689, collations du diocèse de Bayonne[39]), mearritcen (1712), Biarrits (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque) et Biarritze et Miarritze au XIXe siècle[Note 10].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Selon Jean-Baptiste Orpustan, le toponyme Biarritz pourrait provenir de la racine basque berarr, altération du vocable basque belharr « herbe » avec le suffixe locatif -itz et aurait signifié « endroit herbeux »[40]. Il réfute absolument tout rapport avec le gascon beder ou tout autre terme roman.

Bien que l'occitan de Gascogne (et précisément le parlar negre) soit l'une des langues parlées à Biarritz[41], l'hypothèse selon laquelle il s'agirait d'un toponyme d'origine gasconne n'est, selon Orpustan, étayée par aucun argument solide ; par exemple Jean-Raymond Larrouyet reprenant une proposition de Jacques Lemoine, soutient que le premier élément de Bearriz ou Bearidz, Bear- représenterait en fait le gascon Veder (« Beder ») signifiant « voir », terme issu du latin videre « voir », tout comme Bidarray (Pyrénées-Atlantique, Vidarray en 1621), Beyrie, ou encore Bédarrides dans le Vaucluse[42]. Les « Beyrie » et « Beyries » sont d’ailleurs nombreux en pays de langue d’oc. Comme trobaïritz est le féminin de trobador, quelques auteurs ont imaginé que l'élément -itz représente ici la même désinence féminine. Biarritz aurait donc été le féminin de voyeur : Biarritz la « voyeuse ». Or, ni Bidarray, ni Bédarrides (Betorrida, Biturrida) n'ont cette étymologie. Le premier remonte au basque bide « chemin » et array « gorge » et le second au gaulois *petorritum « quatre gués »[43],[44]. Quant aux toponymes occitans Beyrie, Beyries, ils signifient « verrerie(s) »[45].

Une autre hypothèse, formulée par Hector Iglesias, fait du nom de Biarritz un anthroponyme d’origine germanique devenu par la suite un toponyme, comme on le constate fréquemment dans la toponymie française[46]. Il existe en effet en Galice, dans la province d'Ourense, une paroisse galicienne appelée Santa-María-de-Beariz (municipalité de Beariz), les formes anciennes étant Viarici (1034), Uiarici, Uiariz (1053) et Veariz (1220). Le nom serait issu de l'anthroponyme germanique attesté sous la forme latinisée Viaricus, qui a évolué phonétiquement par la suite en Viarigo. Viarici / Uiarici est le génitif latin de Viaricus. La forme primitive de l'anthroponyme germanique (gotique) devait être *Weiha‑reiks, d'où Uia‑ric- ou Wia‑ric-, le premier élément étant dérivé probablement du terme wig‑ « guerre, combat » (cf. vieil anglais, vieux haut allemand wīgan « combattre », gotique weihan « combattre », anglo-saxon wiġ et wih « guerre, combat », wiga « guerrier, combattant ») et un second élément de composition très courant reiks « dirigeant, chef » bien attesté en gotique, morphologiquement latinisé par la suite en ‑ricus > ‑rici > *-ritsi > ‑riz / - ritz(e). Il existe deux autres paroisses galiciennes portant le même nom : San Martín de Beariz (municipalité de San Amaro, Ourense) et Santa Magdalena de Baariz, 1392 (municipalité de Paradela, Lugo). Ce toponyme apparaît également dans la province espagnole de Léon et en territoire portugais : Viariz (municipalité de Corullón, Léon, Espagne), Viariz (municipalité de Baião, district de Porto, Portugal) et Viariz (district de Vila Real, Portugal).

Enfin Eugène Goyheneche voit dans le toponyme Biarritz une résurgence des formes les plus anciennes connues (Bearriz en 1150 et Beiarrids en 1261 par exemple), que la langue française écrite aurait figées, alors que la forme basque continuait d’évoluer[EG 1]. Il en conclut que, tout comme Ustar-itz dont le radical est un nom d'homme, Beiarritz signalerait le domaine de Beiar.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Barroilhet était une ferme de Biarritz du nom de Dominique Barroilhet, notaire et propriétaire du domaine en 1638[PR 2],[MB 13]. Cette propriété fut le témoin de violents combats à la fin de 1813, lorsque les Anglais entrèrent dans Biarritz qu’ils occupèrent jusqu’en août 1814. Les tombes de trois officiers anglais de la Garde royale[Note 11], toujours visibles dans les jardins du domaine, furent honorés par la reine Victoria en 1889[MB 13].

Le domaine de Françon, comprenant piscine, lac, tennis et écuries, fut érigé en 1882 par la famille Pennington-Mellor[AC 1].

La Frégate désigne un rocher de Biarritz, proche de la côte, au sud de la pointe Saint-Martin[PR 3]. C'est sur ce rocher que le 27 janvier 1930 le vapeur anglais, le Knebworth, fut drossé par la tempête[47],[Note 12].

La Grande Plage est l’ancienne côte des Fous, où les malades mentaux recevaient le choc salutaire de la mer déchaînée[AC 2] (« ces détonations violentes causées par le choc de l’eau dans les grottes de ces bords »[48]), dénommée également par la suite côte du Moulin[MF 4].

Le château de Gramont (noté Grammont en 1863[PR 4]), situé près de l'église Saint-Martin, fut la propriété de Grammont de Castera, membre du Conseil général du commerce de Paris et proche de Napoléon Ier, au sacre duquel il assista[49]. Le major-général Hope, commandant la 7e division d'infanterie pendant la guerre d'indépendance espagnole y établit son quartier général jusqu'au 8 août 1814[49]. Sur l'invitation de Jules Labat, député-maire de Bayonne, Napoléon III y séjourna 42 jours pendant l'édification de la villa Eugénie[49]. Le château actuel, dit de Gramont, fut édifié en 1866.

Le lac Mouriscot, ancien lac Bleu, lac de l’Arrague ou lac d'Hondarrague porte ce nom depuis le XVIIe siècle[MF 5]. Des Morisques, expulsés d’Espagne en 1611, s’y étaient fixés, et avaient agencé un artisanat de poteries d’argile, utilisant la glaise locale de bonne qualité. Mouriscot vient de moura, « terre marécageuse », et de l’application du diminutif.

C’est à la pointe Saint-Martin que se dresse le phare de Biarritz, dont la construction fut décidée le 21 janvier 1794 (2 pluviose an II) par le Comité de salut public. Les travaux commencèrent en 1830. Par temps clair, la vue porte sur près de 150 kilomètres[PR 5],[MF 6]. La pointe a également porté le nom de cap d’Haitzart (« chêne » en basque).

Zulueta est un toponyme de Biarritz dont la forme francisée a offert un mot à la langue française[EG 1]. Arnaud de Silhouette y est né, et son fils, Étienne de Silhouette, fut contrôleur général des finances sous Louis XV de mars à novembre 1759. Impopulaire et brocardé, la diffusion de ses caricatures lancèrent la mode des dessins « à la Silhouette », à l’origine du substantif silhouette.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La présence d’ancêtres préhistoriques est attestée en plusieurs endroits de la localité.

Le vallon de Chabiague a révélé la fréquentation du site au Paléolithique, durant le Moustérien, soit environ 300 000 à 30 000 avant le présent (BP) et l’Aurignacien (environ 39 000 à 28 000 BP)[EG 1]. De même, sur les sites du Mouligna et du bois de Boulogne sont avérées des traces datant du Würmien moyen (50 000 à 30 000 BP) et du Néolithique (9 000 à 3 300 BP), et au cap Saint-Martin, du Néolithique avancé[EG 1].

La grotte du phare de Biarritz a été occupée à deux époques, d'abord au Chalcolithique, ensuite au Bronze final[50].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les témoignages venant de l’époque romaine ou vascone sont à ce jour restés peu diserts pour la localité de Biarritz. Si Bayonne est au Ier siècle A.D. une place forte romaine de quelque importance, protégée contre les attaques des Tarbelli, peuple aquitain ou proto-basque, qui en occupent le territoire[51], on possède peu d'information sur Biarritz, si ce n’est la présence d’un ouvrage romain sur le poste d’observation de l’océan nommé Atalaye sur les restes duquel le château de Ferragus sera édifié durant la présence anglaise à partir du XIIe siècle[MF 7].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vue latérale de la nef d'une église ; cimetière au premier plan.
L'église Saint-Martin, au centre de l'une des deux paroisses originelles de Biarritz.

En 1152, Aliénor d'Aquitaine épouse Henri Plantagenêt qui deviendra suzerain du duché d'Aquitaine. Le prince Édouard, fils aîné d'Henri III d'Angleterre, investi du duché, est fiancé à Éléonore de Castille, qui lui apporte les droits sur la Gascogne.

Deux foyers de peuplement sont attestés au Moyen Âge[EG 1]. D’une part, l’église Saint-Martin anime les quartiers de l'intérieur des terres [Note 13]. D’autre part, le château de Belay (mentionné en 1342), également appelé château de Ferragus, protège la côte et l’actuel Port-Vieux, alors que la vie religieuse et les assemblées communautaires se déroulent à la chapelle Notre-Dame-de-Pitié (citée en 1498), dominant le Port-des-Pêcheurs[EG 1]. On en déduit deux activités principales, l’une agricole et la seconde, tournée vers la mer.

Un document daté du 26 mai 1342 atteste de cette activité maritime axée sur la pêche, autorisant les Biarrots à « (…) remettre à Bayonne tout le poisson frais que nous et nos successeurs habitants de Biarritz pêcheront dans la mer salée »[Note 14],[MF 8].

La construction du château fort de Ferragus fut décidée par les Anglais, sur les fondations d'un ouvrage romain, au sommet du promontoire dominant la mer, nommé Atalaye, qui servait de lieu d'observation des baleines[Note 15]. Ce château possédait une double enceinte crénelée épaisse de deux mètres, un pont-levis et quatre tours[MF 7]. Il est encore fait référence à ce château en 1603 (lettres patentes d'Henri IV). Il en restera une tour, dite de la Haille[Note 16], puis de la Humade à partir de 1739, lorsque le ministre de la Marine choisit l'endroit pour y établir un feu pour servir d'amer[Note 17]. La tour disparaîtra en 1856[MF 9].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

On ignore de quelle période date l’émancipation de la paroisse Saint-Martin, jusque-là hameau de Bayonne. En 1621 néanmoins, Louis XIII approuve une modification de gestion, de laquelle découlera la nomination du premier jurat — le terme désignant par la suite le maire de la localité — de la commune. On connaît par ailleurs le nom des députés de la paroisse au biltzar du Labourd en 1517, Compainhet de Sandore et Marticot d’Etcheverry[MF 3]. 1568 voit l’élection d’une délégation de la paroisse pour défendre ses intérêts, composée de huit mariniers et de quatre laboureurs[MF 10]. Ces quelques éléments permettent de cerner la période de l’indépendance du hameau.

L’activité de Biarritz durant cette période est surtout maritime. De jour comme de nuit un guetteur est posté sur le promontoire de l’Atalaye, scrutant l’horizon à la recherche du jet fusant, le souffle de la baleine. Aussitôt harponnée par des hommes embarqués sur des baleinières mouillant dans le Vieux-Port, la baleine est traînée jusqu’à ce dernier pour être dépecée. En 1565, Ambroise Paré fut le témoin de ce spectacle[MF 11]. La prise du dernier cétacé à Biarritz date du 2 ou 3 mars 1686[MF 11].

La disparition de cette source de revenus importante est à l’origine d’une nouvelle activité. Les mariniers et autres nautoniers s’embarquent sur des bateaux corsaires, mais également pour la pêche dans les eaux irlandaises et de Terre-Neuve. On compte au XVIIe siècle dix capitaines biarrots et près de 300 marins sur les rôles maritimes, et une cinquantaine de capitaines au siècle suivant[MF 11]. Ainsi, le Biarrot Jean Dalbarade (1743 - 1819), fut-il ministre de la Marine entre 1793 et 1795, après avoir brillé dans la guerre de course.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Vue d'un grand immeuble à trois étages ; façades couleur brique ou pierre et brique ; toiture en ardoises.
L'hôtel du Palais, anciennement Villa Eugénie.

Dès 1784, les bains de mer de Biarritz sont à la mode et Napoléon s'y baigne en 1808. Quand Victor Hugo découvre la localité en 1843, il évoque déjà le risque de la voir devenir une ville balnéaire :

« qu’un hameau de pêcheurs, pleins de mœurs antiques et naïves, assis au bord de l’océan (…) ne devienne à la mode, (que le) village à toits roux et à contrevents verts posé sur des croupes de gazon et de bruyère dont il suit les ondulations (…) ne soit pris du mauvais appétit de l’argent (…) mettant des peupliers sur ses mornes, des rampes à ses dunes, des escaliers à ses précipices, des kiosques à ses rochers, des bancs à ses grottes (…)[AC 3]. »

L'impératrice Eugénie décide d'en faire sa villégiature après y avoir séjourné deux mois en 1854 et Napoléon III lui construit un palais. Cet épisode y amène les têtes couronnées de toute l'Europe et fait le succès de la ville qui devient « la reine des plages et la plage des rois ». En octobre 1868, au cours des régates de Biarritz, les équipages des avisos à hélice de la division navale des côtes ouest de France Chamois (cdt Jules d'Ariès, 1813-1878) et l'Argus (cdt Henri Rieunier, 1833-1918, futur amiral ministre de la marine et député de Rochefort) accueillent à leur bord l'impératrice Eugénie et son fils le prince impérial. C'est à Biarritz que Bismarck vient rencontrer Louis-Napoléon Bonaparte en septembre 1865, afin d'obtenir le soutien de l'empereur français à la politique prussienne.

De cette histoire, Biarritz a gardé quelques immeubles caractéristiques comme une église orthodoxe à rapprocher des visites de l'aristocratie russe d'avant la Révolution russe.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

C'est de cette époque (pose de la première pierre en décembre 1892 par la reine Nathalie de Serbie et inauguration en juin 1893) que datent les thermes salins de Biarritz, sur un projet de l'architecte Lagarde. En provenance des salines de Briscous, des canalisations souterraines de plus de vingt kilomètres acheminent alors une eau en teneur saline plus de dix fois plus élevée que celle de l'eau de mer[PS 2]. Ces établissements furent fermés à partir de 1953 et rasés en 1968.

Créé en 1894, agrandi deux fois (1911 et 1926) et toujours vivant aujourd'hui, le grand magasin Biarritz Bonheur est à l'époque un temple du luxe et de la mode. Au début du XXe siècle, la majorité de ses employés parlent anglais[52]. La ville de Biarritz est également une ville liée à l'histoire de la mode française en particulier la maison Chanel. Coco Chanel y ouvre en 1915 sa 3e boutique située 2 avenue Édouard-VII.

L'occupation allemande[modifier | modifier le code]

Vue d'un mémorial de la Seconde Guerre mondiale ; liste des victimes gravée sur une stèle.
Monument à la mémoire des joueurs du Biarritz olympique, morts durant la Seconde Guerre mondiale, situé dans le stade d'Aguiléra.

En 1940, durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands creusent le mur de l'Atlantique dans les falaises de Biarritz. Le 27 juin 1940, les troupes allemandes occupent la côte basque. La marine de guerre arrive au début du mois de juillet. Fin 1942, le capitaine de corvette Ludwig, commandant le 286e groupe d'artillerie de marine, projette et conçoit avec l'Organisation Todt, installée à l'hôtel Régina, le poste de commandement du plateau de l'Atalaye codé BA 39-40. Il s'y installe jusqu'à la Libération.

Au nord, avenue général Mac-Crosky sous une belle villa, le point d'appui BA 34, creusé dans la pointe Saint-Martin, défend la plage de la Chambre d'Amour d'un hypothétique débarquement. Au sud, le long du boulevard du Prince-de-Galles, la position BA 41 offre ses embrasures, parties visibles d'un complexe défensif creusé dans le roc.

Le 27 mars 1944, la ville est bombardée par la deuxième vague de bombardiers de l'aviation alliée, en route pour détruire l'aéroport de Parme, la DCA allemande ayant abattu un appareil lors du premier survol[PS 3]. 150 personnes y trouvèrent la mort parmi la population civile, ainsi que 300 soldats allemands[EG 2],[MF 12].

Après la libération, la ville accueille pendant quelques mois l'université américaine de Biarritz, inaugurée le 22 août 1945, qui vise à former les soldats après la victoire alliée en Europe. Sa direction est assurée par le général Mac Crosky, qui installe ses bureaux à l’hôtel du Palais[MF 13]. L’université comptera 10 400 inscriptions jusqu’à sa fermeture, le 8 mars 1946[MF 14].

L'avènement du surf[modifier | modifier le code]

En 1956, le scénariste américain Peter Viertel, de passage à Biarritz avec son épouse Deborah Kerr pour le tournage du film Le soleil se lève aussi, utilise une planche de surf qu'un ami a fait venir par avion de Californie[MF 15]. Le surf-club de Biarritz, le Waïkiki est créé le 16 septembre 1959, par Jo Moraïtz ; le 24 juillet 1960 a lieu la première compétition internationale sur la Grande Plage, et le 11 septembre 1960, la première édition des championnats de France, dont le lauréat est Joël de Rosnay[MF 16].

En parallèle des entrainements et des compétitions, le Dr Saury, médecin des sapeurs pompiers de la station dans les années 1950, allait mettre en place une chaîne de secours pour les surfeurs et baigneurs, dont l’organisation servit de modèle au futur SAMU créé en 1956[MF 16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Biarritz présente un profil politique constant, privilégiant les candidats de droite aux élections présidentielles et aux élections régionales, ainsi qu’aux élections législatives et municipales. Les électeurs ont également voté pour les candidats de droite alors que le reste du département choisissait la gauche lors des dernières élections régionales (50,77 % pour Alain Rousset dans les Pyrénées-Atlantiques[53] contre 41,71 % à Biarritz). D’autre part, les partis politiques basques ne sont pas plébiscités lors des scrutins locaux. Enfin, le taux de participation aux différents scrutins est systématiquement inférieur à la moyenne départementale (par exemple, 77,98 % aux élections présidentielles de 2012, vs. 83,67 % ; 42,64 % aux élections européennes de 2014 vs. 46,13 %).

Élections présidentielles les plus récentes[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections présidentielles de 2007, Nicolas Sarkozy, UMP, élu, avait obtenu 58,50 % des suffrages et Ségolène Royal, PS, 41,50 % des suffrages ; le taux de participation était de 79,25 %[74].

Lors du second tour des élections présidentielles de 2012, François Hollande, PS, élu, avait obtenu 45,31 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 54,69 % des suffrages ; le taux de participation était de 77,98 %[75].

Élections municipales les plus récentes[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2008, la liste de Didier Borotra, dont la liste LCMD avait obtenu 29 sièges sur 39, avait rassemblé au second tour 43,37 % des suffrages ; le taux de participation était de 56,30 %[76].

Aux élections municipales de 2014, la liste de Michel Veunac, dont la liste LDIV avait obtenu 27 sièges sur 35, avait rassemblé au second tour, 63 % des suffrages ; le taux de participation était de 59,56 %[77].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 20 000 et 29 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 35 à partir de 2014 ; il comptait jusqu'alors 39 membres (population inférieure à 40 000 habitants)[78],[Note 18]. La forte baisse démographique — supérieure à 4 000 habitants entre les recensements de 1999 et 2011, soit - 13,8 % — explique à elle seule le changement de strate ayant engendré la réduction du nombre de conseillers municipaux entre les élections de 2008 et de 2014.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs.
Période Identité Étiquette Qualité
1788 1789 Pierre Moussempès    
1813 1814 Pierre Moussempès    
1830 1831 Denis Joseph Jaulerry[Note 19]    
1831 1832 Jean-Paul Bagnères[Note 20]    
1832 1840 Louis Loupy[Note 21]    
1840 1843 David Sarrat[Note 22]    
1843 1846 Jean Harriet dit Mertias    
1846 1848 Denis Joseph Jaulerry[Note 19]    
1848 1857 Pierre Duprat    
1864 1881 Pierre-Paul Jaulerry    
1881 1884 Alcide Augey    
1884 1888 Alexandre de Larralde-Diustéguy    
1888 1895 Alcide Augey Alliance républicaine et de conciliation  
1895 1904 Félix Moureu    
1904 1919 Pierre Forsans    
1919 1929 Joseph Petit    
1929 1941 Ferdinand Hirigoyen RDG  
1941 1944 Henri Cazalis    
1945 1977 Guy Petit    
1977 1989 Bernard Marie RPR Député
1989 2014 Didier Borotra UDF puis MoDem Sénateur
2014 en cours Michel Veunac MoDem Conseiller régional d'Aquitaine

Cantons de Biarritz[modifier | modifier le code]

En 1790, Biarritz fut le chef-lieu d'un canton, dépendant du district d'Ustaritz, comprenant les communes d'Anglet, Arcangues, Bassussarry et Biarritz[PR 6]. En 1792, elle devient chef-lieu de canton, dépendant de l'arrondissement de Bayonne[MF 17]. En 1863, Biarritz faisait partie du canton de Bayonne-Nord-Ouest.

Biarritz est à présent le chef-lieu des cantons de Biarritz-Ouest et de Biarritz-Est.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dans le ressort de la cour d'appel de Pau, Biarritz était le siège d'un tribunal d'instance jusqu'au 31 décembre 2009. Dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire, depuis le 1er janvier 2010, le tribunal d'instance de Bayonne a regroupé ceux de Biarritz et de Saint-Palais.

Biarritz, toujours dans le ressort de la cour d'appel de Pau, relève à présent de Bayonne pour toutes les juridictions, à l'exception du tribunal administratif situé à Pau et de la cour administrative d'appel à Bordeaux[79].

La commune accueille un commissariat de police et une recette-perception des impôts.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Biarritz a engagé depuis 20 ans une politique environnementale de type contractuelle, signant la charte municipale d'environnement couvrant la période 1994 - 2001, qui privilégiait l'amélioration de la qualité des eaux de baignade ou la mise en valeur des sites naturels, et, pour la période 2002 - 2008, la charte de l'environnement de l'agglomération du BAB, conjointement à l'État et au conseil général des Pyrénées-Atlantiques[M 5]. Le contrat d'agglomération 2009 - 2014 a renforcé cette approche[80].

L'année durant, l'entretien des plages est quotidien, avec un renforcement des effectifs dès le mois de mars par du personnel saisonnier dédié au ramassage des déchets flottants, en prévision des mois d'été[M 6]. La ville de Biarritz a reçu en 2009 la certification « Démarche qualité eaux de baignades », répondant à la directive européenne concernant la gestion de la qualité des eaux de baignade, pour les eaux tant littorales qu'intérieures[M 7].

La localité adhère au syndicat mixte Bil Ta Garbi qui assure le traitement et la valorisation des déchets ménagers et assimilés pour le compte de près de 200 communes de l'ouest du département des Pyrénées-Atlantiques. Alors qu'aujourd'hui les ordures ménagères de l'agglomération sont transférées et traitées en Gironde, elles seront dans l'avenir triées et compostées à Bayonne et enfouies dans la décharge de Saint-Pée-sur-Nivellepour leur part non recyclable[M 8].

Pour lutter contre les nuisances sonores, Biarritz s'est engagée dans une démarche basée sur la sensibilisation, avec l'aide d'un médiateur, accompagnée d'un volet répressif, personnalisé par l'intervention de la police municipale sous la forme de brigades anti-bruit[M 9].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Biarritz appartient à la strate des communes ayant une population comprise entre 20 000 et 50 000 habitants. Le tableau ci-dessous montre le résultat comptable par habitant sur dix années (période 2004 - 2013), ainsi que le solde de financement des investissements, toutes données comparées à la moyenne de la strate.

Comptes de la commune de Biarritz de 2004 à 2013.
Résultats exprimés en €/habitant.

Années Résultat comptable Besoin (Besoin) ou capacité (Capacité) de
financement des investissements
Capacité
d'autofinancement (CAF)
Biarritz Moyenne de
la strate
Biarritz Moyenne de
la strate
Biarritz Moyenne de
la strate
2004
161 120 Capacité 100 Besoin 6 212 160
2005
182 116 Capacité 13 Besoin 2 235 152
2006
124 111 Besoin 87 Capacité 3 207 148
2007
111 101 Capacité 41 Capacité 4 198 141
2008
131 91 Besoin 21 Besoin 10 222 133
2009
66 100 Capacité 35 Capacité 15 153 142
2010
127 126 Besoin 292 Capacité 1 221 171
2011
112 141 Capacité 194 Capacité 4 196 186
2012
103 130 Besoin 45 Capacité 18 204 180
2013
94 121 Capacité 39 Besoin 31 163 172
Sources des données : les comptes des communes - Biarritz[81].

Strate : communes de 20 000 à 50 000 habitants.

Taux de fiscalité directe en 2013.
Taxe Taux voté à Biarritz Taux moyen de la strate
d'habitation 19,73 % 18,00 %
foncière sur le bâti 15,09 % 23,37 %
foncière sur le non-bâti 24,75 % 58,48 %
Sources des données : les comptes des communes - Biarritz[81].

Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale.

Strate : communes de 20 000 à 50 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.

Les remarques suivantes sont toujours faites en comparant Biarritz aux autres communes de la même strate (communes de 20 000 à 50 000 habitants)[Note 9] :

  • la séquence des données de 2004 à 2013 montre une situation financière régulièrement meilleure que la moyenne de la strate jusqu'en 2009, puis la tendance change de signe, le résultat comptable annuel se positionnant sous le résultat moyen de la strate (à l'exception de l'année 2010 où il est équivalent) ;
  • le taux de la taxe d’habitation est supérieur au taux moyen de la strate ;
  • le poids de l'impôt foncier, tant pour les propriétés bâties que non-bâties, est nettement inférieur à la moyenne ;
  • l'annuité de la dette par habitant (164 €) est supérieure à la moyenne de la strate.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La ville de Biarritz fait partie de l'agglomération Côte Basque-Adour qui regroupe cinq communes de l'agglomération bayonnaise.

Elle fait partie de quatre autres structures intercommunales[82] :

  • le syndicat intercommunal d'aménagement de la zone Ilbarritz-Mouriscot ;
  • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte de l'usine de la Nive.

La commune accueille le siège du syndicat intercommunal d'aménagement de la zone Ilbarritz-Mouriscot.

Biarritz fait partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastián.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Biarritz est jumelée avec les villes suivantes[M 10] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 25 903 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 23],[Note 24].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
929 1 171 1 188 1 082 1 495 1 705 1 892 1 993 2 048
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 110 2 771 3 652 4 659 5 507 8 527 8 444 9 177 11 869
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
12 812 15 093 18 260 18 353 20 776 22 955 20 691 22 022 22 922
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
25 231 26 750 27 595 26 598 28 742 30 055 26 690 25 903 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[83] puis Insee à partir de 2004[84].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population de Biarritz a cru de manière quasi constante jusqu'en 1999, où selon le géographe Roger Brunet la tendance s'est inversée « par saturation »[27]. En un peu plus d'un siècle, de 1891 à 1999, la population a plus que triplé, passant de 9 177 habitants à 30 055 habitants.

Les tendances indiquées dans le tableau suivant mettent en lumière les raisons de cette baisse démographique[Note 9]. À un solde naturel systématiquement négatif, s’expliquant par la moyenne d’âge élevée de la population — en 2011, 40,2 % de la population de Biarritz a plus de 60 ans[Insee 4] alors que cette valeur n'est que de 27,1 % au plan départemental[85] — s’est ajouté à partir de 1999 un arrêt de l’apport migratoire qui jusque là assurait la croissance.

Analyse des soldes de variation annuelle de la population[Insee 5]
1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2006
Taux de variation annuel de la population + 1,0 + 0,5 - 1,7
Solde naturel - 0,7 - 0,6 - 0,7
Solde migratoire + 1,6 + 1,1 - 1,0

Enseignement[modifier | modifier le code]

Vue d'un bâtiment précédé d'un parvis à colonnade antique, fronton triangulaire.
Le collège Villa-Fal, à la Négresse.

La commune de Biarritz est rattachée à l’académie de Bordeaux[86]. Elle dispose de six écoles élémentaires ou primaires publiques et de trois écoles primaires privées, dont une ikastola[M 11].

En ce qui concerne l'enseignement secondaire, la localité offre l'accès à deux collèges publics (collèges Villa-Fal et Jean-Rostand) et à un collège privé (collège de l'Immaculée-Conception). Le lycée André-Malraux est le seul lycée d'enseignement général de la commune[19]. Un lycée technologique et professionnel, orienté vers l'hôtellerie et le tourisme et nommé Biarriz-Atlantique, est installé à la limite ouest du quartier de La Négresse[87].

Le lycée René-Cassin de Bayonne propose un BTS pour les métiers de l'image et du son dans son antenne située à Biarritz, à peu de distance de la médiathèque[88].

Biarritz, étant donné son faible éloignement de Bayonne, a un accès direct au campus universitaire de la Nive, situé autour du Château-Neuf dans le Petit Bayonne[89]. Celui-ci fait partie de l'UFR pluridisciplinaire de Bayonne - Anglet - Biarritz, qui dépend de l'université de Pau et des Pays de l'Adour[90]. Le site de Bayonne accueille également un IUT, un site de l'IAE des Pays de l'Adour, lequel offre des formations en gestion et management[90], ainsi qu'une antenne délocalisée de l'université de Bordeaux (Institut universitaire professionnalisé sport, management et gestion des entreprises)[91]. Un IFSI (institut de formation en soins infirmiers) se situe à proximité du site Saint-Léon du Centre hospitalier de la Côte Basque[92]. D’autre part, l’ESTIA (école supérieure des technologies industrielles avancées est située à Bidart dans la technopole Izarbel.

La commune dispose d'une antenne du conservatoire à rayonnement régional Maurice-Ravel.

Santé[modifier | modifier le code]

Biarritz fait partie de l’agglomération de Bayonne et du sud des Landes et à ce titre, ses habitants se trouvent à moins de 35 km d’un équipement hospitalier proposant des services de médecine, d’obstétrique, de chirurgie ou des soins psychiatriques[30]. L’offre du centre hospitalier de la Côte Basque, principalement établi sur Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, se complète de plusieurs cliniques, dont la polyclinique d’Aguiléra à Biarritz. La localité bénéficie également de la présence d’un site de l’Établissement français du sang et d’un centre médico-scolaire[M 12].

Sports[modifier | modifier le code]

Biarritz s'est illustrée dans l'élite sportive de plusieurs spécialités, telles que la pelote basque, le rugby à XV ou le surf. À côté de ces sports qui s'adressent en grande partie à des professionnels, 36 spécialités différentes sont offertes par près de 60 associations à la pratique amateur ; en 2014, plus de 11 000 affiliés s'entraînent à l'une ou l'autre de ces spécialités[M 13].

Pelote basque[modifier | modifier le code]

Deux clubs de pelote basque se partagent les faveurs des passionnés, le Biarritz Athletic Club, qui s’entraîne au parc des sports d'Aguiléra, et le Biarritztarrak, qui se réunit avenue du Maréchal-Foch[M 14]. La ville organise de nombreux tournois amateurs et professionnels, notamment de cesta punta au jaï alaï Euskal-jaï en juillet et août.

Rugby à XV[modifier | modifier le code]

Vue de joueurs de rugby en cours de match.
Le Biarritz olympique Pays basque contre le Stade toulousain, le 8 septembre 2012 à Toulouse

Le club de rugby du Biarritz olympique Pays basque (BOPB) est le club phare de la ville. Fondé en 1913, il s'honore de 5 titres de champion de France (1935, 1939, 2002, 2005 et 2006) et de 2 finales de coupe d'Europe (2006 et 2010). Le BOPB se produit à domicile au parc des sports d'Aguiléra, qui peut accueillir 15 000 spectateurs. Serge Blanco figure parmi les joueurs emblématiques du club.

Surf[modifier | modifier le code]

Biarritz accueille régulièrement des compétitions de surf, comme les épreuves de championnat du monde de longboard de 1992 à 2005 lors du Biarritz Surf Festival. Plus de dix écoles de surf accueillent les néophytes ou les surfeurs plus aguerris[M 15].

L'histoire du surf et la renommée du site ont justifié l'implantation à Biarritz du siège de l'ONG Surfrider Foundation Europe. Pour les mêmes raisons, le plus ancien magazine de surf français, Surf Session, fut fondé en 1986 par Gibus de Soultrait et Pierre Bernard-Gascogne à Biarritz ; il appartient à présent au groupe de presse Sud Ouest.

Autres sports[modifier | modifier le code]

Le seul club de football et de basket-ball de la ville est le club de la paroisse Saint-Martin, la Jeanne-D'Arc de Biarritz (JAB). Les terrains d'entraînement sont, pour le football, le stade Saint-Martin et l'hippodrome des fleurs, et pour le basket-ball, le gymnase du collège Villa-Fal. L'hippodrome des fleurs est également dédié aux courses de trot, le centre hippique près du lac Mouriscot est un centre d'entrainement qui se consacre en partie à l'apprentissage[93].

Le golf du Phare, inauguré en 1888 est le plus ancien des onze golfs de la côte basque. Il est l'hôte de la Biarritz Cup, importante compétition amateur[94]. Il s’agit d’un par 69 de plus de 5 400 mètres. Il s’adosse au centre international d’entraînement d’Ilbarritz, un par 32 de 2 176 mètres[M 16].

Cultes[modifier | modifier le code]

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Culte catholique[modifier | modifier le code]

Biarritz appartient au diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron dont Mgr Marc Aillet est l'évêque depuis 2008.

La commune dispose des 6 centres de culte catholiques suivants, dans la paroisse de Notre-Dame-du-Rocher : Saint-Esprit-du-Braou, Saint-Martin, Saint-Charles, Sainte-Eugénie, Saint-Joseph et Sainte-Thérèse[95].

Culte israélite[modifier | modifier le code]

La synagogue de Biarritz bâtie en 1904 est située rue Pellot ; elle a réouvert ses portes en 2012 et les offices y sont célébrés durant les mois de juillet et d’août. La communauté est rattachée au consistoire de Bayonne[96].

Alors que l’histoire juive de Bayonne est vieille de plusieurs siècles, la localité accueillant les Juifs fuyant l’Espagne et le Portugal depuis le décret de l’Alhambra en 1492, ce n'est que sous le Second Empire, lorsque Biarritz devient une station balnéaire et thermale célèbre, attirant toute l'aristocratie et la haute bourgeoisie européenne, que la cette commune offrira un lieu de culte israélite aux croyants. Parmi le gotha mondain qui visite la station figurent de nombreux Juifs, dont la famille Poliakov, les frères Samuel, Jacob, financier, et Lazare, magnat des chemins de fer russe, anobli par le tsar pour service rendu à la Russie. La synagogue est construite à l’initiative des frères Pereire et Lazare Poliakov et sera inaugurée le 7 septembre 1904 sur un terrain faisant partie de l'ancien domaine impérial. Une moitié des offices ait lieu selon le rite ashkénaze afin de répondre à la demande des fidèles étrangers, l'autre moitié ayant lieu selon le rite portugais pratiqué à Bayonne.

Culte orthodoxe[modifier | modifier le code]

L'église orthodoxe russe, de son vrai nom églse Saint-Alexandre-Nevsky-et-de-la-Protection-de-la-Mère-de-Dieu, fut construite en 1892 sur le domaine impérial ; elle est située avenue de l'Impératrice. L’église est rattachée à l'archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale[97].

De même que pour la synagogue de Biarritz, la construction de l’église russe est intimement liée au développement touristique et balnéaire de la station, fréquentée par l’aristocratie russe en villégiature dans la cité, dont l'impératrice Maria Feodorovna, épouse d'Alexandre III, qui aimait séjourner sur la côte basque. La construction de l’édifice fut décidée en 1879, alors que les cérémonies religieuses se déroulaient jusque là dans une salle de la villa Eugénie. La consécration de l’église eut lieu en septembre 1892.

Culte protestant[modifier | modifier le code]

L'église réformée se trouve rue Peyroloubilh. La communauté se partage entre les temples de Bayonne et de Biarritz, la paroisse portant le nom d'Église protestante unie de la côte basque[98].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 495 €, ce qui plaçait Biarritz au 22 246e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[99]. Cette même année, 42,8 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 6].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2011, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 14 724 personnes, parmi lesquelles on comptait 69,9 % d'actifs dont 59,5 % ayant un emploi et 10,4 % de chômeurs[Insee 7].

On comptait 12 554 emplois dans la zone d'emploi, contre 11 119 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 8 911, l'indicateur de concentration d'emploi est de 140,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d'un emploi par habitant actif[Insee 8],[Note 25].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Biarritz selon leur secteur d'activité[Insee13 1] :

Structure de l’économie à Biarritz au 1er janvier 2013.
Nombre d’établissements concernés
TOTAL 3 438
Industrie 167
Construction 253
Commerce, transport et services divers 2 508
Administration publique, enseignement, santé, et action sociale 510
Champ : activités marchandes hors agriculture.

Le tableau ci-dessous détaille les établissements actifs par secteur d'activité au regard du nombre de salariés[Insee13 2] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2011.
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 4 515 100,0 3 020 1 313 97 64 21
Agriculture, sylviculture et pêche 17 0,4 17 0 0 0 0
Industrie 179 4 104 61 11 2 1
Construction 289 6,4 201 72 9 7 0
Commerce, transports, services divers 3 305 73,2 2 117 1 081 64 31 11
dont commerce et réparation automobile 896 19,8 493 382 14 5 2
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 725 16,1 781 99 13 23 9
Champ : ensemble des activités.

Les deux tableaux précédents amènent les remarques suivantes[Note 9] :

  • l'essentiel de l'activité économique est assuré par des entreprises du secteur tertiaire ;
  • l'agriculture et la pêche, jadis activités dominantes de la localité, ne sont pratiquement plus représentées ;
  • moins de 5 % de l'activité est assuré par des entreprises du secteur industriel, qui reste concentré sur des structures de moins de 20 salariés, tout comme les activités liées à la construction ;
  • l'administration publique, l’enseignement, la santé et l’action sociale forment une activité qui regroupe plus de 15 % des entreprises, confirmant en cela, l'importance du pôle administratif et de santé bayonnais au sein de l'agglomération de Bayonne et du sud des Landes.

En 2013, 399 entreprises ont été créées à Biarritz, dont 258 par des auto-entrepreneurs[Insee 9],[Insee 10].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partiellement partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty, mais ne fournit en 2014 pas de producteur[100].

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Biarritz regroupe peu d’industries, comme l'indiquent les tableaux précédents. On citera tout de même Dassault Aviation, qui possède un établissement dans la localité, produisant des éléments en composites et assemble des fuselages des avions Falcon. Cette présence aéronautique s’inscrit dans une logique historique, puisque Latécoère en 1937 puis Bréguet en 1939 étaient présents à Biarritz avant Dassault en 1971[101].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire très actif s’appuie sur la spécialisation touristique, soutenue par une infrastructure hôtelière dense, un réseau de musées conséquent (musée de la Mer, Asiatica, musée du chocolat), des activités sportives attractives (golf, surf) et une orientation balnéaire qui privilégie la santé et le bien-être (thalassothérapie, soins et rééducation)[27]. Ses sources d'eaux salines (amenées de Briscous par des canalisations) font aussi de Biarritz une station thermale spécialisée dans le traitement du lymphatisme.

Biarritz est associée dans une communauté d'agglomération avec les villes d'Anglet, Bayonne, Bidart et Boucau (l'agglomération Côte Basque-Adour) avec lesquelles elle partage l'administration de l'aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne. Elle compte comme principaux employeurs, une antenne des Autoroutes du Sud de la France (400 salariés) et des chaînes hôtelières. La polyclinique d’Aguiléra propose 190 lits et emploie 260 salariés. En outre, Siemens, qui anime à Biarritz une société d'informatique médicale emploie 180 personnes, et le négoce d'horlogerie et de bijouterie Louis Pion, 55[27]. Les éditions Atlantica ont leur siège dans la localité.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Biarritz a fait partie du biltzar du Labourd jusqu’à sa disparition en 1789. Si l’origine du peuplement est basque, le gascon est présent dès le Moyen Âge. Sur les 101 maisons recensées à la fin de cette période, 35 portent un nom gascon[EG 1].

Les touristes de la Belle Époque, au début du XXe siècle, virent l’ouverture de Biarritz Bonheur en 1903, surnommé The Harrods of Biarritz, grand magasin dont les serveuses parlaient anglais et russe, pour satisfaire la clientèle[MF 18].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Monument historique de Biarritz.

Biarritz compte 10 monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[102] et 1 monument répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[103]. Par ailleurs, elle compte 3 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[104].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

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Le rocher de la Vierge est l’un des emblèmes de la ville de Biarritz. C'est sur l'initiative de Napoléon III qu'a été percé ce rocher, qui devait servir de base à la construction d'un port-refuge. En 1865, une statue de la Vierge, achetée à l'exposition franco-espagnole de Bayonne (ateliers Ducel), y a été installée. L'ancienne passerelle en bois a disparu en 1887 pour céder la place à une passerelle des ateliers Eiffel, sur laquelle il est déconseillé de s'aventurer par gros temps[MF 19].

Napoléon III ordonna la construction de la villa Eugénie en 1854, en cadeau à son épouse Eugénie de Montijo[105]. Au départ lieu de villégiature de l'impératrice, la résidence a vu défiler toute l'aristocratie et les vedettes de l'époque. La villa gardera son appellation initiale jusqu'en 1893, date à laquelle elle est transformée en palace et renommée hôtel du Palais. Suite à l'incendie de février 1903, l’hôtel doit être reconstruit. Otto von Bismarck, Winston Churchill, Vladimir Poutine, Coco Chanel ou encore Frank Sinatra y ont séjourné. L’hôtel est aujourd'hui classé 5 étoiles et a obtenu en mai 2011 la « distinction Palace »[106].

La pâtisserie Miremont date du début du XIXe siècle. Sise place Clemenceau, la boutique, et son mobilier intérieur sont classés[107],[108]. Elle a été fréquentée par, entre autres, le roi Alphonse XIII d'Espagne et la reine Amélie d'Orléans. Maurice Rostand en disait qu’« à cinq heures (il y avait) moins de gâteaux que de reines et moins de babas que de grands-ducs »[AC 4].

Le casino municipal de Biarritz est bâtiment de style Art déco, construit en 1929 par l'architecte Alfred Laulhé [109]. Il est situé au bord de la Grande Plage. Il a été rénové dans les années 1990. Il fait partie du groupe Lucien Barrière.

Le phare de Biarritz à la pointe Saint-Martin, érigé de 1830 à 1832, est l'un des points les plus visibles depuis la mer dans cette partie du golfe de Gascogne[110]. Il succède à la tour de la Haille, sise à l’Atalaye, où un feu brûla le 1er octobre 1739 et qui s’effondra en 1856[MF 20]. L’idée d’avoir un phare à la pointe Saint-Martin est confirmée par le Comité de salut public, le 2 pluviôse an II (21 janvier 1794). Le phare tournant à éclipses fut conçu par Nicolas Philippe Vionnois qui en acheva le plan en 1827[MF 20]. Il est construit en pierre de Bidache et de la Rhune et inauguré le 1er février 1834, après avoir reçu son homologation par la loi de juin 1833 ; il a été automatisé en 1980[MF 20].

La villa Belza, œuvre de l'architecte Alphonse Bertrand et construite de 1880 à 1895 pour Ange du Fresnay en honneur à son épouse Marie-Belza née Dubreuil, se dresse sur le rocher du Cachaous. Elle abrite des appartements après avoir été pendant les années folles, un cabaret et restaurant russe, ouvert par un beau-frère d’Igor Stravinsky et devenu à l’époque « le dernier refuge des noceurs impénitents »[AC 5]. Elle se dresse face à la mer ; sa tour carrée est flanquée d’une poivrière. Elle sera classée en 1997 par la ville.

La commune a érigé en 1990 une stèle des évadés de France, à la mémoire des résistants qui quittèrent la France pour rejoindre l'Armée de la libération via l'Espagne durant la Seconde Guerre mondiale.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La construction de la chapelle impériale fut décidée en 1863 pour célébrer les victoires des armées françaises au Mexique[111]. Vœu de l’impératrice Eugénie, la chapelle fut dédiée à Notre-Dame de Guadalupe, patronne du Mexique. Émile Boeswillwald, disciple d’Eugène Viollet-le-Duc, fut chargé de sa réalisation, pour laquelle il suivit une inspiration romano-bysantine[AC 6]. La chapelle présente un plafond à caissons hispano-mauresque et recèle des azulejos réalisés à la Manufacture de Sèvres[AC 6].

L’église Saint-Martin, église de l’un des deux plus anciens lieux de peuplement de la localité, est antérieure à 1450, date à laquelle elle a été reconstruire. Elle fut ensuite restaurée en style gothique en 1541[MF 3]. Sous l’Ancien Régime, les réunions communales, réunissant maire-abbé et jurats, avaient lieu dans l'église. Son clocher-fronton était autrefois blanchi tous les ans pour servir d’amer aux pêcheurs[AC 7],[112]. L’église fait l’objet d’une inscription auprès des monuments historiques ; elle recèle des stalles recensées par le ministère de la Culture[21],[113].

Un décret du 12 août 1894 érigea la seconde paroisse de Biarritz, Sainte-Eugénie, après celle, antique, de Saint-Martin[MF 21]. Une kermesse fut organisée en septembre 1895, dans le parc du Helder, pour lever les fonds nécessaires à la construction de la nouvelle église[MF 22]. La première pierre fut posée le 11 septembre 1898 par le duc d’Osuna, et la construction fut réalisée sur les plans d’Ernest Lacombe[MF 22]. L'église Sainte-Eugénie, commencée sur l'emplacement de l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Pitié, et achevée en 1903, possède des vitraux de Luc-Olivier Merson. Le chanoine Gaston Larre en fut le premier curé.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Biarritz possède des infrastructures destinées aux congrès et aux expositions. Quatre centres ont été construits ou rénovés à cet effet, le Bellevue, le casino municipal, la gare du Midi et la halle d’Iraty[114].

La gare du Midi recèle deux amphitéâtres. L’auditorium Atalaya est une scène de 600 m² qui peut accueillir 1 400 personnes. De son côté, l’auditorium Gamaritz, aux dimensions plus modestes, propose 230 places[15].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Le musée de la Mer est un bâtiment de style Art déco, accolé à la falaise du plateau de l'Atalaye, dont la construction remonte à 1933. Il abrite une importante collection d'animaux marins et d'oiseaux. L'emblème du musée de la mer est un poulpe blanc sur fond bleu[115]. Depuis juillet 2011, le musée et la cité de l’océan et du surf, site permettant la découverte de l’océan, sont regroupés en un ensemble nomme Biarritz Océan[116],[117].

Le musée historique de Biarritz est situé près des halles dans une ancienne église anglicane, l'église Saint-Andrew's, rachetée par la ville au début des années 1980[PS 4]. Quatre thèmes servent de fil conducteur à la visite, Biarritz et la mer, Biarritz et l'Empire, Biarritz et le monde et enfin, Biarritz au XXe siècle[118].

Biarritz présente également aux visiteurs le musée du chocolat et Asiatica, un musée d'art oriental, qui regroupe des objets d'art d'Inde, du Tibet, du Népal et de la Chine sur 800 m2.

Musique et danse[modifier | modifier le code]

Le Malandain Ballet Biarritz est un centre chorégraphique national qui fut inauguré en 1998[119]. Son financement est assuré par la ville de Biarritz, le ministère de la Culture et de la Communication, la DRAC Aquitaine, le conseil général des Pyrénées-Atlantiques et le conseil régional d’Aquitaine. Il a également développé un partenariat avec Saint-Sébastien (Espagne). Il dispose d’une troupe permanente de 20 danseurs. Le corps de ballet est installé dans l’ancienne gare du Midi.

L'Atabal est un centre culturel regroupant les diverses expressions des musiques actuelles[120]. Il est installé dans la zone d’activité industrielle et artisanale de La Négresse. Le centre est également régi en partenariat par la ville de Biarritz, le conseil général des Pyrénées-Atlantiques et le conseil régional d’Aquitaine.

Les ballets basques de Biarritz Oldarra sont à la fois un chœur d'hommes et une troupe de ballets créés en 1945 sous l'impulsion de Segundo de Olaeta, par des réfugiés basques, ayant fui la guerre d’Espagne[121].

Théâtre et animations[modifier | modifier le code]

Le couple impérial (Napoléon III et l'Impératrice Eugénie) lança la mode du théâtre de la mer au Port-Vieux[PS 5]. De nos jours, le littoral biarrot est mis en lumière chaque soir sur une conception de Pierre Bideau (à qui la tour Eiffel doit également ses éclairages).

La commune organise également des animations de rues, culminant au mois de mai par le festival des arts de la rue. Les Translatines sont un festival qui présentent des groupes sud-américains sur diverses scènes biarrotes au mois d’octobre[M 17].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le festival de Biarritz, cinémas et cultures d'Amérique latine présente chaque année le meilleur de la création d'Amérique latine sous toutes ses formes (compétition de films, courts-métrages, expositions, conférences)[122].

Le festival international des programmes audiovisuels (FIPA) est le rendez-vous des professionnels de l'audiovisuel ; ses objectifs sont l'émergence de nouveaux talents et la vente de films hors de leurs pays d'origine[123].

Biarritz a souvent été choisie comme décor, mais aussi comme vecteur du scénario de nombreux films tels que :

Marketing[modifier | modifier le code]

Vue d'une automobile décapotable sur une pelouse.
Hotchkiss Biarritz.
Vue d'une automobile décapotable orange en exposition.
Cadillac El Dorado Biarritz Convertible 1957.

Biarritz, ville balnéaire qui a attiré l'aristocratie et la mode sur ses plages et ses falaises depuis la fin du XVIIIe siècle, a inspiré de nombreux stylistes ou designers. Ainsi, Cadillac a créé une voiture qui portait le nom de Cadillac Eldorado Biarritz, et qui fut produite de 1955 à 1985. De même, le constructeur automobile Hotchkiss créa le cabriolet Hotchkiss Biarritz en 1937, avec la conduite à droite. De son côté, la célèbre marque de beauté Chanel a imaginé un rouge à lèvre nommé Biarritz dans la collection rouge coco shine.

Enfin, la Poste a émis le timbre Biarritz-Côte Basque en 1976[124].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les falaises de Biarritz connaissent une érosion constante depuis le début du XXe siècle de 70 cm par an, contre lequel les équipes municipales successives sont impuissantes, malgré les travaux engagés[M 18]. L'érosion des falaises est due tant à l'attaque frontale des vagues, qu'au travail de sape des eaux pluviales. Le quartier Beaurivage et la Côte des Basques sont particulièrement menacés.

La commune dispose de 6 plages qui sont, du nord au sud, la plage Miramar, la Grande Plage, le Port Vieux, la Côte des Basques, la plage de Marbella et celle de la Milady[M 19].

120 ha d'espaces boisés sont entretenus par la municipalité, ainsi que deux lacs, les lacs Marion et Mouriscot, tous deux protégés par le Conservatoire du littoral[4],[5]. Le lac Mouriscot est, en outre, partiellement classé Natura 2000. Il accueille des espèces aviaires et de nombreuses espèces de poissons d'eau douce. La flore des alentours du lac présente un intérêt biologique élevé, du fait de la diversité des milieux naturels[125].

Le jardin public, en centre ville en face de la gare du Midi, aujourd'hui transformée en espace culturel, a été créé en 1903. Le parc Mazon et le jardin Lahouze sont également des espaces verts et fleuris de la commune[M 20]. Dans son palmarès 2012, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au concours des villes et villages fleuris[126].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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De nombreuses personnalités ont eu un attachement particulier à la ville de Biarritz, notamment celles appartenant à la liste ci-après (classement par année de naissance) :

Citations[modifier | modifier le code]

Antoine Furetière, Dictionnaire universel

« (Les baleines), leur passage vient en hiver depuis l'équinoxe de septembre qu'elles s'arrêtent en un lieu nommé la Chambre d'amour, proche les murs de l'ancien chasteau de Ferragus à une lieuë de Bayonne. Elles y viennent engouffrer pour éviter les profonds ténèbres de la mer glaciale du Nord, où elles séjournent pendant tout l'esté car elles aiment la lumière et le soleil afin de jouir d'un jour continuel de six mois. Quand il se retire, elles courent en flotte vers le Pôle Sud[MF 7]. »

Pierre de Gorsse

« Le balcon du Labourd sur la mer n’est qu’une suite d’émerveillements[MF 8]. »

Sacha Guitry

« Quand on se prend à hésiter entre deux plages, l'une d'elles est toujours Biarritz[AC 3]. »

Victor Hugo

« Je ne sache pas d’endroit plus charmant et plus magnifique que Biarritz… (...) Je n'ai qu'une peur, c'est qu'il devienne à la mode... Alors Biarritz, ce village si agreste, si rustique sera pris du mauvais appétit de l'argent : sacra fames (...) Alors Biarritz ne sera plus Biarritz. Ce sera quelque chose de décoloré et de bâtard comme Dieppe et Ostende[130]. »

Pierre de Lancre

« Ce mélange de grandes filles et de jeunes pescheurs qu'on voit en mandilles et tout nuds en dessous se pestemeslant dans les ondes fait que l'amour les tient à l'attache, les prend par le filet, les convie à pescher en eau trouble et leur donne autant de désirs qu'ils ont de liberté et de commodité s'estant mouillés partout, de s'aller sécher dans la chambre d'amour voisine que Vénus semble avoir planté là tout exprès sur le bord de la mer[131],[MF 1]. »

Eduardo Manet

« (Biarritz), celle qui vit au soleil et celle que l’on découvre à la lumière blanche de la lune[AC 8]. »

Eugénie de Montijo

« La mer est bien froide, et il faut beaucoup de force morale pour se décider à y entrer. Cependant, je n’ai pas manqué un seul bain depuis que je suis ici[AC 9]. »

« Je croyais avoir perdu la faculté des larmes… j’ai pleuré pourtant l’autre jour en apprenant l’incendie de ma chère villa de Biarritz[Note 26],[AC 10]. »

Henry Russell

« C’est au phare de Biarritz que l’on voit la plus grande houle du monde[MF 20]. »

Hippolyte Taine

« Une traînée de roches labourées et décharnées s’allonge en promontoire jusqu’à une arcade de grève durcie, que les hautes marées ont ouverte, et d’où la vue par trois côtés plonge sur l’océan[AC 11]. »

Eugène Viollet-le-Duc

« Devant cet horizon immense de la mer, voyant cette chaîne de montagnes se perdre dans les vapeurs rousses de l’horizon, sous un soleil rendu plus chaud par un brouillard lourd qui régnait très haut dans le ciel, et entendant ce bruit monotone et lugubre des vagues et ces détonations violentes causées par le choc de l’eau dans les grottes de ces bords, nous ne pouvions que dire : Ah ! Que c’est beau[AC 12] ! »

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Biarritz Blason D'azur à la barque montée par cinq hommes, dont l'un s'apprête à harponner une baleine qui plonge dans les flots, le tout au naturel ; au chef d'or chargé de deux coquilles au naturel, au franc-canton dextre de gueules à l'étoile d'argent.
Devise 
J'ai pour moi les vents, les astres et la mer.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Marie d'Albarade, La belle Histoire des Palaces de Biarritz, Éditions Atlantica - Biarritz 2007 et 2010
  • Association d'action culturelle de Biarritz, Biarritz au vent du large et de l'histoire, Maury imprimeur - Biarritz 1988
  • Vincent Balhadere, Bons Baisers de Biarritz, images par Crista Leonard - 2012
  • Julie et Monique Beaufils, Biarritz, mémoire en images - Tomes I à IV, Éditions Alan Sutton
  • Monique Beaufils, Rues de Biarritz - Dictionnaire historique, Atlantica (ISBN 978-2-84394-766-7)
  • Alexandre de la Cerda, Couleurs de Biarritz, éditions Sud Ouest,‎ 2006 (ISBN 2-87901-739-4)
  • Chaho, Joseph Augustin, Biarritz entre les Pyrénées et l'océan : itinéraire pittoresque, Bayonne, A. Andreossy,‎ 1855, 316 p. (lire en ligne)
  • Michel Fabre, Petite Histoire de Biarritz, des origines à nos jours, éditions des régionalismes,‎ 2009 (ISBN 2-84618-499-2)
  • P. Laborde, Biarritz, huit siècles d'histoire, 200 ans de vie balnéaire, Imprimerie Ferrus - Biarritz 1984
  • Claude Laroche, Dominique Delaunay, Geneviève Mesuret, Jean-Baptiste Minnaert, Jean-Claude Lasserre, Maurice Culot, Olivier RibetonI, Biarritz. Villas et jardins. 1900-1930 La Côte basque des années 30, Éditions Norma - (ISBN 978-2-9092-8306-7)
  • M. et F. Rousseau, Biarritz promenades, Éditions Rousseau - Bayonne 1980 & 1981

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Biarritz.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L’orthodromie considérée, séparant Biarritz de la ville frontalière Hendaye, est indiquée par Lionel Delvarre, « Orthodromie entre Biarritz et Hendaye », sur le site Lion 1906 (consulté le 27 septembre 2014).
  2. Barchalot est constitué de bar, « boue, limon », et de chalot, « ornière où il y a de l'eau ».
  3. Chardinerou provient du gascon chardine, « amateur, marchand de sardines ».
  4. Charbiague provient du gascon chai à biague, « chai à vinaigre ».
  5. Ce record de chaleur n’apparaît donc pas dans le tableau suivant, qui couvre la période 1961-1990.
  6. Un quart de la superficie seulement, comprenant l'extrémité ouest de la piste, est situé sur Biarritz. L'aéroport fut remis en service en 1954, après réparation des dommages subis lors de bombardements durant la Seconde Guerre mondiale.
  7. L'organisation de conseils de quartier n’est obligatoire que pour les villes de plus de 80 000 habitants. Elle est gérée par la loi du 27 février 2002, dite loi Vaillant, par les dispositions de l’article L. 2143-1 du code général des collectivités territoriales.
  8. Délibération du conseil municipal du 5 décembre 1875.
  9. a, b, c et d Ces remarques ne résultent pas d'une étude statistique des données présentées ; elles n'ont qu'une valeur indicative.
  10. Les données des années 1150, 1165 et 1199 sont issues de l’ouvrage de Michel Fabre, Petite Histoire de Biarritz, des origines à nos jours, éditions des régionalismes,‎ 2009 (ISBN 2-84618-499-2), p. 8 , celles du XIIe siècle et des années 1186, 1261, 1281, 1338, 1498 1689 et 1863 proviennent de l’ouvrage de Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, PyréMonde (ISBN 2 84618 230 2), p. 30. Les informations des années 1170, 1249, 1261 et 1712 se trouvent dans l’ouvrage de Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4), p. 28. Enfin, Pierre Lhande, Dictionnaire baque-français,‎ 1926 mentionne l’information relative au XIXe siècle.
  11. Le lieutenant colonel AC Martin et les capitaines Thompson et Watson.
  12. Coordonnées du rocher de la Frégate : 43° 29′ N 1° 33′ O / 43.483, -1.55.
  13. Selon Eugène Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, Société nouvelle d’éditions régionales et de diffusion, Pau,‎ 1979 (notice BnF no FRBNF34647711), p. 590, il s’agit des quartiers de Gardague (mentionné en 1233), Legure (lac Mouriscot), Larrepunte et des domaines de Silloete-de-Bas et Silloete-de-Haut, Arretegui, Chabiague, Castera, Suhy, Itçar (cité en 1342), Monsegur (1335), Martin Petit, Chohy, Maron, Catalina et Harausta (qui deviendra La Négresse.
  14. « (…) tot los peishs frex que nos e nostres successors habitans dou diit loc de Bearritz pesqueram, en le mer salade ».
  15. Atalaye signifie en basque « gardien, vigie » selon Michel Fabre de Beauchamp, Petite Histoire de Biarritz, des origines à nos jours, éditions des régionalismes,‎ 2009 (ISBN 2-84618-499-2), p. 7
  16. Haille provient du gascon pour désigner des longues perches. L'artisan en charge de l’entretien de ces perches est le hailler.
  17. Selon Eugène Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, Société nouvelle d’éditions régionales et de diffusion, Pau,‎ 1979 (notice BnF no FRBNF34647711), p. 591, humade désignait la fumée se dégageant de la paille humide enflammée par les guetteurs voulant signaler la présence de baleines.
  18. Le chiffre de la population retenu pour l'élection municipale de 2008 était celui du recensement 1999, soit 30 055 habitants pour Biarritz.
  19. a et b Denis Joseph Jaulerry, maire du 17 septembre 1830 au 17 avril 1831, puis du 2 novembre 1846 au 20 août 1848, selon Michel Fabre, Petite Histoire de Biarritz, des origines à nos jours, éditions des régionalismes,‎ 2009 (ISBN 2-84618-499-2).
  20. Jean-Paul Bagnères, propriétaire du domaine de Migron depuis 1821, selon Michel Fabre, Petite Histoire de Biarritz, des origines à nos jours, éditions des régionalismes,‎ 2009 (ISBN 2-84618-499-2).
  21. Louis Loupy, maire du 1er juin 1832 au 30 septembre 1840.
  22. David Sarrat, maire du 1er octobre 1840 au 5 septembre 1843.
  23. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  24. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  25. L'indicateur de concentration d’emploi est égal au nombre d’emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone.
  26. Après l’incendie de la villa Eugénie, en février 1903.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. POP T0 - Population par grandes tranches d'âge en 2011.
  5. POP T2M - Indicateurs démographiques.
  6. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  7. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  8. EMP T5 - Emploi et activité.
  9. DEN T1 — Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2013.
  10. DEN T2 — Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2013.
  1. DEN T5 — Nombre d'établissements par secteur d'activité au 1er janvier 2013.
  2. CEN T1 — Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2011.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Monique Beaufils, Rues de Biarritz, dictionnaire historique, Atlantica,‎ 2005 (ISBN 2-84394-766-9). La référence est notée « MB » dans le texte.

  1. op. cit, p. 199.
  2. op. cit, p. 180.
  3. a et b op. cit, p. 130.
  4. op. cit, p. 214.
  5. op. cit, p. 201.
  6. op. cit, p. 132.
  7. op. cit, p. 126.
  8. op. cit, p. 127.
  9. op. cit, p. 157.
  10. a et b op. cit, p. 27.
  11. op. cit, p. 37.
  12. op. cit, p. 10.
  13. a et b op. cit, p. 23.

Alexandre de la Cerda, Couleurs de Biarritz, éditions Sud Ouest,‎ 2006 (ISBN 2-87901-739-4). La référence est notée « AC » dans le texte.

  1. op. cit, p. 16.
  2. op. cit, p. 9.
  3. a et b op. cit, p. 8.
  4. op. cit, p. 70.
  5. op. cit, p. 28.
  6. a et b op. cit, p. 24.
  7. op. cit, p. 86.
  8. op. cit, p. 81.
  9. op. cit, p. 21.
  10. op. cit, p. 27.
  11. op. cit, p. 61.
  12. op. cit, p. 5.

Michel Fabre de Beauchamp, Petite Histoire de Biarritz, des origines à nos jours, éditions des régionalismes,‎ 2009 (ISBN 2-84618-499-2). La référence est notée « MF » dans le texte.

  1. a et b op. cit, p. 14.
  2. op. cit, p. 131.
  3. a, b, c et d op. cit, p. 13.
  4. op. cit, p. 15.
  5. op. cit, p. 19.
  6. op. cit, p. 21.
  7. a, b et c op. cit, p. 7.
  8. a et b op. cit, p. 9.
  9. op. cit, p. 8.
  10. op. cit, p. 12.
  11. a, b et c op. cit, p. 11.
  12. op. cit, p. 163.
  13. op. cit, p. 166.
  14. op. cit, p. 168.
  15. op. cit, p. 176.
  16. a et b op. cit, p. 177.
  17. op. cit, p. 16.
  18. op. cit, p. 87.
  19. op. cit, p. 37.
  20. a, b, c et d op. cit, p. 20.
  21. op. cit, p. 81.
  22. a et b op. cit, p. 82.

Eugène Goyheneche, Le Pays basque : Soule, Labourd, Basse-Navarre, Société nouvelle d’éditions régionales et de diffusion, Pau,‎ 1979 (notice BnF no FRBNF34647711). La référence est notée « EG » dans le texte.

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i op. cit, p. 590.
  2. op. cit, p. 591.

Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, PyréMonde (ISBN 2 84618 230 2). La référence est notée « PR » dans le texte.

  1. op. cit, p. 141.
  2. op. cit, p. 22.
  3. op. cit, p. 65.
  4. op. cit, p. 73.
  5. op. cit, p. 150.
  6. op. cit, p. 30.

Philippe Salquain, Autrefois Biarritz, Éditions Atlantica - Biarritz 2000 (ISBN 2 84394 265 9). La référence est notée « PS » dans le texte.

  1. op. cit, p. 220.
  2. op. cit, p. 144.
  3. op. cit, p. 124.
  4. op. cit, p. 104.
  5. op. cit, p. 38.

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

La référence est notée « M » dans le texte.

  1. « Le lac Mouriscot » (consulté le 27 septembre 2014).
  2. « Découpage des quartiers de Biarritz » (consulté le 30 septembre 2014).
  3. « La déchèterie de Ranquine » (consulté le 9 octobre 2014)
  4. « Aménagement du centre-ville » (consulté le 4 octobre 2014).
  5. « Chartes environnementales » (consulté le 4 octobre 2014).
  6. « Entretien des plages » (consulté le 4 octobre 2014).
  7. « Eaux de baignade » (consulté le 4 octobre 2014).
  8. « Traitement des déchets » (consulté le 4 octobre 2014).
  9. « Nuisances sonores » (consulté le 4 octobre 2014).
  10. « Les jumelages de Biarritz » (consulté le 4 octobre 2014).
  11. « Carte des écoles d'enseignement primaire » (consulté le 4 octobre 2014).
  12. « Établissements de santé » (consulté le 11 octobre 2014).
  13. « Le sport à Biarritz » (consulté le 9 octobre 2014).
  14. « Pelote basque » (consulté le 9 octobre 2014).
  15. « Les écoles de surf de Biarritz » (consulté le 9 octobre 2014).
  16. « Golf à Biarritz » (consulté le 9 octobre 2014).
  17. « Festivals » (consulté le 14 octobre 2014).
  18. « Les falaises de Biarritz » (consulté le 30 septembre 2014).
  19. « Les plages de Biarritz » (consulté le 30 septembre 2014).
  20. « Parcs et jardins de Biarritz » (consulté le 14 octobre 2014).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte hydrologique de Biarritz sur Géoportail. Consulté le 28 septembre 2014..
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. « Cours d'eau : ruisseau d'Aritxague (Q9350500) », sur le site du Sandre (consulté le 27 septembre 2014).
  4. a et b « Le lac Marion », sur le site du Conservatoire du littoral (consulté le 28 septembre 2014).
  5. a et b « Le lac Mouriscot », sur le site du Conservatoire du littoral (consulté le 27 septembre 2014).
  6. Gilbert Desport in Ouvrage collectif, Bidart-Bidarte, Saint-Jean-de-Luz, Ekaina,‎ 2004 (ISBN 2-9507270-8-5), p. 265.
  7. a et b « L’arrêté du 22 août 2006 portant désignation du site Natura 2000 du lac de Mouriscot (zone spéciale de conservation) », sur le site Légifrance (consulté le 27 septembre 2014).
  8. « Records de température pour Biarritz », sur le site de Météo-Biarritz (consulté le 28 septembre 2014).
  9. « Plan du réseau Chronoplus de septembre à juin », sur le site Chronoplus (consulté le 28 septembre 2014).
  10. « Plan du réseau Chronoplus été 2013 », sur le site Chronoplus (consulté le 28 septembre 2014).
  11. « Les navettes gratuites de Biarritz » [PDF], sur le site Chronoplus (consulté le 29 septembre 2014).
  12. « Ligne du réseau Transports 64 de Bayonne à Hendaye » [PDF], sur le site de Transports 64 (consulté le 29 septembre 2014).
  13. Pierre-Henri Émangard, Bernard Collardey et Pierre Zembri, Des omnibus aux TER (1949-2002), Paris, La Vie du Rail,‎ 2002, 466 p. (ISBN 2-902 808-83-6), p. 191.
  14. D'après Lucien Chanuc, « De la Négresse à Biarritz-Ville », Connaissance du Rail, no 336-337,‎ Mai-Juin 2009, p. 32 à 37.
  15. a et b « La gare du Midi », sur le site de l’office du tourisme et des congrès (consulté le 30 septembre 2014).
  16. « Record d’accueil de passagers en 2013 pour l’aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne », sur le site du journal Sud-Ouest du 1er octobre 2013 (consulté le 29 septembre 2014).
  17. a et b « Les conseils de quartier », sur conseils-de-quartier-biarritz.fr/ (consulté le 19 octobre 2014).
  18. « Le regroupement Saint-Charles / Phare / Larochefoucauld », sur le site commerces-biarritz.fr (consulté le 6 octobre 2014).
  19. a et b « Le lycée André-Marlraux », sur le site educhorus.enteduc.fr (consulté le 9 octobre 2014).
  20. « Le quartier du centre-ville », sur le site commerces-biarritz.fr (consulté le 7 octobre 2014).
  21. a et b « L'église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Le regroupement Milady / Colline / Beaurivage », sur le site commerces-biarritz.fr (consulté le 8 octobre 2014).
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