Jean-Jacques Annaud

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean-Jacques Annaud
Description de cette image, également commentée ci-après

Jean-Jacques Annaud en février 2015.

Naissance (71 ans)
Juvisy-sur-Orge, France
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Réalisateur, scénariste
Films notables La Guerre du feu
Le Nom de la rose
L'Ours
L'Amant
Sept ans au Tibet
Stalingrad
Site internet lien

Jean-Jacques Annaud, né le à Juvisy-sur-Orge (Essonne), est un réalisateur et scénariste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Annaud en 1998 par le Studio Harcourt, Paris.

Jean-Jacques Annaud, fils d’un cheminot de la banlieue parisienne et d'une mère secrétaire de direction, est issu d’un milieu modeste. Son héros est Jean Renoir qui poussait à comprendre les raisons de l’autre. Il fait des études de lettres et de grec ancien. Après avoir suivi l’enseignement de l’École Louis-Lumière, puis de l’IDHEC, il fait ses armes en réalisant des films publicitaires. Il obtient l’oscar du meilleur film étranger en 1976 pour son premier film, la Victoire en chantant (ressorti en 1977 sous le titre Noirs et Blancs en couleur). Jean-Jacques Annaud est alors sollicité pour réaliser Coup de tête, écrit par Francis Veber et interprété par Patrick Dewaere.

Il s'attaque ensuite à des projets coûteux et ambitieux tels que La Guerre du feu (1981) ou bien encore L'Ours (1988), deux films pour lesquels il reçoit le césar du meilleur réalisateur, et montre un savoir-faire de technicien solide quand il adapte Le Nom de la rose d’Umberto Eco en 1986 ou L'Amant de Marguerite Duras en 1992.

Bien que souffrant souvent d’une mauvaise presse[réf. nécessaire], il est réputé pour être perfectionniste et un technicien hors pair, s’attachant à superviser lui-même chaque étape de la fabrication de ses films (et de leur portage sur DVD).
Ses films ont toujours été bien accueillis par le public, à la notable exception de Sa Majesté Minor[1] (2007) et de Or Noir (2011), « deux catastrophes commerciales consécutives... radicales »[2] selon le magazine VSD.

Cet amateur de nature aime les religions animistes et païennes qui font voir que nous sommes issus de la même souche, et se définit comme anticolonialiste. Sauf Coup de tête, ses films renvoient au passé. Il aime visiter des lieux qu’on ne verrait pas ailleurs qu’au cinéma[pas clair]. Il aimerait tourner un film de science-fiction, mais n’a pas encore trouvé le bon sujet.

Henri Verneuil, lui-même grand réalisateur populaire, disait en 1995 qu’on ne parlait guère des grands réalisateurs que sont Jean-Jacques Annaud et Luc Besson.

Le , Jean-Jacques Annaud est élu à l’Académie des beaux-arts au fauteuil de Gérard Oury (1919-2006), dont il prononce l'éloge lors de sa réception sous la Coupole, le 28 mars 2012.

En 2012, il est président du jury du 16e Festival international du film de Shanghai, avec notamment l'actrice Heather Graham dans le jury.

En 2015, sort Le Dernier loup, adapté du roman Le Totem du loup de Jiang Rong. La même année il préside le jury du 37e Festival international du film de Moscou.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. voir les chiffres du Box office français : http://www.allocine.fr/film/fichefilm-111724/box-office/
  2. "Après des catastrophes commerciales consécutives aussi radicales que Sa Majesté Minor et Or noir (54 millions d'euros de budget ou coût de production cumulé, 355.000 entrées France au total), n'importe qui d'autre ne se serait pas relevé |...|" VSD n°1957 (du 26 février au 4 mars 2015) , p. 56.

Notices[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :