Oloron-Sainte-Marie

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Oloron-Sainte-Marie
Maisons le long du gave d'Aspe
Maisons le long du gave d'Aspe
Blason de Oloron-Sainte-Marie
Blason
Oloron-Sainte-Marie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 2 cantons
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont Oloronais
Maire
Mandat
Hervé Lucbereilh (DVD)
2014-2020
Code postal 64400
Code commune 64422
Démographie
Population
municipale
10 854 hab. (2011)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 41″ N 0° 36′ 20″ O / 43.1947, -0.605555555556 ()43° 11′ 41″ Nord 0° 36′ 20″ Ouest / 43.1947, -0.605555555556 ()  
Altitude Min. 194 m – Max. 1 280 m
Superficie 68,31 km2
Localisation

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Oloron-Sainte-Marie est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine.

Le gentilé est Oloronais[1].

C'est le chef lieu de l'arrondissement d'Oloron, couvrant le territoire montagnard du département formé par les vallées Béarnaises et la Soule.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située au contact de l'Aquitaine et des Pyrénées, à 50 km de l'Espagne par la route nationale 134, à 100 km de l'océan Atlantique par les départementales 936 et 28 reliant Oloron à Peyrehorade, et au confluent de deux gaves (torrents, dans les Pyrénées occidentales), les gaves d'Aspe et d'Ossau qui se réunissent pour former le gave d'Oloron. Capitale du Haut-Béarn, la ville se situe à la naissance des trois vallées du Haut-Béarn : la vallée d'Aspe, la vallée d'Ossau et la vallée de Barétous ainsi que de la Soule

Accès[modifier | modifier le code]

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Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave d'Oloron (affluent du gave de Pau) formé dans la ville par la confluence du gave d'Aspe et du gave d'Ossau et par certains de ces affluents : le Vert (et ses tributaires, les ruisseaux le Littos, Coste-Darré et Bélandre), les ruisseaux l'Auronce, l'Escou, la Mielle, le Laberou, de Lamiellotte, l'Arrigastou, l'Ascle, de Rachette et du Termy.
Des affluents du gave d'Aspe, les ruisseaux l'Ourtau (et son tributaire, le ruisseau de Laguns), Branas traversent également la commune.
Le ruisseau la Lèze, tributaire du Luzoué[3] et son affluent, le ruisseau l'Artigaus sont en outre présents sur le territoire de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

La ville a un climat océanique, avec des hivers doux et pluvieux (6 °C environ) et des étés frais ou modérément chauds (19 °C en moyenne). Les précipitations sont assez abondantes (au-dessus de 900 mm par an) et se produisent surtout pendant la saison froide.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,9 1,4 3,7 6 9 12,4 14,1 14,1 12,3 7,9 4,3 1,8 7,3
Température moyenne (°C) 5,4 6,2 9,4 11,4 14,2 17,8 19,6 19,7 17,7 13,1 8,9 5,9 12,4
Température maximale moyenne (°C) 9,9 11 15,1 16,8 19,5 23,2 25,2 25,3 23,1 18,4 13,5 10,1 17,6
Précipitations (mm) 82 75 69 73 81 71 48 68 80 83 93 104 927
Source : Climat: Oloron-Sainte-Marie[4]


Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

La Bélandre au hameau de Bédécarats
  • Quartier Sainte Croix, entre les gaves d'Aspe et d'Ossau
  • Quartier Notre Dame, rive droite du gave d'Ossau et d'Oloron
  • Quartier Sainte Marie, rive gauche du gave d'Aspe et d'Oloron
  • Legugnon, au nord est de Sainte Marie
  • Oloron Saint-Pée (Saint-Pée-d'en-Haut ; Saint-Pée-d'en Bas ; Bédécarats) ;
  • Soeix-Oloron, au sud de Sainte Croix
  • Le Bager, au pied du Mailh Arrouy et des Hourquettes de Baygrand
  • La Faget, au nord de la commune entre les communes de Goes et Ledeuix.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Esquiule, Moumour, Ledeuix, Estos, Cardesse, Monein, Goès, Précilhon, Escou, Escout, Herrère, Ogeu-les-Bains, Buziet, Arudy, Escot, Asasp-Arros, Lurbe-Saint-Christau, Eysus, Gurmençon, Bidos, Agnos, Ance, Féas et Géronce.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme dont est issu Oloron apparaît pour la première fois sous la forme Iluro (sur une borne miliaire[5]). Iluro vient du basque ili (ville) et ur (eau) et serait donc la « ville des eaux » car en effet Oloron se trouve à la confluence de deux rivières[6],[7].

Puis il apparait sous les formes civitas Lurunensium : Elarona et civitas Elloronensium : Elinia (notice des provinces[5]), Oloro civitas (506[5], concile d'Agde), Loron (1009[5], cartulaire de Saint-Sever), Elloreus (1073[5], inscription de Moissac), Holorna (vers 1080[5], cartulaire de Morlaàs), Eleron (XIe siècle[5], cartulaire de Bigorre[8]), Oleron (1208[5], titres de Barcelone[9]), Olero (1212[5], synode de Lavaur), Pagus Oloronensis (1235[5], réformation de Béarn[10]), Sent-Grotz d'Oloron (1271[5], notaires d'Oloron[11]), Oleiron (1286[5], registres de Bordeaux[12]), Olaro (XIIIe siècle[5], chronique des Albigeois), Diœcesis Oleronensis (1289[13]), Oloronium (1290[5], titres de Béarn[14]), Oloroo (1343[5], notaires de Pardies[15]), Oron (XIVe[5], Jean Froissart, livre III), le Loron (1442[5], contrats de Carresse[16]) et Oleron (1801[17], Bulletin des lois).

Son nom béarnais est Auloron-Senta-Maria.

Le toponyme Sainte-Marie apparaît sous les formes Maria in Eleron (XIe siècle[5], cartulaire de Bigorre[8]), Sancta-Maria de Olorno (1215[5], cartulaire d'Oloron[18]), Nostre-Done de Lasee de Sancta-Maria et Nostre-Done de Lassee à Sente-Marie (1466[5], notaires d'Oloron[11]) et Sainte-Marie-Legugnon (depuis la réunion de Legugnon, du 14 avril 1841 au 18 mai 1858).

Le toponyme Legugnon apparaît sous les formes Lugunhoo (1375[5], contrats de Luntz[19]), Lugunhon (XIVe siècle[5], censier de Béarn[20]), Sanctus-Johannes de Legunhon et Sanctus-Petrus de Legunhon (respectivement 1612[5] et 1619[5], insinuations du diocèse d'Oloron[21]).

Faget est une ancienne commune qui s'est unie avant 1806[22], de même que Soeix, à Oloron-Sainte-Marie.

Le toponyme Faget apparaît sous les formes Hospitale de Faget (1128[5], titres d'Aubertin[23]), Le Faget (1215[5], cartulaire d'Oloron[18]), Los Fagetz (1548[5], réformation de Béarn[10]) et Le Faget (1863[5], Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).

Le toponyme Soeix est mentionné en 980[5] (cartulaire de l'abbaye de Saint-Savin[24]), et apparaît sous les formes Soeixs (XIe siècle[5], for d'Oloron[25]), Eixoes (1376[5], montre militaire de Béarn[26]), Soexs (1380[5], contrats de Luntz[19]), Soex (XIVe siècle[5], censier de Béarn[20]), Soeis et Sente-Lucie de Soeix (respectivement 1439[5] et 1467[5], notaires d'Oloron[11]), Soeyxs (1538[5], réformation de Béarn[10]) et Soueix (1620, insinuations du diocèse d'Oloron[21]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières occupations humaines[modifier | modifier le code]

Création romaine au Ier siècle de notre ère sur la voie du col du Somport, elle doit son nom, Iluro, aux peuples aquitains apparentés aux Ibères. Établie pour l'essentiel à Sainte-Marie sur la terrasse alluviale sur laquelle sera établie la future cathédrale, c'est aussi une citadelle dotée de remparts sur la butte de Sainte-Croix d'Oloron. Le promontoire de Sainte-Croix en est l'oppidum. En 506, Gratus, premier évêque connu assiste au Concile d'Agde et devient saint Grat, dont la fête est aujourd'hui encore célébrée à l'automne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les grandes invasions vont plonger l'histoire d'Iluro dans l'oubli. Mais vers 1058, il semblerait que quelques habitats aient subsisté car l'évêque Étienne de Lavedan s'installe sur la terrasse alluviale où se dresse encore une chapelle dédiée à la Vierge. En 1080, le vicomte Centulle V le Jeune vient bâtir la nouvelle ville d'Oloron (nom médiéval dérivé d'Iluro) sur l'ancien oppidum romain.

En ces temps médiévaux, aucun autre emplacement ne pouvait être plus sûr que ce promontoire bordé sur les côtés est-ouest par des cours d'eau. Ce vicomte incite les populations à venir résider et commercer à Oloron en instaurant des privilèges juridiques et économiques contenus dans l 'acte de « poblacion » (ou peuplement), privilèges qui seront repris et renforcés en 1220 créant ainsi le For d'Oloron, le plus ancien du Béarn.

Entre temps, l'ancienne cité d'Iluro renaît de ses cendres et porte désormais le nom de sa cathédrale, Sainte-Marie.

Les descendants du vicomte s'employèrent à la construction des monuments à leur retour de la Reconquista ou des Croisades. Cependant, en 1214, Gaston VI Moncade dut céder les terres de Sainte-Marie, puis plus tard, celles des villages environnants aux évêques, car il était compromis avec les Albigeois hérétiques.

En 1385, Oloron comptait 366 feux, Legugnon 11 et Sainte-Marie 85. Paul Raymond[5] note que Legugnon comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.

On assiste alors à une séparation des deux parties : Oloron, ville vicomtale et Sainte-Marie, ville épiscopale, qui deviennent rivales durant huit siècles environ, Sainte-Marie demeurant économiquement dépendante d'Oloron. Au XIIIe siècle, profitant de la croisade des Albigeois, l'évêque obtient la seigneurie sur Sainte-Marie et son hameau de Saint-Pée ; Oloron fait élargir ses privilèges avec son for, puis se voit dotée d'une enceinte et de deux ponts. Aux XIVe siècle et XVe siècle, elle obtient droit de marché et de foires et sa croissance aboutit à la création de faubourgs. C'est bientôt la capitale économique du Béarn, grâce à son commerce de transit avec l'Espagne et à l'essor de son artisanat textile.

Époques modernes et contemporaines[modifier | modifier le code]

Les guerres de religion puis la Révolution suspendent à deux reprises cette prospérité. La rivalité entre les deux villes ne prend fin qu'avec la réunion de Sainte-Marie à Oloron, imposée en 1858 par le Second Empire, favorisant l'arrivée du chemin de fer en 1883 et la substitution de l'industrie à l'artisanat.

Du 11 octobre 1795 au 5 mars 1796, Oloron eut le statut de chef-lieu du département des Basses-Pyrénées que détenait Pau qui avait succédé à Navarrenx.

Sainte-Marie-Legugnon a existé de 1841 à 1858. La commune est créée en 1841 par la fusion des communes de Legugnon et de Sainte-Marie. En 1858, elle fusionne avec la commune d'Oloron pour former la nouvelle commune d'Oloron-Sainte-Marie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la vache de gueules, accornée, colletée et clarinée d'azur, surmontée d'une croisette tréflée du même.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1902 1904 Michel Cazaux    
1904 1908 Emile Casamayor-Dufaur    
1912 1919 Michel Cazaux    
1919 1932 Amédée Gabe    
1932 1935 Joseph Vignau   Conseiller général
1935 1940 Jean Mendiondou Gauche indépendante Député
1941 1944 Paul Dabadie    
1944 1949 Jean Mendiondou    
1949 1956 Paul Dabadie    
1956 1959 François Patie    
1959 1965 Albert Rioux    
1965 1977 Guy Ebrard Parti radical-socialiste Député Conseiller général
1977 1983 Henri Laclau PS conseiller général
1983 2001 Raymond Dieste PS conseiller général Canton Est 1979-1985
2001 2008 Hervé Lucbéreilh UMP conseiller général Canton Ouest depuis 1988
2008 2014 Bernard Uthurry PS Vice-Président du Conseil Régional d'Aquitaine délégué aux infrastructures
Les données manquantes sont à compléter.

La commune est l'une des aires urbaines françaises, ensemble continu de communes constitué par un pôle urbain (agglomération offrant au moins 5 000 emplois) et par des communes adjacentes (la couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente active travaille dans le pôle urbain ou cette couronne.
La commune dispose d'un conseil des prud'hommes.
Un peloton de gendarmerie de haute montagne y est stationné.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de six structures intercommunales :

  • communauté de communes du Piémont Oloronais
  • SIVU de l'écrêteur des crues d'Agnos
  • syndicat AEP d'Ogeu-les-Bains
  • syndicat de télévision d'Oloron-Vallée d'Aspe
  • syndicat départemental d'électrification
  • syndicat intercommunal d'études et d'aménagements du bassin versant du Vert et de ses affluents

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Jaca (Espagne) depuis 1986[27] , située dans la Communauté autonome d'Aragon de l'autre côté des Pyrénées. Les liens historiques entre les deux cités sont très forts et aujourd'hui encore ils se manifestent en de multiples occasions tout au long de l'année. Jusqu'en 2005, les deux cités accueillaient à tour de rôle le festival international de folklore des Pyrénées.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 854 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 664 5 515 5 975 6 328 6 458 6 620 6 804 6 530 6 388
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 899 9 362 9 085 8 783 8 644 9 117 8 931 8 758 8 960
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 078 9 281 9 495 8 976 9 584 10 202 10 300 10 567 11 407
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
12 778 13 028 12 332 11 513 11 067 10 992 10 947 10 854 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[28])
Histogramme de l'évolution démographique

La commune fait partie de l'aire urbaine d'Oloron-Sainte-Marie.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie oloronaise repose principalement sur deux entreprises prestigieuses :

  • Lindt & Sprüngli: fabrication de chocolat, en particulier des célèbres Pyrénéens.
  • Messier-Dowty : cette entreprise, implantée à Bidos, fabrique des trains d'atterrissage.

Mais Oloron est aussi connue comme étant la capitale du béret basque, qui comme son nom ne l'indique pas est d'origine béarnaise. Autrefois florissante, cette activité a subi de plein fouet la crise de l'industrie textile. Aujourd'hui, il ne reste qu'une seule entreprise de fabrication de bérets, Laulhère, qui est à ce jour le dernier industriel du béret à fabriquer intégralement en France.
La commune a également une activité fortement agricole (élevage, polyculture, maïs) et fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La langue vernaculaire de cette commune est l'occitan-gascon dans sa variante béarnaise. La ville a obtenu le label Ville d'art et d'histoire en novembre 2006.

L'association Jazz à Oloron organise chaque année, le premier week-end de juillet, le Festival Des Rives & Notes dans le but de promouvoir toutes formes de musiques dont le jazz et les musiques actuelles. Un tremplin pour les jeunes formations, des concerts gratuits et des animations au village du festival complètent cet évènement musical du début d'été sur les bords du gave.

Le festival du film web amateur a lieu chaque année au printemps à Oloron-Sainte-Marie. Son objectif est de montrer sur grand écran les meilleurs courts-métrages amateurs diffusés sur Internet et de récompenser le talent et l'inventivité de leurs jeunes réalisateurs.

Le festival d'Oloron, « Confluence des musiques et danses du monde », avait lieu tous les deux ans pour accueillir des artistes venus des quatre coins du monde afin de mélanger cultures et traditions. Il ne subsiste plus que les années impaires, en juillet à Jaca en Espagne, la structure oloronaise ayant fait faillite.

Le second week-end de juin, le salon du livre sans frontières accueille les nouveautés littéraires.

La commune dispose d'un théâtre/salle de spectacles (espace culturel Pierre Jéliote).

La médiathèque intercommunale a reçu l'équerre d'argent des prix d'architecture du Moniteur (architecte : Pascale Guédot)[29].

Les chanteurs du Faget d'Oloron sous la direction de Jean Abadie mettent en valeur le patrimoine chanté Béarnais. Avec la collaboration du violoniste de freejazz Lades Neffous des EAUX BONNES qui transcrit, grave et arrange les chansons, Jean Abadie fait publier un recueil de 210 pages de chansons Béarnaises "Sounque tau plase de canta" en 2014.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Tour de Grède au quartier Sainte-Croix.
Vue partielle du parc Pommé.
Cathédrale Sainte-Marie.
L'église Notre-Dame depuis les lacets du Biscondau.
  • l'ancien hôtel de ville et prison[32], classé aux monuments historiques depuis 1987 ;
  • les remparts
  • le château de Legugnon[33] date du XVIe siècle.
  • l'immeuble[34] de la rue Pomone date du XVIIe siècle et est classé monument historique depuis 1943.
  • le parc Pommé
  • la maison du Patrimoine
  • le symposium de sculptures contemporaines

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Cathédrale Sainte-Marie.
Saint Grat
L'évêque d'Oloron mourut à Jaca au VIe siècle. Les Aragonais et les Béarnais se disputèrent sa dépouille. Pour trancher, on proposa de confier, depuis le col du Somport, le choix de la destination finale du corps à la mule aveugle de l'évêque. Celle-ci ramena Grat bien ficelé sur son dos jusqu'à Sainte Marie.
Une sculpture de Pierre Castillou vient d'être érigée près de la cathédrale Sainte Marie.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[37].

Équipements[modifier | modifier le code]

clubs et équipements sportifs
  • En rugby, le Football club oloronais évolue en Fédérale 1 pour la saison 2013-2014.
  • Structure artificielle d'escalade de niveau national (1600 m² de voies du 4 au 8C et une hauteur développée de 21 mètres). L'association "Le Mur" (escalade) est avec ses 500 adhérents[38], la plus importante association sportive de la ville. Son équipe de compétition est classée au 1e rang national féminin par la FFME en 2008[39].
  • F.C.O football (couleur, bleu et blanc)
  • F.C.O cyclisme (couleur, bleu et blanc)
  • H.B.C.O handball (couleur orange et noir)
  • F.C.O escrime
  • F.C.O Tennis
  • Oloron Natation 64
  • J.A.O basketball (couleur, bleu et blanc)
  • Le Mur Centre Regional escalade : Manu Lopez est champion de France junior et vice-champion d'Europe junior (résultat compétition site internet : www.lemuroloron.com)
  • F.C.O karaté
  • F.C.O gymnastique
  • Club Alpin Français d'Oloron (activités cf. site : www.clubalpinoloron.fr)
  • SCOVA (Ski Club Oloron Vallée d'Aspe)

Chaque année, la ville élit le meilleur sportif oloronais de l'année.

Oloron a été élue « ville la plus sportive de France 2002 ».

éducation

La commune dispose de cinq écoles primaires, de deux écoles primaires privées catholiques (Externat Notre Dame et École Jeanne d'Arc, enseignement Bilingue Espagnol), de trois collèges (collèges Tristan Derême[40], des Cordeliers[41] et Saint Joseph[42]), d'un lycée (lycée Supervielle[43]), d'un lycée privé catholique (Saint Joseph[44]), de deux lycées professionnels (lycées Guynemer[45] et du IV septembre 1870) et d'un lycée d'enseignement professionnel agricole[46].

La commune possède une école Calandreta (Calandreta Auloronesa). La Calandreta, école laïque et gratuite où on parle béarnais (appellation locale de l'occitan-gascon), existe depuis 1981 à Oloron-Sainte-Marie. Elle accueille les enfants de la TPS (toute petite section à partir de 2 ans) jusqu'au CM2. Calandreta signifie alouette. Parallèlement, une école publique de la commune propose elle aussi un cursus en béarnais pour la moitié du temps scolaire, ce cursus public va également de la maternelle au CM2. Les deux cursus, calandreta et bilingue permettent ainsi au collège de poursuivre cet enseignement et cela jusqu'au lycée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Oloron-Sainte-Marie.
Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Décès à Oloron-Sainte-Marie.
nées au XVIe siècle
  • M. de Tréville, de son vrai nom Jean-Armand du Peyrer, comte de Tréville (ou de Troisville), officier français né à Oloron en 1598, lieutenant-commandant de la compagnie des Mousquetaires sous Louis XIII.
nées au XVIII-ee siècle
nées au XIXe siècle
  • Vastin Lespy (1817-1897), auteur d'une cinquantaine d'ouvrages (Grammaire et dictionnaire béarnais, Dictons et proverbes...). Il est enterré au vieux cimetière de Sainte-Croix dans la tombe de la famille "de Dufourcq/Galtier d'Auriac"
  • Auguste Larriu (1840-1925), notaire, compositeur et organiste de l'église Sainte-Croix.
  • Louis Barthou (1862-1934) homme politique et académicien, né à Oloron, fut assassiné à Marseille.
  • Xavier Navarrot, poète chansonnier républicain, janvier 1799-décembre 1862.
  • Anna Larroucau Laborde de Lucero (1864-1956), philanthrope d'Argentine, née au quartier Sainte-Croix, dame fondatrice de la Première société de bienfaisance de San Martín. Elle introduit les premiers pieds de vigne d'origine française dans la région de San Martín, à Mendoza, en Argentine.
  • Jacques Dyssord (1880-1952), poète et écrivain. Une rue de la ville porte son nom.
  • Jules Supervielle (1884-1960), poète, romancier et dramaturge, né à Montevideo en Uruguay, inhumé au cimetière d’Oloron[47].
  • Tristan Derème né à Marmande en 1889 et mort à Oloron-Sainte-Marie en 1941 est un poète français.
  • Jean Mendiondou, homme politique français né le 25 juin 1885 à Oloron-Sainte-Marie et mort le 26 octobre 1961 à Anglet.
nées au XXe siècle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Oloron-Sainte-Marie
  3. Noté Luzouré par le Sandre
  4. (fr) « Climat: Oloron-Sainte-Marie », sur www.fr.climate-data.org (consulté le 09 février 2014)
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj et ak Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. (es) Zuberoa. Historia sur Auñamendi Eusko Entziklopedia.
  7. Hommage à Robert Étienne, Robert Étienne, Diffusion de Boccard, 1988, 414 pages, « Nous avons ainsi Ui-berri ou Iri-berri (ville nouvelle) qui donne en domaine basque Iluro (Oloron), Ilura (Lourdes), Ilumberri (Auch), Ilumberri (Lombez comme Lumbier en Navarre) et dans les régions ibériques : Iliberri (Elne), Ilerda (Lérida), Iluro (Mataró) et jusqu'au sud avec Iliberri (Grenade). »
  8. a et b Cartulaire de Bigorre - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Titres publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  10. a, b et c Manuscrit du XVIe au XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  11. a, b et c Notaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Extrait des registres de Bordeaux, publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  13. Histoire de France, volume XXI, page 544 - Citée par Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  14. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  15. Notaires de Pardies - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  16. Contrats retenus par Carresse, notaire de Béarn - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  17. a et b Fiche d'Oloron sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  18. a et b Titres publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  19. a et b Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  20. a et b Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  21. a et b Manuscrits du XVIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  22. Fiche de Faget sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  23. Titres de la commanderie d'Aubertin, publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca, page 421.
  24. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Savin, d'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  25. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  26. Manuscrit de 1376 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  27. Annuaire des villes jumelées
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  29. Le Moniteur, Médiathèque intercommunale du piémont oloronais. Un vaisseau de lumière à la confluence des graves. 28 janvier 2011
  30. (fr) « Tour de Grède à Oloron-Sainte-Marie (64) », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 10 septembre 2010)
  31. « La tour de Grède », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « L'ancien hôtel de ville », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « le château de Legugnon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « L'immeuble de la rue Pomone », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « l'église Sainte-Croix », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « l'église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  38. Source : association LemUr
  39. Classement par club féminin FFME 2008
  40. Site du collège Tristan Derême
  41. Site du collège des Cordeliers
  42. Site du Collège
  43. Site du lycée Jules Supervielle
  44. Site du Lycée
  45. Site du lycée Guynemer
  46. Site du lycée d'enseignement professionnel agricole
  47. Le Monde, 29 avril 2009, p 2

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]