Le Cyclop

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Le Cyclop, également connu sous le titre Le Monstre ou La Tête, est une sculpture monumentale construite dans la forêt de Milly entre 1969 et 1994 par le sculpteur suisse Jean Tinguely en collaboration avec Niki de Saint Phalle, avec les contributions d'artistes de sa famille artistique : Daniel Spoerri, Jean-Pierre Raynaud, Eva Aeppli, César, Arman et d'autres, une quinzaine environ.

L’œuvre est située dans le bois des Pauvres à Milly-la-Forêt.

Description[modifier | modifier le code]

Le Cyclop, sculpture faite de béton et de fer, mesure vingt-deux mètres de haut et pèse autour de trois cents tonnes.

Il s’agit d’une tête à l’aspect d’un cyclope. Le monstre possède un œil unique. D'une bouche béante au centre de la figure, sort une immense langue-toboggan qui retombe au sein d’un petit bassin rempli d’eau.

Au départ, le Cyclop a un visage humain. Un modèle daté de 1970[1], réalisé par Tinguely et Niki de Saint Phalle, permet de comprendre l’évolution artistique du projet. Il présente une tête avec deux yeux. La maquette permet également de remarquer l’importance de la couleur initialement prévue : le visage est jaune, les yeux de différentes couleurs et les lèvres rouges. Cela rappelle les Nanas très vives de Niki de Saint Phalle. Finalement, l’artiste ne fera pas le choix de la couleur. À partir de 1987, Niki de Saint Phalle commence à tapisser la face de milliers de petits miroirs. En 1991, la surface est entièrement "miroitée". Le choix des miroirs permet de refléter la forêt et ainsi ancrer l’œuvre dans son contexte environnemental. Imbriqués dans la sculpture, quatre chênes centenaires font partie intégrante de l’œuvre.

Sur le côté droit du Cyclop est visible l’Oreille du monstre. Cette composante de la sculpture est réalisée par le sculpteur suisse Bernhard Luginbühl. L’Oreille oscille lorsque le système interne de la sculpture-architecture est activé.

L’entrée principale se situe au dos du Cyclop. Elle est accessible par une porte, très lourde, imaginée par Luginbühl. La porte, de forme ronde, est constituée de puissantes cornières de fer croisées à angle droit.

Au-dessus de cette entrée est visible un gros tuyau. Il s’agit d’un conduit d’aération du Centre Pompidou que Pontus Hultén a donné à Tinguely[2].

L’intérieur de la sculpture-architecture se compose de trois niveaux. Le premier étage possède un carrelage en damiers noir et blanc réalisé par Niki de Saint Phalle en 1992. Cela rappelle notamment le drapeau à damier des circuits automobiles que Tinguely affectionnait. Au deuxième étage, Jean Tinguely a construit une machine issue de sa série des Méta-Harmonie (œuvres gigantesques composées de roues de tailles diverses mises en mouvement par des moteurs[3]). La Méta-Harmonie est l’organe d’où part toute l’animation de la sculpture. L’œuvre active un circuit dans lequel tombent des boules en inox de 35 cm de diamètre qui parcourent toute l’architecture. Cet immense rouage entraîne le mouvement des différents éléments mobiles du Cyclop (Oreille, sièges du théâtre). L’ensemble crée un son sourd et retenu, rehaussé de coups plus stridents. Enfin, au troisième étage, un petit théâtre a été installé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Projets précédents[modifier | modifier le code]

Dans une interview datée de 1966, Tinguely avoue avoir réfléchi à une réponse valable à l’intégration des Arts Plastiques dans l’architecture. « C’est une grande sculpture dans laquelle les gens circulent. Mais elle n’est  pas utopique. Je ne veux pas la faire fonctionner sous la merveilleuse rubrique de Sculpture-Utopique[…] Je veux la faire – et je suis en train de la faire… je veux dire directement, en prise directe ce n’est pas une utopie... j’ai fait beaucoup de maquettes, beaucoup de dessins. – et un de ces jours, je vais tout enclencher, ça sera dans la vie… [4]. »

Pontus Hultén revient sur l’origine de la volonté de Tinguely de créer une énorme construction ouverte à toutes disciplines : « Depuis son séjour à Stockholm en 1955, Tinguely a souvent discuté avec moi d’un projet de construction géante, à réaliser par plusieurs artistes travaillant en commun dans un bâtiment ou en plein air[5]. »

Deux projets ont notamment précédé le Cyclop.

En 1964, Tinguely imagine un projet intitulé Lunatour. L’artiste souhaitait construire un immense immeuble qui abriterait des attractions foraines (grande roue et manèges), des boutiques ainsi qu’un restaurant. L’artiste voulait l’installer porte Maillot, à Paris. Cela aurait été une réponse à la fermeture du parc d’attractions Lunapark qui se situait à cet emplacement.

En 1968, Tinguely réédite son projet. Accompagné de Bernhard Luginbühl, il envisage une structure qu’il intitule Gigantoleum. Il la définit comme une station culturelle. Les deux artistes lancent un appel d'offres afin d’obtenir des financements. Cet appel permet d’avoir connaissance de l’aspect formel du projet. La station culturelle abriterait notamment un snack-bar, un mini-cinéma permanent projetant des burlesques, un champ de tir, un labyrinthe tactile, le plus grand toboggan du monde, des expositions d’art, d’autres endroits seront réservés au beat et au jazz[6].

Ces deux projets, précédant le Cyclop, ne verront pourtant jamais le jour faute d’aide financière.

Influences[modifier | modifier le code]

Le Cyclop se nourrit également de réalisations créées par des artistes antérieurs.

Niki de Saint Phalle fait découvrir à Tinguely le Facteur Cheval. À la suite de la visite de son Palais idéal, à Hauterives, dans la Drôme, Tinguely reconnaît que « le facteur Cheval a fait son Palais idéal tout seul. Il a travaillé trente-huit ans à peu près… c’est une personnalité que je considèrerai comme un Saint[7]. »

D’autres réalisations l’ont également stimulé : les jardins de Bomarzo, en Italie, la Sagrada Familia et le parc Gaudi, à Barcelone ou encore les Watts Towers de Simon Rodia, près de Los Angeles. Toutes ces réalisations étaient connues de l’artiste qui les avait visitées[8].

Réalisation[modifier | modifier le code]

La construction a pris de nombreuses années.

Tout d’abord, la question du terrain s’est posée. La volonté initiale de l’artiste était d’installer sa construction dans un pays lointain isolé de la civilisation. Il souhaitait l’introduire dans « des régions peu peuplées où existaient encore des terrains vierges tels la Sicile, les Pouilles, le Sud de la France ou l’Afrique du Nord »[9].

Finalement, le terrain se situera au sud de Paris pour des raisons pratiques. Cela facilite l’accès pour les collaborateurs[10]. En outre, le choix du lieu est lié à la vie de Tinguely. Depuis 1963, l’artiste a acheté avec Niki de Saint Phalle l’ancien bar-dancing « Au Cheval blanc » situé à Soisy-sur-École. Le couple possède également une ancienne commanderie des Templiers à Dannemois qui leur servait d’atelier[11].

Niki de Saint Phalle se rappelle le contexte d’achat du terrain : "Nous avions peu d’argent. Comment acheter un terrain ? L’idée nous est venue des bois près de Milly-la-Forêt, à côté de là où on habitait. On n’a pas le droit de construire, donc les terrains se vendent pour presque rien. Nous avons été voir le maire de Milly-la-Forêt […] Il nous conseilla de ne demander aucune permission officielle, car elle serait automatiquement refusée, mais de commencer en douce et lui fermerait les yeux.[..] Une fois qu’on avait acheté le terrain, on a décidé qu’on ne voulait pas être propriétaires, puisque nous allions demander à d’autres artistes de participer […] Jean pensa que ce serait une bonne idée de donner le terrain à la personne la plus riche que nous connaissions. Nous avons pensé tout de suite à notre grand ami Jean de Menil. Il était d’accord et a même ajouté un petit bout de terrain qu’il a acheté. Aujourd’hui, Dominique de Menil a donné le terrain à la France"[12].

Le Cyclop sera construit de manière continue durant la carrière de l’artiste. De 1969 à 1994, Tinguely et ses amis artistes réalisent l’ensemble des gros travaux.

En juillet 1970, Tinguely engage Seppi Imhof en tant que soudeur professionnel à la suite d'une petite annonce que l’artiste avait déposée dans le journal de Berne[13]. Seppi Imhof contribuera par la suite à de nombreux projets artistiques de Tinguely en tant qu’assistant.

Une autre période importante dans la réalisation du Cyclop se situe, quant à elle, au début des années 1980. Virginie Canal dans son ouvrage Le Cyclop note que l’œuvre doit faire face à "plusieurs incidents et cas de vandalisme, ce qui empêche l’avancée des travaux"[14].

Niki de Saint Phalle se souvient également de cette époque : "Des voyous du coin avaient découvert la Tête, c’était leur fief. Une longue lutte entre Jean et eux était amorcée"[15].

Dans une interview donnée en 1991, Tinguely souligne les solutions envisagées pour répondre à ces agressions. "J’ai donné l’ordre : on va bétonner, on va planter des mauvaises herbes. On va angkorvatiser, comme au Cambodge. J’ai mis dans la Tête des poches de terre pour que les mauvaises herbes puissent pousser. On voulait tout bétonner et faire une entrée secrète par en-dessous"[16].

Une des solutions envisagées à l’époque est de transporter le Cyclop dans le parc de Saint-Cloud. En 1984, Tinguely et Seppi Imhof réalisent un plan détaillé afin de démonter, transporter et remonter correctement la sculpture[17].

Le Cyclop est finalement donné à l’État français. En 1987, l’œuvre est confiée à l’État en contrepartie de sa conservation[18]. Il est décidé, que lorsque l’œuvre sera terminée, elle sera ouverte au public. En 1994, les premiers publics peuvent y entrer.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Collaboration[modifier | modifier le code]

Le Cyclop est un travail monumental qui a nécessité la collaboration de plusieurs intervenants.

Le chantier de la sculpture est animé par quatre artistes en plus de Jean Tinguely : Niki de Saint Phalle, Bernhard Luginbühl ainsi que les deux assistants de l’artiste, Rico Weber et Seppi Imhof. Il s’agit d’une entreprise collective où chacun des artistes sollicités pouvait créer sans trop tenir compte de ce que feraient les autres[19].

La Tête, en plus d’être une sculpture, est un musée[20]. Sur les trois niveaux, Tinguely « aménage des espaces idéaux pour des œuvres commandées à ses amis »[21]. À l’intérieur de la sculpture-architecture est visible une vingtaine d’œuvres d’artistes de la seconde moitié du XXe siècle.

Présentation des œuvres en fonction des dates d’installation dans le Cyclop[modifier | modifier le code]

1973

Jauge de vingt-trois mètres en métal rouge et blanc de Jean-Pierre Raynaud.

Chambre de bonne de Daniel Spoerri. Il s’agit de la reproduction de sa chambre lors de son arrivée à Paris au début des années 1950. L’ensemble est renversé à environ 90°.

1977

Tellflipper de Bernhard Luginbühl. Il s’agit d’un immense flipper en métal. Il est nécessaire que deux personnes adultes le manipulent pour pouvoir y jouer.

1989

Banc de Niki de Saint Phalle représentant un homme lisant son journal. À son côté, un chien est présent.

1990

Incitation au suicide. Niki de Saint Phalle installe une tête de mort colorée à l’intérieur du tuyau d’aération du Centre Pompidou.

1991

Hommage aux déportés d’Éva Aeppli. L’artiste a installé quinze personnages en soie blanche vêtus de tissu noir à l’intérieur d’un ancien wagon. Cette œuvre fait référence à la déportation des Juifs lors de la Seconde Guerre mondiale. Ce wagon est positionné en porte-à-faux à l’extérieur de l’édifice.

1992

Colonne de Niki de Saint Phalle recouverte de céramiques et de miroirs.

Piccolo Museo de Giovanni Battista Podestà, artiste d’art brut italien. Il s’agit de sept sculptures issues de la collection personnelle de Tinguely.

1993

Pénétrable sonore de Jesus Raphael Soto. L’œuvre, réalisée en 1960, est constituée de tubes d’acier suspendus à travers lequel le visiteur est invité à pénétrer.

Siège-rameur de Pierre-Marie Lejeune.

1994

Compression de César réalisée à partir des restes du chantier.

Accumulation de gants d’Arman composée des gants usés, utilisés durant le chantier.

Gisants et Tableau électrique de Rico Weber. Les Gisants sont des moulages de son propre corps durant sa sieste tandis que le Tableau électrique représente le moulage d’un tableau électrique où est inscrit, sous chaque interrupteur, le nom d’un participant à la réalisation du Cyclop.

Tableau générique ainsi que scène du théâtre de Philippe Bouveret. Il s’agit d’une scène animée : un marteau en bois frappe une dame-jeanne en verre.

Hommage à mai 68 de Larry Rivers.

1997

Billetterie de Pierre-Marie Lejeune. L’œuvre, ancien camion de pompier, sert de billetterie au Cyclop.

Hommages[modifier | modifier le code]

À l’intérieur du Cyclop, Tinguely a souhaité rendre hommage aux artistes qui ont marqué sa carrière artistique. Le sculpteur suisse aime les autres artistes. Il aime leurs œuvres[22].

Le Cyclop présente ainsi trois œuvres de Tinguely dédiées à trois artistes majeurs du XXe siècle : Kurt Schwitters, Marcel Duchamp et Yves Klein.

Pour Tinguely, "Schwitters et Duchamp […] c’était l’esprit de la liberté, la joie d’entreprendre avec tout"[23]. Yves Klein, quant à lui, fut l’un des amis intimes de l’artiste.

Au niveau du théâtre, Tinguely a réalisé un Méta-Merzbau. Par cette œuvre, il souhaite évoquer le Merzbau, œuvre de Schwitters, qui consistait en une construction habitable de dimension variable réalisée à partir d'objets trouvés. Tinguely a très tôt connaissance de cet artiste. Lors d’une interview de 1976, le sculpteur revient sur sa formation à l’École des Arts décoratifs de Bâle. Cet enseignement l’a profondément influencé. Il reconnaît que "c’était une révélation. En fait, ce fut un bienfait que d’être vidé de mon apprentissage de décorateur chez Globus, et de pouvoir profiter de cette incroyable révélation, pour moi […] Julia Ris, qui était prof, remplie de l’esprit du Bauhaus, me posait évidemment des problèmes, elle s’intéressait à moi dans ce sens qu’elle me demandait de temps en temps : Ah ! Vous connaissez Schwitters, vous ? Et je ne connaissais pas. Qui connaît Schwitters à dix-sept ans ? Et alors elle m’apportait des journaux, elle m’initiait"[24].

Au niveau de l’entrée du Cyclop, Tinguely a installé un ready-made. En référence à Marcel Duchamp, il s’agit d’une Broyeuse de chocolat.

Au sommet du Cyclop un grand bassin est rempli d’eau. Il s’agit de l’Hommage à Yves Klein. L’eau reflète le ciel bleu ce qui rappelle les Monochromes de Klein. Tinguely souhaitait réaliser une œuvre « digne de cet homme qui rêvait d’un art immatériel fait de sensibilité pure, lui qui affirmait volontiers que la Terre est plate et carrée, quitte à débattre  la question toute une nuit […] une surface sobre et grandiose, projetée au-dessus du monde dans le salut d’un grand artiste à un autre […]"[25]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tinguely/ Niki de Saint Phalle, Le Cyclop-La Tête, maquette, 1970, fil de fer et tôle, bandes de plâtre, couleur, 82 x 77 x 47 cm, musée Tinguely, Bâle, donation Niki de Saint Phalle (n° inv. 011226).
  2. Dominik Müller, in Tinguely@Tinguely (Museum Tinguely, Bâle, 7 novembre 2012-30 septembre 2013), cat. expo, Bâle, 2012, p. 432.
  3. video, voir une Meta-Harmonie en fonction au Musée Tinguely de Bâle
  4. Jouffroy Alain, « Jean Tinguely », in L'Œil, n°136, avril 1966, p. 64.
  5. Pontus Hultén, Jean Tinguely : Méta, Éditions Pierre Horay, Paris, 1973, p. 245.
  6. Pontus Hultén, Jean Tinguely : Méta, Éditions Pierre Horay, Paris, 1973, p. 324.
  7. Interview de Jean Tinguely par Jean Pierre Keller (4 septembre 1990) in Tinguely et le mystère de la roue manquante, Éditions ZOE et de l'Aube, Carouge-Genève, 1992, p. 75.
  8. Niki de Saint Phalle, « texte de Niki », dans Tinguely@Tinguely, Museum Tinguely, Bâle, 7 novembre 2012-30 septembre 2013,, catalogue de l'exposition, Bâle, 2012, p. 54.
  9. Pontus Hultén, Jean Tinguely : Méta, Éditions Pierre Horay, Paris, 1973, p.360
  10. Canal Viriginie, Le Cyclop, ISTHME Éditions, Paris, 2007, p. 74.
  11. Keller Jean-Pierre, Tinguely et le mystère de la roue manquante, Éditions ZOE et de l'Aube, Carouge-Genève, 1992. p. 159.
  12. Niki de Saint Phalle, ibid., p. 55.
  13. Dominik Müller, ibid., p. 416.
  14. Canal Virginie, ibid., p. 108-109.
  15. Niki de Saint Phalle, ibid., p. 60.
  16. Interview de Jean Tinguely par Jean Pierre Keller (4 septembre 1990), ibid., p. 78.
  17. « Le Cyclop » : petite documentation de démontage – transport et reconstruction de Jean Tinguely, 1985, musée Tinguely, Bâle.
  18. Hultén Pontus, Le Cyclop, Milly-la-Forêt, Association Le Cyclop, Paris, 1993, p. 16.
  19. Keller Jean-Pierre, ibid., p.77.
  20. Keller Jean-Pierre, ibid.
  21. Hultén Pontus, in Tinguely : sculptures 1960-1990 (JGM Galerie, Paris, 18 mars-29 avril 2006), cat. expo, Paris, 2006, p.17.
  22. J. Vizner, extrait du film Le Monstre de Tinguely, émission Viva, TV suisse romande, 1987.
  23. Warwara de la Vassière «D’autres machines : la mariée mise à nu par Jean Tinguely », in Plaisir de France n°390, juin 1971, p. 51.
  24. Charles Georg et Rainer Michael Mason, « Parole d'artiste », juin 1976. Retranscrit dans Dessins et gravures pour les sculptures (Musée d'art et d'histoire de Genève, 25 juin-3 octobre 1976), cat. expo, Genève, 1976, p.9.
  25. Pontus Hultén, ibid, p.203.

Bibliographie et filmographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Jouffroy, "Jean Tinguely", in L'Œil n°136, avril 1966, p. 34 - 40 & 64.
  • Pontus Hultén, Tinguely: "Méta", Éditions Pierre Horay, Paris, 1973, 363 p.
  • Pontus Hultén, Une magie plus forte que la mort, Éditions du Chemin vert, Paris, 1987, 379 p.
  • Pontus Hultén, Jean Tinguely (Centre Georges Pompidou, Paris, 8 décembre 1988-27 mars 1989), cat. expo, Paris, 1988, 397 p.
  • Michel Conil-Lacoste, L’Énergie de l'insolence, Éditions de la Différence, Paris, 1989, 128 p.
  • Jean-Pierre Keller, Tinguely et le mystère de la roue manquante, Éditions ZOÉ, Genève, 1992, 219 p.
  • (fr+en+de) Virginie Canal, Jean Tinguely : “Le Cyclop”, Fronza R. Wood et Simon Pleasance (trad. en anglais), Irène Kuhn (trad. en allemand), Tadashi Ono (photo), Centre national des arts plastiques et Isthme éd., Paris, 2007, 199 p. (ISBN 978-2-35409-007-4)
  • Le Cyclop - Jean Tinguely, Revue DADA hors-série n°2, ouvrage collectif, coédition Arola - Centre national des arts plastiques - Association Le Cyclop, Paris, 2013, 52 p. ( (ISBN 978-2-35880-053-2).
  • Le Cyclop de Jean Tinguely, réalisation de Steckmest Arné, Artik Films production, 1996.
  • Le rêve de Jean : Une histoire du Cyclop, réalisation de Faure Louise et Julien Anne, 4A4 Films production, 2005.
  • François Taillade dir., La forêt réenchantée : Une saison au Cyclop de Jean Tinguely, Association Le Cyclop de Jean Tinguely, , 88 p. (ISBN 9782955167700)

Références à l’œuvre[modifier | modifier le code]

  • Julien Ribot s'est inspiré de cette sculpture dans sa chanson Cyclop (publiée sur le EP Songs for Coco, janvier 2012).

Lien externe[modifier | modifier le code]