Alba Iulia

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Alba Iulia
(hu) Gyulafehérvár
(de) Karlsburg
Blason de Alba Iulia
Héraldique
Drapeau de Alba Iulia
Drapeau
Citadelle d'Alba Iulia.
Citadelle d'Alba Iulia.
Administration
Pays Drapeau de la Roumanie Roumanie
Région Coat of arms of Transylvania.svg Transylvanie
Județ Actual Alba county CoA.png Alba
Maire
Mandat
Mircea Hava (PNL)
depuis
Code postal 510118
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Population 63 536 hab. ()
Densité 613 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 01″ nord, 23° 34′ 12″ est
Altitude 230 m
Superficie 10 365 ha = 103,65 km2
Fuseau horaire +02:00 (heure d'hiver)
+03:00 (heure d'été)
Localisation

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Alba Iulia

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Alba Iulia
Liens
Site web www.apulum.ro

Alba Iulia[1] (en latin Apulum, en roumain Alba Iulia, en allemand Karlsburg ou Weissenburg, en saxon de Transylvanie Weissenbrich, en hongrois Gyulafehérvár, Károlyfehérvár, Erdélyifehérvár, Fehérvár, Fejérvár, en turc Erdel Belgradı, en serbe Београд - Beograd, en tchèque Karlovský Bělehrad) est une ville de Transylvanie, dans le département d'Alba (județ d'Alba), dont elle est le chef-lieu. Elle était la capitale historique, politique et religieuse de la Principauté de Transylvanie.

Quatre villages sont également rattachés à la municipalité : Bărăbanț (Borbánd), Micești (Ompolykisfalud), Oarda (Alsóváradja) et Pâclișa (Poklos).

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à 72 km à l'est de Deva et à 95 km au sud de Cluj-Napoca, à la confluence des rivières Mureș et Ampoi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Située aux pieds des Monts Apuseni et des Carpates Méridionales, cette ville est sans doute l'une des plus anciennes de Roumanie. Localité importante sous et même avant l'occupation romaine ayant le nom d'Apulum, la ville a été, par la suite de l'évolution historique, le siège des premiers archevêchés fondés au début du XIe siècle, la capitale de la Principauté de Transylvanie (du XVIe au XVIIIe siècle) et un des centres de l'administration autrichienne (du XVIIIe au XIXe siècle) du Grand-duché de Transylvanie faisant partie de l'Empire des Habsbourgs.

Antiquité et époque romaine[modifier | modifier le code]

Alba Iulia, réplique de la Louve capitoline.

Des vestiges des Daces datant du Néolithique ont été retrouvés. La tribu des Daces est mentionnée par le géographe Claude Ptolémée. La XIIIe Légion romaine Gemina'' était casernée là, dans un des principaux campements fortifiés en pierre de l'époque des Daces. Jusqu'en 271, la Dacie était une province romaine. Les Romains ont emprunté le nom de la ville de l'ancien toponyme dace d'Apoulon, une forteresse située à 20 km au nord d'Alba Iulia. Deux cités romaines se sont développées près des campements romains, l'une dans la forteresse, l'autre près de la rivière Mureș, à Partos. Ces implantations sont devenues deux des plus importantes localités de la Dacie[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le palais des voïvodes et des princes de Transylvanie.

Au IXe siècle, la ville est mentionnée sous le nom de Bălgrad ou Belograd (Château blanc en slavon ancien). La Gesta Hungarorum mentionne un seigneur nommé Geula, Gyula, ou Jula, qui aurait découvert la ville et en aurait fait la capitale de son duché durant le Xe siècle, sous le nom de Gyulafehérvár.

Au fin du Xe siècle, Alba Iulia a été la capitale d'un duché ou royaume conduit par Iula (Geula ou Gyula). Iula a construit la première église byzantine en Transilvanie (dirigée par Hieroteus, prêtre grec), récemment découverte[3] Dans une chronique germanique, Iula este considéré roi: Stephen rex Ungaricus super avunculum suum regem Iulum cum exercitum venit (Annales Hildesheimenses) - texte original en latin[4] La terre de Iula a été attaquée et occupée par le roi hongrois Stephen, au début du XIe siècle[5] L'évêché catholique de la Transylvanie fut établi au XIe siècle dans la ville, après l'adoption du catholicisme par Étienne Ier de Hongrie, saint Étienne. De cette époque date la construction de la première cathédrale. L'actuelle cathédrale catholique romaine a été construite du XIIe au XIIIe siècle. En 1442, Jean II de Hongrie, voïvode de Transylvanie, utilisa la citadelle dans ses préparatifs pour une grande bataille contre l'Empire ottoman. La cathédrale fut agrandie durant son règne et il y fut enseveli après sa mort.

Du XVIe au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La pièce de 8 florins (20 F), éditée à Alba Iulia (Gyulafehérvár Gy. F.) en l'honneur de François-Joseph Ier d'Autriche, 1870.

En 1541, Alba Iulia devint la capitale de la Principauté de Transylvanie (1542-1690). En 1599, le prince régnant Michel le Brave fit son entrée triomphale en réalisant la première union des trois pays roumains (Valachie, Transylvanie, Moldavie).

En 1613, le prince Gabriel Bethlen gouverna d'Alba Iulia cette principauté et la ville connut grâce à lui un essor culturel considérable.

Charles VI du Saint-Empire fit construire la Cité entre 1716 et 1735 d'après les plans de l'architecte italien Giovanni Morando Visconti. Chef-d'œuvre remarquable de l'architecture militaire, la Cité Alba Carolina compte sept bastions et quatre portes monumentales.

Au XVIIIe siècle, les révoltes des paysans roumains contre la domination austro-hongroise se multiplièrent. En 1779, les représentants des paysans roumains s'adressèrent à l'empereur Joseph II, pour remédier à leur situation sociale, juridique et politique, qui jusqu'à cette époque avait été complètement négligée par la noblesse hongroise transylvaine qui dirigeait le pays. Mais ces requêtes répétées adressées à l'Empereur furent vaines, si bien que la plus grande révolte des paysans roumains éclata en 1784. Véritable guerre de libération, conduite par Horea, Cloșca et Crișan, elle se déploya dans les régions entourant Alba Iulia, mais fut brutalement réprimée.

En 1848, les habitants de la ville participèrent à la révolution qui, pour les Roumains transylvains, fut conduite par Avram Iancu. Elle avait son quartier général dans les monts Apuseni.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Alba Iulia a une grande signification symbolique pour les Roumains, car c'est là que fut scellée la « Grande Union » de la Roumanie. Après la Première Guerre mondiale, le , fut proclamée dans cette ville, par l'Assemblée nationale des Roumains de Transylvanie, l'union de la Transylvanie et du Vieux Royaume pour former la Grande Roumanie. C'est donc ici que l'État roumain célèbre chaque année sa fête nationale. Le 15 octobre 1922 furent couronnés dans cette même ville Ferdinand Ier de Roumanie et Marie de Roumanie. Comme toute la Roumanie, Alba Iulia a subi les régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989, mais connaît à nouveau la démocratie depuis 1990.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
Année Pop. ±%
1850 9 122 —    
1880 11 500 +26.1%
1890 12 512 +8.8%
1912 11 616 −7.2%
1930 12 282 +5.7%
1941 21 846 +77.9%
1948 14 420 −34.0%
1956 14 776 +2.5%
1966 22 215 +50.3%
1977 41 199 +85.5%
1992 71 168 +72.7%
2002 66 406 −6.7%
2011 63 536 −4.3%
Les deux cathédrales d'Alba Iulia. La cathédrale orthodoxe roumaine (à gauche) et la cathédrale catholique romaine (à droite).
L'intérieur de la cathédrale orthodoxe.

Composition ethnique[modifier | modifier le code]

Répartition de la population par etnie
Année[6],[7] Roumains Hongrois Allemands Juifs Roms Autres
Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb %
1850 5 840 64,02 1 276 13,99 760 8,33 762 8,35 367 4,02 117 1,28
1920 10 299 67,77 2 500 16,45 538 3,54 1 785 11,75 74 0,49
1930 13 317 72,92 2 430 13,31 560 3,07 1 493 8,18 132 0,72 330 1,81
1956 17 755 85,31 1 480 7,11 372 1,79 568 2,73 566 2,72 72 0,35
1977 37 644 91,37 1 925 4,67 708 1,72 87 0,21 759 1,84 76 0,18
1992 66 678 93,69 2 516 3,54 461 0,65 29 0,04 1 401 1,97 83 0,12
2002 62 722 94,45 1 836 2,76 217 0,33 20 0,03 1 475 2,22 136 0,20
2011 55 671 87,62 1010 1,59 115 0,18 19 0,03 1 119 1,76 5 602 8,82

Religions[modifier | modifier le code]

Année[8],[7] Orthodoxes Greco-catholiques Catholiques Réformés Juifs Autres
1850 42,59 25,04 16,78 4,97 8,35 2,27
1880 30,87 30,02 20,08 5,71 10,04 3,28
1900 32,12 29,62 18,04 6,83 9,61 3,78
1930 38,88 32,92 11,24 4,99 8,60 3,37
1992 87,29 2,55 2,83 1,72 0,04 5,57
2002 88,02 2,63 2,50 1,29 0,03 5,53
2011 81,30 1,92 1,88

Politique[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1996 en cours Mircea Hava PD, puis PNL  
Élections municipales de 2016[9]
Parti Sièges
Parti national libéral (PNL) 12
Parti social-démocrate (PSD) 5
Alliance des libéraux et démocrates (ALDE) 2
Parti Mouvement populaire (PMP) 1
Indépendant 1

Objectifs touristiques[modifier | modifier le code]

Les vestiges et les quatre impressionnantes portes de la muraille sont très bien conservées et peuvent être visitées grâce au Parcours des 3 Cités du quartier de la Cité (en roumain Cetate). À l'entrée de ce complexe archéologique, peuvent être vues les ruines des murs extérieurs, tout comme une des portes de la cité médiévale par laquelle est entré en ville Michel Ier le Brave (Mihai Viteazul).

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Institutions culturelles[modifier | modifier le code]

La bibliothèque Batthyaneaum.

Économie[modifier | modifier le code]

Réunion d'Alba Iulia en 2007[modifier | modifier le code]

Une réunion de représentants politiques et professionnels de l’Assemblée des régions européennes viticoles (AREV) pour élaborer point par point la réponse à la proposition législative de la Commission européen que l’AREV remettra au Conseil européen et aux institutions consultatives de l’UE réforme de l’OCM-Vin s'est tenue en septembre 2007 à Alba Iulia[10],[11].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Naissance à Alba Iulia.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Parfois nommée en français « Alba Julia ».
  2. (ro, en) Site officiel de la municipalité
  3. Ioan Aurel Pop, Jan Nicolae, Ovidiu Panaite, Sfântul Ierotei, episcop de Alba Iulia (sec. X). Édit. Reîntregirea, 2010, 335 p
  4. Annales Hildesheimenses, Hannoverae, 1878 p. 29
  5. Curta, Florin: Transylvania around A.D. 1000; in: Urbańczyk, Przemysław (Editor): Europe around the year 1000; Wydawn. Dig, 2001
  6. (hu) Varga E. Árpád, « Erdély etnikai és felekezeti statisztikája 1850-2002 » [PDF], sur kia.hu (consulté le 17 mars 2017).
  7. a et b (ro) « Tab8. Populația stabilă după etnie – județe, municipii, orașe, comune », sur Institut national de statistique (consulté le 17 mars 2017).
  8. (hu) Varga E. Árpád, « Erdély etnikai és felekezeti statisztikája 1850-2002 » [PDF], sur kia.hu (consulté le 17 mars 2017)
  9. (ro) « Rezultate finale 5 iunie 2016 », sur www.2016bec.ro.
  10. Rebuffade pour la Commissaire européenne Mariann Fischer Boel
  11. Position de l’AREV sur la réforme de l’OCM-Vin

Articles connexes[modifier | modifier le code]