Guer

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Guer
Le château de Coëtbo.
Le château de Coëtbo.
Blason de Guer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Guer (chef-lieu)
Intercommunalité De l'Oust à Brocéliande Communauté
Maire
Mandat
Jean-Luc Bléher
2014-2020
Code postal 56380
Code commune 56075
Démographie
Gentilé Guérois, Guéroise
Population
municipale
6 292 hab. (2014)
Densité 121 hab./km2
Population
aire urbaine
10 229 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 17″ nord, 2° 07′ 09″ ouest
Altitude Min. 18 m – Max. 155 m
Superficie 52,11 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la ville de Guer

Guer [gɛʁ] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Le nom breton de la commune est Gwern-Porc'hoed, pour se distinguer de Gwern[1], aussi au Morbihan.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Guer comprend quatre parties : Guer-Coëtquidan, Saint-Raoul, La Telhaie et Bellevue-Coëtquidan où l'on trouve les écoles militaires de Saint-Cyr-Coëtquidan. L'homophonie avec « guerre » est donc un sujet de plaisanterie habituel.

La proximité de la forêt de Brocéliande, où se trame la légende de Merlin l'enchanteur, de la fée Morgane et de la fée Viviane, est une source de fierté pour la ville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Guer
Beignon, Saint-Malo-de-Beignon Plélan-le-grand, Loutehel (Ille-et-Vilaine)
Porcaro Guer Maure-de-Bretagne, Les Brulais
Monteneuf Carentoir Comblessac

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Wern en 836, Guern au XIIe siècle[2].

Gwern Porc'hoet en breton .

Guer est issue du mot breton Gwern issu du mot gaulois verno que l'on retrouve toujours en gallois sous la forme Gwernin signifiant "aulnes", mais en breton, gwern peut également signifier le "marais", l'un n'excluant pas l'autre, l'aulne est un arbre qui aime beaucoup l'humidité, et qu'on trouve fréquemment au bord des marais. Ce nom de lieu a par la suite perdu son -n final.

Porc'hoet permet de différencier Guer de Gwern, autre commune du Morbihan.

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Guer naquit au VIIe siècle sous l'impulsion de saint Malo et d'un monastère breton. Cette paroisse fit partie d'ailleurs de l'ancien évêché d'Alet-Saint-Malo, qui fut supprimé à la Révolution française ; elle se situait plus précisément dans le doyenné du Porhoët.

Guer accueillait autrefois (XVIIIe siècle) plusieurs foires tout au long de l'année : la veille de la mi-carême en mars, à la Saint-Marc, le 25 avril, à la Saint-Atanaze, le 2 mai, à la Saint-Grégoire, le 9 mai, à la mi-août (16 août), la grande Saint-Michel, le 29 septembre et la petite Saint-Michel, le 16 octobre, le mercredi d'après le Jour des morts et le lendemain de la Saint-Thomas, le 6 décembre.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le camp de Coëtquidan a servi :

  • de camp de prisonniers ;
  • de camp d'entraînement.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Une division polonaise en formation a séjourné au Camp d'octobre 1939 à mai 1940.

Des membres du Bezen Perrot ont lutté contre des maquisards bretons à Guer (contre les résistants cachés dans le manoir de Saint-Gurval[3])[4].

Des prisonniers de guerre allemands se trouvaient internés dans le camp de Coëtquidan en 1946 et 1947.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Guer (Morbihan).svg

Les armoiries de Guer se blasonnent ainsi :

D’azur à sept macles d’or posées trois, trois et un, au franc-canton brochant d’argent fretté de huit pièces de gueules.
(Armes de la famille de Guer, ramage de Le Sénéchal de Carcado, brisées d’un franc-canton).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1833 1847 Henri François Théaud de Lorgerie   Conseiller d'arrondissementt[5]
1947 1958 Victor Molac DVD Conseiller général du canton de Guer
1971 1979 Joseph Coudray UDF-CDS Conseiller général du Canton de Guer
1979 2001 Gurval Colléaux UDF-CDS Conseiller général du Canton de Guer
mars 2001 en cours Jean-Luc Bléher UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 292 habitants, en augmentation de 1,91 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 850 4 896 3 465 3 973 3 488 3 860 3 773 3 960 3 956
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 974 3 343 3 327 3 381 3 371 3 476 3 544 3 563 3 547
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 802 3 473 3 543 3 389 3 656 3 631 6 989 6 827 6 934
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
5 428 5 757 5 922 5 657 5 794 5 560 6 174 6 174 6 292
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Ville-Huë : XIIIe, XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Élégant château en pierre enduite sous ardoises composé du vieux logis dans sa partie Nord (XIIIe siècle), d'un corps principal, élevé sur deux étages, formant façade orientée sud - sud-ouest flanqué de deux tours (XIXe siècle). Le château a été ravagé par les flammes à la suite de l'incendie du 14 septembre 1947. Il a été reconstruit à l'identique dans la foulée avec des modifications de distribution à l'intérieur et une toiture inférieure de près de 2,50 m pour des raisons d'économies. Le château est sis au milieu d'un agréable parc planté d'arbres centenaires. La même famille habite le château depuis sa fondation. La légende de la Ville-Huë dit que « Monsieur de PORCARO, vient tous les soirs, pendant la période de chasse, avec son costume de chasseur et ses chiens, sur la Lande Saint-Jean. On le voit rôder autour de la chapelle Saint-Jean sans essayer d'y entrer. Il n'y fait aucun bruit et à l'aurore il disparaît. On dit qu'il y fait son purgatoire ».
  • Château de Coëtbo, manoir depuis le XVe siècle, L'édifice actuel est le résultat d'une reconstruction progressive à partir de 1620. Château, avec ses communs, la conciergerie, la chapelle, le pigeonnier ainsi que le jardin avec ses terrasses et leurs escaliers classé au titre des monuments historiques par arrêté du 4 juin 1993[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille Huchet.
  • Armand Constant de Marnière de Guer, marquis de Guer, préfet (entre autres postes) du Morbihan du 18 avril 1816 au 12 août 1818.
  • Dan Ar Wern, écrivain breton, né le à Guer.
  • Victor Molac, né à Pleucadeuc le . Il s'installe comme médecin à Guer en 1923, où il est élu conseiller municipal, puis conseiller général en 1928 et maire de Guer de 1947 à 1958. Il décède le à la suite d'une longue maladie.
  • Paul Molac, professeur au lycée-collège de Brocéliande à Guer depuis 1990, président du Conseil culturel de Bretagne depuis 2009, député autonomiste UDB et secrétaire de la commission des lois à l'Assemblée nationale depuis 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Petit, Sépultures du Bas-Empire à Guer, Annales de Bretagne, no 77, 1, 1970, p. 273–278.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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