Beaucourt
| Beaucourt | |||
|---|---|---|---|
Vue de la ville de Beaucourt |
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Franche-Comté | ||
| Département | Territoire de Belfort | ||
| Arrondissement | Arrondissement de Belfort | ||
| Canton | Canton de Beaucourt (chef-lieu) |
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| Code commune | 90009 | ||
| Code postal | 90500 | ||
| Maire Mandat en cours |
Cédric Perrin 2008-2014 |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Sud Territoire[1] | ||
| Site web | Site officiel | ||
| Démographie | |||
| Population | 5 008 hab. (2008) | ||
| Densité | 1 012 hab./km2 | ||
| Gentilé | Beaucourtois, Beaucourtoises | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitudes | mini. 375 m — maxi. 575 m | ||
| Superficie | 4,95 km2 | ||
Beaucourt est une commune française, située dans le département du Territoire de Belfort et la région Franche-Comté.
Beaucourt, qui dépend à l'origine du Comté de Montbéliard, possède une histoire essentiellement liée à la dynastie manufacturière Japy, dont la démarche sociale et paternaliste a façonné la ville et les habitants. C'est Frédéric Japy qui, à la fin du XVIIe siècle a donné son essor industriel à Beaucourt en créant une usine d'horlogerie qui connaîtra un rayonnement considérable au XIXe siècle. À partir de 1910 et jusqu'en 1975, la machine à écrire Japy perpétuera ce renom auquel contribueront également des fabrications aussi diverses que la quincaillerie, la serrurerie, les pompes, la lustrerie, etc ...
Troisième ville du Territoire de Belfort, Beaucourt se situe au cœur du Grammont, un des sommets de la chaîne jurassique du Lomont.
Des parcours balisés sillonnent la commune et son territoire et permettent de découvrir des habitations familiales, le Parc des Cèdres, site présentant diverses essences rares comme des séquoias géants, des hêtres pourpres… et aussi découvrir quelques richesses du patrimoine bâti beaucourtois (Châteaux, Orangerie, Écuries, Chalet Warnery, Pavillons de garde…).
Ses équipements sociaux (deux maisons de retraites, Maison de l'Enfant, Halte Garderie et Crèche) et culturels (Musée Japy, Médiathèque municipale, École de Musique et d'Arts Plastiques) dont le Foyer Georges Brassens participe au confort de ses habitants.
Différents projets urbains comme la réalisation d'un grand lotissement dans les Hauts de Beaucourt, l'aménagement du Centre Ville, la reconversion des Usines Fonteneilles ou encore la requalification urbaine et sociale du quartier des Champs Blessonniers vont redessiner la ville pour les années futures.
Les habitants de Beaucourt sont les Beaucourtois et les Beaucourtoises.
Sommaire |
[modifier] Géographie
La ville est située à 15 km de Montbéliard et 28 km de Belfort[2], à cheval entre le Doubs et le Territoire de Belfort. La Gare de Belfort - Montbéliard TGV n'est pas très loin et la frontière Suisse se trouve à moins de 10 km. Au pied du Grammont, elle est entourée par plusieurs villages, et situé dans l'Aire urbaine de Montbéliard. Beaucourt est un village encaissé entre les collines. Une des particularités de Beaucourt est qu'il n'y a aucun cours d'eau qui coule dans la commune.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Boocort en 1147, Boocurt en 1162[3], puis Bocourt en 1317[4].
Il s'agit d'une formation médiévale en -court au sens ancien de « cour de ferme > ferme ». Le premier élément Beau-, comme l'indiquent les formes anciennes et comme c'est généralement le cas pour les noms en -court, est un nom de personne germanique.
L'appellatif toponymique court est issu du gallo-roman *CORTE ou *CURTE, lui-même du latin cohors / cohortis, il a donné le français cour, orthographié sans t, suite à une mauvaise étymologie d'après le latin curia.
L'anthroponyme germanique que l'on identifie dans Beaucourt est certainement Bodo[5],[6], devenu Boo- suite à la lénition du [d] intervocalique, caractéristique de la langue d'oïl. Il s'agit d'un nom de personne extrêmement fréquent en toponymie.
Attraction graphique du mot « beau », bien que le terme « cour » soit féminin.
Homonymie probable avec les nombreux autres Beaucourt.
[modifier] Histoire
[modifier] Faits historiques
Tout près de Beaucourt se trouve un plateau, le Grammont, sur lequel l'homme du Néolithique établit un camp fortifié important abritant entre autres de nombreuses sépultures. Plus tard fut construite par les Romains une route militaire importante reliant Mandeure à l'Alsace et qui traversait le territoire de la commune, venant de Dasle et se dirigeant vers Delle ; des traces de constructions romaines ont été mises au jour. Le nom de Beaucourt est cité déjà au XIIe siècle, le village est alors à la frontière entre l'évêché de Bâle et celui de Besançon. Il faisait partie au Moyen Âge de la mairie de Saint-Dizier-l'Évêque et de la prévôté de Delle. En décembre 1320, Jeanne de Montbéliard, fille de Renaud de Bourgogne et comtesse de Ferrette, affranchit deux serfs de Beaucourt, pratique courante à cette époque où la propriété du sol va de pair avec celle des gens qui le cultivent.
L'histoire de la ville, que devient Beaucourt au cours du XIXe siècle, est indissociable de celle de la famille Japy, implantée à Beaucourt depuis le XVIe siècle. Frédéric Japy, né en 1749, fils de forgeron, a appris le métier d'horloger au Locle (Suisse). De retour à Beaucourt, il invente machines et outillages qui permettent la fabrication de pièces d'horlogerie en série par des ouvriers peu qualifiés. Ces derniers sont regroupés dans un familistère, ensemble immobilier regroupant ateliers, logements, lieu de culte, école, magasin d'alimentation...
L'entreprise Japy se développe très rapidement et d'environ 50 ouvriers en 1777, elle emploie 3 200 personnes en 1851. La diversification des fabrications est grande : quincaillerie, lampes, outillage, matériel agricole et par la suite : pompes, moteurs à explosion, matériel électrique, casseroles et objets ménagers, machines à écrire... Des établissements sont construits dans les localités voisines : Fesches-le-Châtel, Audincourt...
La construction de bâtiments par les Japy ne concerne pas seulement les châteaux familiaux et les usines : un temple et un presbytère protestant, des maisons et cités pour le personnel et divers établissements publics sont financés par la grande famille bourgeoise. Beaucoup de ces constructions ont survécu au démantèlement de la société dans les années 1950 et ont été réhabilitées. L'une d'elle abrite le Musée Frédéric Japy.
[modifier] Tramway Beaucourtois
Beaucourt fut l'un des premiers villages à être équipé d'un Tramway[7].
À Beaucourt, le train est arrivé le 29 juin 1868, cependant la gare était assez éloignée de la ville. Elle s'appelait d'ailleurs Dasle-Beaucourt car elle était située entre ces deux communes.
Afin d'améliorer l'accessibilité de la ville, une ligne de tramway d'environ 2,5 kilomètres fut construite en 1904. La ligne, gérée par la Compagnie du Tramway Beaucourtois, a été fermée en 1938 déjà quand le trafic voyageurs fut supprimé entre Montbéliard et Morvillars.
Le tramway de Beaucourt a été inauguré en 1904. Il avait pour but de relier la gare de Beaucourt-Dasle, sur la ligne de la compagnie du Paris-Lyon-Marseille (P.L.M), de Montbéliard à Delle, distante de plus de 2 kilomètres de l'agglomération Beaucourtoise, ayant près de 5000 habitants et des usines Japy frères. La ligne, à voie métrique et électrifiée en courant continu avec une tension de 550 volts, longue de 3 900 mètres avait son origine à la gare de Beaucourt-Dasle, département du Doubs. Son tracé empruntait l'accotement de la route qui joint Dasle à Dampierre-les-Bois, entrait à Beaucourt, Territoire de Belfort, par le chemin de la gare puis suivait la rue de Dampierre jusqu'à la place de la République, place centrale à l'époque, remontait la rue de Saint-Dizier, puis la rue Courbot, la rue Frédéric Japy et avait son terminus au carrefour avec la rue de Vandoncourt.
Pour pouvoir assurer la correspondance avec les trains du P.L.M, pratiquement 100 000 voyageurs montent ou descendent annuellement en gare de Beaucourt, 11 tramways de voyageurs était mis en marche quotidiennement dans chaque sens, de 4 heures du matin à 11 heures du soir. À ajouter 4 tramways de marchandises quotidiens également dans chaque sens, soit un total impressionnant de 30 convois par jour. Tout cela exigea un personnel important : 3 wattmans et 3 receveurs, 4 hommes pour le service de la voie, 1 électricien et 1 aide à la station électrique, et un directeur.
Le matériel roulant, limité à 20 km/heure, était composé de : 2 automotrices voyageurs, 1 remorque voyageurs, 3 automotrices marchandises, 2 wagons plats et une remorque pour transporter le courrier et les bagages des voyageurs, appelée Choucarde par les Beaucourtois. En 1905, pour aller d'un terminus à l'autre, il en coûtait 0,25 francs à un voyageur et la même somme pour un colis de moins de 10 kilos. Plus tard, il y eut des abonnements à tarif réduit pour les jeunes Beaucourtois qui se rendait à l'école pratique de Montbéliard. L'intensification du trafic provoqua des problèmes de fonctionnement. Il y eut des accidents dans la descente rapides de la mairie et de la rue Courbot. En 1912, suite à un déraillement, le tramway est allé s'écraser sur les escaliers de la mairie. Il y eut des victimes. Suite à ces événements, le trafic voyageurs a été limité au tronçon Gare - rue de Saint-Dizier.
En 1920, les premiers autocars arrivèrent à Beaucourt, mais le service voyageurs ne cessa qu'en 1937, en même temps, ou presque que le service voyageurs sur la ligne Montbéliard-Delle. Quant au service marchandises, il cessa en 1940, suite à l'acquisition par les établissements Japy Frères de tracteurs et camions pour le transport de leurs marchandises. C'est le 3 juin 1940, que le dernier Tramway est rentré au dépôt, décoré à l'avant d'une grande couronne de feuillage portant cette inscription : Au tramway de Beaucourt, tous nos regrets.
Aujourd'hui, il ne reste malheureusement aucune trace de ce tramway (mise à part la gare de Dasle-Beaucourt).
[modifier] Histoire de la Caserne
La création du corps communal des sapeurs-pompiers de Beaucourt fut proposée par la Société Japy. Alors que les troupes autrichiennes et prussiennes envahissent la France suite à la capture de l'Empereur Napoléon Ier, le samedi 1er juillet 1815, un régiment de hussards hongrois investit la ville. Impatients de recevoir les 1 000 louis d'or exigés aux Beaucourtois pour ne pas détruire la fabrique complète, un violent incendie est allumé. Le 23 août 1837, après de nombreuses réflexion sur la création d'un corps de soldats du feu suite à l'incident du 1er juillet 1815, une délibération indique que les gardes nationaux font offices de pompiers.
Ils sont alors équipés d'une pompe tirée à bras d'hommes, puis plus tard, tractée par des chevaux, comme le 19 août 1849, à l'occasion de la visite de l'empereur Napoléon III à Belfort. Le 11 janvier 1852, la garde nationale est supprimée, cela, heureusement, peu de temps après la création du corps de sapeurs-pompiers de Beaucourt, en 1851. Un décret du 29 décembre 1875 établit que l'entretien de la caserne, l'achat du matériel et la rétribution des sapeurs-pompiers est du ressort de la commune, cette décision ne plût pas du tout au maire d'alors, M. Adolphe Japy qui écrit à la préfecture pour expliquer que les finances communales ne lui permettent pas d'appliquer ce décret. Mais le sort le fera changer d'avis six ans plus tard.
En effet, le 23 janvier 1881, vers 2 heures du matin, un incendie se déclare au centre des ateliers de visseries, de quincaillerie et d'horlogerie. Activé par des vents violents, il se propage très rapidement dans les étages. Le froid terrible a gelé les conduites d'eau, cette situation n'a pu que compliquer le travail des pompiers beaucourtois, malgré le renfort de collègues, de villageois et de la population des villages voisins. Ils ne parviennent à circonscrire le feu que vers 10 heures du matin. Mais cette réussite n'en cache pas moins les dégâts, estimés à 4 millions de francs de l'époque. Une polémique voit le jour sur le manque d'équipement du centre de secours local. Ce dernier détail d'équipement n'a pas échappé à la société Japy Frères.
En 1884, elle met à disposition cinq pompes à incendies avec chariot, deux dévidoirs, trois avant-trains, une grande échelle, sans oublier des casques, clairons, des tenues et flambeaux. Une grande partie de ce matériel est d'ailleurs fabriquée par les Japy. En plus, la société Japy verse une subvention de 1 franc par pompier et par manœuvre et habille gratuitement les pompiers qui travaillent dans l'entreprise. La compagnie compte alors, en 1884, trois officiers, cinq sous-officiers, huit caporaux et quarante sapeurs. Un arrêté municipal en date du 18 février 1897 fixe le nombre maximum de sapeurs pompiers dans la ville de Beaucourt à 62 hommes.
À partir de 1898, l'effectif se stabilise donc à environ 60 sapeurs-pompiers. Jusqu'en 1942, les industriels fournissent en plus du matériel, les chevaux. Après cette date, la commune, dont le maire est Alfred Pechin, achètera une auto-pompe Delahaye. Munie d'une pompe de 60 m3 et d'une échelle de 8 mètres, elle est armée par huit sapeurs-pompiers. Inaugurée le 5 juillet 1942, cette "demoiselle" comme l'appellent les beaucourtois, a été conservée par le corps. Elle est aujourd'hui entièrement rénovée. Les sous-sols de la mairie devenaient trop petits et le nombre croissant des interventions ne permettaient plus de s'agrandir. En sa qualité de centre de secours, la ville de Beaucourt devait à sa compagnie de sapeurs-pompiers un poste fixe et des locaux modernes pour son important matériel. C'est chose faite en 1965, la caserne s'élève sur 272 m², spacieuse, pratique, elle a couté à l'époque 232 000 Francs. Le centre se situe encore de nos jours au même endroit.
[modifier] Héraldique
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Les armes peuvent se blasonner ainsi : Écartelé, au premier coupé d'or à trois demi-ramures de cerf de sable et de gueules à deux bars adossés d'or, au deuxième coupé de sable et d'or, au troisième d'argent à la croix d'azur cantonnée de quatre échiquetés de trois tires d'azur et d'argent, au quatrième de sinople à la roue d'or. Description : |
[modifier] Logotype
En 2001, un nouveau logo apparaît, cette nouvelle identité visuelle de la ville de Beaucourt est en réalité une évolution de l’ancien logo et sa symbolique peut se résumer ainsi : « Prenant ses racines dans l’histoire (blason), la ville de Beaucourt exprime sa volonté d’agir et son dynamisme (B majuscule penché) dans un cadre naturel exceptionnel (2 collines vertes) ».
Le logo est composé du B de Beaucourt en majuscule, penché et ombré avec traitement filtre numérique; du blason de la ville de Beaucourt où l’on retrouve les symboles du passé de la ville et d'un graphisme pour symboliser le relief et la nature autour de la ville.
[modifier] Aspects positifs de la présence des Japy à Beaucourt
La présence de la Famille Japy, et notamment de Frédéric Japy a eu un effet positif sur le développement économique de la ville. L'évolution démographique de la population a multiplié le nombre d'habitants par 22 en seulement 70 ans.
Le paysage urbain est marqué par des bâtiments de caractère : douze demeures patronales ont été construites autour du parc des Cèdres pour les enfants de Frédéric Japy. Malheureusement beaucoup ont disparu ou sont abimées comme le château Fernand Japy qui a été partiellement détruit lors d’un incendie. Aujourd’hui ils appartiennent à la commune et peuvent se révéler comme un site à projet.
Toujours dans leur démarche paternaliste, la Famille Japy a développé des cités ouvrières, six, sous forme de cité jardin pour améliorer le cadre de vie de ses employés (il y en avait 5000 en 1860). Ces cités ouvrières étaient reliées au site des Fonteneilles par des cheminements piétons toujours visibles aujourd’hui.
[modifier] Châteaux Japy
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Château Gaston Japy (Dasle)
[modifier] Cités ouvrières
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1815 | 1854 | Frédéric Guillaume Japy | ||
| 1854 | 1897 | Adolphe Japy | ||
| 1897 | 1918 | Eugène Bornèque | ||
| 1919 | 1937 | Julien Bornèque | ||
| 1937 | 1945 | Alfred Péchin | ||
| 1945 | 1955 | Charles Rigoulot | ||
| 1955 | 1969 | René Humbert | ||
| 1969 | 1977 | Pierre Coulon | ||
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1977 | mars 2001 | Jean Maillard | PS | Instituteur |
| mars 2001 | mars 2008 | Antoine Morandini | SE | Directeur bancaire |
| mars 2008 | en cours | Cédric Perrin | UMP | Conseiller général |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Jumelage
Sefuri (Saga) : signé le 27 octobre 1996.
Actuellement, Beaucourt n’a plus de contact avec la ville de Sefuri. La mairie souhaite renouer un contact officiel, mais pour le moment, la commune japonaise n'a toujours pas donné de réponse. [8]
De plus, le 20 mars 2006, Sefuri a été fusionnée avec les villes de Kanzaki et Chiyoda, appartenant tous au district de Kanzaki, pour former la nouvelle ville de Kanzaki.
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie
Ses habitants sont appelés les Beaucourtois.
Le développement rapide au cours du XIXe siècle, dû à l'industrialisation, multiplia le nombre d'habitants par 22 en 70 ans. Après le déclin de l'industrie Japy, Beaucourt a subi la perte de nombreux de ses commerces, ce qui est principalement dû au vieillissement la population Beaucourtoise, devenue moins active.
[modifier] Principaux quartiers de Beaucourt
- Centre Ville
- Monts de Dasle (anciennement la Combotte)
- Champs Blessonniers
- Cité Bornèque
- Charmottes
- Hauts de Beaucourt (anciennement les Grands Champs)
[modifier] Enseignement
Beaucourt possède de nombreux aménagements scolaires et péri-scolaires[11] :
- Collège Saint Exupéry
- École Primaire Roger Salengro (Groupe A)
- École Primaire Frédéric Bolle (Groupe B)
- École Primaire Les Canetons (CP et CE1 uniquement)
- École Maternelle Les Canetons
- École Maternelle Les Oisillons
- École Maternelle Bornèque
- Halte Garderie (Crèche)[12]
[modifier] Santé
Beaucourt possède une maison médicale, rue Frédéric Japy, comprenant deux médecins généralistes. Un autre médecin généraliste exerce à l'opposé. Il y a aussi deux pharmacies au Centre ville.
La ville possède aussi deux maisons de retraite (Maison Belot, Maison Blanche) gérées par la Fondation Arc-en-ciel. Ces deux maisons de retraite vont être regroupées dans un nouveau bâtiment d'ici juin 2012. L’appellation restera la même : Maison Blanche
[modifier] Maison Blanche
Depuis plus d'un siècle, la Maison Blanche se dresse dans le ciel Beaucourtois, et contrairement à ce que pensent de nombreux visiteurs, sa dénomination n'a rien à voir avec la couleur supposée de ses murs. Elle n'a rien à voir non plus avec le célèbre édifice américain du même nom.
Ouvert en 1871, l'établissement a été construit grâce à une Beaucourtoise, Mme Meiner, qui a voulu perpétuer ainsi le souvenir de sa fille Blanche, décédée de la tuberculose à Houlgate à l'âge de 18 ans. Ce nom doit par conséquent toujours s'écrire avec une majuscule. Le beau-frère de Mme Meiner ayant fait bâtir peu de temps avant un hôpital à L'Isle-sur-le-Doubs, ce sont donc les mêmes plans qui servent à la construction de cette maison, destinée, elle aussi, à accueillir un établissement de soins.
L'hôpital de Beaucourt est successivement dirigé par les diaconesses de Strasbourg puis de Berne. Son utilité se trouve aussitôt confirmée et on y pratique même quelques interventions chirurgicales. Au début de la Première guerre mondiale, la Maison fonctionne comme hôpital auxiliaire mais, Berne ne pouvant plus mettre à disposition le personnel necessaire, les conditions de fonctionnement deviennent de plus en plus difficiles. À partir de 1920, l'hôpital n'est plus ouvert que six mois par an afin de permettre à quelques vieillards Beaucourtois de se mettre à l'abris pour l'hiver et malheureusement, l'établissement doit fermer ses portes peu de temps après, faute de moyens suffisants.
C'est alors une toute autre activitée qui va s'installée entre ses murs jusqu'en 1942. Deux à trois mois par an, la maison servira de centre de vacances aux « unions Chrétiennes de jeunes filles ». Puis arrive la Deuxième guerre mondiale et, en pleines vacances, la directrice Mme Bourquin doit disperser à la hâte toutes ses jeunes pensionnaires. Le bâtiment est réquisitionné par les troupes françaises puis allemandes et enfin abandonné avec de gros dégâts. La propriétaire, Mme Morin-le-comte, de Montbéliard l'offre alors à « l'Association protestante de bienfaisance pour l'hospitalisation des vieillards » qui vient de se créer à l'iniative des pasteursz Boeykens et Buchsenschutz.
Ouvrir une maison en pleine guerre semble une gageure et tout manque pour son fonctionnement. À force de bonnes volontés et avec l'autorisation des occupants, la première pensionnaire Mlle Guth, est accueillie en 1943. La Maison est donc réouverte en janvier 1943, en pleine guerre et sous la pression des besoins de la population âgée. Son fonctionnement est celui d'un hospice avec salles communes de 14 et 17 lits et qui accueille des personnes âgées et handicapées. Elle sert également d'abris pendant les alertes et d'hôpital militaire au moment de la Libération. Entre 1976 et 1980, l'établissement est rénové et agrandit. Sa capacité est portée à 80 places en chambres individuelles et doubles.
Sous l'impulsion du pasteur Chargeraud, la Fondation Arc-en-ciel est créée en 1981 par transfert de la propriété et de la gestion de la Maison Blanche et de l'IME Pedrizet de Giromagny. Une section de cure médicale avec 70 lits est ouverte. Cette fondation gère actuellement, outre les deux établissements déjà cités, plusieurs autres structures parmi lesquelles le centre de réadaption fonctionnelle Bretegnier à Héricourt, le centre de réadaption cardiologique et pneumologie de Franche-Comté à Pont-d'Héry, Besançon et Héricourt ou encore la résidence Surleau à Montbéliard.
En 1988, la capacité d'accueil passe de 80 à 84 lits (la section cure médicale passant elle, de 70 à 74 lits). En 1996-1997, les espaces collectifs sont rénovés et la capacité passe à 90 lits pour le développement de l'accueil temporaire. Pendant ce temps, l'autorisation est donnée de créer deux unités d'accueil pour personnes âgées psycho dépendantes, d'une capacité de 28 lits avec médicalisation ainsi qu'une unité provisoire de 20 lits dans les bâtiments existants. Les « Pelous » sont ainsi construits en 1999-2000 et la capacité d'accueil passe alors à 118 places. Au 1er janvier 2005, 1 755 résidents avaient été accueillis depuis 1943.
Depuis 2010, d'importants projets d'adaptation des structures existantes et d'extension sont en cours et la Fondation Arc-en-ciel vient d'absorber la Maison Belot, l'autre établissement Beaucourtois pour personnes âgées, établissement qui devrait être reconstruit sur le nouveau site de la Maison Blanche. Un pôle global de gérontologie devrait ainsi voir la jour, pôle englobant l'aide à domicile, les repas et soins infirmiers.
[modifier] Presse
La création de Beaucourt Magazine en décembre 2001 correspondait à une volonté d’assurer, auprès de tous les Beaucourtois, une information régulière (mensuelle) et actuelle. L'actualité, les projets, les événements de la commune sont relatés sous la forme visuelle et pratique d’un magazine de 28 pages en couleur. Il est publié tous les mois par la mairie et est gratuit.
[modifier] Télévision
Télésud est la chaîne de télévision de Beaucourt. Elle est diffusée 24 heures sur 24 sous forme d'un défilement d'annonces en continu. La bande-son est la radio France Bleu Belfort Montbéliard. Toutes les 2 heures, un petit film portant sur un des évènements de la commune est retransmis.
[modifier] Installations sportives
Afin de permettre la pratique sportive qui est très présente à Beaucourt, la ville a consacré beaucoup d'installations sportives à ses habitants :
- Salle omnisport municipale (gymnase)
- Champ de Mars (terrain de foot stabilisé) : Son nom vient probablement de la couleur rouge du terrain.
- Terrains du club de football
- Boulodrome
- Terrains de Tennis extérieurs (en projet de démolition)
- Gymnase Jacques Vernier : Ce bâtiment fut nommé en hommage à Jacques Vernier (1920-1976), un ancien gymnaste du club.
- Terrains de Tennis couverts
- Piste d'Athlétisme Guy Valker : Ce dernier fut l'un des présidents du club d'Athlétisme.
- Terrains de Tennis extérieurs (en projet de construction)
- Mini-terrain de Football (synthétique) surnommé City stade.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Frédéric Japy (1749-1812), né à Beaucourt, fondateur de l'industrialisation de l'horlogerie.
- Docteur Etienne Muston (1818-1888), médecin de Beaucourt et auteur du livre Histoire d'un village : Beaucourt.
- Philippe Berger (1846-1912), né à Beaucourt il fut le sénateur du Territoire de Belfort entre 1904 et 1912.
- Docteur Edouard Julg (1863-1941), médecin et conseiller municipal de Beaucourt, Chevalier de la Légion d'honneur en 1924.
- Marguerite Steinheil (1869-1954), amante du président Félix Faure, y est née en 1869.
- Alfred Péchin, (1872-1945), ancien maire de Beaucourt, appartenant à un réseau de la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale, il fut arrêté puis déporté par la Gestapo.
- Pierre Sellier (1892-1949), caporal qui eut l'honneur de sonner au clairon le premier cessez-le-feu, le 7 novembre 1918, à La Capelle[13],[14], lors de l'arrivée des plénipotentiaires allemands pour l'armistice du 11 novembre 1918, signé à Rethondes. À Beaucourt, un monument lui est dédié, près du Coq Japy et une rue porte son nom[13].
- André Japy (1904-1974), aviateur pendant la dynastie industrielle des Japy.
- André Villers (1930-?), photographe et artiste français.
- Danielle Pauly (1959-?), accordéoniste vécut les 25 premières années de sa vie à Beaucourt.
[modifier] Économie
Actuellement, la principale usine de Beaucourt est la C.E.B (Constructions Electriques de Beaucourt) qui fabrique des moteurs électriques. En outre, un nombre important d'artisans et de petits industriels sont installés dans la commune. La zone artisanale Les Popins est partagée avec la commune de Dampierre-les-Bois.
Les commerces sont de type quotidien , bien achalandés , ils offrent un éventail complet de produits. Le marché hebdomadaire a lieu chaque jeudi matin sur la place de la République.
[modifier] Culture
- Musée Frédéric Japy
- Foyer Georges Brassens
- Médiathèque
- École de Musique et d'Arts Plastiques (E.M.M.A.P)
[modifier] Urbanisme
Malgré un développement important au sein du bassin industriel montbéliardais, Beaucourt a eu une urbanisation plutôt limitée contrairement à la zone allant de Montbéliard à Valentigney. On remarque que l’urbanisation de Beaucourt est plutôt concentrée, que la ville est restée à l’échelle de village. Cela s’explique par son contexte paysager particulier. En effet, la ville est ceinturée de cultures et de bois dont elle tient d’ailleurs son nom « Bocourt » signifie « village des bois ».
Le nord du Territoire-de-Belfort est composé de vastes espaces vallonnés composés d’étangs, de forêts et de champs cultivés. Beaucourt n’échappe donc pas à la règle avec son relief vallonné. En analysant de plus près la composition urbaine de Beaucourt, on remarque son urbanisation s’est faite le long du relief principal sur lequel se trouvent les usines Japy. Il y a un enroulement du bâti autour du site des Fonteneilles, la ville s’est développée concentriquement autour de cette zone.
Les usines Japy, desservies par la route départementale, se trouvent à proximité du centre-ville actuel, et plus particulièrement à l’articulation des deux masses bâties. Jusqu’il y a encore peu de temps, le site des Fonteneilles se trouvait dans un « bras vert » composé par le parc municipal des Cèdres et les grands champs au sud des usines, aujourd’hui investis par un projet de lotissement. Cette trame verte marquait une coupure entre la partie Ouest et Est de la ville. Mais cette séparation s’exprime également au niveau des équipements. La partie Sud-ouest de la ville ne bénéficie d’aucun équipement et se trouve un peu en marge de la ville et de la vie associative.
[modifier] Cultes
L'Église Saint-François de Sales et le Cimetière des Pins accueille les défunts de confession catholique.
Le Temple et le Cimetière de la Charme accueille les défunts de confession protestante dont beaucoup d'ancêtres de la dynastie Japy.
Il existe une mosquée pour la communautée musulmane.
[modifier] Coq Japy
Ce coq en fer de plus de deux tonnes a été construit par deux artistes, Denis Lucaselli et Patrick Choffat, qui ont minutieusement cherché sur le site de l'Usine des Fonteneilles des morceaux métalliques pour les transformer en une œuvre originale et symbolique : Le coq était l'emblème utilisé par la marque Japy. Il fait 3 mètres 80 de haut plus 2 mètres avec son socle. Il porte une clé au-dessus de lui représentant l'industrie ainsi qu'un escargot sur cette même clé car au début du projet c'était un escargot qui était prévu et non pas un coq. Il fut inauguré le 26 mai 2010 lors d’une cérémonie présidé par le maire : Cédric Perrin. Il fit un long discours expliquant les raisons d’un monument comme celui-ci, le déroulement du projet, le lien avec la famille Japy, etc. Damien Meslot, député du Territoire de Belfort, y alla de son petit mot tout comme Matthieu Japy (descendant de la famille Japy) ainsi que les deux artistes qui étaient très émus.
Le coq est situé juste derrière la mairie sur un socle en béton de 2 mètres, pas loin du monument dédié à Pierre Sellier. Une plaque fabriquée par les artistes est située en dessous du coq où il est inscrit le nom des artistes ainsi qu’une courte phrase : « Le Coq Japy réveille les Fonteneilles » montrant qu’il ne faut pas oublier le temps de l’usine Japy même si celle-ci se détériore. En effet le Coq Japy est tourné vers les Fonteneilles.
[modifier] Liens externes
- Commentaires des artistes sur le Coq
- Discours du maire de Beaucourt, Cédric Perrin
- Discours des sculpteurs et du descendant de la famille Japy (Matthieu)
- Déplacement du Coq Japy
[modifier] Nature
La ville de Beaucourt possède 3 Fleurs au classement national des villes et villages fleuris de France.
De nombreux parcours balisés sillonnent la commune et son territoire et permettent de découvrir les splendeurs des habitations familiales, le magnifique Parc des Cèdres, site remarquable de douceur et de verdure où vous pourrez admirer diverses essences rares comme des séquoias géants, des hêtres pourpres…
[modifier] Parc des Cèdres
Au Nord des Usines Japy, se trouve le parc des Cèdres, qui est l’élément principal de la trame verte beaucourtoise. Son histoire est liée à celle du célèbre naturaliste montbéliardais Georges Cuvier, qui, lors d’un voyage au Liban, a rapporté trois Cèdres après les avoir cachés dans ses bottes et sous son chapeau. À son retour en France, il les a offerts à la famille Japy qui les a plantés dans son parc. Il y a également d’autres arbres remarquables dans ce parc comme des séquoias, des pins et une allée cavalière de tilleuls. Malheureusement, il ne reste plus rien des anciens aménagements. Le parc, aujourd’hui municipal, est resté longtemps à l’abandon. De nombreuses demeures patronales étaient implantées dans ou à proximité du parc. Ce dernier a une superficie de six hectares.
Le parc accueille chaque année le feu d'artifice du 14 juillet.
Liens externes :
[modifier] Fontaines
Il y a six fontaines à Beaucourt dont une disparue, ayant toutes une histoire particulière.
La Fontaine du Loup, qui est la plus connue, était un ancien lavoir construit à côté d'un marécage puis modifié en fontaine à la fin du XVIIIe siècle. La légende raconte qu'un loup descendant du Grammont avait pris l'habitude de se désaltérer à cet endroit d'où le nom de Fontaine du Loup.
La Fontaine d'Abbévillers servait de lavoir, son eau provient directement des glaciers des Alpes Suisses de l'Oberland Bernois. Son appelation provient du nom de la rue sur laquelle elle est située.
Dans les années 1950, les joueurs de football utilisaient la Fontaine du Petit Champ de Mars comme Douche après leurs matchs, d'où son nom.
La Fontaine de la Charme servait de lavoir et d'approvisionnement d'eau pour le quartier du Temple. En 1901, un don de Mme Caroline Ferciot permit la construction d'une buanderie rue de Montbouton qui alimentait ce quartier en eau de source en provenance de quatre fontaines détournées.
La Fontaine Bérégovoy fut crée lors de l'aménagement de la rue piétonne (Passage Bérégovoy) inaugurée le 5 mars 1994, elle porte le nom de l'ancien premier ministre Pierre Bérégovoy.
Il existait, rue du 18 novembre juste en dessous de l'ancien hôtel de Bourgogne une autre fontaine appelée Fontaine de l'hôtel de Bourgogne. Elle était aussi un ancien lavoir qui aujourd'hui, est transformée en bac à fleurs.
[modifier] Creux de Malfosse
Le Creux de Malfosse se situe dans la forêt entre les communes de Beaucourt (Territoire de Belfort) et de Badevel (Doubs). Cet affaissement géologique est une exsurgence temporaire appartenant au même réseau que l'estavelle (source temporaire) du Creugenat à Chevenez (canton du Jura).
Le trou est situé au pied d'un coteau assez raide surmonté par une forêt de pin. Il fait plus d'une dizaine de mètres de diamètre et mesure jusqu'à 6 mètres de profondeur pour l'une de ses galeries. Souvent à sec, la résurgence monte en charge à la fonte des neiges. Soudainement, une eau jaillit en bouillonnant au-dessus de son orifice et inonde alors les prés voisins. Les habitants des communes avoisinantes entendent alors comme un grondement et voient apparaitre de l'eau jaunâtre. Cette eau se retire petit à petit en quelques jours.
L'entrée du trou n'est pas très sécurisée. Une barrière en bois l'entoure ce qui déconcerte certains mais on peut y accéder facilement. La remontée quant à elle, est nettement plus difficile.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Lien externe
- Site officiel de la ville de Beaucourt
- Beaucourt sur le site de l'IGN
- Site non-officiel sur Beaucourt et la Famille Japy
- Beaucourt sur l'annuaire des mairies
[modifier] Notes et références
- http://www.beaucourt.fr/beaucourt_pratique/intercommunalite.htm
- http://www.beaucourt.fr/beaucourt_pratique/situation_geographique.htm
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz (lire en ligne)
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 62
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
- Ernest Nègre, Op. cité.
- http://beaucourtois.blogspot.com/2009/01/beaucourt-et-son-tramway.html
- http://www.cites-unies-france.org/IMG/pdf/RepJAPON_Impression161008.pdf
- http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
- Insee : Population depuis le recensement de 1962
- http://www.beaucourt.fr/jeunesse/education.htm
- http://www.beaucourt.fr/jeunesse/petite_enfance.htm
- « 11 Novembre, le Beaucourtois Sellier a sonné l'Armistice », Le Pays, 5 novembre 2008, sur le site lepays. fr.
- Frédéric Plancard, « Le clairon de l’Armistice », 8 novembre 2008, sur le site de L'Est républicain, estrepublicain. fr, consulté le 9 novembre 2009.

