Jules Lachelier

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Jules Lachelier
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Jules Lachelier (27 mai 1832 à Fontainebleau - 26 janvier 1918 à Paris) est un philosophe français.

Lauréat du Concours Général en 1850, entré major à l'École normale supérieure, agrégé de lettres en 1855, puis de philosophie en 1863, il est nommé docteur en lettres en 1871 avec une thèse sur le problème de l'induction : « L'expérience la mieux faite ne sert qu'à nous apprendre au juste comment les phénomènes se lient sous nos yeux : mais, qu'ils doivent se lier toujours et partout de la même manière, c'est ce qu'elle ne nous apprend point, et c'est cependant ce que nous n'hésitons pas à affirmer. » Lachelier tentera de montrer dans quelles mesures nous sommes capables d'une telle affirmation.

Il enseigna la philosophie au lycée de Sens (1854-56), puis à l'École normale supérieure de 1864 à 1875, où il eut comme élève Jules Lagneau. Nommé inspecteur de l'académie de Paris en septembre 1875, il sera à partir du 16 mars 1879 inspecteur général de L'instruction publique, Alphonse Darlu sera son successeur en 1902.

Professeur réputé pour sa rigueur et sa grande discrétion, Lachelier avait, à la fin de sa vie, brûlé nombre de ses papiers et interdit la publication de ses lettres personnelles après sa mort. Un fonds fut néanmoins constitué à la Bibliothèque Mazarine, alimenté par les destinataires qui souhaitaient coopérer. En 1933, un recueil de 214 pages limité à 200 exemplaires a été édité par les Imprimeries Girard à Paris.

Se définissant comme intellectualiste, il s'était donné pour mission de perpétuer la philosophie de Kant. Un article de lui est resté célèbre, Psychologie et Métaphysique, où, se distinguant de Victor Cousin, il donne les jalons de sa philosophie à tendance spiritualiste : « L'être tel que nous le concevons n'est pas, d'abord une nécessité aveugle, puis une volonté, qui serait enchaînée d'avance par la nécessité, enfin une liberté, qui n'aurait plus qu'à constater l'existence de l'une ou de l'autre. Il est tout entier liberté, en tant qu'il se produit lui-même, tout entier volonté, en tant qu'il se produit comme quelque chose de concret et de réel [...] »[1].

Lachelier a été influencé par Félix Ravaisson, à qui il reprend le vocable de « réalisme spiritualiste » pour désigner sa philosophie[2]. Henri Bergson dédie à Jules Lachelier son Essai sur les données immédiates de la conscience. Émile Meyerson discute sa théorie de l'induction[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Psychologie et métaphysique, p. 170.
  2. Cf. Henri Gouhier, Bergson et le Christ des Évangiles, Paris, Vrin, 1999, ch. 1.
  3. Cf. Émile Meyerson, Du Cheminement de la pensée, Paris, Vrin, 2011, p. 144.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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