Hippolyte d'Este

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Hippolyte d'Este
Ippolito II d'Este.jpg
Anonyme.
Fonctions
Évêque diocésain
Diocèse de Maumere
-
Archevêque d'Arles
-
Archevêque de Milan
-
Archevêque
Archidiocèse d'Auch
-
Évêque diocésain
Diocèse de Novare
-
Giovannangelo Arcimboldi (en)
Archevêque
Archidiocèse de Lyon
-
Cardinal-diacre (d)
Santa Maria in Aquiro (d)
Santa Maria in Via Lata
Santa Maria Nuova
à partir du
Évêque catholique
à partir du
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 63 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Activité
Famille
Père
Mère
Fratrie
Rodrigue d'Aragon
Alessandro d'Este (d)
Hercule II d'Este
Éléonore d'Este
Francesco d'Este (en)
Isabella Maria d'Este (d)
Alphonse d'EsteVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Renata d'Este (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Alphonse II d'Este (neveu paternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Ordre religieux
Arms of the house of Este (4).svg
Blason

Hippolyte II d'Este, dit aussi le « cardinal de Ferrare », né le à Ferrare et mort le à Rome, est un cardinal italien, issu de la maison d'Este, et neveu d'Hippolyte Ier d'Este, lui aussi cardinal[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Hippolyte d'Este est le fils d'Alphonse Ier d'Este, duc de Ferrare, et de Lucrèce Borgia.

En 1519, il hérite de son oncle homonyme du siège archiépiscopal de Milan. Il fait ses débuts en France en 1536, appelé par François Ier, en raison de ses liens étroits avec la dynastie des Valois (son frère Hercule, duc de Ferrare, ayant épousé la fille de Louis XII, Renée de France).

Il est créé cardinal in pectore par Paul III le (révélé le ) et devient ensuite :

Il est également pourvu de nombreuses abbayes en commende :

Hippolyte d'Este meurt à Rome le [4] après une brève maladie, fatigué par les intrigues nouées autour de lui et par ses obligations politiques[réf. nécessaire]. Sa dépouille a été ensuite transférée dans l'église Santa Maria Maggiore de Tivoli.

Mécénat[modifier | modifier le code]

Hippolyte d'Este emploie l'architecte bolonais Sebastiano Serlio à l'Abbaye de Chaalis dont il a été nommé abbé commendataire par François Ier, et en 1541, il commande au Primatice, la réalisation de peintures pour les murs de la chapelle. Ces fresques, achevées en 1544, ont longtemps été attribuées par erreur à Nicolò dell'Abbate.

En 1550, Hippolyte d'Este, devenu gouverneur de Tivoli, fait construire la Villa d'Este par Pirro Ligorio. Grand protecteur des arts, il est le mécène des musiciens Adrien Willaert et Palestrina. Il emploie également Sebastiano Serlio à son palais de Fontainebleau (l'hôtel du Grand Ferrare). En Gascogne il fait appel à l'architecte Jean de Beaujeu pour dessiner et entreprendre l'édification de la façade de la cathédrale d'Auch. Il a auparavant achevé le voûtement du déambulatoire de la cathédrale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Son sceau est constitué d'un Aigle blanc[5].

Représentation dans l'art[modifier | modifier le code]

Hippolyte d'Este est représenté costumé d'une belle livrée de couleur et coiffé d'un turban, avec François Ier et Charles d’Angoulême, à la « turquerie » du château de Blois le , dans le tableau Un Turc conservé à la Bibliothèque nationale centrale de Florence)[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Vincenzo Pacifici, Ippolito II d'Este cardinale di Ferrara, Tivoli, 1920; rééd. Tivoli, 1984.
  2. Françoise Bagnéris, La Cathédrale d'Auch et son quartier de chanoines, Nouvelles éditions latines, 1986, page ??[précision nécessaire].
  3. « Lyon (Latin (or Roman) Archdiocese) [Catholic-Hierarchy] », sur www.catholic-hierarchy.org (consulté le )
  4. Dictionnaire de biographie française, t. 13, col. 76-78
  5. Ch. Rostaing, « Blasons des Evêques de Maurienne », Travaux de la Société d'histoire et d'archéologie de la province de Maurienne, t. 12,‎ , p. 107 (lire en ligne).
  6. Dossier de presse de l'exposition L’Italie à la cour de France - Primatice, maître de Fontainebleau, 1504 -1570, Paris, musée du Louvre, 25 septembre 2004 - 3 janvier 2005).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ambroise Angley (18xx-18xx, historien et prêtre), Histoire du diocèse de Maurienne, Saint-Jean-de-Maurienne, impr. de J.-B. Héritier, , 500 p. (lire en ligne), « LXXIII (V). Hipolythe d'Est, Cardinal », p. 297-305.
  • Sabine Frommel, « Hippolyte d'Este à Chaalis. Architecture projetée, architecture peinte », dans Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, 2008, no 87, pp. 143-172 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]