Les Cars

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Les Cars
Les Cars, l'église.
Les Cars, l'église.
Image illustrative de l'article Les Cars
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Châlus
Intercommunalité Communauté de communes Monts de Châlus
Maire
Mandat
Stéphane Delautrette
2014-2020
Code postal 87230
Code commune 87029
Démographie
Population
municipale
610 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 52″ N 1° 04′ 25″ E / 45.6811111111, 1.07361111111 ()45° 40′ 52″ Nord 1° 04′ 25″ Est / 45.6811111111, 1.07361111111 ()  
Altitude Min. 319 m – Max. 544 m
Superficie 16,72 km2
Localisation

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Liens
Site web montsdechalus.fr

Les Cars (Los Cars en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Limousin.

Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin.

Située en plein pays des Feuillardiers, la forêt est constituée principalement de châtaigniers. On peut y voir la restauration du château actuellement en ruine, l'antenne des Cars (relais) et un parc à daims.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune des Cars en Haute-Vienne.
Communes limitrophes des Cars
Flavignac
Pageas Cars Rilhac-Lastours
Bussière-Galant

Histoire[modifier | modifier le code]

À la fin du XIe siècle, Ramnulphe de Lastours, donne à l'Abbaye Saint-Martial de Limoges, la villa de Quadris, "village des Cars", situé dans la partie boisée de la vaste paroisse de Flavignac. Le village paraît déjà doté d'une chapelle Sainte-Marie-Madeleine. L'abbaye y fonde rapidement un prieuré formellement attesté dès les premières années du XIIe siècle.

Vers 1280, s'éteint la famille de Flavignac inféodée aux Lastours depuis le XIe siècle. C'est sans doute ce qui favorise l'apparition et le développement de la seigneurie des Cars. Ce nouveau fief, d'abord aux mains de la famille de Barry, puis de la famille de Pérusse dès le milieu du XIVe siècle, paraît formée au début principalement de territoires de l'ancienne paroisse de Flavignac (communes actuelles de Flavignac et Les Cars). Progressivement, les nouveaux seigneurs vont s'émanciper des Lastours (ils finiront même par racheter la seigneurie de Lastours (commune de Rilhac-Lastours). Rapidement, également, les Pérusse, vont prendre le nom de Pérusse des Cars, parfois écrit Pérusse d'Escars, à partir de la Renaissance.

Le château, qui n'est probablement au début qu'une simple maison-forte, à quelques centaines de mètres du prieuré de Saint-Martial, sera progressivement reconstruit pour devenir une véritable résidence. Geoffroy de Pérusse des Cars (mort en 1534), conseiller-chambellan du roi de Navarre semble avoir considérablement amélioré et enrichi le monument lors de la Première Renaissance. Le site fut ensuite fortifié, lors des guerres de religions.

1798: destruction et pillage du château[1]

L'émetteur de télévision des Cars est édifié en 1959 et entre en fonction le 30 décembre[2] .

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Les-Cars (Haute-Vienne).svg

Les armoiries des Cars se blasonnent ainsi :

« De gueules au pal de vair. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 décembre 2006 Michel Guignard PCF Enseignant
décembre 2006 en cours Stéphane Delautrette [4] PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 610 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
686 841 771 904 857 886 896 945 972
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
840 856 844 804 832 786 817 855 863
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
879 883 888 759 755 680 697 636 573
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
582 571 627 586 551 583 615 627 590
2011 - - - - - - - -
610 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Les Cars, ruines du château.
Les Cars, mémorial source de la Dronne.

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Antenne des Cars.

Ce sont les derniers vestiges d'un château Renaissance détruit à la Révolution française. Une exposition permanente regroupe, dans sa salle lapidaire, les éléments sculptés qui ornaient le chateau[8].

  • Église paroissiale de la Nativité-de-la-Très-Sainte-Vierge

Le trésor de l'église comprend une croix-reliquaire à double traverse en forme de fleur de lys[9], composée d’argent partiellement doré et de pierreries de diverses couleurs (rubis, émeraude et améthyste). La croix date du XIIIe siècle, et a été montée sur un pied fabriqué entre 1613 et 1622, portant les armes du comte Charles Pérusse des Cars et celles de son épouse Anne de Bessey. Le trésor inclut aussi un reliquaire de la Vraie-Croix[10] : en 1905, à la suite de la loi de séparation de l’Église et de l’État, les paroissiens inquiets de voir la croix du XIIIe siècle et la relique qu'elle abritait devenir propriétés communales, firent réaliser un nouveau reliquaire qui fut enrichi de nombreux bijoux offerts par les habitants. Il renferme aujourd’hui la relique.

Ce petit monastère, aussi appelé une celle fut fondé vers 1165[11].

  • Émetteur de FM et de télévision

Tour hertzienne d'une hauteur de 200 mètres[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pèlerinage de Compostelle et route Richard Coeur de Lion[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corèze - Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze
  2. « Chronique du Centre-Ouest, La vie économique de la Haute-Vienne en 1958 ET 1959 d'après les rapports de la chambre de commerce, Antoine PERRIER, Année 1960, Volume 28, Numéro 28, p. 497 », sur Persée, revues scientifiques,‎ 1960 (consulté le 18 mars 2012)
  3. (fr) « Les maires de la commune » (consulté le 12 mars 2011 )
  4. (fr)[PDF]Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. « Vestiges de l'ancien château », base Mérimée, ministère français de la Culture consulté le 12 janvier 2012
  8. (fr)[PDF]Site Inscrit De L'ancien Chateau Des Cars sur www.limousin.ecologie.gouv.fr, consulté le 23 mai 2009
  9. « Croix-reliquaire à double traverse », base Palissy, ministère français de la Culture consulté le 12 janvier 2012
  10. « Reliquaire de la Vraie Croix », base Palissy, ministère français de la Culture consulté le 12 janvier 2012 .
  11. Les ordres religieux en Limousin du XIe au XVIIIe: La celle de Saumur
  12. (fr) « Emetteur des Cars », sur le site,‎ 2009 (consulté le 31 octobre 2009)