Woody Allen

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Woody Allen
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Woody Allen en juillet 2015.

Nom de naissance Allan Stewart Königsberg
Naissance (80 ans)
Bronx, New York
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession Réalisateur
scénariste
acteur
clarinettiste de jazz.
Films notables voir filmographie

Allan Stewart Konigsberg, dit Woody Allen, est un réalisateur, scénariste, acteur et humoriste américain, né le à New York. Il est également l'auteur de plusieurs pièces de théâtre et nouvelles, et se produit régulièrement en tant que clarinettiste de jazz.

Réalise pratiquement un film par an depuis le début des années 1970 au cours desquelles sa popularité a explosé, Woody Allen est l'un des cinéastes américains les plus connus et les plus prolifiques de ces quarante dernières années. Les comédies de mœurs, souvent sur fond psychanalytique, sont incontestablement son domaine favori bien qu'il s'essaye parfois à d'autres genres. Il se met lui-même en scène comme acteur dans un grand nombre de ses films, incarnant souvent un personnage proche de lui-même, caricature de l'intellectuel juif new-yorkais en proie à des affres tragi-comiques, principalement existentielles et/ou métaphysiques.

Il a obtenu de nombreuses récompenses cinématographiques, dont quatre Oscars en tant que meilleur réalisateur et meilleur scénario original, catégorie pour laquelle il détient le record de victoires (3) et, de très loin, de nominations (16).

Biographie[modifier | modifier le code]

Un talent précoce[modifier | modifier le code]

Woody Allen en 1953.

Issu d'une famille d'immigrants juifs russo-autrichiens parlant le yiddish, l’hébreu et l'allemand[1], Allan Stewart Konigsberg naît le à New York, dans l'arrondissement du Bronx, puis grandit dans celui de Brooklyn. Son père Martin Konigsberg (25 décembre 1900 – 8 janvier 2001) est alternativement graveur-joaillier, chauffeur de taxi et serveur chantant dans une brasserie proche, tandis que sa mère, Nettie Cherry (8 novembre 1906 – 27 janvier 2002), tient la caisse chez un fleuriste à Manhattan[2]. C’est plus précisément à Midwood (Brooklyn) qu’il passe son enfance avec ses parents et sa jeune sœur (Letty, née en 1943), tous natifs de New York. Ses oncles et tantes étaient aussi très souvent chez eux.

Son éducation débute à l’école judaïque où il restera pendant huit ans avant d'aller à l’école publique. Finalement, il fréquentera la Midwood High School. À cette époque, Allen vit en partie dans l’avenue K. Il est surnommé « Red » en raison de la couleur rousse de ses cheveux (« roux » se dit « red » en anglais). Déjà, il impressionne les autres étudiants par son extraordinaire habileté aux cartes et ses tours de magie. En 1952, il écrit des gags pour un journal.

Il commence à gagner sa vie en écrivant des gags pour l’agent David O. Alber qui les revend à différents chroniqueurs. Ainsi, la première de ses blagues à avoir été publiée serait « I am at two with Nature ». À l’âge de 16 ans, il se met à écrire pour des stars telles que Sid Caesar. Il décide alors d’endosser le pseudonyme de Woody Allen.

Woody s'inscrit à l’université de New York où il est censé étudier la communication et le cinéma. Ses mauvais résultats et son manque d’intérêt pour les études (« Je m’intéressais pas à l’université, tout ce que je voulais c’était écrire » Harry dans tous ses états), lui font rapidement abandonner ses études. Plus tard, il fréquentera pourtant brièvement le City College de New York.

Du scénariste au comédien[modifier | modifier le code]

À 19 ans, il est chargé de rédiger des sketches pour d’importantes émissions de télévision telles que The Ed Sullivan Show, The Tonight Show, Caesar’s hour… Ce dernier show occasionnera par ailleurs le début de sa collaboration avec Danny Simon. Celui-ci l’aidera à structurer son style et Allen dira à son sujet : « J’ai appris depuis une ou deux choses par moi-même et modifié certaines choses qu’il m’a enseignées mais tout ce que j’ai appris de l’écriture de comédie, je l’ai appris, sans équivoque, de lui[a] ».

Il devient ensuite gagman pour des comiques comme Bob Hope, Buddy Hackett, ou Miles Bennett, puis rédacteur du show télévisé de Gary Moore (1957). Naturellement doué pour la comédie, il entame en 1960, une nouvelle carrière dans le stand-up (les albums Standup Comic et Nightclub Years 1964-1968 contiennent quelques-uns de ses sketches dont la fantaisiste histoire de l’élan qu’il emmène à un bal costumé après l’avoir percuté avec sa voiture). Dans le même temps, il contribue à la revue From A to Z de Broadway et commence à écrire pour le très populaire show télé Candid Camera (en), apparaissant même dans quelques épisodes. En outre, il rédige des nouvelles publiées dans certains magazines dont le très fameux The New Yorker.

Petit à petit, avec l’aide de son manager, Allen transforme ses défauts « psychologiques » en qualités « théâtrales ». Il développe ainsi son célèbre personnage d’intellectuel névrosé, instable et nerveux. Rapidement, il rencontre un succès qui lui ouvre les portes de la télévision et des nightclubs. En 1969, sa popularité est telle qu’il apparaît en couverture de Life à l’occasion de l’ouverture à Broadway de Play It Again, Sam.

1965-1975 : à la conquête de l'écran[modifier | modifier le code]

Groucho Marx en 1931.

C'est alors qu'il se produit dans un club de Greenwich Village que Woody Allen est repéré par le producteur Charles K. Feldman et l'acteur Warren Beatty qui cherchent un coscénariste capable d'insuffler un ton comique au film Quoi de neuf, Pussycat ? qu'ils sont en train d'écrire[3]. Feldman lui propose 30 000 dollars, Woody Allen en veut 40 000 mais il accepte finalement le prix de Feldman à condition d'avoir un rôle dans le film[3]. Réalisé par Clive Donner Quoi de neuf, Pussycat ? sort en 1965 et est un grand succès, néanmoins Woody Allen se sent assez frustré du résultat, persuadé qu'il aurait été meilleur s'il l'avait écrit seul et réalisé[3]. Cette expérience l'incite à prendre un meilleur contrôle sur ses projets suivants[3].

Son premier film en tant que réalisateur est aussi produit par Charles K. Feldman, en 1966, Lily la tigresse (What's Up, Tiger Lily?). Ce long métrage est à l'origine un film d’espionnage japonais dont il a réécrit les dialogues afin d'en faire une œuvre burlesque à la suite du doublage en anglais. En 1967, il interprète le neveu de James Bond dans la parodie Casino Royale.

La fin des années 1960 (et la première moitié des années 1970) marque les débuts d'Allen en tant que réalisateur. Il réalise successivement et avec succès Prends l'oseille et tire-toi (Take The Money and Run) (1969), Bananas, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (Everything You Always Wanted To Know About Sex (But Were Afraid to Ask), Woody et les Robots (Sleeper), ainsi que Guerre et Amour (Love and Death). Ces films s'inscrivent dans la continuité de son travail d'auteur de sketches télévisés au style burlesque et satirique. Et pour cause, il s'agit exclusivement de pures comédies s'appuyant sur de grosses farces et autres gags visuels. Allen est alors fortement influencé par les œuvres de Bob Hope, Groucho Marx et Humphrey Bogart. Le grand public voit en lui un petit bonhomme à lunettes, tourmenté et d'une épouvantable maladresse. Il s'imposera toutefois grâce à des œuvres plus personnelles, teintées de mélancolie, mais toujours pleines d'autodérision, comme Annie Hall et Manhattan (1979), films dans lesquels s'illustre sa première muse en la personne de Diane Keaton.

1976-1980 : de Annie Hall à Stardust Memories[modifier | modifier le code]

Le pont de Queensboro, que l'on peut voir dans un célèbre plan de Manhattan.

La période qui suit est certainement la plus prolifique et la plus célèbre de la carrière de Woody Allen. En moins de 10 ans, il écrit et réalise ses films les plus appréciés dont Annie Hall, Manhattan, La Rose pourpre du Caire (l'un des 100 meilleurs films de tous les temps selon le Times Magazine et l'un des trois favoris d'Allen) ainsi que Hannah et ses sœurs qui remporte trois Oscars du cinéma.

Annie Hall, film de tous les succès (vainqueur de quatre Oscars dont l'Oscar du meilleur film, celui du meilleur réalisateur, celui de la meilleure actrice pour Diane Keaton et celui du meilleur scénario), marque un tournant majeur dans l'œuvre de W. Allen. Il s'oriente alors vers un humour plus sophistiqué et aborde des sujets moins légers dans des comédies dramatiques. Certains iront jusqu'à dire qu'il a peut-être réinventé ce genre ou, au moins, qu'il en a fixé les règles modernes. Mais outre cela, W. Allen parvient surtout à trouver son style, sa touche personnelle. Avec Annie Hall, le cinéaste parvient à se détacher de l'influence de ses idoles pour imposer son propre personnage et avec lui, tout un univers complexe de questions existentielles obsédantes inspirées par ses incalculables références culturelles qu'il fait semblant de résoudre par la dérision. Il crée un univers où il est normal d'aborder une inconnue en lui parlant de Sartre pour se retrouver une heure plus tard à discuter avec elle de Kierkegaard dans un jazz club où ils peuvent tous deux se délecter des œuvres de Cole Porter. En somme, il crée un univers égocentrique où tous les personnages sont des parties de Woody Allen.

Manhattan sera l'œuvre de la confirmation et marquera probablement l'apogée du « style Allen ». Le film est en tout cas considéré par beaucoup de critiques comme sa meilleure œuvre. Tourné en noir et blanc, il constitue un hommage à la ville — sa ville — de New York, véritable « personnage » central du film. Là encore, les rôles principaux représentent des intellectuels lettrés issus de classes sociales élevées. Toutefois, le regard posé sur cette classe est assez ambivalent, critique autant que valorisant. Cet amour-haine des intellectuels new-yorkais (principalement) est par ailleurs une importante caractéristique de la plupart de ses films. Manhattan est sa cinquième collaboration avec l'actrice Diane Keaton[b]. Il encourage également les débuts de la jeune Meryl Streep qui tient un second — mais très surprenant — rôle dans le film.

Entre Annie Hall et Manhattan, W. Allen écrit et dirige le mélancolique Intérieurs (Interiors) dans le style du réalisateur suédois Ingmar Bergman. Ce film est annonciateur d'une période dans l'œuvre d’Allen, au cours des années 1980, essentiellement marquée par l'influence des metteurs en scène européens tels que Fellini. Tous ses films à cette époque, y compris les comédies, seront marqués d'une touche sombre et philosophique, à l'image de September et Stardust Memories. « Depuis toujours, je suis tenté par le drame, mais la comédie était mon point fort. Seulement, quand vous faites une comédie, il y a un monstre sur votre épaule, qui vous harcèle : « Sois drôle ! Ne les ennuie pas ! » Le sérieux est plus relaxant[4] ».

1981-1997 : de Comédie érotique d'une nuit d'été à Harry dans tous ses états[modifier | modifier le code]

Les années 1980 sont marquées par la rencontre avec Mia Farrow, sa nouvelle égérie. Elle apparaît dans tous ses longs métrages de 1982 avec Comédie érotique d'une nuit d'été à 1992 avec Maris et Femmes.

Les années 1990 constituent une décennie d'essais ou d'hommages sans véritable ligne de conduite. Ainsi, avec Ombres et Brouillard (Shadows and Fog) (1991), il rend hommage aux expressionnistes allemands. L'année suivante, il combine suspens et comédie noire pour réaliser Meurtre mystérieux à Manhattan (Manhattan Murder Mystery). Le meurtre et ses préparatifs est pour lui un sujet relativement intéressant pour dépeindre les différentes facettes de ses personnages, ainsi : « L'homicide est un sujet passionnant parce qu'il permet d'explorer à fond la faiblesse humaine et le sentiment de culpabilité[5] ».

En 1994, il revient à des sujets moins sombres avec Coups de feu sur Broadway (Bullets Over Broadway) qui lui vaudra une nouvelle nomination pour l’Oscar du meilleur réalisateur. Deux ans plus tard, sa comédie musicale Tout le monde dit I Love You (Everyone Says I Love You) apparaît comme plus accessible et remporte un vif succès auprès du public. Là encore, il se retrouve en course pour les Golden Globe Awards et pour les Césars. Entre ces deux derniers films, W. Allen a également réalisé le surprenant, par sa construction, Maudite Aphrodite (Mighty Aphrodite) où ses éternels intellectuels new-yorkais croisent la route de personnages plus simples (une ancienne actrice porno et un boxeur bas de plafond) ainsi que des héros des tragédies grecques.

En 1997 paraît Harry dans tous ses états (Deconstructing Harry), sans aucun doute le plus « allénien » de tous ses films. Ce long métrage nous plonge dans une histoire complexe. Allen livre un scénario entrecoupé de sketches qui participent à l'histoire globale pour aboutir à la rencontre d'un florilège de personnages divers qui, rassemblés, ne forment plus qu'un, Harry. On y retrouve tous les thèmes majeurs de l'œuvre d'Allen. Il signe ici une parodie de sa propre existence et de ses propres difficultés avec originalité et humour.

La rupture de Woody Allen et Mia Farrow intervient sur fond de scandale, la comédienne ayant découvert qu'il détenait des photos de sa fille adoptive Soon-Yi Previn entièrement dévêtue. Il se marie avec cette dernière en 1997. La même année, Miramax le renvoie à la suite des échecs financiers consécutifs de Nuits de Chine, Maudite Aphrodite et Tout le monde dit I Love You. Allen est tout de suite engagé par Fine Line Features chez qui il va enchaîner les succès, notamment Accords et Désaccords, Escrocs mais pas trop et Hollywood Ending.

1998-2004 : de Celebrity à Melinda et Melinda[modifier | modifier le code]

Comme pour Coups de feu sur Broadway (avec John Cusack), en 1998 dans Celebrity Allen confie son personnage à un autre acteur, ici Kenneth Branagh. Tourné en partie en noir et blanc, avec des acteurs inhabituels (Leonardo DiCaprio, Melanie Griffith entre autres), les événements s'enchaînent à une vitesse incroyable dans une histoire une fois de plus très complexe, impliquant une foule de personnages. Leur incapacité à communiquer les bloque dans une position de spectateurs de leur propre vie. Ce film, tout en gardant un style très « allénien », peut apparaître, par certains côtés, comme surprenant dans l'œuvre de l'artiste.

L'année suivante, avec Accords et Désaccords (Sweet and Lowdown), il rend une fois de plus hommage à l’une de ses passions : le jazz. Construit comme un documentaire biographique, ce film traite d'un guitariste fictif dans un univers musical bien réel où l'on croise et recroise la route du plus célèbre des manouches : Django Reinhardt. Cette fois, Allen réussit le tour de force d'inventer de toute pièce un personnage complexe, à la fois pathétique et fascinant, aussi génial que ridicule, détestable autant qu'attendrissant. Servi par une musique de qualité et une interprétation phénoménale de Sean Penn, Allen propose cette fois une comédie dramatique tout à fait à part et totalement réussie.

Entre 2000 et 2003, Allen retourne à la pure comédie de ses débuts. Il livre Escrocs mais pas trop (Small Time Crooks), Le Sortilège du scorpion de jade (The Curse of Jade Scorpion), Hollywood Ending et La Vie et tout le reste (Anything Else). Le public le suit moins, les critiques sont parfois féroces. Même l'original Melinda et Melinda (Melinda and Melinda) ne parviendra pas à le faire revenir au-devant de la scène. On prétend déjà que ses meilleures années sont derrière lui[réf. nécessaire]. C'est sans compter sur sa créativité.

2005-2013 : de Match Point à Blue Jasmine[modifier | modifier le code]

Au Festival de Cannes 2011, lors de la présentation de Minuit à Paris.

La décennie est marquée par les incursions de Woody Allen hors des États-Unis pour tourner ses films.

En 2005, le réalisateur quitte New York pour tourner Match Point à Londres avec Jonathan Rhys-Meyers et Scarlett Johansson. La critique est en général positive, le public nombreux. Le film lui vaut plusieurs nominations aux Oscars, Golden Globes et Césars. Woody Allen dira dans une interview avec le magazine Première qu'il s'agit de son meilleur film. Le scénario est très fortement inspiré d’Une place au soleil de George Stevens (1951), certaines scènes étant quasiment identiques.

En 2006, Allen tourne de nouveau avec Scarlett Johansson. Scoop, son deuxième film londonien, reçoit des critiques mitigées. Une troisième œuvre londonienne arrive en 2007, Le Rêve de Cassandre (Cassandra's Dream), avec Colin Farrell et Ewan McGregor.

Woody Allen poursuit son périple européen et rejoint l'Espagne pendant l'été pour tourner Vicky Cristina Barcelona avec Scarlett Johansson, Penélope Cruz, Javier Bardem et Rebecca Hall. Le film est présenté lors du Festival de Cannes 2008 puis sort progressivement dans le monde à partir de l'été de la même année.

Son alter-ego Larry David à la première de Whatever Works, en mai 2009.

2009 voit le retour de Woody Allen à New York avec Whatever Works avec Larry David et Evan Rachel Wood au générique. Le scénario du film date des années 1970 et avait été rédigé spécifiquement pour Zero Mostel, mort l'année de la sortie de Annie Hall[6]. À l'occasion de la sortie de Whatever Works, Allen confie au cours d'une interview qu'il considère n'avoir jamais réalisé un « grand film[7] ».

Le retour en terre américaine est bref puisque il tourne son film suivant à Londres : Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu[8] (You Will Meet a Tall Dark Stranger), de nouveau présenté à Cannes hors compétition. Le film suivant, Minuit à Paris, est tourné durant l'été 2010 à Paris et Giverny, avec Marion Cotillard, Rachel McAdams, Michael Sheen, Owen Wilson, Léa Seydoux et Kathy Bates (déjà aperçue dans Ombres et Brouillard). Le film a été présenté en ouverture du Festival de Cannes 2011[9]. En 2012, il est récompensé par l'Oscar du meilleur scénario original. Minuit à Paris est le plus important succès au box-office mondial de la carrière de Woody Allen[10]. To Rome with Love, est tourné à Rome pendant l'été 2011 et pour la première fois depuis 2006, il y est également acteur[11]. Blue Jasmine est tourné durant l'été 2012 à San Francisco et à New York. Au générique figurent, entre autres, Cate Blanchett, Sally Hawkins et Alec Baldwin. À l'automne 2012, il tourne en tant qu'acteur pour John Turturro dans Apprenti Gigolo, tout en participant à l'amélioration du scénario.

2014-2016 : de Magic in the Moonlight à Café Society[modifier | modifier le code]

Magic in the Moonlight, est tourné durant l'été 2013 dans le sud de la France, Emma Stone et Colin Firth en sont les acteurs principaux. L'Homme irrationnel[12], est tourné durant l'été 2014 dans le Rhode Island, avec Emma Stone et Joaquin Phoenix. Le film est projeté hors-compétition au Festival de Cannes 2015 avant une sortie US durant l'été 2015. Quant à Café Society, il s'agit d'un film situé dans les années 1930, le casting réunissant Parker Posey, Blake Lively, Jeannie Berlin, Gregg Binkley, Jesse Eisenberg, Kristen Stewart et Steve Carell (qui remplace au pied levé Bruce Willis, qui quitte le projet alors que le tournage a déjà débuté). Le film est présenté au Festival de Cannes 2016 hors-compétition.

Le 13 janvier 2015, Amazon annonce avoir commandé à Woody Allen une saison complète d'une série télévisée, composée de six épisodes de 30 minutes ; il n'y aura a priori pas de suite. « Je ne sais pas comment je me suis mis là-dedans. Je n'ai aucune idée et je ne sais pas par où commencer. À mon avis, Roy Price [vice-président d'Amazon Studios] va le regretter », a commenté Woody Allen[13]. Intitulée Crisis in Six Scenes[14], elle se situe dans les années 1960 et Miley Cyrus en est l'héroïne. Elaine May et Woody Allen jouent également dedans et la diffusion est prévue pour le 30 septembre 2016.

Durant l'été 2016, Woody Allen tourne à New York son 48e long métrage, dont l'action se situe dans les années 1950, avec Kate Winslet et Justin Timberlake dans les rôles principaux[15].

Revenant sur sa carrière au cinéma, il déclare « Je crois que je ne suis ni purement comique, ni purement tragique, simplement réaliste[5] ».

Autres activités[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Woody Allen a écrit plusieurs pièces de théâtre[16]. Paradoxalement[17], il ne s'est mis à la mise en scène de ses pièces qu'en 2003 avec Writer's Block (littéralement : « le blocage de l'écrivain » évoquant la panne d'inspiration ; c'est sous ce titre qu'en 2003 il a mis en scène les deux pièces en un acte Riverside Drive et Old Saybrook). L'autre mise en scène due à Woody Allen lui-même eut lieu en 2004 pour Second Hand Memory. Sans compter les sketchs qu'il a écrits pour la revue From A to Z (Broadway, 1960) et ceux qui composent son propre spectacle de stand up (1964-1968[18]), la liste des pièces écrites et publiées de Woody Allen est la suivante :

  • 1966 : Don't Drink the Water, qui donnera lieu à un téléfilm, réalisé en 1994 par Woody Allen (en français, Nuits de Chine).
  • 1969 : Play It Again, Sam, pièce dans laquelle Woody Allen joue le rôle-titre, dans une mise en scène de Joe Hardy ; la pièce a été adaptée pour le cinéma en 1972 par Herbert Ross avec également Woody Allen (en français, Tombe les filles et tais-toi). Adaptation en français en 1976 sous le titre Une aspirine pour deux par Francis Perrin au théâtre du Gymnase Marie-Bell.
  • 1975 : Death (inédit en français), pièce qui, remaniée, donnera lieu au film Ombres et Brouillard en 1991.
  • 1975 : God. Adapté en français sous le titre Dieu, Shakespeare et moi[c] en 1985 au théâtre de la Porte-Saint-Martin avec Rufus et Pierre Richard.
  • 1981 : The Floating Light Bulb, mis en scène à Broadway par Ulu Grosbard[19]. Adaptation française en 1994 sous le titre L'Ampoule magique, par Attica Guedj et Stephan Meldegg, lequel a aussi assuré la mise en scène de cette pièce créée au Théâtre La Bruyère.
  • 1995 : Central Park West, comédie en un acte créée à New York au sein du spectacle Death Defying Acts, mis en scène par Michael Blakemore (regroupant trois pièces en un acte, les deux autres étant l'œuvre d'Elaine May et de David Mamet)[20].
  • 2003 : Riverside Drive et Old Saybrook, jouées au sein du spectacle Writer's Block, dans une mise en scène de Woody Allen.Trois pièces sur le thème de l'adultère : Riverside Drive, Old Saybrook et Central Park West. Adaptation française en 2006 sous le titre Adultères au théâtre de l'Atelier à Paris.
  • 2004 : Second Hand Memory, créée à New York en 2004, dans une mise en scène de Woody Allen. Adaptation française en 2007 par Sébastien Azzopardi, sous le titre Puzzle, au Théâtre du Palais-Royal à Paris, avec Michel Aumont, Anne Loiret, Sébastien Azzapardi, Gérard Lartigau, Geneviève Fontanel, Julie De Bona et Marie Le Cam.
  • 2011 : Honeymoon Motel, joué à Broadway en octobre 2011[21] au sein du spectacle Relatively Speaking, mis en scène par John Turturro (regroupant trois pièces en un acte, les deux autres étant l'œuvre d'Elaine May et de Ethan Coen)[22].

Au-delà de cette liste, on sait qu'Allen a dans ses cartons des textes de pièces totalement inédites (comme la pièce The Jazz Baby, qu'il a remaniée pour faire le film Accords et Désaccords[23]).

Littérature[modifier | modifier le code]

Outre les textes de ses scénarios et de ses pièces, Woody Allen est l'auteur de plusieurs livres, tous composés sous formes de nouvelles, récits et réflexions, qui reprennent souvent des textes publiés ailleurs (entre autres dans The New Yorker).

  • Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la culture (Getting Even, 1971).
  • Dieu, Shakespeare et moi (Without Feathers, 1975).
  • Destins tordus (Side Effects, 1980).
  • L'erreur est humaine (Mere Anarchy, 2007).

Musique[modifier | modifier le code]

Woody Allen et son groupe, .

À 14 ans, Woody Allen a son premier coup de cœur pour Sidney Bechet, clarinettiste et saxophoniste de La Nouvelle-Orléans entendu à la radio. Il nourrit depuis ce jour une passion pour le jazz.

Il commence par étudier le saxophone, mais, peu doué pour cet instrument, il se tourne vers la clarinette. Le prénom « Woody » qu’il s'est choisi vient d’ailleurs du patronyme d’une de ses idoles, le clarinettiste Woody Herman. Chaque lundi, Allen se produit au Carlyle Hotel (en) de Manhattan avec son jazz band « New Orleans ». En 1996, il a également effectué une tournée européenne avec le groupe qui donna lieu à un documentaire intitulé Wild Man Blues. En tout, le groupe a sorti deux albums : The Bunk Project (1993)[24] et la BO de Wild Man Blues (1997).

Vie privée[modifier | modifier le code]

Woody Allen se marie pour la première fois à l’âge de 20 ans en 1956 avec une jeune étudiante en philosophie, Harlene Rosen, qu'il avait connue dans un centre communautaire. Leur union dure six ans et se termine par un procès pour diffamation à cause d'une blague douteuse de Woody au sujet du viol de son ex-femme[25].

Il épouse en 1966 Louise Lasser qui joue dans trois de ses films : Bananas, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe (sans jamais oser le demander) et Prends l'oseille et tire-toi. Le couple se sépare après trois ans de vie commune.

Par la suite, il devient le compagnon de Diane Keaton pendant près de 10 ans avant de partager 12 ans de sa vie avec Mia Farrow à partir de 1979. Bien que non mariés et ne vivant pas sous le même toit[26], ils adoptent une petite fille, Dylan, née en 1985. Ils ont aussi ensemble un enfant biologique, Satchel, né le 19 décembre 1987. Woody décide aussi d'adopter Moses, l'un des nombreux enfants de Mia (mère biologique de 3 enfants avec le compositeur André Previn, elle en a adopté onze autres entre 1973 et 1995).

En 1992, Mia Farrow quitte Woody Allen après avoir découvert sa liaison avec la fille qu'elle a adoptée avec André Prévin en 1978, Soon-Yi, âgée de 22 ans. Allen détient notamment des photographies de la jeune fille entièrement dévêtue[27]. Une importante bataille judiciaire s'engage concernant la garde de leurs trois enfants. Allen est également accusé d'abus sexuels sur leur fille adoptive Dylan, alors âgée de 7 ans[28], mais l'instruction débouche sur l'abandon des charges « pour épargner à la victime le traumatisme supplémentaire d'un témoignage dans le cadre d'un procès, malgré la présence de raisons suffisantes pour engager des poursuites »[29]. Mia Farrow finit par obtenir la garde exclusive des enfants en 1997. Allen perd ses droits de visite sur Dylan et Moses, et ne peut plus voir Ronan que sous surveillance[30]. Il épouse la même année Soon-Yi. Malgré le dommage que ces événements ont pu faire à sa réputation, Allen estime que le moment où Farrow a découvert son attirance pour Soon-Yi a été « un coup de chance dans ma vie… c'était un point tournant pour ce qu'il y avait de mieux ». Au sujet de sa relation avec Mia, il dit : « Je suis sûr qu'il y a des choses que j'aurais pu faire différemment… Rétrospectivement, j'aurais dû probablement sortir de cette relation plus tôt que je ne l'ai fait[27] ». En 2011, il déclare au sujet de sa relation avec Soon-Yi : « Où était le scandale ? Je suis tombé amoureux de cette fille et je l'ai épousée. Nous sommes mariés depuis près de 15 ans maintenant. Il n'y avait aucun scandale, bien que tout le monde en ait parlé comme d'un scandale. Dans un sens, ça me plait, parce que lorsque je mourrai, j'aimerais pouvoir dire que j'aurai eu au moins un vrai gros scandale dans ma vie »[31]. Le couple a adopté deux petites filles : Bechet Dumaine (ainsi prénommée en hommage à Sidney Bechet) et Manzie Tio (en hommage à Manzie Johnson, batteur dans le groupe de Bechet).

En 2013, Mia Farrow laisse entendre au magazine Vanity Fair que Satchel, qui n'a plus de contact avec son père[32],[33] et est devenu avocat spécialisé dans les droits de l'homme sous le nom de Ronan Farrow, pourrait être en fait le fils de Frank Sinatra, avec lequel elle avait été mariée de 1966 en 1968 et dont elle était restée proche[28]. Ronan Farrow, pour sa part, entretient l'incertitude en écrivant sur son compte Twitter : « Écoutez, nous sommes tous *peut-être* le fils de Frank Sinatra » (« Listen, we're all *possibly* Frank Sinatra's son. ») [33]. Barbara Marx, dernière épouse du chanteur (de 1976 à sa mort en 1998), estime que ces allégations n'ont aucun fondement (le chanteur avait de fait 72 ans à la naissance de l'enfant)[34].

En 2014, quelques semaines après que son père a reçu un Golden Globe d'honneur, Dylan Farrow, devenue adulte, réitère ces accusations et les précise[35],[36]. Woody Allen nie catégoriquement les accusations de Dylan, les considérant « fausses » et « honteuses »[37]. Vingt ans après avoir décidé de ne plus le voir, Moses, prend publiquement la défense de son père adoptif : il rejette les accusations de sa sœur et affirme que celle-ci a été manipulée par sa mère[38],[39].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Filmographie de Woody Allen.

De 1966 à 2016, Woody Allen a réalisé et scénarisé 48 films ou téléfilms, jouant dans 30 d'entre eux.

Box-office[modifier | modifier le code]

Outre en France, le cinéma de Woody Allen remporte du succès en Italie et surtout en Espagne. Dans ce dernier pays, les recettes sont parfois supérieures à celles enregistrées en France (7 M€ contre 5,4 M€ pour Scoop par exemple) ou proches malgré un marché moins large. Elles sont souvent comparables en Italie (Le Rêve de Cassandre y marcha néanmoins mieux avec 6,9 M€ de recettes contre 3,5 M€ en France et en Espagne pour 0,9 M€ aux États-Unis).

En Angleterre, les films récents de Woody Allen ont également connu un succès non négligeable. Avec 800 000 £ de recettes lors de son premier week-end d'exploitation, Blue Jasmine s'est ainsi classé deuxième au box-office anglais derrière Prisoners. Le film a ainsi constitué le meilleur démarrage au box-office pour un film de Woody Allen, surpassant les 751 992 £ de Match Point (2006)[40]. Au total, les recettes de Blue Jasmine au Royaume-Uni totalisent 8,2 M$[41]

Box-office des films réalisés par Woody Allen
Film Budget[42] Drapeau des États-Unis États-Unis[42] Drapeau de la France France[43] Monde Monde[42]
Lily la tigresse (1966) NC NC 220 144 entrées NC
Prends l'oseille et tire-toi (1969) 1 500 000 $ NC 925 931 entrées NC
Bananas (1971) 2 000 000 $ NC 1 225 323 entrées NC
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (1972) 2 000 000 $ 18 016 290 $ 1 737 735 entrées NC
Woody et les Robots (1973) 2 000 000 $ 18 344 729 $ 218 474 entrées NC
Guerre et Amour (1975) 3 000 000 $ 20 123 742 $ 544 826 entrées NC
Annie Hall (1977) 4 000 000 $ 38 251 425 $ 1 344 539 entrées NC
Intérieurs (1978) NC 10 432 366 $ 817 436 entrées NC
Manhattan (1979) NC 39 946 780 $ 2 350 995 entrées NC
Stardust Memories (1980) 10 000 000 $ 10 389 003 $ 591 560 entrées NC
Comédie érotique d'une nuit d'été (1982) NC 9 077 269 $ 1 131 245 entrées NC
Zelig (1983) NC 11 798 616 $ 1 000 177 entrées NC
Broadway Danny Rose (1984) NC 10 600 497 $ 421 368 entrées NC
La Rose pourpre du Caire (1985) NC 10 631 333 $ 1 800 960 entrées NC
Hannah et ses sœurs (1986) NC 40 084 041 $ 1 402 462 entrées NC
Radio Days (1987) NC 14 792 779 $ 900 181 entrées NC
September (1987) NC 486 434 $ 308 555 entrées NC
Une autre femme (1988) NC 1 562 749 $ 461 382 entrées NC
Crimes et Délits (1989) NC 18 254 702 $ 695 643 entrées NC
Le Complot d'Œdipe Court-métrage du film New York Stories (1989) NC NC 411 540 entrées NC
Alice (1990) NC 7 331 647 $ 1 244 890 entrées NC
Ombres et Brouillard (1991) 14 000 000 $ 2 735 731 $ 568 632 entrées NC
Maris et Femmes (1992) NC 10 555 619 $ 644 002 entrées NC
Meurtre mystérieux à Manhattan (1993) NC 35 291 068 $ 1 553 577 entrées NC
Coups de feu sur Broadway (1994) NC 13 383 747 $ 1 022 313 entrées NC
Maudite Aphrodite (1995) NC 6 468 498 $ 1 063 526 entrées NC
Tout le monde dit I love you (1996) NC 9 759 200 $ 1 555 752 entrées NC
Harry dans tous ses états (1997) 20 000 000 $ 10 686 841 $ 1 285 535 entrées NC
Celebrity (1998) 12 000 000 $ 5 078 660 $ 738 102 entrées NC
Accords et Désaccords (1999) 29 750 000 $ 4 197 015 $ 677 222 entrées NC
Escrocs mais pas trop (2000) 25 000 000 $ 17 266 359 $ 1 038 868 entrées 29 934 477 $
Le Sortilège du scorpion de jade (2001) 33 000 000 $ 7 517 191 $ 732 402 entrées 18 914 307 $
Hollywood Ending (2002) 16 000 000 $ 4 850 753 $ 813 053 entrées 14 569 744 $
La Vie et tout le reste (2003) 18 000 000 $ 3 212 310 $ 473 993 entrées 13 585 075 $
Melinda et Melinda (2004) NC 3 826 280 $ 373 279 entrées 20 085 825 $
Match Point (2005) 15 000 000 $ 23 151 529 $ 1 567 793 entrées 85 306 374 $
Scoop (2006) NC 10 525 717 $ 810 748 entrées 39 215 642 $
Le Rêve de Cassandre (2007) NC 973 018 $ 420 089 entrées 22 658 632 $
Vicky Cristina Barcelona (2008) 20 000 000 $ 23 216 709 $ 1 914 781 entrées 96 409 300 $
Whatever Works (2009) 15 000 000 $ 5 306 706 $ 904 614 entrées 35 097 815 $
Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (2010) 22 000 000 $ 3 248 246 $ 866 732 entrées 34 275 987 $
Minuit à Paris (2011) 17 000 000 $ 56 817 045 $ 1 739 215 entrées 151 119 219 $
To Rome With Love (2012) NC 16 685 867 $ 559 784 entrées 73 244 881 $
Blue Jasmine (2013) 18 000 000 $ 33 405 481 $ 1 454 894 entrées 97 505 481 $
Magic in the Moonlight (2014) 16 800 000 $ 10 539 326 $ 1 060 193 entrées 32 339 326 $
L'Homme irrationnel (2015) NC 4 030 360 $ 942 780 entrées 27 391 084 $
Café Society (2016) 30 000 000 $ 10 992 547 $ 953 646 entrées 20 988 060 $
Légende

Budget :

  •      entre 1 et 10 M$
  •      entre 10 et 100 M$
  •      plus de 100 M$

Recettes :

  •      entre 1 et 50 M$ (États-Unis)
    entre 100 000 et 1 M d'entrées (France)
    entre 1 et 100 M$ (Monde)
  •      entre 50 et 100 M$ (États-Unis)
    entre 1 et 2 M d'entrées (France)
    entre 100 et 200 M$ (Monde)
  •      plus de 100 M$ (États-Unis)
    plus de 2 M d'entrées (France)
    plus de 200 M$ (Monde)

Distinctions[modifier | modifier le code]

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Woody Allen trouva toujours absurde la compétition dans l'art[44].

Ainsi, il ne s'est jamais rendu à une cérémonie pour accepter une récompense. La seule exception était lors de la 74e cérémonie des Oscars, en 2002 (son film sortit l'année précédente, Le Sortilège du scorpion de jade, ne fut pas nommé), où il vante les mérites de New York, 6 mois après les attentats du 11 septembre[45]. Pour les festivals de cinéma, Allen s'y déplace mais requiert très souvent que ses films soient projetés hors-compétition.

Au cours de sa carrière, Woody Allen a reçu plus de 70 récompenses dont 9 British Academy Film Awards, 5 David di Donatello, 5 NYFCC Awards, 5 Bodil Awards, 4 Oscars[d], 4 Directors Guild of America Awards, 4 London Film Critics Circle Awards, 2 Golden Globes, 2 César, un Lion d'or et un Ours d'argent.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Sélections aux festivals[modifier | modifier le code]

Berlinale[modifier | modifier le code]

Festival de Cannes[modifier | modifier le code]

Toutes les réalisations furent projetés hors-compétition.

Mostra de Venise[modifier | modifier le code]

Toutes les réalisations furent projetés hors-compétition[46].

Voix françaises[modifier | modifier le code]

et aussi

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Durant la première de son film Café Society au Festival de Cannes 2016, une autre première se déroulait, celle du court-métrage italien Hello! I'm a producer of Woody Allen racontant l'histoire d'une jeune femme (jouée par l'actrice russe Marina Orlova) essayant à tout prix de se procurer un ticket pour la première de Woody Allen.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Citation originale : « I've learned a couple of things on my own since and modified things he taught me, but everything, unequivocally, that I learned about comedy writing I learned from him. »
  2. Sixième si l'on compte Tombe les filles et tais-toi (Play It Again, Sam), réalisé pour des raisons purement contractuelles par Herbert Ross.
  3. Titre identique au recueil paru chez Solar en 1975 et comprenant Death et God.
  4. Les films de Woody Allen ont été nommés trois fois dans la catégorie meilleur film, en sachant que les récipiendaires sont les producteurs :

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The Religious Affiliation of Woody Allen influential director and actor, consultation du 22 avril 2010.
  2. Robert Benayoun, Woody Allen : Au-delà du langage, Herscher, , p. 21
  3. a, b, c et d Peter Biskind, Le Nouvel Hollywod, Le Cherche-midi (rééd. Points), , 692 p. (ISBN 978-2-7578-0427-8), p. 27-28
  4. Le Figaro, 31 octobre 2007, p. 27.
  5. a et b Le Figaro, 31 octobre 2007, p. 28.
  6. Whatever Works : Trivia sur l’Internet Movie Database. Consulté le 15 août 2012.
  7. « Woody Allen : “Je n’ai jamais fait un grand film” », Les Inrockuptibles, 1er juillet 2009.
  8. « Le futur Woody Allen se précise », Première, 27 octobre 2009.
  9. « Woody Allen ouvrira le festival de Cannes », 20minutes.fr, 3 février 2011.
  10. (en) Midnight in Paris, Box Office Mojo.
  11. « Woody Allen : “Les gens veulent voir Leonardo DiCaprio courir après Scarlett Johansson” », Première, 15 mars 2011.
  12. [1]
  13. Lucie Robequain, « Le buzz des États-Unis : Woody Allen choisit Amazon pour sa première série TV », Les Échos, 14 janvier 2015.
  14. (en) Michael Nordine, « Woody Allen’s Crisis in Six Scenes Amazon Series: Here’s Everything We Know So Far »,‎ (consulté le 7 août 2016)
  15. http://www.imdb.com/title/tt5825380/combined
  16. (en) « Woody Allen », sur doollee.com (consulté le 20 juillet 2012).
  17. (en)The New York Times.
  18. (en) Kliph Nesteroff, The Early Woody Allen '1952-1971), WFMU's Beware of the Blog. Diffusé le 14 février 2010. Publié le 15 août 2012.
  19. (en)The New York Times.
  20. (en) The New York Times.
  21. (en) « Three One Acts: plays by Woody Allen, Ethan Coen and Elaine May », sur newyorktheatreguide.com,‎ (consulté le 20 juillet 2012).
  22. (en) Relatively Speaking: Synopsis.
  23. (en) Sweet and Lowdown (1999) : Trivia sur l’Internet Movie Database.
  24. (en) The Bunk Project – New Orleans Jazz Revisited…, Jerry Zigmont Blog. Consulté le 15 août 2012.
  25. (en) John Hind, « Did I say that? », The Observer,‎ (lire en ligne).
  26. (en) « Woody and Mia: A New York Story », New York Times, 24 février 1991.
  27. a et b (en) Peter Biskind, « Reconstructing Woody », sur vanityfair.com,‎ nil (consulté le 20 juillet 2012).
  28. a et b (en) Maureen Orth, « Momma Mia! », Vanity Fair, novembre 2013.
  29. Melinda Henneberger, « Connecticut Prosecutor Won't File Charges Against Woody Allen », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  30. (en) Peter Marks, « Allen Loses to Farrow in Bitter Custody Battle », New York Times, 23 février 1997.
  31. (en) Christine Kearney, « Just A Minute With: Woody Allen on nostalgia, scandal », sur ca.reuters.com,‎ .
  32. (en) Rebecca Ford, « Woody Allen and Mia Farrow's Son Becomes Rhodes Scholar », The Hollywood Reporter,‎
  33. a et b (en) Catherine Shoard, « Mia Farrow: Woody Allen's son Ronan may be Frank Sinatra's », The Guardian,‎
  34. (en) Lauren Moraski, « Barbara Sinatra weighs in on Mia Farrow's paternity comments », CBS News,‎
  35. Le Monde avec AFP, « Dylan Farrow accuse Woody Allen de l'avoir agressée sexuellement dans son enfance », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  36. (en) Nicholas Kristof, « Dylan Farrow’s Story », The New York Times, 1er février 2014.
  37. (en) « Woody Allen denies Dylan Farrow's sexual assault allegation », CNN, 1er février 2014.
  38. (en) Alicia Dennis, « Dylan Farrow's Brother Moses Defends Woody Allen », people.com, 2 mai 2014.
  39. Hinde Mebarkia, « Woody Allen accusé de viol : Le soutien de son fils Moses Farrow », non-stop-people.com, 6 février 2014.
  40. (en) « Blue Jasmine scores Woody Allen's biggest UK box office opening », The Independent, 30 septembre 2013.
  41. Blue Jasmine sur the-numbers.com.
  42. a, b et c (en)Woody Allen sur Boxofficemojo.com.
  43. Woody Allen sur jpbox-office.com.
  44. « Woody Allen : "Pour moi, la compétition ne s'applique pas au cinéma" », sur Europe 1,‎
  45. (en) « Woody Allen Introduces "Love Letter to New York in the Movies" 2002 Oscars » [vidéo], sur Academy of Motion Picture Arts and Sciences,‎
  46. (it) « Base de donnée de la Biennale »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de Woody Allen traduits en français[modifier | modifier le code]

Il existe, en français, quelques publications de nouvelles, pièces ou autres réflexions de Woody Allen parmi lesquelles :

Pièces de théâtre
  • Une aspirine pour 2 (Play it again, Sam), adaptation et mise en scène de Francis Perrin, L'Avant-scène no 918, Paris, 1992.
  • L'Ampoule magique (The Floating Light Bulb), adaptation d'Attica Guedj et Stéphan Meldegg, L'Avant-scène théâtre no 944, Paris, 1994.
  • Adultères : trois pièces en un acte (Three one-act plays), traduit de l'américain par Jean-Pierre Richard, 10-18, Paris, 2005 (ISBN 2-264-04039-4)
Scénarios
  • Quoi de neuf, Pussycat ? (What's New Pussycat?), L'Avant-scène cinéma no 59, mai 1966.
  • Annie Hall, scénario et dialogues Woody Allen et Marshall Brickman, L'Avant-scène cinéma no 198, décembre 1977.
  • Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander… (Everything You Always Wanted To Know About Sex But Were Afraid To Ask), trad. Michel Lebrun, coll. Point virgule n°85, Seuil, Paris, 1990 (ISBN 2-02-012022-4)
  • Hannah et ses sœurs (Hannah And Her Sisters), trad. Michel Lebrun, coll. Point virgule n°106, Seuil, Paris, 1991 (ISBN 2-02-012950-7)
  • Crimes et Délits (Crimes And Misdemeanors), trad. Michel Lebrun, coll. Point virgule n°137, Seuil, Paris, 1993 (ISBN 2-02-012949-3)
  • Harry dans tous ses états (Deconstructing Harry), scénario bilingue trad. Jacqueline Cohen, Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 1998 (ISBN 2-86642-204-X)
  • Annie Hall, scénario bilingue trad. Georges Dutter, Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma n°41, Paris, 2000 (ISBN 2-86642-256-2)
Entretiens
  • Jean-Michel Frodon, Conversation avec Woody Allen d'après les entretiens parus dans Le Monde, Plon, Paris 2000 (ISBN 2-259-19286-6)
  • Stig Björkman, Woody Allen : Entretiens (Woody Allen on Woody Allen), trad. Sylvie Durastanti et Jean Pêcheux, Cahiers du cinéma, Paris, 2002 (ISBN 2-86642-324-0)
  • Eric Lax, Entretiens avec Woody Allen (Conversations With Woody Allen: His Films, the Movies, and Moviemaking), trad. Christophe Mercier, Plon, Paris, 2008 (ISBN 978-2-259-20490-3)
Réflexions et recueils de nouvelles
  • Dieu, Shakespeare et moi - Opus 1 (Without Feathers, 1975), trad. et adapt. Michel Lebrun, Solar, Paris, 1975 ; rééd. coll. Point virgule n°30, Seuil, Paris, 1985 (ISBN 2-02-008617-4) ; rééd. coll. Point virgule n°9, Seuil, Paris, 2001 (ISBN 2-02-048235-5)
  • Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la culture - Opus 2 (Getting Even, 1973), trad. et adapt. Michel Lebrun, Solar, Paris, 1975 (ISBN 978-2-7578-1306-5) ; rééd. 2009
  • Destins tordus (Side Effects, 1980), trad. Michel Lebrun, coll. Pavillons, Robert Laffont, Paris, 1981 (ISBN 2-221-00713-1) ; rééd. coll. Point virgule n°58, Seuil, Paris, 1988 (ISBN 2-02-009871-7) ; rééd. coll. Pavillons poche, Robert Laffont, Paris, 2006 (ISBN 2-221-10642-3)
  • Gilles Cèbe, Woody Allen, coll. Cinéma, H. Veyrier, Paris, 1981 (ISBN 2-85199-239-2)
    Contient un choix de textes de Woody Allen.
  • L'erreur est humaine (Mere Anarchy, 2007), trad. Nicolas Richard, Flammarion, Paris, 2007 (ISBN 978-2-08-120367-9) ; rééd. Le Grand Livre du mois, Paris, 2007 (ISBN 978-2-286-03261-6)
Bande-dessinée
  • Angoisse et Légèreté / Doutes et Certitudes (Dread & Superficiality, 2009), éditons Fetjaine, 2010 (ISBN 978-2-35425-195-6) (tome 1) et (ISBN 978-2-35425-203-8) (tome 2)
    Ces deux albums (un seul album en version anglaise) réunissent une collection des meilleurs « comic strips » publiés quotidiennement dans les journaux américains, de 1976 à 1984, illustrés par Stuart Hample en collaboration avec Woody Allen.
Préface
  • S.J. Perelman, L'Œil de l'idole, éditions Wombat, 2011.

Ouvrages sur Woody Allen[modifier | modifier le code]

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

  • Philippe Bellaloum, L'angoisse existentielle dans l'œuvre cinématographique de Woody Allen et les mécanismes de défense par l'humour et la dérision, Université de Rouen, Thèse de doctorat d'état, Faculté de médecine de Rouen, , 126 p. (présentation en ligne)
  • Fatima-Zahra Benjelloun Touimi, La représentation des femmes dans les films de Woody Allen, Université Paris 10, Thèse de doctorat, Études anglaises, Paris, , 358 p. (présentation en ligne)

Articles[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

  • To Woody Allen from Europe with Love (1980), téléfilm documentaire réalisé par André Delvaux, 90 minutes.
  • Meetin' WA (1986), court métrage documentaire réalisé par Jean-Luc Godard, 26 minutes.
  • Wild Man Blues (1998), long métrage documentaire réalisé par Barbara Kopple, 94 minutes.
  • Woody Allen: A Life in Film (2002), téléfilm documentaire réalisé par Richard Schickel, 90 minutes.
  • Woody Allen: A Documentary (2011), téléfilm documentaire réalisé par Robert Weide. Existe en deux versions : h 53 min (diffusion Arte en novembre 2015) et h 15 min (DVD).

Liens externes[modifier | modifier le code]