Frédéric Valletoux

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Frédéric Valletoux
Image dans Infobox.
Frédéric Valletoux, en février 2010, à une rencontre de la campagne de l'UMP pour les élections régionales de 2010, à Issy-les-Moulineaux.
Fonctions
Maire de Fontainebleau
Mandature 2020-2026 des communes et intercommunalités de France (d)
depuis le
Conseiller municipal de Fontainebleau (d)
Mandature 2020-2026 des communes et intercommunalités de France (d)
depuis le
Conseiller régional d'Île-de-France
Mandature 2015-2021 des régions de France (d)
Seine-et-Marne
depuis le
Maire de Fontainebleau
Mandature 2014-2020 des communes et intercommunalités de France (d)
-
Conseiller municipal de Fontainebleau (d)
Mandature 2014-2020 des communes et intercommunalités de France (d)
-
Conseiller communautaire du pays de Fontainebleau (d)
Mandature 2014-2020 des communes et intercommunalités de France (d)
Fontainebleau
depuis le
Président
Fédération hospitalière de France
depuis
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Frédéric Claude Henri René ValletouxVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Journaliste (depuis ), homme politique (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Site web
Distinction
signature de Frédéric Valletoux
Signature

Frédéric Valletoux [fʁe.de.ʁik.val.tu], né le à Paris, est un journaliste et un homme politique français. Maire de Fontainebleau depuis et conseiller régional d'Île-de-France depuis , il préside également la Fédération hospitalière de France depuis .

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

Frédéric Valletoux naît le [1], dans le 15e arrondissement de Paris. Il est le fils de Philippe Valletoux, dirigeant de Dexia et de Françoise Cunin des Brosses[2]. Sa famille et lui s'installent à Fontainebleau en 1980, il étudie ainsi au lycée François-Ier de cette ville où il décroche son baccalauréat en 1985. Il poursuit par la suite par une licence en histoire à l'université Panthéon-Sorbonne, dont il obtient le diplôme d'études universitaires générales (DEUG) en 1989[2],[3]. En 1990 et 1991, il commence à s'impliquer dans la vie publique en organisant un festival de jazz à Fontainebleau[2].

Journalisme[modifier | modifier le code]

Du côté de la vie professionnelle, il entame une carrière de journaliste en 1990, d'abord spécialisé dans les collectivités locales, à la revue Pouvoirs locaux pour l'Institut de la gouvernance territoriale et de la décentralisation[2]. Il intègre ensuite la rédaction de La Gazette des communes du Groupe Moniteur, puis rejoint Les Échos en 1994 pendant une dizaine d'années où il rédige successivement au « service Régions » et au « service France politique ». En 2002, il retourne à La Gazette des communes en tant que rédacteur en chef avant d'être nommé, en 2005, directeur délégué en charge des projets éditoriaux du Groupe Moniteur pour lequel il travaille à mi-temps en devenant maire[2],[4],[5]. Il consacre ainsi quinze années à l'activité journalistique[3].

Politique[modifier | modifier le code]

Il est élu conseiller municipal d'opposition sur la liste de Jean-François Robinet en 2001. Il adhère à l'Union pour un mouvement populaire (UMP) en 2005[2].

Le , le maire de Fontainebleau Jacques Nizart est contraint à la démission[source insuffisante] à la suite de rivalités au sein de son équipe. Des élections municipales partielles sont organisées à la suite desquelles Valletoux, alors âgé de 39 ans, candidat d'une des 3 listes divers droite[6] et soutenu par les ministres Christian Jacob, Jean-François Copé et Gilles de Robien[7], devient le nouveau maire de Fontainebleau, avec 45,59 % des voix au second tour du dans lequel il a affronté Jean-François Robinet[6],[8],[9]. Il déclare par ailleurs en 2020 que selon lui, passer du journalisme à la politique n'est pas incohérent arguant que « ces deux fonctions ont en commun le traitement de sujets d'intérêt général »[3].

Dans cette ville, il crée notamment des conseils de quartier, pourtant facultatifs au vu de la taille de la ville, et embauche un « manager de centre-ville »[10]. Il est réélu maire de Fontainebleau en 2008 (45,93 % ; 47,30 %)[11], en 2014 (43,72 % ; 45,77 %)[12], puis en 2020 (48,84 % ; 60,37 %)[13].

Candidat aux élections législatives de 2007, sans l'investiture nationale de son parti, il est battu par Didier Julia[14],[15] ; aux élections cantonales de 2008, cette fois avec l'investiture du parti, par Jean-François Robinet, aboutissant à un échec encore plus important[15]. Il est également nommé membre, en tant que porte-parole adjoint, de l'équipe de campagne de son amie Valérie Pécresse. À partir de la mi-, il est en outre chargé par l'UMP de coanimer le débat sur le Grand Paris[15]. Le , il est élu conseiller régional d'Île-de-France[16].

En 2021, il rejoint le nouveau parti Horizons d'Édouard Philippe[17], en s'y impliquant en tant que l'un des référents pour l'Île-de-France[18].

Activités associatives[modifier | modifier le code]

En 1999, il fonde l'association « Agir à Fontainebleau »[2]. À partir d', Valletoux s'engage dans la domaine des établissements hospitaliers, en dirigant la section Île-de-France de la Fédération hospitalière de France. Il est élu président de cette association en [19], l'ancien président Jean Leonetti ayant quitté la fonction en étant nommé ministre. Valletoux est réelu président le , face à Jean-Louis Touraine[20] ; le , face à Olivier Véran[21] ; le [22], unique candidat à sa succession[4]. Il soutient, au nom de la Fédération, « le rétablissement d’un service public hospitalier fort et dynamique, inscrit dans la double exigence de qualité et d’efficience »[23]. Durant la pandémie de Covid-19, il s'implique ainsi en qualité de président dans l'amélioration des relations entre les soignants, l'admi­nistration et les communes­[24].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Valletoux est le père de cinq enfants[3] : trois garçons nés dans les années 1990[5],[2], d'un premier mariage et deux autres enfants d'une seconde union[2].

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'Intérieur, Répertoire national des élus, , 1 p. (lire en ligne [csv]), ligne no 30075
  2. a b c d e f g h et i Constanty 2009, p. IV.
  3. a b c et d Julie Le Bolzer, « Frédéric Valletoux au chevet de l'hôpital », Les Échos, no 23197,‎ , p. 27 (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  4. a et b Marie-Sophie Ramspacher, « Frédéric Valletoux », Les Échos, no 20558,‎ , p. 12
  5. a et b Sébastien Blondé, « Frédéric Valletoux élu maire », Le Parisien,‎ , p. 3 (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  6. a et b « Élections municipales 77 : Frédéric Valletoux élu maire de Fontainebleau », Agence France-Presse,‎
  7. « Trois ministres soutiennent Valletoux à Fontainebleau », Le Figaro, no 19034,‎ , p. 9
  8. Sébastien Morelli, « Frédéric Valletoux élu avec 45,59 % », Le Parisien,‎ , p. 3 (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  9. Carl Meeus, « Frédéric Valletoux : le maire qu'on n'attendait pas », Le Point, no 1727,‎ , p. 13
  10. Constanty 2009, p. II.
  11. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections municipales 2008 » Accès libre, sur interieur.gouv.fr (consulté le )
  12. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 » Accès libre, sur interieur.gouv.fr (consulté le )
  13. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 » Accès libre, sur interieur.gouv.fr (consulté le )
  14. « Sursaut de la gauche, l'UMP conserve la majorité », Le Monde, Agence France-Presse, Reuters,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  15. a b et c Constanty 2009, p. III.
  16. « Vos 24 conseillers régionaux », Le Parisien,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  17. Yoann Vallier, « Fontainebleau. Frédéric Valletoux : « Édouard Philippe a la carrure d’un homme d’État » », La République de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  18. Yoann Vallier, « Seine-et-Marne. Comment Horizons, le parti d'Édouard Philippe, avance ses pions », La République de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  19. « Frédéric Valletoux », Le Figaro, no 20888,‎ , p. 27
  20. A.B.-I., « Frédéric Valletoux réélu président de la FHF », Le Quotidien du médecin,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  21. Anne Bayle-Iniguez, « Hôpitaux : Frédéric Valletoux réélu à la tête de la FHF, à l'issue d'un vote serré », Le Quotidien du médecin,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  22. Cyrille Dupuis, « Valletoux rempile à la tête de la FHF et veut un « choc d'attractivité » pour les soignants », Le Quotidien du médecin,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  23. « Le service public hospitalier selon le rapport Devictor », La Gazette de l'hôpital, no 111,‎ , p. 8
  24. Blanche Bourgeois, « Frédéric Valletoux, monsieur bons offices de la Macronie », La Gazette des communes,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  25. Ministère de la Culture et de la Communication, « Nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres juillet 2011 » Accès libre, sur culture.gouv.fr, (consulté le )

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Constanty 2009] Hélène Constanty, « Fontainebleau : le système Frédéric Valletoux - sa méthode, sa garde rapprochée, ses opposants », L'Express, no 3024,‎ (également en une du numéro)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]