Nicolas Esquillan

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Nicolas Esquillan
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Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Entreprise Boussiron
Distinction
Œuvres principales

Nicolas Esquillan, né le à Fontainebleau et mort le à Paris, est un ingénieur français spécialisé dans l'édification d'ouvrages d'art.

Biographie[1][modifier | modifier le code]

  • 1902 : naissance à Fontainebleau
  • 1922 : diplômé de l'École nationale supérieure d'arts et métiers de Châlons-sur-Marne.
  • 1923 : engagé par Simon Boussiron dans son bureau d'étude, il participe, sous sa direction et avec les conseils de Roger Valette, à l'étude de nombreux ouvrages d'art.
  • 1932 : Simon Boussiron le charge de la conception et de la réalisation du pont de La Roche-Guyon qui, avec 161 m de portée remporte le record mondial des ponts en béton armé à tablier suspendu, lors de son achèvement en 1934.
  • 1936 : il est chef d'études des ouvrages d'art de l'Entreprise.
  • 1936-1941 : il conçoit puis construit une halle de marché pour Fontainebleau, sa ville natale. Caractérisée par la minceur de sa voûte et de ses piliers en béton, ou encore par l'élégance de ses formes et de ses pavés de verre Saint-Gobain, la halle de marché de la place de la République est considérée comme un « exploit technique » et un « chef-d’œuvre méconnu » d'Esquillan par l'historien Alexandre Gady. La démolition de cet ouvrage, décidée par la mairie en 2012, aura, malgré les contestations[2], finalement lieu le 23 septembre 2013[3].
  • 1937 : il entreprend le pont de Clairac sur le Lot.
  • 1941 : il est nommé directeur technique de l'Entreprise et le restera jusqu'en 1971.
  • 1942 : projet Avant-Gardiste de la "Halle" au cœur de la ville de Fontainebleau
  • 1943 : il achève le pont de La Coudette sur le Gave de Pau qui, avec 111 m de portée, remporte le record mondial des ponts-route en bow-string en béton armé.
  • 1950 : il reconstruit le pont-route de Conflans-Fin d'Oise. Il reconstruit le viaduc de chemin de fer de la Méditerranée sur le Rhône, reliant Chasse et Givors. Avec 124 m de portée, il remporte le record mondial des ponts-rail en béton armé à double voie suspendue[4]..
  • 1951 : il construit le hangar à deux nefs de l'aéroport de Marignane qui détint, jusqu'à la réalisation du CNIT, le record mondial de portée pour les couvertures à voile mince.
Viaduc ferroviaire de La Voulte-sur-Rhône.
  • 1952-1955 : il entreprend le premier grand pont-rail français en béton précontraint à La Voulte-sur-Rhône, achevé en 1955, qui, avec ses 300 m, était le plus long pont du monde sous voie ferrée normale en béton précontraint.
  • 1954 : il gagne notamment devant R. Morandi, le concours du pont d'Abidjan, 372 m de longueur sur piles fondées à 70 m au-dessous du niveau de l'eau, achevé en 1957.
  • 1957 : iIl réalise les pylônes du pont de Tancarville qui, avec 123 m de hauteur, remportèrent le record mondial de hauteur des piles de pont suspendu en béton armé.
  • 1958 :ayant remporté le concours du CNIT en partenariat avec Bernard Zehrfuss et Marcel Breuer, devant Nervi et Freyssinet en 1955, il réalise la voûte du palais qui, avec 206 m de longueur de façade et 238 m sous les arêtes de noue, détient toujours le record mondial de portée, de même que celui de la plus grande surface supportée point par appui : 7 500 m2.
  • 1961 : il est ingénieur conseil du palais des expositions de Turin.
  • 1967 : il réalise le deuxième pont d'Abidjan.
  • 1967 : château d'eau de La Duchère.
  • 1968 : il construit le Stade olympique de glace de Grenoble.
  • 1989 : mort le 21 janvier.

Citation[modifier | modifier le code]

« Dans ma conception des ouvrages, ma première recherche, essentielle, a toujours été de déterminer les points d'appui les plus judicieux, soit verticaux, soit horizontaux, et d'organiser la structure pour y conduire les forces le plus rationnellement possible, et en tous cas le plus économiquement. […] L'art de dresser un projet ne consiste pas tant à résoudre un système d'équations par le calcul, que de bien les poser après avoir imaginé toutes les hypothèses plausibles. Si une culture mathématique sérieuse est utile et nécessaire pour formuler les résultats de l'expérience, il ne faut jamais oublier que l'on n'a aucune chance de retrouver à la fin d'un calcul ce que l'on aura oublié d'introduire initialement. En d'autres termes, si le projeteur a omis un effort ou une déformation en un point donné d'une structure, le calcul ne les lui fera pas retrouver. »

— Conférence sur l'art de construire prononcée par Nicolas Esquillan lors de sa réception comme docteur honoris causa à l'université de Stuttgart en 1965.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marrey 1992
  2. Alexandre Gady, « La halle de Fontainebleau, un chef-d’œuvre méconnu de l’architecture du XXe siècle ! », site Internet de la SPPEF, 27 novembre 2012.
  3. « La halle de Fontainebleau tombe sous les coups des pelleteuses »
  4. François Caron, Olivier Bachet, Le Patrimoine de la SNCF et des chemins de fer français, tome II, Flohic éditions, Paris, 1999 (ISBN 2-84234-069-8), p. 555 extrait (consulté le 20 juillet 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Marrey, Nicolas Esquillan, un ingénieur d'entreprise, Paris, Picard, , 175 p. (ISBN 2-7084-0436-9)
  • Sous la direction d'Antoine Picon, L'art de l'ingénieur constructeur, entrepreneur, inventeur, p. 169, Centre Georges Pompidou/éditions Le Moniteur, Paris, 1997 (ISBN 978-2-85850-911-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]