Institut européen d'administration des affaires

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Institut européen d'administration des affaires
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Histoire et statut
Fondation
Type
École de management, membre de Sorbonne Universités
Fondateur
Président
Andreas Jacobs
Localisation
Campus
Localisation
Pays
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Chiffres-clés
Étudiants
994[2]
Divers
Membre de
Site web
Classement 2016 no 1 mondial.

L'Institut européen d'administration des affaires (INSEAD) est une école privée de management avec trois campus principaux à Fontainebleau, dans le sud-est de la région parisienne, à Singapour et à Abou Dabi, membre de Sorbonne Universités. The Financial Times considère l'INSEAD comme l'une des meilleures écoles de commerce au monde[3]. Elle est classée no 1 mondial en 2016 et 2017 en matière de MBA[4].

Présentation[modifier | modifier le code]

L'INSEAD est engagée dans une alliance avec l'école de management américaine Wharton et dans une collaboration pour un programme Executive MBA avec l'université Tsinghua à Pékin en Chine. L'école a également créé, en collaboration avec l'université Paris II, le premier LLM de droit international des affaires français.

Créée en 1957, elle est financée intégralement par des fonds privés. Ses fondateurs, le général Georges Doriot, Claude Janssen et Olivier Giscard d'Estaing ont tous étudié à l'université américaine Harvard. Leur ambition était de créer une institution comparable en Europe dispensant une formation complémentaire d'administration des affaires aux ingénieurs. L'INSEAD suit le modèle américain d'une école de commerce[5].

L'INSEAD accueille également 71 étudiants préparant leur doctorat et propose des programmes de formation professionnelle et un Executive MBA.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts (1957-1960)[modifier | modifier le code]

Georges Doriot rêvait de favoriser la croissance de l'Europe en promouvant la paix et le développement des entreprises. Il présenta en 1955 la création d'une nouvelle école de management à la Chambre de Commerce de Paris, dont son Président, Jean Marcou, devint Fondateur-Président de l'école. L'INSEAD est créée en 1957 par Georges Doriot, Claude Janssen et Olivier Giscard d'Estaing. Leur ambition est de créer une institution comparable à l'université américaine Harvard, où ils ont tous les trois étudié, en Europe qui dispenserait une formation complémentaire d'administration des affaires aux ingénieurs. L'école est entièrement financé par des fonds privés et s'établit dans des locaux du château de Fontainebleau[6].

La cérémonie d'accueil de la première promotion du MBA au château de Fontainebleau se tient le samedi . Près de 110 candidats avaient déposé leur demande, 62 furent admis et 57 assistèrent au premier cours. Les participants arrivèrent de toute l'Europe, mais aussi du Maroc et des États-Unis. L'inauguration officielle a lieu le , toujours au château de Fontainebleau. Parmi les 300 invités présents à la cérémonie d'inauguration, figuraient des dignitaires internationaux tels que le Secrétaire général de l'OTAN. De plus, un télégramme du Président Eisenhower félicitait l'INSEAD pour la mise en place d'une institution« vouée à jouer un rôle créatif dans les affaires économiques de l'Europe et du monde »[7].

Moins d'un an après l'inauguration, en , 52 participants de 14 nationalités différentes participèrent à la première cérémonie de remise des diplômes au château de Fontainebleau. Jean-Marie d'Arjuzon, l'un de ces 52 diplômés, prit l'initiative de fonder une association indépendante des anciens élèves de l'INSEAD : INSEAD Alumni Association (IAA) destinée à promouvoir l'école, à sélectionner les nouveaux candidats et à aider les futures générations d'étudiants à trouver un emploi. Ils prirent la salamandre pour emblème, symbole du roi François Ier qu'ils utilisèrent pour décorer les murs du palais de Fontainebleau et représentant le courage et la persévérance[8].

Développement (1960-2000)[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1967, l'école n'accepte pas de candidatures féminines. Le discours est que l'investissement n'est pas rentable, les postes de hauts dirigeants dans les sociétés françaises étant fermés aux femmes et que le risque seraient grand qu'elles abandonnent leur carrière pour fonder une famille et rester au foyer[9]. Toutefois, l'époque pré-mai 68 faisait la part belle aux revendications féministes du MLF[10]. Dans le même temps, Hélène Ploix, une jeune étudiante formée à Sciences-Po, une des rares formations alors ouvertes aux femmes dans le domaine économique, postule pour entrer au sein du cabinet McKinsey, qui refuse sa candidature au double motif qu'elle est une femme et que sa formation dans le monde des affaires était insuffisante, lui promettant toutefois de revoir sa position lorsqu'elle aurait effectué un cursus d'un an à l'INSEAD. Comme celle-ci protestait que l'école refusait les femmes, le responsable du recrutement, étonné, appela l'école pour vérifier ce point, et s'entendit répondre que l'INSEAD envisageait d'accepter quelques candidates dans le futur[11]. Après quelques semaines d'attente et de multiples débats, le comité de direction accepta en février 1967 deux candidatures féminines, celles d'Hélène Ploix et de Marie-Solange Perret. Compte tenu de leurs excellents résultats et du fait qu'elles aient réussi à trouver des emplois de bon niveau, quatre autre candidates furent acceptées dans quatre sections différentes l'année suivante[12].

En 1971, l'INSEAD crée le CEDEP, Centre européen d'éducation permanente, en tant qu'institution séparée mais étroitement liée, à la suite d'une proposition de François Dalle et de Guy Landon de L'Oréal[13]. Il s'agit d'un cursus de formation continue en alternance pour cadres, conçu avec un consortium de grandes entreprises se reconnaissant dans la vision de l'INSEAD. Cela fait émerger une nouvelle approche d'enseignement en mélangeant dans une même salle des cadres dirigeants de fonctions, position hiérarchiques, pays d'origine et âges différents, ce qui à l'époque tranchait avec l'attitude française de ne pas mélanger cadres subalternes et hauts dirigeants dans des situations d'apprentissage jugées possiblement gênantes[réf. nécessaire]. Le financement de ces formations par des entreprises, jusqu'alors tabou, constitue lui aussi une rupture, tout en faisant peser le risque d'une perte d'autonomie[14]. Plus tard, la mise en place de chaire universitaire d'entreprise est établie avec les professeurs de l'école.

En 1969, l'école déménage sur un nouveau campus, toujours à Fontainebleau. En 1984, le cycle supérieur de management (CSM) de l'INET ouvre sur le campus de Fontainebleau. La même année, le château de Fontainebleau accueillit le sommet européen qui mena à la création du marché unique européen. Suite à cette médiatisation, le magazine Fortune décrivit l'INSEAD comme la « Rolls-Royce des écoles de management européennes » en 1988[réf. nécessaire].Cinq ans plus tard, un programme doctoral est démarré.

Uwe Kitzinger, illustre professeur d'Oxford, devint le nouveau doyen en 1976. C'est sous son impulsion que l'INSEAD commença une relation longue et fructueuse avec l'Asie, et notoirement grâce au jeune professeur, Henri-Claude de Bettignies, qui fit la proposition qui finirait par transformer l'INSEAD, par l'instauration d'un programme particulièrement axé sur les entreprises asiatiques en 1974. Un centre Euro-Asie indépendant, à but non lucratif, fut créé en 1980 et destiné à mener des recherches comme à organiser des séminaires pour les entreprises européennes opérant en Asie et pour les sociétés asiatiques opérant en Europe.

Développement à l'international (2000-...)[modifier | modifier le code]

Insead - Campus Singapore.

Un campus de l'INSEAD est ouvert à Singapour le . L'école n'attends pas que le campus soit construit pour accueillir la première promotion; en , la première promotion MBA de 53 élèves issus de 25 pays est accueillie dans un complexe loué. Antonio Borges, doyen unique de l'époque, annonça dans l'amphithéâtre de fortune : « votre présence ici transformera l'institution et changera notre façon de fonctionner ». En 2005, la phase 2 du campus est achevée pour développer le site d'implantation qui présente une superficie de 25 000 m2. Le programme AMP pour cadre dirigeants est dispensé pour la 1re fois du 12 mars au en Asie sur le campus de Singapour. Près de 40 participants de 25 nationalités différentes suivent cette formation en Asie. À cette occasion, 2 participants, Kenneth Kiao Hua Tan et André Leblancs, créent le groupe d'anciens élèves : « AMP Asia Pioneer 2012 ».

Grâce à une campagne de levée de fonds, et à l'aide de la fondation Rothschild-Caesarea, un centre de recherche ouvre en Israël en 2006. Il est suivi l'année suivante d'un centre encore plus ambitieux à Abu Dhabi aux Émirats arabes unis, destiné à accueillir des activités de recherche, une formation pour cadres supérieurs et différents événements. Le centre d'Abou Dabi évolue en un campus à part entière en où il est inauguré en présence de Sheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyan, prince héritier d'Abou Dabi et ministre de la Défense des Émirats arabes unis. Le premier cursus inaugural, un Executive MBA de 26 participants de 15 nationalités dont 27 % de femmes participantes, est dispensé. Le campus est situé dans un immeuble à Muroor Road.

L'INSEAD a noué en 2001 une alliance stratégique avec une grande école de management américaine, la Wharton School de l'université de Pennsylvanie[15]. Cette alliance couvre toutes les activités des deux institutions. Depuis sa signature en 2001, l'alliance entre l'INSEAD et Wharton School a été renouvelée à deux reprises. L'Insead a également noué des alliances stratégiques avec l'université Tsinghua en Chine ainsi qu'avec Sorbonne Universités en France. Plus de 800 étudiants de MBA ont participé à ces échanges permettant d'étudier sur 3 continents.

L'INSEAD rejoint le projet Sorbonne Universités en tant que membre fondateur en 2012. Elle occupe deux années de suite, en 2016 et 2017, la première place de classements internationaux de MBA[16],[17],[18].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Organisme indépendant depuis l'origine, l'INSEAD est doté d'un Conseil d'administration de 33 membres qui sont des personnalités du monde des affaires venant de 14 pays et choisies par cooptation. Il y a eu à ce jour six présidents depuis l'origine :

  1. Jean Marcou, président de la Chambre de commerce de Paris (1959-1969) ;
  2. John Loudon, président de la Royal Dutch (1969-1982) ;
  3. Claude Janssen, associé-gérant de Worms & Cie (1982-2004) ;
  4. Cees van Lede, ancien président d'Akzo Nobel (2004-2008) ;
  5. Franz B. Humer, président de la société pharmaceutique suisse Roche[ (2008-2014) ;
  6. Andreas Jacobs, président exécutif de Jacobs Holding AG, (depuis le ).

L'INSEAD a créé 24 Conseils nationaux composés de personnalités dans tous les pays d'Europe, aux États-Unis, au Brésil, dans les principaux pays d'Asie et en Australie. Les quelque 300 membres de ces Conseils nationaux forment le Conseil international et aident l'INSEAD dans leurs pays respectifs. La direction de l'INSEAD est assurée par un doyen nommé par le Conseil d'administration en accord avec le corps professoral. Les doyens sont nommés pour cinq ans (il y en a eu dix depuis l'origine) et constituent autour d'eux une équipe de doyens chargés des différents aspects de l'enseignement et de la vie de l'école. Jusqu'à récemment, ils étaient tous issus du monde académique et du corps professoral de l'INSEAD. Pour la première fois, à partir de cette année, le doyen vient du monde de l'entreprise et c'est une expérience nouvelle pour l'INSEAD, bien que d'autres business schools aient dans le passé fait un choix semblable.

Parmi les caractéristiques de l'INSEAD, la plus importante pour le succès de son développement a certainement été son indépendance. En effet les initiatives, même audacieuses, ont pu être mises en œuvre sans avoir à convaincre une autorité de tutelle, université ou administration, à charge pour l'école de trouver par elle-même les financements correspondants. Ainsi, lorsque la création du campus de Singapour fut décidée, il a suffi au doyen de l'époque d'obtenir l'accord du Conseil d'administration et le soutien de la Faculté pour que le projet voie le jour.

Budget annuel[modifier | modifier le code]

Le budget annuel de l'INSEAD est d'environ 135 millions d’euros. Ce budget a doublé depuis 1999.

Effectifs[modifier | modifier le code]

Au total, l'INSEAD dispose d'environ 145 professeurs permanents venant de 31 pays, plus 85 professeurs visitants, auxquels s’ajoutent 500 personnes non-enseignantes sur l’ensemble des deux campus, soit un effectif global d’environ 700 personnes.

Financement de l'INSEAD[modifier | modifier le code]

Le principe de financement depuis l'origine veut que les comptes annuels soient équilibrés ; de fait, les recettes des programmes couvrent 90 % des dépenses totales. L'appel à des sources extérieures privées (pas de subventions publiques) doit servir au développement (recherche, bourses pour les MBA et les PhD). En conséquence, le coût d'un MBA et le prix des programmes de perfectionnement sont élevés et se situent au niveau des grandes business schools, notamment américaines. En effet, pour attirer les meilleurs enseignants, les rémunérations des professeurs sont au niveau international, donc élevées. Les bâtiments de Fontainebleau et de Singapour ont tous été financés par emprunt auprès de banques, les remboursements étant assurés par le cash-flow de l'école[19].

Fonds de dotation[modifier | modifier le code]

Comme de nombreux MBA américains, l'INSEAD a mis en place en 1995 un fonds de dotation afin de soutenir les missions de l'établissement et lui fournir une source financière importante afin de préserver son avantage compétitif. En mars 2013, la valorisation de ce fonds s'élève à 152 millions d'euros[20].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Programme MBA[modifier | modifier le code]

Le MBA, pour Master Business of Administration, est une formation diplômante d'une année, reconnu par l'État, de niveau I, et correspondant à Bac+5. L'âge moyen est 29 ans : 900 participants par an à plein temps venant de 75 pays, dont 25 % de femmes, les plus nombreux sont les Indiens avec 13 % et les Français avec 10 % du total. 600 commencent le programme à Fontainebleau et 300 à Singapour avec de nombreuses possibilités d’étudier sur les deux campus : plus de 70 % des étudiants font l’expérience des deux campus pendant leur année d’études.

La sélection est très sévère et le rythme de travail très soutenu. 20 % des étudiants reçoivent des bourses et un système de prêts bancaires permet de financer les frais d’études. La principale caractéristique qui différencie l’INSEAD est la grande diversité culturelle : dans les groupes de travail, il n’y a jamais deux participants d’une même nationalité. La langue de fonctionnement est l’anglais, mais les candidats admis doivent connaître au moins deux autres langues.

Programme Executive MBA[modifier | modifier le code]

Le Executive MBA est un programme diplômant reconnu par l'État (Master Business of Administration), d'un niveau I, bac+5 et s'adressant aux cadres-dirigeants : l'âge moyen au sein de l'INSEAD pour ce programme est de 37 ans pour environ 220 participants environ venant de 59 pays.

Programmes de perfectionnement publics[modifier | modifier le code]

50 programmes différents suivis par 7 000 participants venant de 2 000 sociétés dans 120 pays sont dispensés chaque année (ex. : les programmes de stratégie, de marketing et vente, de R&D et Supply chain, de transition à la direction générale, de finance, ou encore de gouvernance d'entreprises).

Programmes de perfectionnement sur mesure[modifier | modifier le code]

110 sociétés, généralement internationales, font appel à l’INSEAD pour créer de tels programmes.

Doctorat ou PhD[modifier | modifier le code]

Environ 70 étudiants de 11 nationalités préparent un PhD au sein de l'INSEAD chaque année et, après l’obtention de leurs diplômes, vont enseigner partout dans le monde. L'école doctorale a été intégrée dans le collège doctoral de Sorbonne Universités. Les cérémonies d'accueil et de remise de diplômes aux doctorants sont communes aux établissements de Sorbonne Universités].

Le LLM de Droit International des Affaires[modifier | modifier le code]

L'INSEAD a ouvert depuis 2012, en collaboration avec l'université Paris II - Panthéon Assas, un LL.M de Droit International des Affaires. Le LLM consiste en une approche pluridisciplinaire des questions juridiques à l'aide d'instruments utilisés dans le domaine de la gestion, de la culture, de l'économie et de l'informatique. Elle se déploie sur deux campus : Paris et Singapour. Il s'agit d'explorer trois domaines : le droit européen comparé, l'économie du droit et la recherche en négociation.

L'Advanced Management Programme[modifier | modifier le code]

Logo 100e AMP - INSEAD

L'INSEAD dispense également le cursus « Advanced Management Programme » (AMP), anciennement connu sous l'appellation CPA, Centre de Perfectionnement aux Affaires. Cette certification cible essentiellement les cadres dirigeants ayant une expérience professionnelle de plus de 12 ans, dont 5 au moins en tant que directeur. Et donne accès à l'Alumni des anciens élèves diplômés de l'INSEAD au même titre que les diplômes MBA. Ce programme se déroulant exclusivement en anglais, vaut comme un perfectionnement aux affaires et la direction générale avec des participants limités par pays afin de garantir une forte diversité des nationalités représentées.

Arnaud Montebourg, ex-ministre de l'économie, a suivi ce cursus fin 2014 sur le campus de l'INSEAD Fontainebleau[21].

Ce programme dispensé à l'origine exclusivement sur le campus de Fontainebleau, s'est déroulé pour la 1re fois sur le campus de Singapour en 2012 : AMP ASIA PIONEER 2012[22].

En 2014, l'INSEAD a célébré sa 100e promotion du cursus Advanced Management Programme.

Le programme LaunchPad pour les Start-up[modifier | modifier le code]

En partenariat avec Station F, incubateur de startups, l'Insead lance en janvier 2018 un programme sur-mesure d'entrepreneuriat en start-up, en s'appuyant sur les succès de ses anciens élèves comme Taavet Hinrikus MBA'10D, TransferWise, Frédéric Mazzella MBA'07D, BlaBlaCar, ou encore Jo Bertram MBA'08D, anciennement de Uber, et désormais à EQT Ventures. Avec des thèmes abordés concrets comme ce qu'il faut ou ne faut pas faire dans une dimension mondiale d'un mode start-up (« Do’s and Don’ts of Global Scaling »).

Classements académiques[modifier | modifier le code]

En 2015, le programme MBA de l'INSEAD est classé no 1 mondial en tant que MBA procurant le meilleur retour sur investissement, par le journal Forbes[23]. L'année suivante, le Global MBA est classé no 1 mondial par le journal Financial Times[24]. L'INSEAD devient le premier établissement français à obtenir la première place du classement du Financial Times.

L'INSEAD est classé à plusieurs reprises dans le top 5 au niveau mondial et dans le top 3 hors États-Unis par le journal anglais Financial Times[3], ainsi que par le magazine américain Business Week en partenariat avec Bloomberg LP[25].

Recherche[modifier | modifier le code]

Un budget est consacré à la recherche et donne lieu chaque année à la rédaction de nombreux cas et à la publication de centaines de livres et d’articles.

L'INSEAD conduit 15 centres de recherches dans différents domaines d'affaires ou de région géographique :

  • Centre for Decision Making and Risk Analysis (CDMRA)
  • Emerging Markets Institute
  • Healthcare Management Initiative
  • INSEAD Africa Initiative
  • INSEAD Blue Ocean Strategy Institute
  • INSEAD Centre for Entrepreneurship (ICE)
  • INSEAD Corporate Governance Initiative
  • INSEAD eLab
  • INSEAD European Competitiveness Initiative
  • INSEAD Global Leadership Centre (IGLC)
  • INSEAD Global Private Equity Initiative (GPEI)
  • INSEAD Innovation and Policy Initiative (IIPI)
  • INSEAD Social Innovation Centre
  • INSEAD Social Science Research Centre (ISSRC)
  • INSEAD-Wharton Center for Global Research and EducationNN
  • Learning Innovation Centre
  • Wendel International Centre for Family Enterprise
  • Women@INSEAD

Campus[modifier | modifier le code]

Site historique du Château de Fontainebleau[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, l'institut et le château de Fontainebleau sont intimement liés. Le château étant régulièrement le théâtre de grands évènements organisés par l’INSEAD qui joue aussi un rôle de mécène et participe généreusement aux diverses campagnes de restaurations de l’édifice. Le Boudoir turc, rouvert au public en 2015, en est un exemple[26].

Le , les représentants des 2 institutions ont scellé un accord dont l’objectif affiché est de faire du château un lieu hôte des différents événements de l’école. De fait, l’Insead y multiplie le nombre d’évènements à destination des élèves, des anciennes et nouvelles promotions, mais aussi pour ses entreprises partenaires, et profite de ses nombreux supports de communication pour développer la notoriété du Château comme effectuer ses remises des diplômes au cœur même du palais.

Réunis dans le Fumoir de Napoléon III, salle qui historiquement a accueilli la première classe de MBA de l’Insead en 1959, les membres de l'école supérieure d’affaires internationales entourés par les équipes du palais, en présence d'Ilian Mihov, doyen de l’Insead, et de Jean-François Hébert, président du Château, avec à leurs côtés Claude Janssen, l’un des fondateurs de l'école ont signé cette première convention de partenariat[27].

Nouveau campus de Fontainebleau[modifier | modifier le code]

Forte de son expansion, l'école quitta ses locaux du château de Fontainebleau pour un autre domicile temporaire mais tout aussi historique, un prieuré du XIXe siècle, de l'autre côté du parc du château d'Avon pour enfin s'établir en 1967 sur le nouveau campus en bordure de forêt de Fontainebleau, alors en cours de construction avec l'aide de la Chambre de Commerce de Paris. Le campus actuel de Fontainebleau s'étend sur 45 000 m2; dispose de salles de séminaires, d'un centre de langues, de complexes sportifs jouxtant la forêt de Fontainebleau. En 2004, l'espace formation ultramoderne pour cadres dirigeants du Plessis Mornay augmenta la capacité du campus Europe de 25 %.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Corps professoral[modifier | modifier le code]

HermiInsead - Blue Ocean Institute.
  • W. Chan Kim et Renée Mauborgne, auteurs du best-seller la Stratégie océan bleu, vendu à plus de deux millions d'exemplaires : « Blue Ocean Strategy: How to Create Uncontested Market Space and Make the Competition Irrelevant ». Ils enseignent la stratégie et le management à l’INSEAD et sont co-directeurs de l’Institut Blue Ocean Strategy créé en 2007 à l'occasion de l'intérêt majeur des stratégies "Océan Bleu". Le Professeur Mauborgne est membre du Comité consultatif sur les Historically Black Colleges and Universities (HBCU, collèges et universités historiquement noirs) du Président Barack Obama et membre du Forum économique mondial de Davos. Le Professeur Kim a siégé dans différents conseils et a été également consultant auprès de plusieurs multinationales d’Europe, des États-Unis et de la région Asie Pacifique. Il est conseiller à l’Union européenne et membre du Forum économique mondial.
  • La professeure Herminia Ibarra est professeure titulaire de la chaire Cora de Leadership et d'Apprentissage, professeure de Comportement organisationnel et Responsable Académique du Département de comportement organisationnel à l’INSEAD. Avant de rejoindre l’INSEAD, elle a fait partie du corps professoral de la Harvard Business School pendant treize ans. Elle est membre des Conseils de l’agenda mondial mis en place par le Forum économique mondial et du Visiting Committee de la Harvard Business School. Originaire de Cuba, le Professeur Ibarra est une experte du développement professionnel et du leadership. Son livre, Working Identity: Unconventional Strategies for Reinventing Your Career, (Harvard Business School Press, 2003) décrit comment hommes et femmes se réinventent au travail. Ses nombreux articles sur le leadership, les réseaux, le développement de carrière, les carrières des femmes et leur identité professionnelle sont publiés dans de grands journaux dont la Harvard Business Review, Administrative Science Quarterly, Academy of Management Review, Academy of Management Journal et Organization Science.
  • Clayton Christensen, expert en innovation, et auteur de Malcolm Gladwell.
  • Jim Collins, gourou du management , et co-auteur du dernier livre Great by Choice écrit avec le Professeur de l’INSEAD, Morten Hansen.
  • Philip M. Parker occupe la chaire professorale des Sciences de la gestion. Il a breveté une méthode pour produire automatiquement un ensemble de livres similaires à partir d'un modèle qui est rempli avec des données provenant des recherches de bases de données et Internet[28].
  • la professeure associée Erin Meyer, spécialiste en management interculturel auteure de La carte des différences culturelles: 8 clés pour travailler à l'international

Anciens étudiants[modifier | modifier le code]

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Le nombre d'anciens élèves est en 2016 de 50 000 (dont 15 000 MBA) qui travaillent dans 172 pays (25 pays ont plus de 100 anciens) et représentant 157 nationalités distinctes. Ils ont formé 42 associations dans autant de pays et il existe une solidarité entre les anciens répartis dans le monde entier. Beaucoup d’anciens sont à la tête d’entreprises internationales ; en France, trois anciens MBA président des sociétés du CAC 40. Depuis l’origine, 130 polytechniciens ont obtenu un MBA de l’INSEAD.

Monde des affaires[modifier | modifier le code]

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Monde politique[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Ilian Mihov nominé Dean de l'INSEAD », MBA Today.
  2. Guide des établissements et des formations supérieures, INSEAD Fontainebleau..
  3. a et b (en) Global MBA Rankings 2011, The Financial Times.
  4. « Classement mondial des MBA : l’Insead français confirme sa première place mondiale », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  5. « Kaplan Andreas, “A School is a Building that Has 4 Walls - with Tomorrow Inside”: Toward the Reinvention of the Business School, Business Horizons, 2018. »
  6. « Page de présentation de l'histoire de l'INSEAD - The 1950s - creating the vision. ».
  7. (en) « INSEAD European Competitiveness Initiative ».
  8. « traduction de l'anglais de la page inauguration l'INSEAD ».
  9. Barsoux, 2000, p.46; 92.
  10. Barsoux, 2000
  11. Hélène Ploix, la première diplômée, , Les Échos, 3 septembre 1991.
  12. Barsoux, 2000
  13. « page Cedep en anglais - qui sommes nous ? ».
  14. Barsoux, 2000, p. 98-100.
  15. (en) « The INSEAD - Wharton Alliance ».
  16. Fanny Lauzier, « L’Insead, leader du classement mondial des MBA 2016 », Le Figaro, .
  17. « Global MBA Ranking 2017 », Financial Times, .
  18. « Classement des MBA 2017 : l’Insead français confirme sa première place mondiale », Le Monde, .
  19. « Sujet financement Insead sur le site des anciens élèves de Polytechnique. ».
  20. (en) INSEAD, « Investing INSEAD’s Endowment »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF], sur giving.insead.edu, (consulté le 11 avril 2018).
  21. [1].
  22. AMP ASIA PIONNEER 2012 rattaché officiel alumni Insead.
  23. (en) Classement MBA Insead 2015, Forbes.
  24. (en) [2],classement MBA Insead 2015 - page du journal Financial Times.
  25. (en) Classement hors États-Unis, Business Week.
  26. « château de Fontainebleau - restauration du boudoir. ».
  27. « journal La République - Insead et Château Fontainebleau officiellement unis ».
  28. 'Method and apparatus for automated authoring and marketing', U.S. Patent 7,266,767, 4 September 2007.
  29. Insead: From Intuition to Institution, J. Barsoux, Springer, 2000, (ISBN 9780333981849), p. 92, en ligne.
  30. Executive Profile : Hélène Ploix, Bloomberg.
  31. « Natalia Vodianova sur les bancs de l'école de l'INSEAD ! », Marie Claire, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jean-Louis Barsoux, Insead: From Intuition To Institution, Palgrave MacMillan, (ISBN 031223385X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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