Jean-Jacques Annaud

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Jean-Jacques Annaud
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-Jacques Annaud en février 2015.
Naissance (74 ans)
Juvisy-sur-Orge, France
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Réalisateur, scénariste
Films notables La Guerre du feu
Le Nom de la rose
L'Ours
L'Amant
Sept ans au Tibet
Stalingrad
Site internet lien

Jean-Jacques Annaud, né le à Juvisy-sur-Orge (Essonne), est un réalisateur et scénariste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Annaud en 1998 par le Studio Harcourt, Paris.

Jean-Jacques Annaud, fils d’un cheminot de la banlieue parisienne et d'une mère secrétaire de direction, est issu d’un milieu modeste. Son héros est Jean Renoir qui poussait à comprendre les raisons de l’autre. Il fait des études de lettres et de grec ancien. Après avoir suivi l’enseignement de l’École Louis-Lumière, puis de l’IDHEC, il fait ses armes en réalisant un grand nombre de films publicitaires pour le producteur Tony Blum. Il obtient en 1973 la Palme d'Or du Festival de Cannes des Films Publicitaires pour un court métrage à gros budget, Crackers Belin. Son premier film, la Victoire en chantant (1976) est un échec, mais après des retouches portant principalement sur la bande-son, il obtient l’année suivante l'oscar du meilleur film étranger sous le titre Black and White in Color et ressort en France comme Noirs et Blancs en couleur (1977). Jean-Jacques Annaud est alors sollicité pour réaliser Coup de tête, écrit par Francis Veber et interprété par Patrick Dewaere.

Il s'attaque ensuite à des projets coûteux et ambitieux tels que La Guerre du feu (1981) ou bien encore L'Ours (1988), deux films pour lesquels il reçoit le césar du meilleur réalisateur, et montre un savoir-faire de technicien solide quand il adapte Le Nom de la rose d'Umberto Eco en 1986 ou L'Amant de Marguerite Duras en 1992.

Le cinéaste est réputé pour être perfectionniste et un technicien hors pair, s'attachant à superviser lui-même chaque étape de la fabrication de ses films (et de leur portage sur DVD).

Le réalisateur avait une bonne presse, jusqu'aux années 1990, où cela se gâte avec Sept ans au Tibet. Le pire est atteint avec Sa Majesté Minor qui laissa dubitatif la critique[1]. Mais il fut toujours éreinté par Libération et ses deux plus fameux critiques, Serge Daney et Gérard Lefort. Ses films ont toujours été bien accueillis par le public, à la notable exception de Sa Majesté Minor[2],[3] et de Or Noir, « deux catastrophes commerciales consécutives... radicales »[4].

Cet amateur de nature aime les religions animistes et païennes qui font voir que nous sommes issus de la même souche, et se définit comme anticolonialiste. Sauf Coup de tête, ses films renvoient au passé. Il aime visiter des lieux qu’on ne verrait pas ailleurs qu’au cinéma[pas clair]. Il aimerait tourner un film de science-fiction, mais n’a pas encore trouvé le bon sujet.

Henri Verneuil, lui-même grand réalisateur populaire, disait en 1995 qu’on ne parlait guère des grands réalisateurs que sont Jean-Jacques Annaud et Luc Besson.

En 2005 il est président du jury du 5e Festival international du film de Marrakech.

Le , Jean-Jacques Annaud est élu à l'Académie des beaux-arts au fauteuil de Gérard Oury (1919-2006), dont il prononce l'éloge lors de sa réception sous la Coupole, le . Il fut introduit par son ami Roman Polanski[5].

En 2012, il est président du jury du 16e Festival international du film de Shanghai, avec notamment l'actrice Heather Graham dans le jury.

En 2015, sort Le Dernier Loup, adapté du roman Le Totem du loup de Jiang Rong. La même année il préside le jury du 37e Festival international du film de Moscou.

En novembre 2017, Jean-Jacques Annaud est mentionné dans l'enquête des Paradise Papers : En 1997, il a créé le trust Los Condores Trust, basé sur l'île de Guernesey, [...] et est accusé d'avoir dissimulé 1,2 millions d'euros à l'administration fiscale française. Avant la diffusion de l'annonce, le réalisateur a demandé à ses avocats de normaliser sa situation et les actifs « auraient finalement été déclarés au fisc français le 12 octobre, afin [...] d'être dans la plus totale transparence[6]. »

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. http://www.allocine.fr/film/fichefilm-111724/box-office/
  3. « Sa Majesté Minor bide de l'année », sur Le Point,
  4. « Après des catastrophes commerciales consécutives aussi radicales que Sa Majesté Minor et Or noir (54 millions d'euros de budget ou coût de production cumulé, 355.000 entrées France au total), n'importe qui d'autre ne se serait pas relevé », VSD, no 1957,‎ 26 février au 4 mars 2015, p. 56
  5. « Le cinéaste Jean-Jacques Annaud, reçu à l'Académie des beaux-arts par Roman Polanski », sur Canal Académie,
  6. « Jean-Jacques Annaud épinglé à son tour dans les Paradise Papers », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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