Guillaume Nicloux

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Guillaume Nicloux
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Guillaume Nicloux en 2014.

Naissance (51 ans)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Réalisateur, écrivain
Films notables Cette femme-là
La Clef

Guillaume Nicloux, né le 3 aout 1966, est un réalisateur, scénariste et romancier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1986, il devient boursier du Centre National des Lettres et crée sa compagnie, La Troupe. Il écrit plusieurs pièces de théâtre et met en scène Georges Arnaud, Maurice Pons et Copi.
En 1988, âgé de 22 ans, il démarre un cycle filmique dont les scénarios sont rédigés selon un principe d’écriture automatique. Son premier long métrage « La piste aux étoiles », tourné en 16 mm noir et blanc, est éclairé par Raoul Coutard, (chef opérateur de Jean-Luc Godard). L’année suivante, il filme au théâtre Goldoni de Venise « Le cirque imaginaire » de Jean-Baptiste Thierré et Victoria Chaplin. En 1990, Nicloux tourne « Les enfants volants », (Michael Nyman en compose la musique), et inaugure sa première sélection au Forum du Festival de Berlin et Festival de Toronto. En 91, il termine son cycle expérimental en réalisant pour Arte un film sans scénario, écrit au jour le jour, « La vie crevée » avec Michel Piccoli. Le film sera en compétition au Festival de Locarno. En 1994, il réalise « Faut pas rire du bonheur », avec Bernard-Pierre Donnadieu et Laura Morante. Le film est sélectionné à La Quinzaine des Réalisateurs, au Festival de Cannes.
Durant deux ans, Nicloux se consacre exclusivement à l’écriture de romans qui paraîtront successivement aux éditions Climats, Flammarion et Jean-Jacques Pauvert. En 97, il reprend son activité de cinéaste avec « Le poulpe » interprété par Jean-Pierre Darroussin et Clotilde Courau. De 1998 à 2000, Nicloux écrit trois autres romans. 2001, Maurice Pialat envisage d’adapter « Zoocity » (réédité en 2003 chez Folio).
La même année, Nicloux entame une trilogie consacrée au film noir dont le premier volet est « Une affaire privée » avec Thierry Lhermitte et Marion Cotillard. Second opus en 2003, « Cette femme-là » avec Josiane Balasko et Eric Caravaca. En 2007, « La clef », avec Guillaume Canet et Vanessa Paradis, clôt le triptyque. (à noter que chacun des protagonistes d’« Une affaire privée » et de « Cette femme-là » se retrouvent mêlés à l’intrigue de « La clef »). Entre temps, en 2006, il réalise pour UGC « Le concile de Pierre », tourné en Mongolie, avec Monicca Bellucci et Catherine Deneuve.
En 2009, Nicloux tourne « La reine des connes », dans la collection « Suite noire » pour France 2/Arte, avec Clément Hervieux-Léger. Il retrouve Jean-Pierre Darroussin en 2010 et réalise « Holiday » un huis clos sur le principe du Whodunit.
En 2011, il met en scène « L’affaire Gordji » pour Canal plus, docu-fiction où Michel Houellebecq y interprète le patron de la DST.
À partir de 2012, Nicloux renoue avec des projets plus introspectifs. Il adapte « La religieuse » de Diderot, avec Pauline Étienne et Isabelle Huppert, en compétition officielle au Festival de Berlin. L’année suivante, il tourne « L’enlèvement de Michel Houellebecq », avec Michel Houellebecq, sélectionné au Forum de Berlin. Le film reçoit successivement le prix du meilleur scénario et le prix spécial du jury au Festival de Tribeca, ainsi que le prix du meilleur film au festival de Montreal.
« Valley of love » avec Gérard Depardieu et Isabelle Huppert, en compétition officielle à Cannes, marque la première collaboration entre Nicloux et Depardieu. L’année suivante ils tournent ensemble « The end », premier long métrage français conçu pour une diffusion directement en VOD premium. Pour la troisième fois, l’un de ses films est sélectionné au Forum du Festival de Berlin. Même s’il continue de tourner en 35 mm, Nicloux déclare au Monde, le 9 avril 2016, « nous sommes entrés dans l’ère du digitographe ». En 2017, il met en scène « Les confins du monde », tourné au Vietnam, avec Gaspard Ulliel et Gérard Depardieu. Destin foudroyé d’un jeune soldat tiraillé entre désir de vengeance et passion amoureuse.
En 2018, Nicloux doit réaliser sa première mini-série pour Arte, intitulée « Il était une seconde fois ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Zoocity. Paris : Baleine, 1996, 302 p. (Instantanés de polar ; no 22). Rééd. Gallimard, 2003, 319 p. (Folio policier ; no 284).
  • Le Saint des seins (série Le Poulpe no 2). Paris : Baleine, 1996, 152 p. (Baleine ; no 21. Le Poulpe). Rééd. EJL, 1999, 94 p. (Librio noir ; no 304. Le Poulpe). In coffret Le Poulpe, une sélection de 5 enquêtes du Poulpe.
  • C’est juste une balade américaine. Castelnau-le-Lez : Climats, 1997, 201 p. (Sombres climats ; no 4).
  • Le Destin est une putain. Paris : Flammarion, 1998, 198 p.
  • Jack Mongoly. Paris : Flammarion, 1998, 255 p.
  • Monsieur Chance. Castelnau-le-Lez : Climats, 1998, 234 p. (Sombres climats ; no 6).
  • Le Poulpe, le film : pour l’attendrir, faut taper dessus (novélisation du film. Coauteurs : Jean-Bernard Pouy et Patrick Raynal). Paris : Baleine, 1998, 140 p. (Baleine ; no 145. Le Poulpe).
  • L'Honneur perdu de Georges Blesse. Paris : Baleine, 2000, 95 p. (Série grise ; no 4).
  • Des brutes et des méchants, préface d'Alain Corneau. Paris : J.-J. Pauvert, 2001, 187 p. (Un cinéaste/un roman).

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

  • Le Saint des seins, scénario et dessins d'Alain Garrigue. Montpellier : 6 pieds sous terre, 2000, [46] p. (Céphalopode ; no 2).

Nouvelle[modifier | modifier le code]

  • « Famille Killer : la fille », in Libération no 5, 12-13 août 2000, Cahier d’été : "Un été 2000", p. VIII, ill. n/b de Loïc Faujour. « Cette semaine, la famille Serial Killer (Fin) ». Reprise in Les 7 familles du polar, anthologie dirigée par Jean-Bernard Pouy. Paris : Baleine, 2000, p. 110-113.
  • « Le terrain » collectif Flammarion, 1998.

Articles[modifier | modifier le code]

  • 2016 : Les inrockuptibles no 1073 « 11 critiques de films pour Michel Houellebecq »

Filmographie[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

  • 1999 : « Lucie », avec Sylvie Testut, collection « scénario sur la drogue ».
  • 2000 : « Echange standard », collection « Les redoutables ».

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Nicloux ni vices », Le Républicain lorrain,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

  • STRAUSS Frederic, Les cahiers du cinéma n°431/32. L’art et la manière, Histoire des « Enfants volants »
  • LOISEAU Jean-Claude, Telerama n°2729, Portrait de Guillaume Nicloux
  • COUBARD, Éric. "Guillaume Nicloux : le jeu de l'oie". Brazil : le cinéma sans concessions, janvier 2008, no 3, p. 44-47.
  • PONS, Jean. « Nicloux, Guillaume ». In Claude Mesplède (dir.), Dictionnaire des littératures policières, vol. 2 : J - Z, Nantes, Joseph K, coll. « Temps noir », , 1086 p. (ISBN 978-2-910-68645-1, OCLC 315873361), p. 424.

Liens externes[modifier | modifier le code]