Jean-Jacques Annaud

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Jean-Jacques Annaud
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-Jacques Annaud en février 2015.
Naissance (75 ans)
Juvisy-sur-Orge, Essonne, France
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Réalisateur, scénariste
Films notables La Guerre du feu
Le Nom de la rose
L'Ours
L'Amant
Sept ans au Tibet
Stalingrad
Site internet lien

Jean-Jacques Annaud, né le à Juvisy-sur-Orge, est un réalisateur et scénariste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Annaud, né le à Juvisy-sur-Orge, est le fils d’un cheminot chef de gare dans la banlieue parisienne et d'une mère secrétaire de direction dans l'industrie chimique[1]. Il prend goût très jeune au cinéma, plus précisément en voyant La Bataille du rail de René Clément sorti en 1946, et filme ses premières images à onze ans[2].

Après un baccalauréat latin-grec, il suit l’enseignement de l’École Louis-Lumière dont il sort major, puis de l’IDHEC (section réalisation) dont il sort aussi major. Parallèlement, il suit des cours de théâtre, de préhistoire et d'histoire médiévale à l'université Paris-Sorbonne, dont il est également diplômé[3].

Il fait ses armes en réalisant un grand nombre de films publicitaires diffusés dans les seules salles de cinéma[4]. Il obtient en 1973 la Palme d'Or du Festival de Cannes des Films Publicitaires pour un court métrage à gros budget, Crackers Belin. Après avoir rencontré François Truffaut qui aime ses mini-comédies et son sens du montage (la coupe d'intention), ce dernier le met en contact avec le producteur Claude Berri[4] qui lui permet de réaliser son premier film, la Victoire en chantant (1976). La sortie est un échec commercial[5], mais après des retouches portant principalement sur la bande-son, il obtient l’année suivante l'oscar du meilleur film étranger sous le titre Black and White in Color et ressort en France comme Noirs et Blancs en couleur (1977). Jean-Jacques Annaud est alors sollicité pour réaliser Coup de tête, écrit par Francis Veber et interprété par Patrick Dewaere.

Il s'attaque ensuite à des projets coûteux et ambitieux tels que La Guerre du feu (1981) ou bien encore L'Ours (1988), deux films pour lesquels il reçoit le césar du meilleur réalisateur, et montre un savoir-faire de technicien solide quand il adapte Le Nom de la rose d'Umberto Eco en 1986 ou L'Amant de Marguerite Duras en 1992.

Le réalisateur a une bonne presse jusqu'aux années 1990, mais il est toujours éreinté par Libération et ses deux plus fameux critiques, Serge Daney et Gérard Lefort[réf. souhaitée]. Son film Sept ans au Tibet essuie des critiques plus négatives[6]. Sa Majesté Minor laissa également dubitative la critique[7],[8],[9]. VSD rappelle que Sa Majesté Minor et Or Noir sont « deux catastrophes commerciales consécutives... radicales »[10]. Henri Verneuil, lui-même grand réalisateur populaire, dit en 1995 qu’on ne parlait guère des grands réalisateurs que sont Jean-Jacques Annaud et Luc Besson[réf. souhaitée].

En 2005 il est président du jury du 5e Festival international du film de Marrakech.

Le , Jean-Jacques Annaud est élu à l'Académie des beaux-arts au fauteuil de Gérard Oury (1919-2006), dont il prononce l'éloge lors de sa réception sous la Coupole, le . Il fut introduit par son ami Roman Polanski[11].

En 2012, il est président du jury du 16e Festival international du film de Shanghai, avec notamment l'actrice Heather Graham dans le jury.

En 2015, sort Le Dernier Loup, adapté du roman Le Totem du loup de Jiang Rong. La même année il préside le jury du 37e Festival international du film de Moscou.

En novembre 2017, Jean-Jacques Annaud est mentionné dans l'enquête des Paradise Papers : en 1997, il a créé le trust Los Condores Trust, basé sur l'île de Guernesey, et a dissimulé 1,2 million d'euros à l'administration fiscale française, selon le journal Le Monde[12]. Avant la diffusion de l'annonce, le réalisateur a demandé à ses avocats de normaliser sa situation et les actifs « auraient finalement été déclarés au fisc français le 12 octobre »[13].

En octobre 2018, il sort un livre "Une vie pour le cinéma" aux éditions Grasset en collaboration avec Marie-Françoise Leclère[14].

Le cinéaste est réputé pour être perfectionniste et un technicien hors pair, s'attachant à superviser lui-même chaque étape de la fabrication de ses films (et de leur portage sur DVD). Cet amateur de nature aime les religions animistes et païennes qui font voir que nous sommes issus de la même souche, et se définit comme anticolonialiste. Sauf Coup de tête, ses films renvoient au passé. Il aime visiter des lieux qu’on ne verrait pas ailleurs qu’au cinéma[pas clair]. Il aimerait tourner un film de science-fiction, mais n’a pas encore trouvé le bon sujet.

Il est membre du comité stratégique de la France China Foudation (FCF), institution franco-chinoise dont l’objectif est d’encourager le dialogue entre la France et la Chine[15].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Annaud en 1998 par le Studio Harcourt, Paris.

Scénariste[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Bonnal, Jean-Jacques Annaud : un cinéaste sans frontières, Maule, , p. 267.
  2. Nicolas Bonnal, op. cit., p. 28
  3. Nicolas Bonnal, op. cit., p. 268
  4. a et b Nicolas Bonnal, op. cit., p. 269
  5. Nicolas Bonnal, op. cit., p. 245
  6. Nicolas Bonnal, op. cit., p. 221
  7. « Sa Majesté Minor: Les critiques presse »
  8. « Box Office du film Sa Majesté Minor »
  9. « Sa Majesté Minor bide de l'année », sur Le Point,
  10. « Après des catastrophes commerciales consécutives aussi radicales que Sa Majesté Minor et Or noir (54 millions d'euros de budget ou coût de production cumulé, 355.000 entrées France au total), n'importe qui d'autre ne se serait pas relevé », VSD, no 1957,‎ 26 février au 4 mars 2015, p. 56
  11. « Le cinéaste Jean-Jacques Annaud, reçu à l'Académie des beaux-arts par Roman Polanski », sur Canal Académie,
  12. Jérémie Baruch, « « Paradise Papers » : Jean-Jacques Annaud, sept ans au Tibet, vingt à l’offshore », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  13. « Jean-Jacques Annaud épinglé à son tour dans les Paradise Papers », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  14. « Rencontre avec le cinéaste oscarisé Jean-Jacques Annaud : "Je tourne à l"instinct" », sur francetvinfo.fr, (consulté le 15 novembre 2018)
  15. Jean-Jérôme Bertolus, « Jeunes leaders d’En Marche! et Young Leaders », sur L'Opinion.fr, (consulté le 22 novembre 2018).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Une vie pour le cinéma, Grasset, 31 octobre 2018

Liens externes[modifier | modifier le code]

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